Les bébés congelés – une histoire de FIV

Je me suis réveillée 45 minutes après l’opération.
Je me demandais ou j’étais, pourquoi j’avais la bouche pâteuse de même et surtout, c’t’ait qui le dude avec un sarrau vert pomme pis un ti chapeau assorti qui me souriait au travers son masque d’hôpital. Ah oui! Je suis à l’hôpital! Ça me revient tout d’un coup là… Je suis passée sous le bistouri pour me faire ligaturer la trompe qui me restait. La première ayant terminé sa vie en même temps que l’embryon qu’elle tenait prisonnier voilà plusieurs années déjà, ne m’en restait plus qu’une. C’est au cours des procédures de procréation assistée qu’on s’est rendu compte que ma trompe restante posait problème. Maudite trompe niaiseuse! Déjà qu’elle était toute tordue sur elle-même comme un contorsionniste dans une boîte grosse comme ma main, y a fallu qu’elle se mette à prendre l’eau! Une trompe qui inonde mon utérus toi chose, pis qui empêche l’implantation d’un bébé. Hydrosalpinx que ça s’appelle. Là je fais ma smart avec mes mots à 100 $, mais je ne savais même pas que ça se pouvait v’là 6 mois, une trompe cracheuse de venin.

Quand même han? Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour agrandir la petite famille. Je sais pas ce qu’on ferait pas, mais je sais ce qu’on ferait en tout cas, parce que je suis en plein dedans. C’est sûr, ça coûte cher et j’entends les plus malins me dire que « si t’as pas les moyens de te payer une fécondation in vitro à 12 000 tomates, t’as pas les moyens d’avoir un kid ». On va se le dire tout de suite là, si t’as déjà dit ça, dis pu jamais ça. C’pas fin, c’pas beau pis en plus ben, c’est même pas vrai. J’en connais pas beaucoup des gens qui ont 12-15k dans leurs comptes de banque avant de tomber enceinte moi. Et puis, lancer cet argent-là par la fenêtre tout d’un coup comme ça, PAF!… ben ça fait peur en esti. Ça fait peur parce que une garantie que ça fonctionne, t’en a pas. Ça fait peur parce que toi tu le connais ton budget et pis tu l’as étiré comme un élastique le plus loin que tu pouvais pour pouvoir te le permettre, c’te bébé hypothétique là. Si c’était juste une question d’argent, ça serait déjà peut-être plus facile à gérer, mais c’est pas ça, c’est même pas ça!

Tu commences par passer tous les tests, et ton partenaire aussi. En cours de route, t’entends souvent « stress toi pas avec ça, le stress c’est pas bon ». Ça aussi dit pas ça parce que ça, c’est carrément con. Après tes tests, tu te fais assigner le meilleur protocole pour toi. Dans notre cas, c’était clair qu’on avait pas le choix d’y aller avec une FIV. Pas simple là, nanon. Avec micro-injections (ça c’est quand il pousse les spermatozoïdes dans les ovules, parce que s’ils font juste les laisser ensemble dans le p’tit plat ben y se passera rien, ou y se passera pas quelque chose assez vite), parce que les p’tits gars de mon chum étaient pas assez rapides. Dites-y pas que je vous l’ai dit, please! Donc ensuite tu garroches ton argent comme un rapper aux danseuses et tu commences ton protocole.


Des aiguilles, taboy qui y en a des aiguilles dans c’t’aventure-là! Des pilules aussi. T’as le syndrome prémenstruel au bord des lèvres toute la journée pis la nuit ben souvent tu brailles parce que t’es tellement boostée aux hormones que ton corps non plus le sait plus, comment arrêter de brailler. Ça dure des semaines et puis ensuite vient la ponction. Ça aussi c’est ben plaisant comme moment, les jambes ouvertes en dessous du néon 5 millions de watts plus blanc qu’une explosion nucléaire, ta gêne qui s’en va se cachée quelque part en dessous de ton orgueil pis le médecin qui sort de ton corps les œufs si précieux un par un. Pis toi t’es là à te répéter « faites que tout soit correct, faites que tout soit correct » en loop, pour toi-même. Quand le médecin t’apprend qu’il va falloir les congeler au lieu de faire un transfert frais et que tu devras donc attendre presque deux mois, parce que ton taux d’hormones est trop haut, tu ne bronches pas. Tu capotes pas mal pendant les prochains jours à attendre l’appel de l’embryologiste comme si le messie lui-même allait te passer un coup de fil, pour te dire combien ont été fécondés et surtout – de jour en jour jusqu’au 5jour suivant la ponction- combien ont survécu. T’en as 4. T’étais partie de dix et t’en as perdu 6 en chemin et même si tu brailles en te disant que 6 de tes bébés sont disparus, tu ne bronches pas. Tu te dis qu’au moins t’en as 4, des petits bébés popsicles! T’as des longues conversations avec ton partenaire pis ta famille au sujet de l’avancement de la science, tu te dis souvent que t’en connais tellement sur le sujet maintenant que tu pourrais donner des cours et tu penses à tes bébés congelés et tu te trouves chanceuse…  tu sais bien qu’il y a tellement de femmes qui ont pas cette chance-là. Tu t’accroches. Tu t’accroches à tout parce que t’as investi pas seulement ton argent, mais ton quotidien, ton corps et ta santé mentale là-dedans et qu’il « faut que ça marche ». Tu t’accroches tellement que lorsque ton transfert d’embryons congelé s’accroche pas et que tu le perds, tu dis oui à l’opération qui pourrait tout changer. Tu dis oui parce que t’aimes ça toi, les bébés. Tu dis oui parce que tu veux. Simple de même. Tu fais 5 médecins différents qui veulent pas te prendre, t’en rencontres même un qui te dit oui, mais à condition que tu passes par sa clinique privée et que tu paies, puis finalement tu te trouves LE médecin et tu te fais opérer à trois heures de chez vous un mercredi matin.

