Dis-moi comment tu joues, je te dirai qui tu es

Je suis une nerd assumée. Ça l’air qu’aimer la lecture, le tricot et le crochet, les superhéros et faire des mots croisés et des Sudokus, ça fait de toi un(e) nerd… Alors soit. C’est pourquoi j’aime beaucoup jouer. À n’importe quoi! Jeux de cartes, jeux de société, jeux vidéo, fais-moi un dessin, Twister… Count me in! J’ai donc décidé de vous faire une liste des types de joueurs contre qui vous pourriez un jour jouer.

L’intense

C’est celui qui connaît tous les règlements et qui ne comprend pas ceux pour qui c’est la première fois qu’ils jouent. Vous le reconnaîtrez par ses yeux constamment en train d’eyeroller quand vous poser une question. C’est celui qui est la banque, qui compte les points, qui sait à qui est chaque couleur de pion (peut même le déplacer pour vous à l’occasion pour que ça avance plus vite). Quand il gagne, il fait chier tout le monde. Quand il perd, il fait chier tout le monde.

Le goinfre

C’est celui qui passe plus de temps à se faire des refills de drink. C’est le même qui bouge son pion avec 2 doigts pas faits pour ça parce que les plus importants sont pleins de graines de chips. Il n’aime pas les jeux qui nécessitent beaucoup de mouvements puisque c’est plutôt difficile de manger avec une main sur le vert, l’autre sur le jaune pis le cul de quelqu’un dans la face.

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Le distrait

C’est celui qui porte plus attention à l’émission ou la tune qui joue en background qu’au jeu. Il ne sait jamais quand c’est son tour et ne joue en général par très bien parce qu’il était distrait lors de l’explication des règlements. Il oublie fréquemment de réclamer son 200 $ quand il passe GO. Vous le reconnaîtrez par son regard généralement absent et la p’tite bave qui coule sur son menton.

Le Ti-Jo Connaissant

C’est celui qui sait. Il sait tout (selon lui seul). Il sait surtout comment les autres devraient jouer. Il prend plaisir à dire aux autres joueurs qui sont dont ben poches de ne pas avoir dessiné telle chose pour faire deviner un pain pita. C’est souvent celui qui invente des règlements au fur et à la mesure que son score dépéri.

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Le génie

C’est celui qui sait, mais pour vrai. Ce n’est même pas l’fun de jouer avec lui parce qu’il le sait, lui, le nom de l’œuvre littéraire baroque de l’auteur croate. Il n’a pas de diplôme en génie nucléaire, mais il sait ben des affaires. Il est toujours le premier choisi pour bâtir les équipes. Il a souvent un cellulaire pas loin parce qu’il s’empresse d’aller chercher la réponse aux quelques questions dont il ignore la réponse. Il connaît la plupart des éléments du tableau périodique, mais ne sait pas qui chante I’m All Shook Up.

Reconnaissez-vous des gens dans ces types de joueurs? Vous reconnaissez-vous vous-mêmes?

 

SABRINA H.

Les séries télé et ta maternité

Déjà en partant, je ne vous cacherai pas que je suis une accro de télé, que ce soit des films ou des séries, quand l’histoire est intrigante et que les acteurs sont talentueux, je suis vendue! Ainsi donc, durant mes deux retraits et congés de maternité, Netflix a été mon meilleur ami (notez que je ne fais en aucun cas du marketing, Netflix est réellement mon meilleur ami après le vin et le café, bien sûr!)

Bref, j’en ai regardé des séries et je vous partage mon top 5 qui m’a sauvée (surtout à 2 h du mat pour éviter de m’endormir en allaitant).

