Prête, pas prête, mon gars porte un casque!

« Votre fils a une plagiocéphalie! »
C’est le genre de phrase que tu ne t’attends pas à recevoir lorsque tu tombes enceinte et que tu penses à ta vie de maman disons…
La plagiocéphalie est le terme médical de « tête plate ». Pourquoi ils ne disent pas ça en premier, c’est bien moins épeurant? Les médecins nous sortent toujours des termes qu’on a aucune idée c’est quoi… euh ce n’est pas moi qui ai étudié la médecine, man!
Bon, pour faire une histoire courte, mon petit poulet est né avec un torticolis. Je ne m’en étais jamais rendu compte…
Donc, la pédiatre de mon gars nous recommande d’aller consulter un ostéopathe afin qu’il corrige le problème, mon gars a alors 3-4 mois. Comme vous ne me connaissez pas tant, je dois vous dire que moi dans la vie, les méthodes alternatives, je n’y crois pas tant! Je suis plutôt du type, j’ai mal à tête donne-moi une Advil, une Tylenol ou bien de la morphine… drette dans les yeux!! Mais comme c’était pour la santé physique de ma descendance, j’étais prête à piler sur mon orgueil.
Nous y sommes allés pendant 2 mois…
Vers l’âge de 6 mois, voyant que les traitements d’ostéo n’avaient pas eu l’effet escompté, la pédiatre nous a recommandé d’aller consulter un physiatre à Ste- Justine. Je vous épargne les détails bureaucratiques de notre système de santé, mais 2 mois plus tard, le physiatre nous a dit que notre petit poulet était : «lLe candidat idéal pour le port d’un casque. »
Dans le fond, le casque agit en tant que moule pour le crâne. Petit poulet devra porter le casque 23 heures sur 24, entre 2 et 4 mois, selon sa condition… Very nice!
Une semaine plus tard, nous étions de retour à Ste- Justine pour faire faire le moule du casque. On met une sorte de bas sur sa tête et avec des super lasers, ils prennent les mesures de sa tête plate. C’était très comique jusque-là. L’étape d’après est la décoration du casque. Pour vrai là, ce n’est pas juste! En mode, il y a beaucoup moins de beaux choix pour les petits poulets que pour les petites poules… sauf chez P’tit mec P’tite nana (bien évidemment!) Alors, j’ai opté pour le moins pire des motifs, un genre de cage à poules! Pouaahahah!

CASQUE

(crédit : Catherine Meloche)
Une dizaine de jours plus tard, le casque est prêt, nous allons le chercher. Ils ont mis le casque sur sa tête, puis s’en est suivie la crise… T’sais, LA crise du type je-suis-capable-de-m’automutiler. Il se débattait pour enlever son casque… C’est à ce moment que mon cœur de mère s’est brisé en deux et a fait 2 tours de blender! Comment on va gérer ça pendant 2- 4 mois???? Je dois lui enlever seulement 2 fois par jour pour le désinfecter, puis au moment du bain. Sérieusement, je voulais pleurer, dire « F**k off », paqueter mon p’tit, pis retourner chez nous! Mais j’ai agi en adulte et j’ai fait comme si de rien n’était.

CASQUE2

(crédit : Catherine Meloche)
Finalement, dans l’auto, le petit s’est calmé et le casque ne l’a plus jamais embêté! C’est moi qui ai eu plus de difficulté pendant les 2 mois du traitement… Nos moments cocooning étaient devenus des moments de : « Attention de ne pas recevoir des coups de casque sur les babines, ça fait mal en chien! ». En plus, j’avais terriblement hâte de pouvoir sentir son petit cuir chevelu lorsqu’il était assis sur mes genoux. Mais bon, ça a valu le coup, il n’a pas la tête parfaite, mais c’est vraiment mieux. En plus, j’ai collé sur son casque des autocollants de sk8teurs tout droit sortis de la fin des années 1990, début 2000. Mon petit poulet avait beaucoup de style et faisait parler bien des gens.

 

Petit conseil du physiatre pour éviter la tête plate : mettre un matelas coquille sur le matelas, sous le drap contour de l’enfant. Cela fait souvent une bonne différence.

 

PhotoCatherine_Meloche

CATHERINE M.

Ces personnes-là

Ces personnes-là
Tu sais mon poulet, quand tu t’es logé dans mon bedon, il n’y avait pas juste maman et papa qui étaient fous de joie. 
D’autres personnes ont attendu ton arrivée avec tellement d’impatience et d’amour.
Tu es finalement sorti de ta cachette si confortable. Maman voulait te coller le plus longtemps possible, mais ces personnes-là aussi voulaient enfin te rencontrer; je devais te partager. Ces gens se sont ta mamie, ton papi, ton oncle, ta tante, ta marraine, un arrière-grand-parent, un ami de maman ou papa, etc.
Et là, un regard s’est posé sur toi. 
Un regard rempli d’amour, un regard qui gonfle le cœur d’une maman de bonheur et qui le rempli d’émotions.
Un regard fier, qui un jour va devenir inquiet pour toi. 
Parce que, tu sais, il n’y a pas juste une maman poule comme moi qui s’inquiète pour toi.
Il y a cette personne spéciale qui t’aime tellement fort et qui pense souvent à toi. 
Qui se fait du mauvais sang quand tu as un vilain rhume.
Qui a souvent peur que tu aies trop froid.
Qui a de la peine quand tu en as.
Qui réussit à t’endormir si profondément en te berçant.
Qui te fait rire à tout coup.
Qui te rassure.
Qui trouve toujours les mots pour que tu te défâches.
Qui te rend si à l’aise.
Qui n’a pas nécessairement LE plus gros cadeau, mais cette attention que tu aimeras tant.
Qui connaît ton univers bien à toi.
Qui montre des photos de toi avec tellement de fierté à tout le monde.
Qui t’aide si patiemment à accomplir de belles choses.
Il y a juste cette personne qui te réconforte parfois même si maman et papa sont tout près.
Qui tout simplement, te comprend et t’aime tel que tu es.

Entre vous 2, c’est une histoire d’amour inexplicable.
Tu sais mon poulet, il n’y a pas juste tes parents qui t’aiment gros comme le ciel rempli de toutes les étoiles. Il y a aussi ces personnes-là qui seront toujours à tes côtés.
Qui s’imaginent et espèrent faire partie de « tes premières fois ». Qui cherchent ce petit trait de caractère qui leur rappelle eux-mêmes, qui fait que quelque part, vous vous ressemblez.
Tu le sais de qui je te parle, hein mon poulet? Tu penses à quelques personnes, n’est-ce pas ?!

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CARO2

Il faut que j’te le dise mon amour, au tout début, mon cœur de maman avait parfois peur de ne pas avoir toute la place. Parce qu’il était rempli d’insécurités de nouvelle maman, parce que maman voulait être la meilleure. Parce qu’une maman poule c’est aussi des fois une maman lionne, une maman louve, une maman ours.
Oh! Mais j’ai vite compris mon poulet!
De savoir qu’il y aura ces gens, toujours là pour toi, qui t’aimeront inconditionnellement, qui s’inquièteront pour toi, qui sauront toujours comment te faire sourire et comment sécher tes larmes, qui tiendront ta main peu importe ce qui arrivera et qui veilleront sur toi même de là-haut sur leur nuage, c’est si précieux. Il n’y a pas de plus beau cadeau pour le cœur d’une maman poule comme moi.

PhotoCarolineGauthier

CAROLINE G.

Les paires de bas

« Allez les amis, il faut s’habiller ! Mais… où sont tes bas ?»

Si ce n’est pas une rengaine chez vous, chez moi c’est de coutume. Chaque matin, de chaque semaine, de chaque mois, je demande à mon p’tit mec où sont ses bas. Et invariablement, on ne sait jamais où ils sont.

Je n’ai pas toujours été maman. Je n’ai pas toujours eu ce rôle d’exemple. On ne m’avait pas dit, quand j’ai accouché de Grande Poulette, que j’allais un jour me battre avec son petit frère pour qu’il accepte de porter des bas à l’heure sacro-sainte du départ pour le chemin de l’école. On ne m’avait pas expliqué non plus à quel point faire des paires de bas pareils est un calvaire. Si, si, un calvaire. Ils s’empilent, me narguent du coin de la salle de lavage et attendent patiemment que je me décide à les prendre et à les rassembler.

Or, à l’adolescence, bien avant de penser à ma progéniture protestataire, je ne portais jamais de bas pareils. Jamais. La vie était trop courte pour que je prenne le temps de mettre des bas de la même couleur. Quel intérêt? L’usage du bas n’est-il pas de protéger le pied?

Ma mère m’a appris qu’il est important d’être heureux dans la vie et mon père, lui, m’a bien inculqué l’importance de choisir ses combats. (Peut-on y voir un lien de causalité avec leur mariage encore fort et de béton à ce jour? Probablement, mais ce n’est pas le sujet.)

Si mon bonheur et le choix de mes combats est garant de ma santé mentale, il est important de ne pas négliger cet aspect quant à la chasse aux bas. Le temps était trop court quand j’avais 14 ans, aucun enfant, plein de temps à tuer. Par quelle magie aurais-je plus de temps à investir maintenant que je dois assurer la nutrition d’une famille, les forcer tant bien que mal à se vêtir décemment et les pousser sur le chemin froid de l’école tous les matins?

C’est ce que je me dis aussi. Qu’à cela ne tienne ; les bas ne sont pas en paires chez nous. Ils sont dans une boîte, pêle-mêle, et chacun pêche chaque matin deux protège-pieds.

Nos bas sont peut-être bleus et roses, verts et noirs, à pois et rayés… Mais nos pieds sont au chaud. Et ça, c’est tout ce qui compte lors d’un matin froid du mois de mars.

SOPHIE

 

SOPHIE P.

JE NE CHANTE PAS

 

Je ne chante pas. Je n’ai jamais chanté et ne chanterai jamais de berceuses à mon bébé. J’ai une voix stridente qui dérange. La première fois que j’ai chanté une berceuse à mon petit poulet, alors qu’il somnolait, il a ouvert grand les yeux et m’a regardée, l’air de dire :
« Sérieux! Non, mais… non, non, non! Papa! Papa! Papaaaaaa! »
Et ce fut la dernière fois que je chantais pour mon bébé. Mais qu’à cela ne tienne, si ma voix n’est pas assez mélodieuse pour endormir mon petit poulet, je vais bien trouver une solution. Alors voilà que j’entends parler de white noise, bruit blanc. Un bruit blanc, c’est un bruit de fond que bébé entendait alors qu’il était bien au chaud dans le ventre de sa maman poule. Puisque ça lui rappelle un peu ses moments de tranquillité à baigner dans le liquide amniotique, ces bruits blancs l’aident à se calmer et à bien s’endormir.

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J’ai donc téléchargé l’application Baby Sleep. Elle offre différents bruits blancs, dont le ventilateur, l’aspirateur et la laveuse. C’est un bijou! Ici, petit poulet a adopté le son de la douche (c’est peut-être parce que lorsque j’étais enceinte, je prenais toujours de longues douches interminables qui faisaient maugréer papa coq).
L’application nous permet pleins de choses : tout d’abord, il est possible de choisir le temps de lecture, et ce, par tranches de 5 minutes. Le maximum est de 30 minutes pour la version d’essai, alors que la version payante (1,99 $) offre une lecture sans interruption, donc à l’infini (et sans gaspillage d’eau!). Aussi, il est possible de sélectionner le mode avion afin d’empêcher les dings et les dongs de Facebook, de courriels ou de messages texte de retentir alors que bébé essaie de s’endormir. Cependant, il faut être capable de se séparer de son téléphone ou de sa tablette pour utiliser cette application. Ce pourrait être un gros, gros désavantage pour quelques-uns…
Ici, l’application a été téléchargée sur mon cellulaire, sur celui de mon conjoint et sur la tablette. De cette façon, si un appareil est déchargé, nous ne sommes pas dans la misère!

GENEVIEVE T

SEPHORA

On va se le dire, la femme qui a dit que la grossesse apportait un teint radieux n’était clairement pas enceinte en hiver au Québec. J’ai la face d’un pré-adolescent après 3-4 traitements d’Accutane. J’ai eu un bouton tellement imposant dans le front que j’ai dû me couper un toupet. Ils ne sont pas juste gros, ils font mal, terriblement mal. Tellement mal que tu as le goût de les vider avec une aiguille. Le monde va te dire de ne pas y toucher, qu’il va partir tout seul. Yeah right. J’ai tout essayé : exfoliant, turbo-lavage, peroxyde, pâte à dents, j’ai même mis du Vicks dessus, il n’y a rien qui fonctionnait. C’était comme si on avait colonisé ma face. J’étais maintenant en minorité dans mon propre visage. Bref, mon chum a eu pitié de moi et m’a donné une carte-cadeau de 50 $ chez Sephora pour tenter par miracle de sauver ma peau et mon orgueil.

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Pour moi, aller chez Sephora c’est comme aller au bûcher; tout le monde te regarde et te juge. J’aimerais mieux y aller si c’était plus sombre, comme dans un lounge où tout le monde paraît toujours super bien jusqu’à ce qu’on se voit la face sous les néons du Patio Vidal à 3 h 15. J’ai l’impression que je dois me forcer dans mon maquillage et mon look juste pour pouvoir rentrer dans ce magasin. En ce moment, j’ai comme trop d’hormones dans le corps pour me faire dire : « Mon Dieu, ta peau est sèche, on dirait un serpent qui mue » ou «  Coudonc, c’pas les bébés d’habitude qui ont la jaunisse? ». Je me prends donc deux grandes bouffées d’air et 2 Ativans et je me rends à mon procès. Voici avec quels produits je tenterai de me rendre à 10 mois de grossesse sans me greffer une nouvelle face et ce avec un budget de 50 $ :
Tout d’abord, on m’a dit en partant que mon budget de 50 $ était assez irréaliste vu l’état de ma peau, alors j’ai dû investir un peu plus et doubler mon budget.
J’ai été servie par la gentille Gabrielle au Sephora du Carrefour Laval. Elle m’a offert de me faire un facial sur place afin de me présenter les produits nécessaires à ma métamorphose. J’ai appris beaucoup, j’ai appris que je devrais réhypothéquer ma maison pour pouvoir me permettre tous ces fabuleux produits alors je lui ai demandé un genre d’ensemble de départ. Je m’en suis alors sortie avec une facture de 97 $ pour ces 3 produits :
Une lotion clarifiante Dr.Brandt 42 $
Un gel réhydratant Ren 38 $
Un masque de survie pour peaux à problèmes Origins 5 $

 

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Voici ma nouvelle routine pour les prochaines semaines avec les produits en ordre d’utilisation :
-Démaquillant
-Nettoyant
-Masque (1 à 3 fois par semaine)
-Lotion clarifiante
-Gel réhydratant
-Un grand café noir parce qu’après toute cette routine je viens de perdre au moins 2 heures de  sommeil. ☺

 

STEPH

STEPH VAN ROB.

L’allaitement Entre maman poule et imparfaite

Dès le début de ma grossesse, avant même que j’aie eu le temps de me poser la question, on a commencé à me demander si je voulais allaiter ou non. Déjà, je sentais un malaise dans la réponse que je donnais, peu importe si je penchais d’un côté ou l’autre.
Après en avoir discuté avec mon conjoint et avoir lu sur le sujet, j’ai décidé que j’allais allaiter. Ça semblait si simple, empreint de tendresse et d’amour. Égoïstement, je trouvais ce choix économique, moins compliqué que de s’y retrouver dans les tonnes de sortes de lait et de biberons et je courrais beaucoup moins de risque de faire une syncope vis-à-vis la stérilisation que j’aurais voulu faire de façon un peu névrosée, c’est certain.
Puis, j’ai assisté à mon premier cours prénatal qui portait sur l’alimentation des petites poules et des petits poulets. J’ai été renversée et le mot est faible! Tant de jugements et de mépris envers les femmes qui ne désiraient pas allaiter. La seule et unique option, si tu veux être une mère digne de ce nom : l’allaitement ! Aux deux heures et ce n’est pas tout, ça doit être facile et sans douleur. Si tu ne réussis pas, tu n’es PAS une bonne mère. Voilà ce que j’ai retenu de cette rencontre. J’étais tellement révoltée de la pression qui était mise sur les futures mamans.
Quelques mois plus tard, après les débuts difficiles de l’allaitement, quand la fatigue a pris une pause, que mon corps s’est habitué à cette nouvelle tâche et que j’ai commencé à profiter des côtés pratiques de l’allaitement, on s’est mis à me demander quand je prévoyais arrêter?!? Car semble-t-il que c’est beaucoup trop grano d’allaiter au-delà d’un certain temps.
Alors, si vous avez envie de rire et de vous défouler un peu, voici une super réponse à donner aux gens qui vous questionneront sur le sujet: Répondez que puisque vous serez jugées que vous décidiez d’allaiter ou non, eh bien, vous avez choisi de ne pas nourrir votre p’tit mec ou votre p’tite nana! Attendez de voir les réactions, hilarant!!!

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Dominique
Maman poulet et imparfaite

L’hypnose pour accoucher? Je l’ai fait!

 

Quand j’ai su que j’étais enceinte, j’étais terrorisée. Certes par la peur de devenir maman et d’affronter ce nouveau défi irréversible (pas de retour possible si la marchandise ne me convenait pas, hein!), mais aussi par la peur d’accoucher.
Je me réveillais en sursaut en me rappelant que c’était bien vrai et que j’allais devoir accoucher. J’entendais ce cafouillis d’histoires d’horreur que j’avais entendues auparavant, bien avant ma vie de future maman! J’avais le cœur qui débattait juste d’y penser. J’avais peur, si peur!
Peu à peu, je me suis dit que c’était toute une épreuve certes, mais j’avais des semaines pour m’y préparer! Hé! C’est vrai! JE POUVAIS M’Y PRÉPARER!!!! Étant joggeuse depuis des années, je me suis mise à voir ça comme une épreuve sportive (ça l’est un peu non?). Ça m’a calmée, énormément. Je suis de cette nature qui a besoin de préparation pour les choses, qui a besoin de visualiser et de se sentir en contrôle.
Comme j’avais pris la décision d’avoir un accouchement sans épidurale (combien de fois on a éclaté de rire en m’entendant dire ça!) je me suis mise à lire ici et là pour essayer d’apprivoiser ce que j’allais affronter! Ce n’est pas que je sois contre l’épidurale, chaque femme affronte cette épreuve comme elle le peut et le veut, il s’agit de son corps, son bébé. Mais moi, j’avais envie de me sentir en contrôle et de tout vivre, tout sentir (oui oui!).
Puis une amie s’est mise à me parler de l’hypnose utilisée pour l’accouchement. « Ben voyons donc! » que j’me disais… J’étais sceptique, tellement! Puis une autre maman m’a vanté la même chose, puis une autre. Curieusement, tous leurs accouchements à elles s’étaient bien déroulés!
Bon… j’avais quoi à perdre à part mon temps et quelques sous? J’ai finalement décidé de l’essayer.
Je ne le savais pas encore, mais ça allait être une des meilleures décisions de ma vie!
On m’a référée à une hypnothérapeute au centre où j’étais déjà suivie en ostéopathie. Une perle! J’ai eu 4 séances d’hypnose avec cette femme qui était aussi maman et accompagnante à la naissance. La 1re séance m’a semblé ridicule… voir inutile. Je ne voyais pas comment ce type d’intervention allait m’aider au final à gérer la douleur. Mais j’ai persisté.
Au fil des séances durant lesquelles j’apprenais à visualiser, à respirer, à faire confiance à mon corps, je n’avais plus peur de l’accouchement. Zéro, niet, nada! Je me sentais prête et je savais au plus profond de moi que j’y arriverais, que mon corps savait quoi faire et surtout, que j’avais des moyens précieux pour me calmer.
J’ai finalement eu un accouchement naturel comme je le désirais. Un accouchement qui fut relativement long, mais durant lequel je me suis sentie en contrôle. C’est un peu dans les vapes et pas trop certaine de ce qui venait de se passer que j’ai donné naissance à un beau petit bonhomme rond! 🙂
Et pour celles qui se demandent, non, je n’ai pas fait la poule ni dansé le « french cancan »! Ces méthodes n’ont pas du tout les mêmes buts que les interventions spectaculaires de Messmer!
Quand j’y repense, je suis si fière et impressionnée de ce que j’ai accompli!

Si l’hypnose pour un accouchement serein vous intéresse :
http://www.hypnonaissance.com/
http://hypno-vie.com/index2.htm
http://douce-naissance.com/

Photo_MaryseFilion

MARYSE F.

Profession : Maman de deux p’tits poulets!

Il y a deux choses que j’ai solidement ratées dans ma vie, ma chimie au cégep et la conciliation travail/famille! Je lève mon chapeau, mon verre, mon pouce et tout ce qui peut se lever à ces papas et ces mamans qui réussissent à garder la tête en dehors de l’eau et à rester zen face à ce beau défi de la vie! De mon côté, vous n’avez qu’à me dire les mots «conciliation travail/famille» et j’ai soudainement l’envie de me mettre en position fœtale dans un coin. Lorsque je travaillais, je pleurais au bureau (oui, je pleurais au bureau, je suis une braillarde, je pleure pour un rien! Je m’assume! Certains me diront que je suis faible, mais je préfère dire que je suis vraiment près de mes émotions…) Bref, j’étais « vraiment près de mes émotions » au bureau parce que je me sentais coupable d’envoyer mes petits poulets à la garderie et quand j’étais à la maison, je pensais seulement à mes dossiers et à prendre mes messages à distance. Je suis devenue incapable d’assumer mes deux rôles et je me suis rendue au bout du rouleau.

Entre vous et moi, je suis allé consulter une psychologue pour m’aider à passer au travers ce tourbillon d’anxiété et d’épuisement et c’est elle qui m’a ouvert les yeux. Elle m’a dit que ma difficulté venait du fait que mon mari et moi n’étions pas en accord avec le style de vie que nous avions et que nous devrions effectuer les changements qui s’imposent avant de s’enfoncer plus loin. En quelques mois, notre vie a fait demi-tour et nous avons tout changé. Nous avons eu droit à plusieurs réactions lors de l’annonce de notre changement de vie. Beaucoup de jugements, certains ont l’air de penser que je ne fais qu’écouter des séries télévisées à longueur de journée. D’autres ne comprenaient pas que je quitte un emploi permanent et que j’allais perdre mon autonomie financière. Par contre, plusieurs me trouvaient chanceuse d’avoir le courage de tout changer et me disaient que je prenais la meilleure décision. Mais aujourd’hui, les matins où il fait moins 30 degrés et que mes enfants boivent leur chocolat chaud en pyjama sans se faire bousculer, je suis fière d’être maman à la maison, mais surtout d’avoir fait notre choix de vie pour nous, pour notre famille, sans se fier aux jugements des autres.

Je vous souhaite donc d’avoir la possibilité de vous asseoir et de prendre quelques instants pour faire le point sur votre vie. De voir s’il y a des aspects que vous aimez moins et d’avoir le courage de les changer. Et là je ne parle pas de devenir toutes des mamans à la maison, je parle de votre vie en général! Et si, par bonheur, tout est exactement comme vous le souhaitez, donnez-vous une petite tape dans le dos de ma part et poursuivez votre route!

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ÉMILIE B.

Lettre à mon fils ….

T’es mon fils. « Mon fils », 2 petits mots courts qui, mis ensemble, me font l’effet d’une bombe chaque fois que je les prononce, même dans ma tête. MON FILS

Dès que j’ai vu apparaître la petite ligne de couleur sur le test de grossesse, mon cœur s’est emballé, il s’est rempli d’amour pour toi, que je ne connaissais pas encore, mais que j’avais déjà tellement hâte de rencontrer. Et quelle rencontre! Le plus beau moment de ma vie!

Mon fils…

Je sais, je devrais dire « notre fils », puisque tu es aussi le garçon de ton papa. En fait, tu lui ressembles tellement! Tu es un beau mélange de ton papa et de ta maman et, même si les mots justes seraient « notre fils », quand je te regarde, c’est plus fort que moi. Tu es MON fils. Jamais je n’aurais pensé avoir un petit garçon. J’ai toujours pensé, du plus loin que je me souvienne, que j’aurais une petite fille… et j’en étais persuadée au moment même où j’ai su que je te portais, jusqu’à ce que l’échographie révèle un petit attribut typiquement masculin! Et tu sais quoi? Je ne t’échangerais contre une petite fille pour rien au monde! Tu es MON FILS!

Il y a des journées où c’est plus difficile que d’autres, c’est vrai. Certains jours, tu peines à dormir; d’autres fois, les dents te font pleurer et pleurer, tu es inconsolable et seuls mes bras peuvent te réconforter. Malgré tout, quand je me couche à tes côtés par terre, pour jouer un peu, avant ou après le bain, que tu tournes la tête vers moi et que tu me fais ton plus beau sourire (parce qu’ils sont tous plus beaux les uns que les autres, tu t’imagines bien!), je fonds, carrément. Tu es magnifique! Tes yeux rieurs, ton p’tit nez mignon, ton sourire charmeur… tu es tout simplement parfait! C’est l’évidence même, comment ne pas être parfait… tu es MON FILS! Et à mes yeux, tu seras toujours le plus beau bébé, le petit garçon le plus extraordinaire, l’ado merveilleux (malgré que tu seras quand même un ado!), l’homme formidable que tu deviendras…

T’es mon fils… Je t’aime, Adrien!
audrey

AUDRÉE

La première sortie sans notre p’tit mec

Mon beau brun et moi avions été invités au mariage d’un couple d’amis, mais avions dû refuser l’invitation puisque ma date prévue d’accouchement était le lendemain. On avait décidé de la jouer safe comme on dit. Finalement, notre p’tit mec s’est bousculé et est venu au monde trois semaines à l’avance, ce qui rouvrait la possibilité d’assister à la célébration.

Après discussion, nous avons convenu qu’il y avait des avantages à faire garder notre petit poulet pour aller au mariage : plus vite on le confierait, plus ce serait facile pour nous de le faire plus tard. Vingt jours après sa naissance, nous étions donc en train de faire la fête (ou plutôt, en train d’essayer de faire la fête) dans un mariage. Et aujourd’hui, j’avoue que c’était peut-être un peu précipité, mais on a osé même s’il était si petit et si fragile. Cette soirée nous a fait un bien fou.

J’ai dû sortir mon attirail des boules à mites : j’ai troqué mes vêtements mous et ma fameuse queue de cheval pour une tenue et une coiffure d’occasion. Je me suis également maquillée, question de cacher les belles traces bleuâtres sous mes yeux qui témoignaient de mes courtes nuits.

Il faut se le dire : maudit que ça fait du bien de s’arranger un peu! Me semble que le restant de p’tite bedaine molle paraît moins dans ces temps-là. Par contre, comme c’est inconfortable et inélégant une belle robe cocktail noire qui se tend un peu trop sur des seins durs comme du roc et qui laisse paraître des traces humides de lait! Et c’est sans compter les petits pieds encore enflés qui débordent des belles sandales à talons. En y repensant, ce n’était pas bien chic, mon affaire!

Après quelques cocktails, nous avons surmonté la culpabilité et réussi à nous amuser, à danser et à rire. Nous avons même fini par oublier que nous étions parents et que nous avions un petit poulet quelque part qui attendait notre retour. Bon, il est vrai qu’à plusieurs reprises durant la soirée, mes seins m’ont douloureusement rappelé l’existence de ce p’tit mec. Et quoi de mieux que de faire des virées dans la voiture pour tirer son lait et en engraisser le gazon!

Après avoir ramené mon épave de beau brun à la maison aux p’tites heures du matin, j’ai été soulagée de retrouver mon petit poulet. Malgré une soirée très agréable, mon cœur de maman poule s’ennuyait beaucoup de son p’tit mec d’amour.

melanie potvin

MÉLANIE P.