Je me suis réveillée 45 minutes après l’opération et ça m’a pris 5 jours avant de prendre mon rendez-vous de suivi. C’est drôle han, des fois je repense aux piqûres, aux pilules, aux prises de sang aux deux jours, aux échographies, aux mauvaises nouvelles, aux déceptions et même si j’ai envie de pleurer, parce que même Wonder Woman des fois elle en a plein son esti de casse, ben je trouve ça beau. Je trouve ça beau, cette volonté-là, ce désir-là, cette envie-là d’avoir un p’tit ou une p’tite dans sa bedaine et puis je me dis que même s’il fait pas beau dehors, même si ça se parle entre pays à coup de missiles et que le prix du gaz grimpe aussi vite que moi dans des rideaux… y’aura jamais rien de plus beau qu’une femme qui aime assez la vie pour la donner. Jamais.

D’ici là, dormez bien mes trois p’tits popsicles, j’espère fort vous voir la binette bientôt!

 

MÉLANIE M.

La motricité libre: naître pour devenir autonome

C’est lors de ma Technique d’éducation à l’enfance au Cégep de Sainte-Foy que j’ai entendu parler pour la première fois de la motricité libre pour les bébés. Les bébés… ces petits êtres qui demandent tellement de soins et d’attention, qui sont si fragiles et curieux à la fois. Ceux-là même qu’on cherche à protéger de tout danger, et souvent d’eux-mêmes…

Voilà qu’on nous expliquait qu’en fait, en faire trop pour eux n’était pas l’idéal. Qu’en fait, l’idéal, c’est plutôt de laisser bébé se développer par lui-même, à son rythme et selon ses intérêts, tout en lui fournissant notre support et un environnement sécuritaire. Qu’au fond, il suffisait de croire en son bébé, à sa curiosité naturelle, à son désir d’explorer, à son intelligence et à sa peur du danger qui guiderait ses apprentissages avec plus de prudence. La confiance qu’on aurait en lui germerait donc pour en faire un être confiant et conscient de ses capacités, mais aussi plus autonome dans ses jeux.

Je suis littéralement tombée sous le charme de cette philosophie d’Emmi Pikler! Je me suis promis qu’avec mes enfants, je testerais moi-même cette approche complètement différente, et je ne l’ai pas regretté.

Au départ, ça n’a pas été des plus facile, je l’admets. Il ne suffisait pas de laisser bébé sur son tapis d’éveil, parce qu’en fait, dans cette position où les bras se fatiguent rapidement contre la gravité à tenter d’agripper les jouets, bébé se tanne rapidement et réclame nos bras. Il a donc fallu repenser à son environnement selon ses capacités. J’ai donc enlevé les arcs du tapis d’éveil et mis les jouets autour de sa tête à distance de bras. Ça forçait bébé à rouler sa tête de droite à gauche, puis vers le haut, pour tenter de mettre la main sur ses jeux. Non seulement ça l’aidait à lutter contre le phénomène de la tête plate, mais ça maintenait son attention et ça l’obligeait à coordonner tranquillement ses mouvements pour assouvir sa curiosité. L’idée, c’est de mettre l’enfant en tout temps dans une position qu’il maîtrise.

C’est là qu’ont germé l’autonomie et la persévérance de mes petits explorateurs. C’est si beau à voir! En être un témoin actif (parce qu’il faut tout de même ramener les jeux qui ont été propulsés par des gestes involontaires), c’est quelque chose de tellement gratifiant au fil du temps! Petit bémol par contre, comme leurs apprentissages vont à leur rythme, ils peuvent prendre plus de temps à réaliser un mouvement complexe comme marcher, mais quand ils le font, c’est avec beaucoup plus d’assurance. Il faut donc ÉVITER de comparer nos petits, ils sont tous uniques.