  1. The 100: Au départ, cette série ne me disait absolument rien. J’avais regardé le premier épisode avec mon conjoint et je n’avais pas accroché du tout. L’idée était bonne, mais les personnages me tombaient sur les nerfs. Mon conjoint a donc continué la saison sans moi. Après 5-6 épisodes, il me suppliait de donner une autre chance à la série parce que « c’est trop mongole ». J’ai plié… et je n’ai pas regretté! Vraiment excellent, même si certains personnages me tapent toujours sur les nerfs…
  2. Jane the Virgin: Ça, c’est léger les amis, mais tellement drôle! L’histoire, en gros, c’est une fille vierge qui se fait inséminer par erreur (oui, pas que le synopsis, je sais). Mais l’absurdité qui s’en suit est tellement délicieuse que je suis restée accrochée. C’est peut-être parce que j’avais un bébé neuf et qu’on vivait la grossesse et la maternité du personnage principal. J’ai adoré et j’attends impatiemment les prochains épisodes.
  3. Orange is the New Black: Sérieusement, cette série m’a mise mal à l’aise plus d’une fois. Quand je l’ai commencée, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Je ne suis pas toujours d’accord avec ce qui se passe, mais les filles de la série sont tellement attachantes que tu en veux plus. Les péripéties sont si crues et dans ta face que tu ne peux arrêter.
  4. Breaking Bad: Elle est encore toute fraîche dans ma tête. C’est la série que je regardais quand mon 2est arrivé au monde. J’avais même téléchargé 5 épisodes sur mon cellulaire la veille de mon déclenchement. Et j’ai bien fait puisque bébé était sur le bord de l’hypoglycémie et il a fallu que je l’allaite pratiquement toute sa première nuit. Walter m’a tenu compagnie et surtout, éveillée…
  5. FRIENDS: Non, mais tu ne peux pas avoir un congé de maternité sans te taper 10 ans d’épisodes de FRIENDS! C’est vieux, mais tellement bon! Pis les épisodes durent vingt minutes, parfaits pour les boires! (À noter que j’avais commencé pendant mon retrait et j’ai terminé peu après mon retour au travail, ne me jugez pas!). Les personnages les plus attachants au monde! Tellement LA série que chez nous, on a maintenant des « Genny and Jonny days of fun »!!

Et vous, quelles ont été les séries cultes de votre/vos congé/s de maternité?

 

GENEVIÈVE T.

L’avenir de mon 4 ans

Je te regardais dormir ce soir et j’ai senti une boule dans mon estomac. C’était celle de l’inquiétude. Je ne pouvais jamais me douter avant de devenir maman que celle-ci pourrait venir me visiter si souvent. Cette fois-ci, c’était car je pensais à ton avenir. Je me demandais ce que tu allais devenir mon petit poulet. De quoi tu aurais l’air dans quelques années? Est-ce que moi, en tant que maman, j’aurais réussi à te donner le maximum que je pouvais afin de bien t’enligner dans ta vie de grand? Je voudrais tellement pouvoir t’aider à prendre toujours les meilleures décisions pour toi dans tous les cas, afin que tu ne sois jamais déçu ou triste dans la vie. Mais je sais bien que cela n’est pas possible et que tu devras apprendre dans la vie en faisant des essais et erreurs. C’est difficile de croire qu’un jour, cette petite main que tu places près de mon visage quand tu t’endors ne sera plus là. Mais tu vas vieillir, devenir un ado et ensuite un jeune homme qui fera de grandes choses, ça j’en suis certaine. J’espère avoir la chance de pouvoir t’accompagner dans les décisions importantes de ta vie et que lorsque tu auras de la peine, tu auras le réflexe de venir cogner à la porte de ta maman. Afin que même si tu as 20 ou 30 ans, je te prenne dans mes bras et te dise que tout va bien aller. Je nous souhaite une belle relation mon petit poulet, que nous restions proches même lorsque tu seras devenu un beau grand coq!

J’aimerais que tu restes mon petit homme pour toute la vie, j’adore tellement quand tu viens te blottir sur moi pour me dire spontanément que tu m’aimes! Je te regarde aller et je trouve que le temps passe trop vite. L’an prochain, tu iras à l’école, déjà, cela te donnera plus d’autonomie et je devrai te regarder aller de loin, la larme à l’œil. Les années fileront à la vitesse de l’éclair, et sans m’en rendre compte, tu devras déjà choisir ce que tu veux faire comme métier dans ta vie de grand. Peu importe ce que cela sera, je vais te soutenir! Je te souhaite d’aimer ce que tu feras mon petit homme. C’est tellement important de ne pas voir son travail comme un fardeau et d’avoir du plaisir. Je te souhaite également de te découvrir de belles passions; que ce soit le voyage, le sport ou un passe-temps quelconque. Ces passions nous permettent souvent de nous épanouir et de découvrir tellement de choses. Parce que la vie mon coco, c’est tellement beau! Et ce qui est merveilleux, c’est que nous continuons d’apprendre toute notre vie. Et qui sait, j’ose espérer qu’un jour aussi, tu feras de moi une grand-maman poule. Et malgré tout ça, malgré les années mon poulet, je vais continuer à être inquiète pour toi et à t’appeler mon bébé loup en secret!

 

FIFI B.

