Avez-vous déjà lu ou entendu qu’on doit parfois prendre du recul pour mieux avancer, ou pour avoir une meilleure vue d’une situation?  Je crois sincèrement que c’est vrai.  Parfois, d’être trop collé à une situation problématique nous empêche de voir la ou les solutions, qui sont souvent très simples!  On dépense alors une grande énergie quand on pourrait la garder et aller de l’avant.

C’est un peu ce qui m’est arrivé depuis les 9 derniers mois.  Plusieurs défis se sont trouvés sur mon chemin, et fatigue aidant (ou n’aidant pas), j’ai fini par avoir de plus en plus de difficulté à voir les solutions.  Moi qui ai généralement le bonheur facile, j’ai fini par me perdre.  Je ne me retrouvais plus.  En fait, je ne me reconnaissais plus.  Comme personne, comme amoureuse, comme maman, comme amie, comme employée.  Je n’étais plus moi.  Mais j’essayais de ne pas le montrer, de garder comme façade l’image de la fille « que j’étais ».

Puis, un matin, j’ai discuté avec une amie.  J’ai pleuré.  Et je me suis sentie nettement mieux.  Je ne m’étais pas permis de pleurer depuis les derniers mois, malgré que j’aie habituellement la larme facile, étant une grande sensible.  J’avais mis de côté ce droit.  Et je n’aurais tellement pas dû.  Ce matin-là, après avoir parlé avec cette amie, après avoir pleuré, je me suis sentie bien mieux.  Et j’ai pris la décision que je me retrouverais.  Pour vrai.  Que je redeviendrais la fille que j’étais.  Que je suis, fondamentalement.

Maintenant, je mets de côté plus régulièrement mon téléphone et mon ordinateur, et j’essaie de passer du temps de qualité avec mon conjoint, mon fils, ma famille, mes amis, dans le moment présent.  Je me suis remise à lire, plaisir que j’avais relégué au placard depuis la naissance de mon fils.  Je prends le temps de cuisiner, sans stress, la fin de semaine, parce que j’aime tellement ça!  Et, parce qu’un ami a fait revivre ce passe-temps en moi dernièrement, j’ai recommencé à faire des casse-têtes.  Quelle belle façon de faire quelque chose juste pour moi, en ne pensant à rien d’autre!  Un bon café, un chandail doux, mon casse-tête (présentement, du Roi Lion!), et je peux être « juste moi » pendant 2 h!

Me perdre m’a permis de me retrouver.  Ça m’a amenée à me remettre en question et à renouer avec des plaisirs que j’avais oubliés.  En fait, ça m’a permis de renouer avec le plaisir, point.  Il était sorti de ma vie depuis un moment, et quel bonheur de le retrouver!