Au moment où bébé a commencé à rouler et à ramper, il s’est évidemment mis dans toutes sortes de misères, se coinçant les jambes sous le divan en reculant ou se cognant la tête sous une chaise, pris au piège. Mon rôle de témoin actif m’a donc amené à guider bébé, en me mettant à son niveau et avec des paroles simples et rassurantes, lui permettant de se sortir lui-même de son pétrin à l’aide de mouvements qu’il était capable de faire, comme rouler à nouveau ou maintenir moi-même ses mains au sol pour qu’il glisse son corps vers l’avant par réflexe.

Cet été, mes deux « acrobates » de presque 3 ans et 4 ½ ans m’ont tout de même surpris, lorsque je les observais. J’ai constaté que non seulement ils sont très agiles et plutôt prudents pour leur âge, mais ils ont également développé une belle persévérance, beaucoup de confiance en leurs capacités, beaucoup d’autonomie et un raisonnement surprenant dans la résolution de problèmes. Vous me direz que ma fierté de maman déforme sûrement les faits? Je vous répondrais que la motricité libre a simplement transformé notre vie, ma façon de les comprendre et qu’elle leur a donné beaucoup plus à long terme que ce à quoi je m’attendais au départ!

 

JOELLE M.

L’ennui, on en fait quoi?

Au risque d’avoir l’air d’une vieille poule qui radote, moi dans mon temps on s’ennuyait. De nos jours, les enfants n’ont pas le luxe de branler dans le manche à la recherche d’une activité pour meubler leur journée. Ils nous demandent de les animer et nous on s’y plie volontiers de peur de nuire au bon développement de notre petit poussin. Mais tout ça, c’est un peu ridicule! Dans les dernières décennies, nos valeurs familiales ont tellement été remises en question que l’on se fie de moins en moins à nos intuitions et de plus en plus à tous ces spécialistes qui nous encadrent dans l’éducation de nos enfants. En tant que société, nous éprouvons un grand malaise à voir notre jeunesse perdre son temps. Donc à vous mes cocos, je vous le dis bien fort : on va s’ennuyer!

Mais ne vous réjouissez pas trop vite, ceci ne vous donne pas un accès illimité au forfait télé. Pour vous ennuyer, vous devrez aller dehors, sortir vos vélos plutôt que vous « 4 roues à batteries ». Vous aurez bien sûr le droit de revenir crotter de la tête aux pieds, et ce sans reproche, car chercher quoi faire, c’est explorer son environnement, c’est grimper, sauter et se rouler par terre. Non, je ne serai pas toujours derrière vous. Ben oui! Je vais vous surveiller de loin, du coin de l’œil. À vous les jeux de sable, les gâteaux de boue et pourquoi pas la chasse aux grenouilles. S’ennuyer c’est pleurer à l’occasion, car le temps peut être vraiment long, mais c’est aussi rire entre frères et sœurs, se construire des cabanes et mettre sur pieds 2-3 mauvais coups! S’ennuyer s’est imaginer, essayer, réussir, échouer, apprendre, recommencer. Vous pourrez vous ennuyer chacun de votre côté pour finir par mettre la main sur un livre, des crayons, du papier. Vous serez toujours les bienvenus pour vous joindre à moi pour cuisiner ou bien pour plier quelques brasser tout comme la porte du garage de papa sera toujours ouverte pour aller lambiner à le regarder travailler ou pour apprendre à planter des clous sur une bûche de bois à l’aide d’un marteau. Car combler son temps, c’est aussi faire de petites banalités.

Je vous rassure tout de suite, papa et moi on ne vous laissera pas toujours seuls à votre triste sort! On prendra le temps de jouer avec vous. Il s’agira d’un privilège pour nous de plonger tête première dans votre beau monde imaginaire et de vous laisser guider la danse. On jouera pour jouer et non pour vous apprendre quelque chose. Dans ces moments où la complicité sera à son maximum, nous construirons les adultes de demain, et ce, bien loin des spécialistes d’aujourd’hui.

 

GENEVIÈVE H.-M.

J’ai vaincu ma phobie… Ben UNE de MES phobies!

Les araignées, la mort, les hauteurs, les feux d’artifice, les orages, les cheveux d’Alex Perron… Nous avons tous peur de quelque chose (peut s’accorder au pluriel selon le cas, dont le mien). La liste tellement non exhaustive que j’ai dressée reflète quelques-unes de mes peurs. Chacune a son niveau de gravité mesuré entre « Vite apporte-moi ma gougoune que j’la tue » et « AAAARRRRRRGGGGGGHHHHHHH! Je vais mourir (montée sur la deuxième marche d’un escabeau qui en compte 3) ».