Mon top 5 des « Tue-bonheur » de la maternité

C’est drôle, je m’arrête aujourd’hui en pensant à mes amies nouvellement mamans et à celles qui le (re)seront sous peu et, c’est plus fort que moi, ça me ramène 2 ans en arrière… Ça me rappelle les plus beaux moments de ma vie, mais aussi ce qui aurait pu tuer mon bonheur d’être maman!

Se culpabiliser pour tout et pour rien

Est-ce qu’il a bu assez? A-t-il trop chaud? Devrais-je l’habiller plus? Est-ce que je le stimule assez? Peut-être que je devrais le laisser plus souvent sur le ventre… Que celle qui n’a jamais péché me jette la première pierre! Avouez que vous êtes toutes passées par là… plus d’une fois! C’est fou, la pression qu’on se met, quand on devient maman! On peut tu se faire confiance, deux minutes? Merci!

Croire que l’allaitement, c’est facile

J’étais certaine que j’allaiterais mon petit poulet. C’était écrit dans le ciel. Mais imaginez-vous donc que je n’ai pas un bon télescope! Écrit dans le ciel ou pas, mon fils n’était tout simplement pas capable de prendre le sein. On a tout essayé : consultations en clinique d’allaitement, téterelle, dispositif d’aide à l’alimentation, toutes les positions possibles, couper le frein de langue, efforts soutenus, support de ma marraine d’allaitement…  rien à faire! Bébé était très petit, il avait le palais creux, le menton moins sorti et maman était en train de couver une dépression à force de se mettre de la pression pour réussir son allaitement. L’allaitement, c’est merveilleux, j’en suis convaincue. Mais bon, il fallait le nourrir cet enfant-là, et c’est ce qu’on a fait… autrement!

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Croire qu’être maman, ça se fait tout seul

Dans ma tête, c’était tellement clair que la maternité, c’était facile…  un gros « fail » drette dans ma face! J’ai justement écrit un billet là-dessus en juin 2016. Non, mais, faut tu être assez naïve? La maternité, c’est la plus belle chose qui me soit arrivée! Mais c’est aussi la plus grande épreuve de ma vie, parce que je suis testée par mon fils à chaque instant, et que je me remets en question constamment!

Vouloir tout contrôler

J’ai toujours été une control freak. Une vraie de vraie. J’ai besoin de contrôler ma vie, mon environnement, les situations. Ça se travaille, c’est moins pire qu’avant, mais je suis faite comme ça. La maternité m’a appris qu’avec un bébé, on ne contrôle plus rien! J’étais rendue à écrire tout ce que bébé buvait, toutes les couches qu’il souillait, les heures où il mangeait/dormait/jouait…  Pour me rendre compte qu’à part me rendre folle, ça ne servait absolument à rien! Ok, très petit, quand je consultais en clinique d’allaitement, c’était nécessaire pour bien voir sa progression, mais rendu à 3 mois, vraiment, est-ce que c’était une obligation de connaître ses minutes de sommeil? Non. Et depuis cet épisode, j’ai appris qu’on ne peut pas tout contrôler dans la vie, et que c’est correct comme ça. Il paraît que ça s’appelle le « lâcher-prise » 😉

Écouter tous les conseils qu’on reçoit

La pire erreur que j’ai pu faire, quand petit poulet était un tout mini paquet, c’est d’écouter tous les conseils qu’on voulait bien me donner. Tu finis par te perdre, ne plus savoir quoi faire au lieu d’être rassurée. J’ai fini par me couper de tout ça, et de n’écouter que les réponses aux questions que je posais. Bien sûr, si ma maman me donnait un conseil, je le prenais, c’est quand même ma maman! Mais j’ai appris à en prendre et à en laisser. Même chose pour toutes les lectures que j’ai faites, soit dans le Mieux-Vivre ou sur le Net. Être maman, ce n’est pas inné, ça s’apprend, mais c’est surtout une question d’instinct. Et ça, personne ne peut te l’enseigner. Ça vient de toi. Et ton instinct, il est bon. Fais-toi confiance!

 

AUDRÉE J.

