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T’as l’air poqué!

Ça fait quelques semaines que je te vois, matin et soir en allant porter mon loulou à la garderie. Je le vois que t’as l’air poqué, à boute. Ne te méprends pas! Je ne te juge pas, loin de ça. C’est plus fort que moi, chaque fois que je croise ton regard, je me sens mal. Clairement je ne la comprends pas, mais je la sens ta détresse, le creux dans ton cœur!

T’es froide, pire qu’un bloc de glace!

Je me souviens la première fois que j’ai croisé ton regard en te souriant. Tu es restée impassible. Les cinq premières secondes, j’ai pensé que tu avais eu une mauvaise journée. Ça n’a pas été long avant que je réalise que c’était plus que ça. C’est au plus profond de toi et ça bouille. Tu m’as tellement troublée qu’en arrivant chez moi, j’ai eu de profonds remords de ne pas avoir plus essayé. J’aurais dû être ta bouée. Depuis cette journée-là, chaque fois que je te croise, tu me marques pratiquement au fer rouge!

J’ai essayé, j’essaie et j’essayerai. C’est ce que je me répète chaque fois que tu balaies du revers de la main mon sourire ou que tu esquives mon regard qui cherche le tien.

La petite voix dans ma tête, je n’arrive pas à la faire taire et simplement t’ignorer.

Pourquoi? Je ne te connais pas après tout!

C’est simple… J’ai peur qu’un matin, en mettant le pied dans la garderie, tous les parents parlent affolés de la maman qui avait des idées noires. Celle qui a décidé qu’elle ne voulait plus voir le soleil briller. Je ne veux pas être le mouton qui va clamer haut et fort à quel point on ne s’en attendait pas et que tu semblais filer le parfait bonheur. C’est faux!

Tu l’as d’écrit dans le front que t’es à boute!

Crédit : Pixabay

Je ne suis pas parfaite! Moi aussi, j’éduque mon p’tit poulet de mon mieux et ça arrive que je doive le remettre à sa place. Dans ce genre de moments, notre douceur de mère finit souvent par s’entremêler au travers des représailles. Même choquée, fatiguée, épuisée, on peut ressentir tout l’amour qu’on leur porte dans notre timbre de voix. Toi, tu aboies après tes enfants avec une impulsion de violence qui fait mal à mon cœur de mère. Tu ne les regardes pas avec les yeux aimants d’une maman poule, mais bien plus avec dégoût et haine. C’est là que j’ai de la peine pour toi, comme pour eux.

Je n’arrive même pas à m’imaginer ce qui dans ta vie te rend aussi malheureuse et je n’ai pas à le savoir. Le mieux que je puisse faire, c’est de te dire d’aller chercher de l’aide, par amour pour toi et tes enfants. Et moi, matin après matin, soir après soir, je continuerai à être le sourire dans ta journée, tu n’auras qu’à t’accrocher à lui comme on s’accroche à l’espoir d’une vie plus belle.

Crédit : Pixabay

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