J’ai réussi à en enlever une de cette liste. Elle était pourtant une des pires. Cette peur-là était incontrôlable, mais décidément domptable puisque j’y suis arrivée. J’ai réussi à vaincre ma peur des aiguilles. Je ne détiens pas de méthode structurée pour y arriver. Je n’ai même pas de trucs à vous donner. C’est arrivé comme ça, sur un coup de tête.

Alors que je travaillais dans un centre commercial qui accueillait les gens d’Héma-Québec, j’ai décidé d’aller donner du sang. Comme ça, su’l fly. J’ai juste pensé à ma sœur. Elle qui a passé par une opération majeure et une hospitalisation prolongée à l’adolescence. Elle qui a donné de son propre sang en prévision des transfusions qui seraient nécessaires lors de sa propre opération. Je l’accompagnais pour ses dons de sang, pis c’est moi qui mangeais son p’tit biscuit à la fin parce que je ne feelais pas t’sais!

J’avais la jambe qui shakait quand j’attendais mon tour. J’avais un gros collant « premier don » de collé sur la poitrine et tout le monde me remerciait du geste que je n’avais même pas posé encore. Tout le monde m’expliquait à quel point c’était important! J’ai failli reviré de bord plusieurs fois. Mais je suis restée… Pour ma sœur, pour le collant, pour l’importance du geste… Pour faire honneur aux remerciements que j’ai reçus.

Crédit : Pixabay

À ce jour, ça reste un des accomplissements qui me rend le plus fière. Quand j’ai reçu ma petite épinglette de premier don, j’ai pleuré. Parce ce que j’étais fière, parce que j’étais reconnaissante que ma sœur ait été aussi forte, parce que j’avais sauvé une vie et peut-être même plus. J’ai conduit jusque chez mes parents et j’ai tendu l’épinglette à ma mère fière comme quand je lui donnais mes cartes de fête des Mères en macaronis.

Si ce n’était pas de tous les gens (je dis tous les gens comme s’il y en avait beaucoup, mais il n’y en aura jamais assez) qui donnent leur sang, j’aurais perdu mon père. J’ai peut-être sauvé le papa de quelqu’un aussi. J’ai vaincu cette peur sur un coup de tête, mais j’en ai encore une couple en banque pour m’occuper!

 

SABRINA H.

La 8e édition de la Vague de concours envahit nos écrans!

C’est mercredi soir. Il est 20 h. Les enfants sont couchés. Qu’est-ce que je fais? Cette semaine, c’est spécial; il y a de quoi de grand qui se passe sur Facebook! Alors ce que je fais ce soir, accompagnée de ma coupe de vin? Je découvre des artisans québécois! Oh oui, madame, pis il y en a une maudite gang!

La Vague de concours de créateurs québécois a déjà atteint une notoriété sans pareil. Les créateurs sont fébriles à y participer selon un thème choisi et le public l’est tout autant de découvrir du talent d’ici. Des items faits main variés pour toute la famille. Des visuels tape-à-l’œil, bref, on est gâté, et ce, pendant 5 journées.

La Vague, je la vois de deux façons; en tant que public, mais aussi en tant que participante. Je participe aux vagues depuis la 2e édition. On peut donc presque dire que je suis une doyenne! J’ai ma petite boutique de tricot et les vagues m’ont beaucoup apporté de visibilité depuis que j’y participe. Les 5 journées où on visite ma page, qu’on commente mon produit, c’est juste capoté comme émotion. Et voir toutes ces entreprises qui ont le même feeling que moi, je trouve que ça crée une culture, un rassemblement des plus authentique.

La Vague actuelle, la 8édition, nous présente des créations fantastiques allant des sirènes aux licornes en passant par des dragons et des fées. Au sein des 700 entreprises participantes, j’ai ressorti mon top 10 des items qui m’ont accrochée dès le premier regard :

(En haut) : Amélie Legault – Illustrations, À chaque occasion son affiche – Jessica Hains, Les bonheurs d’Amélie, XClaf Design et Créations Mirepoix

(En bas) : Créations Nath, Le Bocal de Mag, Style Libre, Maëlle & Fanny et Petite Prunelle

Sur ce, participez en grand nombre, allez aimer la page Vague de concours – Créateurs québécois afin d’être à l’affût des prochaines vagues vous permettant de découvrir des créateurs d’ici.

Encourageons nos artisans!

 

GENEVIÈVE T.