 

Les bébés congelés – une histoire de FIV

Je me suis réveillée 45 minutes après l’opération.
Je me demandais ou j’étais, pourquoi j’avais la bouche pâteuse de même et surtout, c’t’ait qui le dude avec un sarrau vert pomme pis un ti chapeau assorti qui me souriait au travers son masque d’hôpital. Ah oui! Je suis à l’hôpital! Ça me revient tout d’un coup là… Je suis passée sous le bistouri pour me faire ligaturer la trompe qui me restait. La première ayant terminé sa vie en même temps que l’embryon qu’elle tenait prisonnier voilà plusieurs années déjà, ne m’en restait plus qu’une. C’est au cours des procédures de procréation assistée qu’on s’est rendu compte que ma trompe restante posait problème. Maudite trompe niaiseuse! Déjà qu’elle était toute tordue sur elle-même comme un contorsionniste dans une boîte grosse comme ma main, y a fallu qu’elle se mette à prendre l’eau! Une trompe qui inonde mon utérus toi chose, pis qui empêche l’implantation d’un bébé. Hydrosalpinx que ça s’appelle. Là je fais ma smart avec mes mots à 100 $, mais je ne savais même pas que ça se pouvait v’là 6 mois, une trompe cracheuse de venin.

Quand même han? Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour agrandir la petite famille. Je sais pas ce qu’on ferait pas, mais je sais ce qu’on ferait en tout cas, parce que je suis en plein dedans. C’est sûr, ça coûte cher et j’entends les plus malins me dire que « si t’as pas les moyens de te payer une fécondation in vitro à 12 000 tomates, t’as pas les moyens d’avoir un kid ». On va se le dire tout de suite là, si t’as déjà dit ça, dis pu jamais ça. C’pas fin, c’pas beau pis en plus ben, c’est même pas vrai. J’en connais pas beaucoup des gens qui ont 12-15k dans leurs comptes de banque avant de tomber enceinte moi. Et puis, lancer cet argent-là par la fenêtre tout d’un coup comme ça, PAF!… ben ça fait peur en esti. Ça fait peur parce que une garantie que ça fonctionne, t’en a pas. Ça fait peur parce que toi tu le connais ton budget et pis tu l’as étiré comme un élastique le plus loin que tu pouvais pour pouvoir te le permettre, c’te bébé hypothétique là. Si c’était juste une question d’argent, ça serait déjà peut-être plus facile à gérer, mais c’est pas ça, c’est même pas ça!

Tu commences par passer tous les tests, et ton partenaire aussi. En cours de route, t’entends souvent « stress toi pas avec ça, le stress c’est pas bon ». Ça aussi dit pas ça parce que ça, c’est carrément con. Après tes tests, tu te fais assigner le meilleur protocole pour toi. Dans notre cas, c’était clair qu’on avait pas le choix d’y aller avec une FIV. Pas simple là, nanon. Avec micro-injections (ça c’est quand il pousse les spermatozoïdes dans les ovules, parce que s’ils font juste les laisser ensemble dans le p’tit plat ben y se passera rien, ou y se passera pas quelque chose assez vite), parce que les p’tits gars de mon chum étaient pas assez rapides. Dites-y pas que je vous l’ai dit, please! Donc ensuite tu garroches ton argent comme un rapper aux danseuses et tu commences ton protocole.


Des aiguilles, taboy qui y en a des aiguilles dans c’t’aventure-là! Des pilules aussi. T’as le syndrome prémenstruel au bord des lèvres toute la journée pis la nuit ben souvent tu brailles parce que t’es tellement boostée aux hormones que ton corps non plus le sait plus, comment arrêter de brailler. Ça dure des semaines et puis ensuite vient la ponction. Ça aussi c’est ben plaisant comme moment, les jambes ouvertes en dessous du néon 5 millions de watts plus blanc qu’une explosion nucléaire, ta gêne qui s’en va se cachée quelque part en dessous de ton orgueil pis le médecin qui sort de ton corps les œufs si précieux un par un. Pis toi t’es là à te répéter « faites que tout soit correct, faites que tout soit correct » en loop, pour toi-même. Quand le médecin t’apprend qu’il va falloir les congeler au lieu de faire un transfert frais et que tu devras donc attendre presque deux mois, parce que ton taux d’hormones est trop haut, tu ne bronches pas. Tu capotes pas mal pendant les prochains jours à attendre l’appel de l’embryologiste comme si le messie lui-même allait te passer un coup de fil, pour te dire combien ont été fécondés et surtout – de jour en jour jusqu’au 5jour suivant la ponction- combien ont survécu. T’en as 4. T’étais partie de dix et t’en as perdu 6 en chemin et même si tu brailles en te disant que 6 de tes bébés sont disparus, tu ne bronches pas. Tu te dis qu’au moins t’en as 4, des petits bébés popsicles! T’as des longues conversations avec ton partenaire pis ta famille au sujet de l’avancement de la science, tu te dis souvent que t’en connais tellement sur le sujet maintenant que tu pourrais donner des cours et tu penses à tes bébés congelés et tu te trouves chanceuse…  tu sais bien qu’il y a tellement de femmes qui ont pas cette chance-là. Tu t’accroches. Tu t’accroches à tout parce que t’as investi pas seulement ton argent, mais ton quotidien, ton corps et ta santé mentale là-dedans et qu’il « faut que ça marche ». Tu t’accroches tellement que lorsque ton transfert d’embryons congelé s’accroche pas et que tu le perds, tu dis oui à l’opération qui pourrait tout changer. Tu dis oui parce que t’aimes ça toi, les bébés. Tu dis oui parce que tu veux. Simple de même. Tu fais 5 médecins différents qui veulent pas te prendre, t’en rencontres même un qui te dit oui, mais à condition que tu passes par sa clinique privée et que tu paies, puis finalement tu te trouves LE médecin et tu te fais opérer à trois heures de chez vous un mercredi matin.

