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PHOTO PLEURS_Sabrina Hurd
Photo : pleurs
Crédit : Sabrina Hurd
Merci à Vaseline pour les effets spéciaux de morve

18 novembre 2015
On en dit bien des choses avant d’être maman. La vérité, c’est que mon petit Loulou a déjà/juste 13 semaines et va se faire garder une journée complète et que j’ai le cœur gros.
Maman doit aller aider au travail. Maman voulait aller aider au travail. Maman poule ne veut plus y aller plus la date arrive. « Ça va faire du bien » que je me disais. « Je ne veux pas m’empêcher de quoi que ce soit une fois notre Mininou arrivé » que je répétais. J’ai menti. En acceptant ce petit contrat, je m’empêche de passer une journée avec mon fils et ça, ça me torture le cœur.
Je suis accro, faible, lâche ou toutes ces réponses, mais cette journée m’est importante. Elle aurait beau être comme toutes les autres, elle serait quand même différente. Chaque jour passé avec mon petit homme est unique et précieuse. Ce cadeau de la vie qui change et progresse à chaque seconde, je veux le chérir et ne rien manquer.
Il faut comprendre que mon mari et moi avons une relation solide et intime qui me permet de m’ouvrir et de parler sans problème de tout ce que j’ai sur et dans le cœur. Alors pourquoi l’orgueil se met alors de la partie? Cet ennemi que je tasse de côté de toutes mes forces pour continuer à avoir l’air forte et en contrôle. Je ne veux pas en parler. Je boude. Mais mon allié si habile et si doux réussit toujours à percer le mur.
Alors je pleure. Oui, une maman ça pleure aussi! Et un papa, ça comprend, ça rassure. Ça te colle couché en cuillère comme pour recoller les petites fissures du cœur… Et ça marche. Il te fait le cadeau d’avoir une bonne nuit de sommeil sur tes deux oreilles parce que tu sais que tu n’es pas toute seule dans cette petite tornade d’émotions qui se transformerait bien assez vite en ouragan.

19 novembre 2015
Évidemment que ça s’est bien passé! Pour lui comme pour moi. Bien sûr que l’acolyte y est pour beaucoup. Lui qui, en plus de couver son oisillon et s’assurer qu’il s’envole chaque jour, prend le temps d’appeler maman oiseau du travail pour vérifier que la tornade est restée une petite brise présente, mais inoffensive.
Le coq a fait son travail de mâle alpha et m’a accompagné tout au long de la journée avec des petits textos (merci technologie) rassurants. Il a même appelé sa maman (avant moi) qui gardait notre petit poulet pour me tenir au courant. Je soupçonne toutefois que les nouvelles lui étaient nécessaires à lui aussi. Ce sont ces petites attentions qui ont fait que maman poule a passé au travers sans trop de dommage.
La journée n’a même pas été longue et mon sourire n’était presque pas forcé. Mon vrai sourire naturel, incontrôlé, instinctif, il est revenu dès que j’ai vu mon bébé. Sa chaleur, son odeur et son petit poids (déjà plus si petit que ça) m’ont tout de suite enlevé celui que j’avais sur mes épaules.

 

 

SAB
Photo : Zack et Sab
Crédit : Sabrina Hurd

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SABRINA H.

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