Muffin ma vie

Plusieurs d’entre nous ont une routine réglée au quart de tour et ça a pour effet de nous forcer à être efficaces et de rentabiliser notre temps de notre mieux. Je vous propose une recette de base de muffin toute simple, adaptable aux goûts de votre couvée et de votre coq bien aimé pour vous aider à gagner du temps lors des semaines les plus remplies. Voyez comme mon homme est heureux depuis toujours de mes muffins, la photo date d’il y a plus de 3 ans, puisque le petit poulet qui se cachait dans ma bedaine n’y est plus depuis belle lurette!

Crédit : Jessika Robitaille Photographe

Prendre note que ça prend max 10 minutes à préparer et max 20 minutes à cuire, ça peut difficilement être plus rapide! Le tout peut toutefois prendre plus de temps si la couvée se joint à vous pour l’élaboration de la recette… Hihi!! Mais ça reste un beau moment à partager.

Crédit : Jessika Robitaille Photographe

Ingrédients :

Farine                                                  1 tasse

Poudre à pâte                                     2 c. à thé

Sel                                                       ½ c. à thé

Sucre                                                   ½ tasse

Beurre fondu ou margarine            ¼ tasse

Œuf battu                                            1

Lait                                                      ½ tasse

La méthode :

1 – Mélanger les ingrédients secs

2 – Ajouter le beurre fondu et l’œuf battu dans le lait

3 – Ajouter les ingrédients liquides aux secs; remuer suffisamment pour bien humecter

4 – Cuire à 375°F pendant 15 à 20 minutes

Bon! Ça, c’est la recette ben ben de base! Ce que je vous propose, c’est d’ajouter des variantes à votre goût et adaptées à votre réalité. Chez nous, on vit avec des allergies aux noix, aux arachides, des intolérances aux graines, au soya et aux légumineuses. Vous comprendrez que l’option végé n’est pas tellement tendance! Mais au bout du compte, tout le monde est satisfait des muffins de Maman Poule!

Donc, la farine que vous aimez, ben vous la mettez! Personnellement, j’y vais avec celle de blé! Simple et efficace!

La poudre à pâte étant non-négociable, mettez-la  😛

Le sel, ben ça « ]…] modifie le goût des aliments: il atténue l’amertume, mais rehausse les arômes. Dans une recette préparée avec un peu de sel (il n’en faut pas beaucoup), le goût de la vanille, du chocolat, du beurre ou de tout autre élément aromatique semble plus présent.» Thanks Ricardo pour ton explication!

Le sucre! Au contraire de ce que certaines mamans poules peuvent penser, c’est nécessaire dans la recette! Je vous invite à faire un détour par ici pour écouter les conseils de notre Ricardo national! Je substitue parfois mon sucre blanc par la cassonade. Faut garder en tête de conserver la texture de la pâte à muffin. Si tu préfères mettre du sirop d’érable, d’agave, du miel ou au sucre liquide, assure-toi d’ajouter des ingrédients secs de plus pour avoir une belle pâte!

Le beurre, je le substitue par de l’huile végétale ou de canola (c’est moins cher pis c’est bon pareil).

L’œuf, ben je le remplace par une banane en purée ou 3 c. à soupe de compote de fruit. Faut ben que je vide mon congélateur des milliers de bananes surgelées qui s’y trouvent… Mais ça, c’est une autre histoire…

Le lait, ben comme je vous disais, avec une intolérance au soya et une allergie aux noix, j’oublie le lait de soya ou d’amande. Mais on pourrait y aller avec du lait de riz, de coco, de vache…!

J’aime bien ajouter des flocons d’avoine, du son de blé, des pépites de chocolat, des fruits séchés (raisins, canneberges …) ou surgelés (fraises, framboises, bleuets …). J’ajoute aussi parfois de la poudre de cacao, eille un muffin au chocolat, ça pogne ça mon amie!

Pis ben souvent je fais comme 2-3 recettes en même temps et je fais un festival de muffin chez nous et ensuite, quand la couvée et le coq sont passés, je fais congeler une partie de ce qui reste. C’est ben aidant pour commencer du bon pied les matins de semaine plus chargés.

Quels sont vos ingrédients préférés dans vos muffins maison?

 

ISABELLE H.-L.

Une SUPER super maman!

Personnellement, je trouve que nous sommes toutes des « supers mamans ». On essaie chaque jour de jongler entre la garderie, notre boulot, les repas, le ménage, les commissions, les rendez-vous, etc.…  Mais il y a aussi les SUPER super mamans! C’est le cas de mon amie Catherine.

Mon amie Catherine est maman de deux petites poulettes. Son aînée qui a six ans est atteinte d’amyotrophie spinale. On donne le nom d’amyotrophie spinale (AS) à un groupe de maladies génétiques héréditaires caractérisées par la faiblesse musculaire. Elle s’attaque aux cellules nerveuses qui contrôlent les muscles volontaires et entraîne leur destruction.