Je me suis réveillée 45 minutes après l’opération et ça m’a pris 5 jours avant de prendre mon rendez-vous de suivi. C’est drôle han, des fois je repense aux piqûres, aux pilules, aux prises de sang aux deux jours, aux échographies, aux mauvaises nouvelles, aux déceptions et même si j’ai envie de pleurer, parce que même Wonder Woman des fois elle en a plein son esti de casse, ben je trouve ça beau. Je trouve ça beau, cette volonté-là, ce désir-là, cette envie-là d’avoir un p’tit ou une p’tite dans sa bedaine et puis je me dis que même s’il fait pas beau dehors, même si ça se parle entre pays à coup de missiles et que le prix du gaz grimpe aussi vite que moi dans des rideaux… y’aura jamais rien de plus beau qu’une femme qui aime assez la vie pour la donner. Jamais.

D’ici là, dormez bien mes trois p’tits popsicles, j’espère fort vous voir la binette bientôt!

 

MÉLANIE M.

La motricité libre: naître pour devenir autonome

C’est lors de ma Technique d’éducation à l’enfance au Cégep de Sainte-Foy que j’ai entendu parler pour la première fois de la motricité libre pour les bébés. Les bébés… ces petits êtres qui demandent tellement de soins et d’attention, qui sont si fragiles et curieux à la fois. Ceux-là même qu’on cherche à protéger de tout danger, et souvent d’eux-mêmes…

Voilà qu’on nous expliquait qu’en fait, en faire trop pour eux n’était pas l’idéal. Qu’en fait, l’idéal, c’est plutôt de laisser bébé se développer par lui-même, à son rythme et selon ses intérêts, tout en lui fournissant notre support et un environnement sécuritaire. Qu’au fond, il suffisait de croire en son bébé, à sa curiosité naturelle, à son désir d’explorer, à son intelligence et à sa peur du danger qui guiderait ses apprentissages avec plus de prudence. La confiance qu’on aurait en lui germerait donc pour en faire un être confiant et conscient de ses capacités, mais aussi plus autonome dans ses jeux.

Je suis littéralement tombée sous le charme de cette philosophie d’Emmi Pikler! Je me suis promis qu’avec mes enfants, je testerais moi-même cette approche complètement différente, et je ne l’ai pas regretté.

Au départ, ça n’a pas été des plus facile, je l’admets. Il ne suffisait pas de laisser bébé sur son tapis d’éveil, parce qu’en fait, dans cette position où les bras se fatiguent rapidement contre la gravité à tenter d’agripper les jouets, bébé se tanne rapidement et réclame nos bras. Il a donc fallu repenser à son environnement selon ses capacités. J’ai donc enlevé les arcs du tapis d’éveil et mis les jouets autour de sa tête à distance de bras. Ça forçait bébé à rouler sa tête de droite à gauche, puis vers le haut, pour tenter de mettre la main sur ses jeux. Non seulement ça l’aidait à lutter contre le phénomène de la tête plate, mais ça maintenait son attention et ça l’obligeait à coordonner tranquillement ses mouvements pour assouvir sa curiosité. L’idée, c’est de mettre l’enfant en tout temps dans une position qu’il maîtrise.

C’est là qu’ont germé l’autonomie et la persévérance de mes petits explorateurs. C’est si beau à voir! En être un témoin actif (parce qu’il faut tout de même ramener les jeux qui ont été propulsés par des gestes involontaires), c’est quelque chose de tellement gratifiant au fil du temps! Petit bémol par contre, comme leurs apprentissages vont à leur rythme, ils peuvent prendre plus de temps à réaliser un mouvement complexe comme marcher, mais quand ils le font, c’est avec beaucoup plus d’assurance. Il faut donc ÉVITER de comparer nos petits, ils sont tous uniques.

