À toi, parent en détresse

Toi, parent en détresse ou au désespoir, je t’écris aujourd’hui en attendant le retour de mon fils adoré de la garderie. Je t’écris comme on le fait avec un ami qu’on n’a pas vu depuis un moment et de qui on prend des nouvelles. Tu sembles perdu, ne sachant pas où le bonheur s’est caché, pensant sans doute qu’il ne reviendra jamais. De grâce, ne te laisse pas abattre. N’attends pas de poser un geste irréversible avant d’aller chercher de l’aide, avant de crier que tu touches le fond. N’attends pas de faire souffrir ton enfant ou de lui enlever ce qu’il a de plus précieux, tout juste avant toi : sa vie… 

La peur d’avoir un deuxième enfant

Dans la vie, je savais une chose : je voulais des enfants. Quand j’ai rencontré mon copain, lui aussi c’était ça. Donc, 2 mois plus tard, je tombais enceinte de mon petit poulet surprise Liam. Mis à part les nausées et l’anxiété dans le tapis, tout s’est bien passé. Liam est né et 10 mois plus tard, ouais je suis retombée enceinte de petit poulet Malik. Encore une fois, très heureuse qu’un petit être se forme dans ma bedaine et de pouvoir donné un petit frère à Liam.

Lettre ouverte aux ministres de la Famille et de la Santé

Messieurs les ministres,

Je vous écris aujourd’hui à défaut d’être entendue ailleurs et puis on dit que les écrits restent donc…

Vous savez, les lacunes et les manquements au sein de vos ministères et au niveau de la gestion, de l’administration et du traitement des demandes qui sont acheminées ne font pas que pénaliser financièrement des familles, elles les brisent. Je dis « vous savez », mais le savez-vous?

Les biberons ne tueront pas mon bébé

Depuis que j’ai accouché la question qui revient souvent c’est :

« Puis, l’allaitement comment ça se passe? »

Quand j’étais enceinte, je ne voulais pas allaiter.

Ça ne me parlait pas tant.

Je ne t’oublie pas

Perdre son bébé, c’est vraiment quelque chose de très difficile à vivre. Croyez-moi j’en sais quelque chose. La mienne, je l’ai perdue à 23 semaines de grossesse suite à un accouchement prématuré. J’ai accouché d’un bébé sans vie. Aujourd’hui ce que je trouve le plus difficile, c’est de revivre cette journée jour après jour. Avoir des flash-back soudains du moment où je crève mes eaux, l’annonce du médecin sur la suite des choses, le visage dévasté de mon chum, le lourd silence dans la chambre d’hôpital au moment de l’accouchement et me rappeler du si petit corps inerte de ma fille dans mes bras. Revenir à la maison avec une chambre de petite fille inachevée et pleurer toutes les larmes de mon corps dans cette pièce vide. Ces souvenirs me reviennent sans cesse et m’ont marquée pour la vie.

Livrées à ma porte

Les boîtes prêtent à cuisiner, vous connaissez? Depuis un certain moment,  j’étais curieuse de voir ce à quoi cela pouvait avoir l’air, mais demeurant dans une région éloignée des grands centres, j’étais convaincue que le service de livraison ne se rendait pas jusqu’à ma porte.De bouche à oreille, j’ai appris qu’une de ces compagnies offrait le service à une fille comme moi qui est ben ben loin de Montréal! Il ne m’en fallait pas plus, début janvier, j’ai fait l’essai des boîtes à cuisiner livrées à domicile.

Le ménage des souvenirs…facile ou pas?

J’ai été élevée dans une famille où on ne conservait pas grand-chose. Le strict minimum et c’était ben correct comme ça. Quand on ne jouait plus, on donnait. Quand ça ne faisait plus, on passait au suivant. Quand c’était brisé, on jetait. Environnement épuré. Pas de superflu. Sentiment de liberté garanti. J’ai grandi en faisant la même chose. Année scolaire terminée, pouf dans la poubelle agenda et notes de cours. Aussitôt revenue d’un show, adieu billet, bracelet et autres souvenirs de ma soirée. Et pour ce qui est des souhaits d’anniversaire, une semaine passée ma fête et déjà au recyclage. Ma philosophie de vie a toujours été : « Tout est dans ma tête ». Et ça fonctionnait très bien, jusqu’au jour où la vie a mis sur ma route un homme qui ramasse tout.

Ici et maintenant…même enceinte!

38 semaines. Je commence à me sentir mal dans mon corps. J’ai des maux de dos, ça me tire dans le ventre, je dors mal. J’ai hâte d’accoucher, de rencontrer ma petite poulette pour la première fois malgré que je la sens tous les jours depuis belle lurette. Mais en même temps, je suis nostalgique. Nostalgique de quoi me direz-vous? Eh bien, je trouve que ces 9 derniers mois ont passé beaucoup trop vite. Et je ne suis pas la seule à dire ça…toutes les filles qui ont été enceintes autour de moi n’ont cessé de me répéter qu’une grossesse, ça passait à la vitesse de l’éclair! Pourtant, au jour le jour, on passe notre temps à penser à ce qui arrivera plus tard…

La charge mentale, une affaire de filles?

C’est un peu comme si c’était le jour de la marmotte, une répétition de réflexions mentales quotidiennes. Dans ma tête, ça part en vrille, je fais du coq à l’âne avec moi-même, en pensées, un long laïus mental, un discours organisationnel en boucle. Ça se traduit également dans la réalité : « Faudrait bien que je me remette en forme, que je mange mieux, câline! que je n’arrive pas à perdre le fichu poids de la 2e grossesse. 2 enfants en 2 ans, ce n’est pas évident…ah oui! Faudrait que je ramasse la cuisine, que je fasse la vaisselle, on a beau bien manger, la cuisine a des allures de 3e Guerre mondiale. En me rendant à la cuisine, je ramasse une paire de bas de ma petite loutre qui traîne dans le corridor, ça me rappelle que le panier de vêtements des enfants déborde, faut que je parte une brassée. En descendant à la salle de lavage, c’est le foutoir dans la salle de jeux, je pars le lavage, ramasse les jouets et oh! c’est vrai, je dois appeler pour prendre rendez-vous chez le pédiatre de mon castor d’eau douce. J’oubliais, Chéri m’a demandé d’aller chercher son antihypertenseur. Je vais devoir sortir plus tard pour un petit tour à la pharmacie. Je remonte à la cuisine et je vais enfin aller faire la vaisselle. »

Cri du cœur : arrêtez de toucher mon bébé!

Ceux qui me connaissent savent que je m’assume pleinement maman poule. Et maman lionne aussi. Par contre, je ne suis pas de celles possessives, je ne veux pas d’une petite poulette sauvage, les gens de mon entourage peuvent la prendre, la cajoler, je n’ai aucun problème avec ça. Mais que des inconnus la touchent, ÇA C’EST NON!!!