Sa grande se déplace en chaise roulante électrique, car elle ne peut pas marcher. En fait, elle ne s’est jamais tenue debout, car elle en est incapable à cause de sa maladie. Parfois, je nous entends chialer, nous les super mamans, que nos enfants sont rendus à leur vingtième rhume de la saison et qu’on est à boute. Effectivement, c’est vraiment tannant et décourageant, message venant d’une hypocondriaque comme moi! Par contre, pour mon amie Catherine, quand sa fille attrape un rhume, c’est beaucoup plus stressant. En fait, ce petit rhume bien banal pour la plupart des enfants peut devenir assez dangereux pour elle, voire même la faire hospitaliser. Cette charmante demoiselle doit souvent se rendre à plusieurs rendez-vous médicaux. Ça fait partie de sa vie et de celle de sa maman aussi. J’ai une grande admiration pour mon amie Catherine. Je l’ai vu pleurer qu’une fois par rapport à la maladie de sa fille et c’est quand elle l’a apprise. Je ne l’ai jamais revue pleurer. Je ne dis pas qu’elle n’a jamais pleuré par rapport à cela par la suite, mais je ne m’en suis jamais rendu compte. Sa fille, qui est maintenant rendue à 6 ans, est la petite fille la plus souriante que je connaisse. Toujours enjouée, ricaneuse et avec une de ces joies de vivre! Mon amie Catherine est une inspiration pour moi. Ça aurait tellement été facile de s’apitoyer sur son sort, d’être négative et de déprimer. Mais non. C’est tout le contraire. Cette petite demoiselle a la chance d’avoir une maman ayant de grandes aspirations pour sa fille et une façon de voir la vie tellement de façon positive, malgré les embûches que la vie lui a mises sur son chemin.

C’est certain que d’avoir une maman si positive et présente, fait en sorte que sa grande agit comme sa maman. Catherine, tu n’as jamais abandonné et ne t’es jamais apitoyée sur ton sors en lien avec la maladie de ta fille. J’imagine parfois que ton cœur est gros par rapport à tout ça, mais chose certaine c’est qu’il est rempli d’amour. Tu ferais tout pour ta chaire. Reste comme tu es, car tes filles ont la chance d’avoir une « super » super maman.

 

VANESSA F.

Tu les fais pas garder?!

Non, je ne les fais pas garder. Pourquoi? La réponse est simple… je suis juste pas capable! Là-dessus, je suis la déesse de la maman poule incarnée!

J’ai tellement de la misère à les laisser, ça pas de sens. Et là, je vous entends déjà me dire que je les laisse à la garderie toute la semaine. Bien voilà! Toute la semaine! Pis quoi, faudrait que je les refasse garder le vendredi soir et le samedi toute la journée? Non merci!

Tu me dis : « Pis ton temps en amoureux, lui? » Et je te réponds que mes enfants se couchent tôt et habituellement (je touche du bois), ça va bien et aux alentours de 20 h, ça dort à poings fermés. Si on fait le calcul, ça nous donne 2 h grosso modo à mon chum et moi. On donne une go pour les tâches qui restent et après, on fait ce qui nous passionnent tous les deux : on Netflixe (oui, c’est un nouveau verbe que j’ai soumis à l’office québécois de la langue française). On plie du linge aussi en même temps, notre salon est vraiment beau à voir. Alors, dis-moi, pourquoi aller louer une chambre à 200 $ pour aller Netflixer dans des draps blancs? Moi, sérieux, ça ne me tente pas. Pis manger au resto, bien mon chum est intolérant au gluten (j’en parle ici) alors les restos sont pas mal bannis. Donc, en gros, nos sorties se font avec la marmaille.

Tu me dis : « Mais si t’as une soirée obligatoire, du genre mariage ou party de Noël, qu’est-ce tu fais, la mère? » Je te réponds que je demande à ma mère ou au fils d’une de mes meilleures amies. Mais je ne suis quand même pas bien dans mon corps quand je fais ça. C’est très difficile à expliquer, mais ça me chicote. À mon party de Noël, j’avais demandé au fils de mon amie et je m’étais arrangée pour faire souper les enfants à 16 h 30, comme ça pas de bouffe pendant qu’on n’est pas là, donc moins de risque d’étouffement (allo la folle!). J’ai aussi décidé de donner congé de bain (pas besoin de vous dire pourquoi, vous devez commencer à comprendre ma personnalité maintenant). Bref, tout était prêt, restait les pyjamas à mettre. Et on n’est pas revenu tard (moi oui, mais pas mon conjoint).

