Ma routine à moi

J’arrive au boulot en toute vitesse parce que je suis allée porter ma poulette à la garderie et mon grand poulet à l’école. Je porte déjà mes pantalons d’uniforme et mon chandail bleu/noir. Ça économise des secondes précieuses pour les matins bordéliques. Ma carte de sécurité ouvre la grille du poste de police, elle ouvre ensuite la porte des employés. Me voici donc arrivée au poste pour débuter mon quart de travail.

Bébé fait des convulsions fébriles : sauriez-vous quoi faire?

Convulsions fébriles : […] Mouvements involontaires de tous les membres du corps ou seulement d’une partie et qui sont déclenchés par la fièvre […][i]

Cet été, j’ai vécu l’une des expériences les plus traumatisantes de ma vie. Suite à ses vaccins d’un an, mon enfant a fait des convulsions fébriles.

C’était une belle journée d’été. Après la sieste d’après-midi, on avait décidé d’aller se baigner chez ma belle-sœur et de souper rapidement avant de rentrer à la maison. Avec de jeunes enfants en bas de 3 ans, on ne veille jamais très tard. Mon fils d’un an ayant reçu ses vaccins 10 jours auparavant, avait fait un peu de fièvre pendant la nuit, mais je l’avais traité au Tylenol à 1 :20 am. Il était un peu fiévreux, mais est-ce qu’on s’empêche de faire des activités en plein air lorsque ça arrive? Généralement non.

Ne le sortez surtout pas de sa routine

On a tous déjà entendu l’expression : La pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre. On va se le dire, c’est plus que vrai ça.

Tout d’abord, comment suis-je? Une maman poule qui vit avec de l’anxiété sévère. Je ne suis pas capable de vivre un jour, pas même une heure à la fois. Tout doit être planifié, sinon je suis méga contrariée. La routine, je déteste ça, MAIS demande-moi pas d’en sortir sinon je ne feel pas ben.

Ce qui m’amène à vous dire que mon 2 ans est tout comme moi. Un moindre pas en dehors de la routine, et oups, Liam est débalancé.

Ce que j’aurais aimé te dire

J’étais au travail ce jour-là. C’était un jour de tempête, une journée grise de verglas. Je me souviens d’être dans les couloirs du palais de justice en attente de témoigner et de lire ton texto. Appelle-moi dès que tu peux. Je savais. Je savais que tu répondrais à mon appel avec tellement de soleil dans la voix que ça chasserait la grisaille de cette journée.

Alors, j’ai essayé. Essayé de mettre dans ma voix tout le bonheur que je ressentais quelque part au fond de moi. J’ai essayé et j’ai échoué. Si tu savais comme je m’en veux, mon amie. J’ai joué la carte de la fille occupée qui n’a pas le temps de parler. Je t’ai félicité avec quelques mots de marde et des phrases vides. On s’est laissées. Je suis allée pleurer aux toilettes en espérant ne pas être appelée devant le juge avec du mascara plein la face.

Oui, je fais du camping avec un bébé!

Camper ce n’est pas pour tout le monde, on s’entend. Surtout pas en tente, et pire encore, avec des toilettes sèches comme seul service acceptable près de notre terrain! Moi, j’ai toujours aimé ça le camping. Je suis probablement la seule fille à triper plus camping que toutes les dates qu’elle a eues avant de trouver LE bon partner in crime, mais j’ai toujours eu hâte de me retrouver dans le bois. Enfant, d’aussi longtemps que je me souvienne, nos destinations vacances se faisaient pratiquement qu’en camping. Donc, pour moi, c’était quelque chose de naturel que d’initier mon bébé lors de son premier été. Bon, vous allez me dire que c’est de la pure folie que d’aller camper en tente avec un bébé, et pire encore, avec des couches lavables. Mais, on l’a fait quand même. Et voici pourquoi :

Mon frère, mon modèle à moi!

Mon frère et moi, on a presque 3 ans pile de différence. C’est moi l’aîné de la famille. Aujourd’hui à 28 et 31 ans, on s’entend très bien. Ça n’a pas toujours été le cas. Quand on était petits, on n’avait pas vraiment les mêmes intérêts. Trois ans de différence, ça parait quand même. Surtout gars vs fille. Ce n’était pas toujours les mêmes choses qui nous intéressaient. Je me souviens qu’il était quand même assez malin… Des morsures et des pincements, j’en ai reçu un et un autre. Ok, peut-être que je n’étais pas totalement un ange moi non plus… Malgré tout ça, on est maintenant proche un de l’autre.

Cellulaire maudit

Toi qui gâches le moment présent, toi qui nuis à la mémoire et à l’intelligence, toi qui fais augmenter ma dopamine. Je ne t’aime pas, mais je suis accro. Je suis accro et toutes les notifications suggérées, je les refuse. Je préfère la surprise aux annonces continues. Ça rend l’expérience encore plus « agréable ».

Lettre d’amour à un fantôme

J’ai besoin de toi. Plus souvent que tu décides de te manifester. Tu es comme un coup de vent dans une journée chaude. Dès que tu passes, je m’arrête pour te savourer parce que je sais que tu es éphémère. Trop éphémère. Quand tu m’honores de ta présence, le temps s’arrête. J’ai l’impression que tu n’existes que pour moi. Comme si tu savais que sans ta visite, je n’y arriverais pas.

Retour vers le futur

Devenir maman (tout comme devenir papa!), ça nous confronte à notre propre enfance… on souhaite que notre enfant réalise ses rêves et ses projets, mais qu’il ne vive pas les mêmes difficultés qu’on a nous-mêmes dû traverser. Mon fils a tout juste 3 ans, mais j’ai déjà certaines craintes vis-à-vis son entrée à l’école…  même si ce n’est que dans 2 ans! Mais mon passé d’enfant intimidée, même sur une courte période, m’insécurise pour lui…

Toujours prévoir le pire et ne jamais être déçue

Je prévois toujours le pire, comme ça, je ne suis jamais déçue. J’imagine toujours la pire catastrophe.

Je suis tombée enceinte, je croyais avoir une grossesse super difficile. Finalement, à part quelques petits pépins comme du diabète de grossesse contrôlé et de la haute pression, rien de bien grave.

J’ai accouché, sans plan de naissance… on ne peut pas être déçue, on n’a rien planifié.

Je suis comme ça…