Tu te réveilles un matin et tu ne te sens pas bien. C’est difficile de faire la petite routine du matin. Difficile d’aller au travail et de faire semblant que tout va. Plus les jours avancent, plus c’est pénible. À la maison, rien ne va. Tout ce qui te garde sur Terre, ce sont tes deux p’tites boules de bonheur dans leur pure innocence. Tu te couches en même temps qu’eux. Tu fais de l’insomnie à n’en plus finir.

Tu te rends compte que tu n’as plus le contrôle de toi. Et tu le sais que ça ne va pas. Ton entourage te répète sans cesse de prendre rendez-vous avec ton médecin. Tu repousses toujours cet instant, car tu crois que tu seras capable de t’en sortir seule comme toutes les fois que l’angoisse te pognait.

Jusqu’au jour où tu éclates en sanglots à ne plus pouvoir t’arrêter ni même te contrôler. Tu pleures en boule dans la douche pour pas que tes enfants te voient comme ça parce que les entendre te demander : « Maman pourquoi tu pleures? » te transperce le cœur comme un coup de couteau.

Alors là, tu le sais que c’est la dernière chose que tu peux faire. Tu appelles ton médecin. Elle te prescrit, une fois de plus, tes antidépresseurs. Deux semaines s’écoulent avant que tu te décides à les prendre, mais une semaine après, tu te sens déjà mieux. Et plus ça va, plus tu retrouves ton envie de vivre et de chérir la vie à nouveau.

Cette histoire, c’est la mienne il y a environ 3 mois; j’ai rechuté. Pis le fond, je le voyais s’en venir vite.

Étant une personne avec un trouble d’anxiété généralisée depuis bientôt 7ans, j’encourage fortement les gens à parler et à consulter. Je ne me répéterai jamais assez souvent, c’est le meilleur cadeau que vous pouvez vous faire.