Je ne suis pas une Madame Blancheville. Loin de là. Je ne l’ai jamais été, et je ne le serai jamais. C’est dit.

Ce n’est pas tant que ça soit sale chez moi. Disons qu’on se maintient. Mais c’est à l’envers. Non, en fait, c’est le bordel. Pendant des années, j’ai été une « ramasseuse-insécure-traîneuse-compulsive ». Quand je suis tombée enceinte, je pensais que le côté « insécure » qui fait de moi une ramasseuse se verrait exacerbé, mais non, j’ai ressenti le besoin d’épurer. Ben, autant qu’une ramasseuse compulsive pouvait le faire, disons… Et quand j’ai dû vider la pièce qui allait devenir la chambre de notre fils, j’ai jeté, recyclé, entreposé des choses… et j’en ai mis au salon. Beaucoup. Trop. Ça traîne là depuis près de 3 ans, exposé à la vue de tous, et là, LÀ, ça me tanne.  Sérieusement.

J’ai donc commencé l’année 2018 en me promettant de mettre de l’ordre dans la maison.  Mais avec mon handicap, le soir, je ne fais pas grand-chose une fois mes jambes enlevées (tôt après le souper), et j’aime avoir une vie de famille la fin de semaine. Je me suis fixé des objectifs, j’ai sorti des idées et le processus est déjà bien enclenché. Mais ce qui me manquait, c’était le temps, l’énergie et l’envie de faire le ménage « de base ». On va se le dire, faire du ménage avec un petit homme de 2 ans et demi, c’est comme se brosser les dents avec du Nutella… complètement inefficace et totalement démotivant!

C’est là qu’on m’a parlé d’une femme de ménage, de confiance, qui aurait de la place pour nous prendre. J’ai sondé des mamans, tant dans mon entourage que sur des groupes de discussion, à savoir si, pour elles, c’est un luxe ou une nécessité de confier l’entretien de leur maison à une tierce personne. La plupart des réponses étaient « un luxe nécessaire ». J’ai compris que d’avoir une maison propre et rangée, une vie de famille et une carrière, c’est possible.  Mais que, pour moi comme pour plusieurs, c’est ardu.

Quand j’arrive du travail, après que cette « fée du logis » soit passée, et que la maison brille et sente bon…  comment dire…  non seulement ça me fait un bien immense, mais ça me donne la motivation de poursuivre mon ramassage.

Je vous le dis, le plus sérieusement du monde…  En 2018, je vais venir à bout de ce vilain défaut que j’ai!  (Mais je garderai tout de même ma femme de ménage!)