Il était une fois des amoureux, avant la vie de famille.

                                                                 Crédit photo : Jessika Robitaille Photographe

Bienvenue au 21e siècle où les enfants sont les premières victimes du divorce. Les fameux « enfants du divorce ».

J’en suis moi-même une. Je me suis toujours juré de tout faire avant d’en arriver là, pour que mes p’tits poulets ne souffrent pas ainsi.

Mes parents ont divorcé quand j’avais 7 ans. J’ai très peu de souvenirs d’eux ensemble, et de nous, en famille. Ça m’aura pris bien des années et tout un cheminement personnel pour accepter cette fatalité.
Selon les réputées statistiques, 1 couple sur 2 se sépare. C’est énorme! Ça veut donc dire 1 famille sur 2 qui est brisée.
Une séparation, pour un enfant, c’est tout un bouleversement intérieur. C’est toute une routine et une façon de vivre qui est rejetée pour une nouvelle formule. Pourtant, nos histoires d’enfance racontent toujours qu’un papa et une maman s’aiment toute leur vie?
Certes, dans certains cas, il vaut mieux que les parents se séparent. Quand le respect, l’admiration et le désir laissent place aux cris, à la violence mentale et physique, il est temps de protéger les enfants.
Mais avant d’en arriver au dégoût de l’autre, n’y a-t-il pas certaines choses à préconiser?
Je crois que oui.
Avant l’arrivée de mon premier p’tit mec, ma mère me disait toujours une chose « il faut entretenir le couple, c’est important ». Je l’ai toujours cru. Sans amour dans le couple, il n’y a plus de famille. C’est le fondement de la cellule familiale.
Quand un couple n’a pas encore d’enfants, c’est facile. Une soirée, vous avez envie d’aller au cinéma? Pas de problème! Vous avez le choix entre 7 soirs par semaine!
C’est drôle, ça me rappelle de vagues souvenirs lointains! Blague à part, je n’échangerais pour rien au monde la venue de nos enfants. Ils nous ont rapprochés dans un certain sens. Je vous l’accorde, pas dans leurs deux premiers mois de vie, mais, ça passe si vite! Un p’tit rappel? Fatigue, nuits blanches, stress et pleurs incompréhensibles d’un p’tit mec que nous apprenons à connaître sur le tas!
Comment entretenir le couple? C’est assez simple en fait.
D’abord, il faut se le dire, y croire et s’en parler.
Ensuite, il faut identifier ce qui entretient votre couple. Une soirée au restaurant? Une soirée en gros bas de laine devant un foyer à lire un livre?
Après, il faut se garder du temps à deux et se prévoir des sorties afin de s’exiler temporairement du cocon familial pour mieux revenir.
Mon amoureux et moi, on est même allé jusqu’à se donner de vrais rendez-vous. Avec la demande par message, le lieu, et en arrivant chacun de son côté. Essayez! C’est assez drôle et ça fait du BIEN!
À travers les journées folles, il est facile de s’oublier en tant que couple.
Au risque d’être franche, nous, les femmes, nous avons une fâcheuse manie. On donne toute notre énergie, notre temps, nos rires, notre dévouement à nos enfants. C’est normal. Mais cela se fait au dépit de notre conjoint. Comme si, une fois la venue d’un enfant, plus rien d’autre ne compte. J’ai déjà entendu des histoires d’horreur à ce sujet où l’homme en était presque jaloux. Se faire prendre sa place dans le cœur de sa bien-aimée par un p’tit humain! Imaginez! C’est sans compter les effets de la maternité sur le corps de la femme. La perte de libido, la fatigue, les maux de ci et de là, etc.  Ce sont des choses réelles.

Malheureusement, tout ça n’entretient pas le couple.
Prendre soin de l’amour qui nous habite, c’est une belle façon d’entretenir la famille indirectement et d’assurer aux enfants qu’ils ne seront pas les victimes du divorce. Pour ma part, nos p’tits poulets aiment nous voir amoureux. C’est un prix inestimable à mes yeux.
Quand on a des enfants, je crois que nous leur devons de tout essayer pour préserver l’amour dans le couple. De prévenir la destruction de la famille. De ne pas sombrer dans la facilité et le rejet. D’accepter l’autre, d’accorder le pardon, de se donner à l’autre, et de communiquer quotidiennement. De respecter les valeurs de l’engagement finalement.
Et vous, les mamans poules, prenez-vous soin de votre couple?

 

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ALEXIA M.

Le coloriage pour adultes, c’est Yay ou Nay?

Allez-y, jugez-moi! J’ai succombé aux cahiers à colorier pour adultes! Bon, tout d’abord, je dois vous expliquer que je suis loooooin d’être une artiste. J’ai souvent de bonnes idées, mais je ne suis pas très habile pour les réaliser. (J’ai d’ailleurs plusieurs « Pinterest Fails » à mon actif, mais je vous garde ça pour une autre fois…) Alors que faire du coloriage à l’intérieur des lignes, ÇA c’est à la hauteur de mes compétences! Quand j’étais petite, je passais des heures à aiguiser chacun des 64 Crayola de ma boîte, puis à peser très fort dessus alors que je remplissais chaque page de mes livres à colorier de Barbie. Il n’est donc pas surprenant, qu’après avoir colorié la moitié de l’affiche Rue Tabaga de mon fils, sous prétexte qu’il est encore un peu jeune et qu’il a besoin que je lui montre comment faire (yeah right!), que je me sois laissée séduire par un album à colorier pour adultes avec des dessins de café, de mode, de barbus et de bouffe vraiment fou!

 

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Crédit : Sarah Boisvert

Pour certaines, c’est faire des mots croisés et pour d’autres c’est tricoter, moi c’est le coloriage. Bon je l’avoue, mon temps libre est plutôt rare, voire inexistant, alors ça me paraît un peu utopique de m’accorder du temps pour remplir un dessin de couleurs pendant qu’une pile de linge sale m’attend ou encore que mon plancher aurait besoin d’un bon coup de vadrouille… Heureusement, je peux cesser de culpabiliser, car à mon grand bonheur, cette forme d’art-thérapie qui s’apparente à la méditation est bénéfique pour le cerveau et diminue le stress. En fait, pour moi, c’est un moment pour décrocher, réfléchir et me recentrer. L’avantage de ce passe-temps, c’est que je peux être interrompue à tout instant sans problème. Contrairement à la lecture d’un livre ou à la préparation d’une recette, je peux stopper tout ce que je fais sans perdre le fil et m’y remettre à tout moment (que j’aie 2 minutes ou 1 heure de lousse).

 

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Crédit : Sarah Boisvert

Au travail, j’ai les yeux rivés sur un écran de 8 h à 17 h et je suis cognitivement très sollicitée toute la journée et sinon dans mes moments de « pause » (lire ici dans la voiture en transit entre la maison et le boulot), je planifie dans ma tête les repas, les commissions et l’horaire du week-end.
C’est donc l’activité no-brainer toute indiquée pour moi! Pendant quelques minutes, je retombe en enfance et je peux m’évader, ne penser à rien et laisser mon p’tit hamster se reposer.
Autre avantage, en tant qu’adapte du multitâche, je peux facilement jumeler une mini-séance de coloriage à un moment dans une salle d’attente. Et en plus, c’est une activité que je pourrai bientôt partager avec mon fils (ce qui me plaît beaucoup plus que de jouer aux p’tites autos, je dois l’avouer) aussitôt qu’il cessera de mettre systématiquement tous les crayons dans sa bouche.
Que faites-vous pour vous détendre quand vous avez un gros 2 minutes à vous? Êtes-vous adeptes du coloriage pour adultes? