Eh oui! Encore en 2017, des parents me rapportent certaines aberrations!

Leur enfant n’a pas le droit de manger un yogourt ou des aliments qui font des miettes comme une barre ou un muffin fait maison à l’heure de la collation. Ces interdictions n’ont rien à voir avec les allergies alimentaires, mais tout simplement avec les dégâts appréhendés ou possiblement occasionnés en classe.

D’autres me rapportent que les aliments jugés « non sains » ou « mauvais » par le personnel sont interdits ou retirés de la boîte à lunch de l’enfant. Je tiens à préciser que ce sont des propos rapportés par des parents et non pas des observations personnelles ou des études.

Je suis d’accord que les notions de saine alimentation doivent être véhiculées et mises en pratique dans l’école. Mais permettez-moi de vous confirmer que le fait de classer les aliments comme étant « bons » ou « mauvais » n’améliore pas les choix alimentaires et peut même nuire à la relation avec la nourriture. Sans le savoir, vous apposez une étiquette indésirable sur ces aliments sur laquelle il est écrit INTERDIT. Interdire des aliments à un enfant augmente son attirance pour celui-ci et enrage le parent en bonus, car il est rare que l’enfant ait un deuxième choix à sa disposition.

Aucun aliment n’est à bannir en autant que dans la boîte à lunch de l’enfant il y ait des aliments nutritifs et variés. L’alimentation n’a pas à être 100 % parfaite pour nous maintenir en santé, elle doit être remplie de plaisir et de nuances.

Au lieu d’interdire et de retirer un aliment, pourquoi ne pas sensibiliser les parents et le personnel par des mini conférences ou des mémos portant sur l’importance d’une alimentation équilibrée et variée. Et pourquoi pas des ateliers culinaires (théoriques ou pratiques)? Ils ont leur place autant que les cours de mathématique et de français.

L’école est un milieu d’éducation et d’apprentissage pour l’enfant, mais le parent est votre principal allié, alors il faut l’impliquer et l’outiller dans votre démarche.

En plus des fruits et des légumes, on suggère aux parents de mettre des yogourts, du lait ou des boissons végétales, préparer des muffins, des barres et des galettes maison tout en respectant les allergènes dans la classe bien sûr. Ces collations sont souvent plus intéressantes du point de vue nutritionnel et plus soutenantes que les choix certifiés sans arachides du commerce.

Pour ce qui est de la propreté; apprendre à manger proprement ne fait-il pas partie de l’éducation? On peut ajouter le passage du balai aux tâches des élèves ou demander des napperons en tissus pour la collation. Ce ne sont que deux suggestions simples parmi tant d’autres.

Rappelez-vous! Le but est de nourrir le cerveau de l’enfant tout en calmant les gargouillis, tout le monde en ressort gagnant.