Vous pensez peut-être que je ne pense pas à moi ou que je m’empêche de sortir, mais moi, je me sens bien là-dedans. J’ai beaucoup de temps avec mon amoureux et nous en sommes très satisfaits. Les sorties qu’on se permet incluent souvent nos enfants. Nous aimons les trimbaler, que ce soit chez des amis, à l’épicerie ou au centre d’achat. Un jour, quand ils seront plus vieux, ils refuseront de nous suivre et je suis sûre que ça va me faire de la peine. Donc d’ici ce temps-là, ils nous suivent partout…ou presque!

 

GENEVIÈVE T.

Mon top 5 des indispensables pour nouveau-nés

La vie d’un nouveau-né tourne surtout autour de « boire, changer les couches, petite période éveillée, dodo »… Et tout ça nécessite beaucoup d’attention et peu de sommeil pour les parents. J’ai donc décidé de vous faire mon Top 5 des indispensables pour vous faciliter la tâche avec votre tout petit bébé adoré.

  1. Les dormeuses

La nuit, on change énormément de couches dans les premières semaines. Alors pourquoi se compliquer la vie à déboutonner et reboutonner mille fois les petits boutons à pression des pyjamas à pattes quand on peut s’éviter tout ça avec les dormeuses?

Pour moi, ce sont des MUSTS. J’en ai plusieurs et bébé doit obligatoirement en porter un à chaque nuit. Ils sont tellement pratiques pour vérifier si la couche doit être changée; et si elle doit l’être, ce sera fait en 2 temps 3 mouvements surtout quand on est à moitié endormis! Tant et aussi longtemps que j’aurai à changer bébé au moins 4 fois par nuit, il portera ses pyjamas très commodes. De plus, ceux de chez Electrik Kidz sont vraiment très très beaux!

À partir de 38.99$ sur www.electrikkidz.com

 

  1. Le lit portatif DockATot

Pour les adeptes du cododo comme moi, le lit DockATot est juste parfait! On le dépose sur notre lit et petit bébé sera en toute sécurité pour bien dormir entre chaque tétée. Évidemment, il faut suivre les règles de l’art pour un dodo sécuritaire (pas de Papa dans le lit, une bonne distance entre nous et bébé, et ne pas déposer bébé trop près du bord du lit non plus!). À mon premier enfant, je ne l’avais pas et je ne dormais que sur une oreille à chaque nuit. Maintenant, avec bébé #2, mes nuits sont vraiment reposantes comparativement à auparavant. Il coûte relativement cher, mais vaut vraiment le coût. De plus, il est multifonctionnel : on peut le trainer avec nous lors de voyage, l’utiliser pour les changements de couches, etc. Je le recommande vraiment!

À partir de 266.99$ + taxes sur www.charlotteetcharlie.ca

  1. Le liniment oléo-calcaire de chez Bébé Hibou

Pour nettoyer les fesses de bébé naturellement, c’est LE produit qu’il vous faut. Depuis que je l’ai essayé, je l’ai carrément adopté. Il n’est composé que d’huile d’olive biologique et d’eau de chaux. C’est ce qui fait en sorte que la peau de bébé est nettoyée, hydratée et protégée. Il est super facile à utiliser : on l’applique sur un coton ou une lingette lavable et on essuie les fesses; nul besoin de rinçage.

De plus, il  possède de multiples fonctions. Rendez-vous sur le site de Bébé Hibou pour en savoir davantage.

À partir de 11.00$ sur www.merehelene.com

  1. Porte-bébé Maman Kangourou

À mon premier garçon, je n’ai utilisé mon porte-bébé qu’une seule fois. Pourquoi? Tout d’abord, parce que j’avais en masse de bras pour un seul bébé; ensuite, car j’avais peur de mal l’utiliser. Avec le feuillet d’instructions, c’est facile de se perdre.

Cette fois-ci, ayant maintenant 2 bébés à m’occuper, je n’avais vraiment pas le choix de trouver un moyen de tenir mon nouveau-né et pouvoir m’occuper de mon plus grand de 22 mois en même temps. J’ai alors sorti mon porte-bébé Maman Kangourou de sa boite et je suis allée voir des vidéos sur Youtube. Par la suite, une experte en portage est venue me montrer comment bien mettre bébé dedans lors d’une matinée-rencontre de mamans/enfants.

Dorénavant, le porte-bébé est un élément essentiel dans mon quotidien avec 2 enfants à la maison.

À partir de 60.00$ sur www.clement.ca

  1. L’application Nursing Timer (L’horloge d’alimentation)

Dès la naissance de mes bébés, j’ai noté chaque tétée, pipi et caca sur une feuille pour en garder le suivi et me sécuriser (quantité de lait bu/fréquence). Avec la fatigue des nuits écourtées, je l’égarais souvent ou je perdais le fil. Dès ma découverte de l’application Nursing Timer, ma vie a changé! Simple à utiliser et gratuite, elle m’a servie pendant les 2 premières semaines de vie de mon nouveau-né. J’ai enfin pu dire « Bye bye! » aux bouts de papier qui trainaient un peu partout!