Au moment où bébé a commencé à rouler et à ramper, il s’est évidemment mis dans toutes sortes de misères, se coinçant les jambes sous le divan en reculant ou se cognant la tête sous une chaise, pris au piège. Mon rôle de témoin actif m’a donc amené à guider bébé, en me mettant à son niveau et avec des paroles simples et rassurantes, lui permettant de se sortir lui-même de son pétrin à l’aide de mouvements qu’il était capable de faire, comme rouler à nouveau ou maintenir moi-même ses mains au sol pour qu’il glisse son corps vers l’avant par réflexe.

Cet été, mes deux « acrobates » de presque 3 ans et 4 ½ ans m’ont tout de même surpris, lorsque je les observais. J’ai constaté que non seulement ils sont très agiles et plutôt prudents pour leur âge, mais ils ont également développé une belle persévérance, beaucoup de confiance en leurs capacités, beaucoup d’autonomie et un raisonnement surprenant dans la résolution de problèmes. Vous me direz que ma fierté de maman déforme sûrement les faits? Je vous répondrais que la motricité libre a simplement transformé notre vie, ma façon de les comprendre et qu’elle leur a donné beaucoup plus à long terme que ce à quoi je m’attendais au départ!

 

JOELLE M.

L’ennui, on en fait quoi?

Au risque d’avoir l’air d’une vieille poule qui radote, moi dans mon temps on s’ennuyait. De nos jours, les enfants n’ont pas le luxe de branler dans le manche à la recherche d’une activité pour meubler leur journée. Ils nous demandent de les animer et nous on s’y plie volontiers de peur de nuire au bon développement de notre petit poussin. Mais tout ça, c’est un peu ridicule! Dans les dernières décennies, nos valeurs familiales ont tellement été remises en question que l’on se fie de moins en moins à nos intuitions et de plus en plus à tous ces spécialistes qui nous encadrent dans l’éducation de nos enfants. En tant que société, nous éprouvons un grand malaise à voir notre jeunesse perdre son temps. Donc à vous mes cocos, je vous le dis bien fort : on va s’ennuyer!

Mais ne vous réjouissez pas trop vite, ceci ne vous donne pas un accès illimité au forfait télé. Pour vous ennuyer, vous devrez aller dehors, sortir vos vélos plutôt que vous « 4 roues à batteries ». Vous aurez bien sûr le droit de revenir crotter de la tête aux pieds, et ce sans reproche, car chercher quoi faire, c’est explorer son environnement, c’est grimper, sauter et se rouler par terre. Non, je ne serai pas toujours derrière vous. Ben oui! Je vais vous surveiller de loin, du coin de l’œil. À vous les jeux de sable, les gâteaux de boue et pourquoi pas la chasse aux grenouilles. S’ennuyer c’est pleurer à l’occasion, car le temps peut être vraiment long, mais c’est aussi rire entre frères et sœurs, se construire des cabanes et mettre sur pieds 2-3 mauvais coups! S’ennuyer s’est imaginer, essayer, réussir, échouer, apprendre, recommencer. Vous pourrez vous ennuyer chacun de votre côté pour finir par mettre la main sur un livre, des crayons, du papier. Vous serez toujours les bienvenus pour vous joindre à moi pour cuisiner ou bien pour plier quelques brasser tout comme la porte du garage de papa sera toujours ouverte pour aller lambiner à le regarder travailler ou pour apprendre à planter des clous sur une bûche de bois à l’aide d’un marteau. Car combler son temps, c’est aussi faire de petites banalités.

Je vous rassure tout de suite, papa et moi on ne vous laissera pas toujours seuls à votre triste sort! On prendra le temps de jouer avec vous. Il s’agira d’un privilège pour nous de plonger tête première dans votre beau monde imaginaire et de vous laisser guider la danse. On jouera pour jouer et non pour vous apprendre quelque chose. Dans ces moments où la complicité sera à son maximum, nous construirons les adultes de demain, et ce, bien loin des spécialistes d’aujourd’hui.

 

GENEVIÈVE H.-M.

J’ai vaincu ma phobie… Ben UNE de MES phobies!

Les araignées, la mort, les hauteurs, les feux d’artifice, les orages, les cheveux d’Alex Perron… Nous avons tous peur de quelque chose (peut s’accorder au pluriel selon le cas, dont le mien). La liste tellement non exhaustive que j’ai dressée reflète quelques-unes de mes peurs. Chacune a son niveau de gravité mesuré entre « Vite apporte-moi ma gougoune que j’la tue » et « AAAARRRRRRGGGGGGHHHHHHH! Je vais mourir (montée sur la deuxième marche d’un escabeau qui en compte 3) ».

J’ai réussi à en enlever une de cette liste. Elle était pourtant une des pires. Cette peur-là était incontrôlable, mais décidément domptable puisque j’y suis arrivée. J’ai réussi à vaincre ma peur des aiguilles. Je ne détiens pas de méthode structurée pour y arriver. Je n’ai même pas de trucs à vous donner. C’est arrivé comme ça, sur un coup de tête.

Alors que je travaillais dans un centre commercial qui accueillait les gens d’Héma-Québec, j’ai décidé d’aller donner du sang. Comme ça, su’l fly. J’ai juste pensé à ma sœur. Elle qui a passé par une opération majeure et une hospitalisation prolongée à l’adolescence. Elle qui a donné de son propre sang en prévision des transfusions qui seraient nécessaires lors de sa propre opération. Je l’accompagnais pour ses dons de sang, pis c’est moi qui mangeais son p’tit biscuit à la fin parce que je ne feelais pas t’sais!

J’avais la jambe qui shakait quand j’attendais mon tour. J’avais un gros collant « premier don » de collé sur la poitrine et tout le monde me remerciait du geste que je n’avais même pas posé encore. Tout le monde m’expliquait à quel point c’était important! J’ai failli reviré de bord plusieurs fois. Mais je suis restée… Pour ma sœur, pour le collant, pour l’importance du geste… Pour faire honneur aux remerciements que j’ai reçus.

Crédit : Pixabay

À ce jour, ça reste un des accomplissements qui me rend le plus fière. Quand j’ai reçu ma petite épinglette de premier don, j’ai pleuré. Parce ce que j’étais fière, parce que j’étais reconnaissante que ma sœur ait été aussi forte, parce que j’avais sauvé une vie et peut-être même plus. J’ai conduit jusque chez mes parents et j’ai tendu l’épinglette à ma mère fière comme quand je lui donnais mes cartes de fête des Mères en macaronis.

Si ce n’était pas de tous les gens (je dis tous les gens comme s’il y en avait beaucoup, mais il n’y en aura jamais assez) qui donnent leur sang, j’aurais perdu mon père. J’ai peut-être sauvé le papa de quelqu’un aussi. J’ai vaincu cette peur sur un coup de tête, mais j’en ai encore une couple en banque pour m’occuper!

 

SABRINA H.

La 8e édition de la Vague de concours envahit nos écrans!

C’est mercredi soir. Il est 20 h. Les enfants sont couchés. Qu’est-ce que je fais? Cette semaine, c’est spécial; il y a de quoi de grand qui se passe sur Facebook! Alors ce que je fais ce soir, accompagnée de ma coupe de vin? Je découvre des artisans québécois! Oh oui, madame, pis il y en a une maudite gang!

La Vague de concours de créateurs québécois a déjà atteint une notoriété sans pareil. Les créateurs sont fébriles à y participer selon un thème choisi et le public l’est tout autant de découvrir du talent d’ici. Des items faits main variés pour toute la famille. Des visuels tape-à-l’œil, bref, on est gâté, et ce, pendant 5 journées.

La Vague, je la vois de deux façons; en tant que public, mais aussi en tant que participante. Je participe aux vagues depuis la 2e édition. On peut donc presque dire que je suis une doyenne! J’ai ma petite boutique de tricot et les vagues m’ont beaucoup apporté de visibilité depuis que j’y participe. Les 5 journées où on visite ma page, qu’on commente mon produit, c’est juste capoté comme émotion. Et voir toutes ces entreprises qui ont le même feeling que moi, je trouve que ça crée une culture, un rassemblement des plus authentique.

La Vague actuelle, la 8édition, nous présente des créations fantastiques allant des sirènes aux licornes en passant par des dragons et des fées. Au sein des 700 entreprises participantes, j’ai ressorti mon top 10 des items qui m’ont accrochée dès le premier regard :

(En haut) : Amélie Legault – Illustrations, À chaque occasion son affiche – Jessica Hains, Les bonheurs d’Amélie, XClaf Design et Créations Mirepoix

(En bas) : Créations Nath, Le Bocal de Mag, Style Libre, Maëlle & Fanny et Petite Prunelle

Sur ce, participez en grand nombre, allez aimer la page Vague de concours – Créateurs québécois afin d’être à l’affût des prochaines vagues vous permettant de découvrir des créateurs d’ici.

Encourageons nos artisans!

 

GENEVIÈVE T.

Muffin ma vie

Plusieurs d’entre nous ont une routine réglée au quart de tour et ça a pour effet de nous forcer à être efficaces et de rentabiliser notre temps de notre mieux. Je vous propose une recette de base de muffin toute simple, adaptable aux goûts de votre couvée et de votre coq bien aimé pour vous aider à gagner du temps lors des semaines les plus remplies. Voyez comme mon homme est heureux depuis toujours de mes muffins, la photo date d’il y a plus de 3 ans, puisque le petit poulet qui se cachait dans ma bedaine n’y est plus depuis belle lurette!

Crédit : Jessika Robitaille Photographe

Prendre note que ça prend max 10 minutes à préparer et max 20 minutes à cuire, ça peut difficilement être plus rapide! Le tout peut toutefois prendre plus de temps si la couvée se joint à vous pour l’élaboration de la recette… Hihi!! Mais ça reste un beau moment à partager.

Crédit : Jessika Robitaille Photographe

Ingrédients :

Farine                                                  1 tasse

Poudre à pâte                                     2 c. à thé

Sel                                                       ½ c. à thé

Sucre                                                   ½ tasse

Beurre fondu ou margarine            ¼ tasse

Œuf battu                                            1

Lait                                                      ½ tasse

La méthode :

1 – Mélanger les ingrédients secs

2 – Ajouter le beurre fondu et l’œuf battu dans le lait

3 – Ajouter les ingrédients liquides aux secs; remuer suffisamment pour bien humecter

4 – Cuire à 375°F pendant 15 à 20 minutes

Bon! Ça, c’est la recette ben ben de base! Ce que je vous propose, c’est d’ajouter des variantes à votre goût et adaptées à votre réalité. Chez nous, on vit avec des allergies aux noix, aux arachides, des intolérances aux graines, au soya et aux légumineuses. Vous comprendrez que l’option végé n’est pas tellement tendance! Mais au bout du compte, tout le monde est satisfait des muffins de Maman Poule!

Donc, la farine que vous aimez, ben vous la mettez! Personnellement, j’y vais avec celle de blé! Simple et efficace!

La poudre à pâte étant non-négociable, mettez-la  😛

Le sel, ben ça « ]…] modifie le goût des aliments: il atténue l’amertume, mais rehausse les arômes. Dans une recette préparée avec un peu de sel (il n’en faut pas beaucoup), le goût de la vanille, du chocolat, du beurre ou de tout autre élément aromatique semble plus présent.» Thanks Ricardo pour ton explication!

Le sucre! Au contraire de ce que certaines mamans poules peuvent penser, c’est nécessaire dans la recette! Je vous invite à faire un détour par ici pour écouter les conseils de notre Ricardo national! Je substitue parfois mon sucre blanc par la cassonade. Faut garder en tête de conserver la texture de la pâte à muffin. Si tu préfères mettre du sirop d’érable, d’agave, du miel ou au sucre liquide, assure-toi d’ajouter des ingrédients secs de plus pour avoir une belle pâte!

Le beurre, je le substitue par de l’huile végétale ou de canola (c’est moins cher pis c’est bon pareil).

L’œuf, ben je le remplace par une banane en purée ou 3 c. à soupe de compote de fruit. Faut ben que je vide mon congélateur des milliers de bananes surgelées qui s’y trouvent… Mais ça, c’est une autre histoire…

Le lait, ben comme je vous disais, avec une intolérance au soya et une allergie aux noix, j’oublie le lait de soya ou d’amande. Mais on pourrait y aller avec du lait de riz, de coco, de vache…!

J’aime bien ajouter des flocons d’avoine, du son de blé, des pépites de chocolat, des fruits séchés (raisins, canneberges …) ou surgelés (fraises, framboises, bleuets …). J’ajoute aussi parfois de la poudre de cacao, eille un muffin au chocolat, ça pogne ça mon amie!

Pis ben souvent je fais comme 2-3 recettes en même temps et je fais un festival de muffin chez nous et ensuite, quand la couvée et le coq sont passés, je fais congeler une partie de ce qui reste. C’est ben aidant pour commencer du bon pied les matins de semaine plus chargés.

Quels sont vos ingrédients préférés dans vos muffins maison?

 

ISABELLE H.-L.