Gratuite sur l’App Store ou sur Google Play

 Et vous, quels sont vos indispensables pour vos nouveau-nés?

 

 

 

Ton livre d’enfance

Avant même d’avoir un locataire dans mon bedon, je me promenais dans la section pour bébé de la librairie pour y voir les livres dans lesquels on peut écrire l’histoire de notre bébé. J’avais hâte de pouvoir y inscrire les petites choses que tu ferais. Quand perdrais-tu ta première dent? Puis, un petit poulet s’est logé là où il fallait. Je me suis « garrochée » à la librairie pour acheter ton livre d’histoire. Même ton père ne comprenait pas tellement ma folie. J’ai commencé à y remplir les pages. Je t’ai raconté de long en large ma rencontre avec ton papa, en la rendant plus romanesque pour que tu veuilles vivre un jour un aussi beau rendez-vous toi aussi. J’y ai inscrit le moment où j’ai su que tu t’étais accroché à mon ventre. J’ai harcelé ton père pour qu’il y écrive lui aussi sa réaction à l’annonce de ton arrivée. J’ai collé les photos de tes échographies en y mettant la date précise pour que tu saches. J’y ai aussi mis des photos de ta future chambre et de ma grossesse pleine de toi. Ensuite, je me suis mise à feuilleter les pages. J’avais hâte de remplir ce livre… Comme j’avais envie d’y inscrire ton début d’histoire. Je me rappelais très bien avoir lu tant de fois le livre que ma mère avait fait avec beaucoup de détails de mon enfance. Je me souvenais qu’il était dans une petite boîte secrète cachée au fond de son garde-robe et que j’allais quelquefois le chercher pour le lire. Je revoyais le pétale de rose collé provenant du bouquet que mon père avait amené à ma mère après ma naissance. Je voulais que tu puisses faire la même chose, que tu puisses lire ce récit si précieux.

Puis tu es né. Après t’avoir apprivoisé une bonne semaine, j’ai tout de suite sauté sur ton livre d’enfance pour y écrire les derniers détails. J’ai pris soin de sélectionner chacune des photos durant tes siestes. Je me suis même mise au scrapbooking pour que tu puisses avoir le plus de photos possible. Puis les mois ont passé… Le déménagement, les purées, le lavage, le ménage, les promenades en poussette, tout ça a pris beaucoup de mon temps. J’essayais, quand j’y pensais, d’écrire un petit bout de phrase ou un événement marquant genre « ta première dent ». Les dates précises du début sont tranquillement devenues des « à-peu-près ». J’ai délaissé tranquillement mes ambitions. C’est à ce moment que ta sœur s’est logée à son tour dans mon bedon. Cette fois, je ne me suis pas « garrochée » pour acheter son livre d’enfance. C’est en te cherchant un cadeau de fête pour tes 2 ans que j’ai trouvé le livre de ta sœur. Je l’ai acheté et puis je l’ai laissé sur ma table de chevet en me disant que je pourrais peut-être commencer à le remplir. Juste avant que ta sœur n’arrive, j’ai pris vos deux livres et j’ai, après 1 an, rempli la section de ta première fête. J’ai aussi écrit les essentielles dans celui de ma p’tite nana (père, mère, frère, grands-parents, oncle, tante, parrain et marraine). Puis le vide… C’est ici, mon grand garçon que je te fais l’aveu que voici : ça fait 2 ans que je n’ai rien écrit dans ton livre. Je n’ai même pas eu le temps d’y inscrire tes premières vacances ou encore les mots que tu déformais si bien. J’y mets des petites piles de photos par moment en me disant : « Bientôt je vais les coller, ça va être beau ». Mais je ne sais pas ça va être quand. Et que dire du livre de ta sœur. Il ne possède aucune photo et ta sœur, elle a déjà 2 ans!

Maintenant, c’est un troisième bébé qui s’est logé dans mon bedon. Voilà que j’en suis à 8 mois de grossesse et qu’il n’a toujours pas son livre d’enfance. Moi qui trouvais ça si important de noter les moindres événements. Voilà que je les vis à fond et que je ne laisse aucune petite trace écrite de tout ça. Il aura bien sûr son livre ce bébé-là aussi. Mais y a pas de raison de me « garrocher » à la librairie et de m’imposer tout ça. Je vous promets mes trois bambins que vous aurez des livres d’enfance aussi beaux que celui que ma maman m’a fait. Ils seront peut-être moins détaillés, mais vous y sentirez tout mon amour. Et je fais la promesse que vous les aurez quand vous saurez lire. Ben quoi?! Une fille se donne du temps.

 

MARIE-MICHÈLE A.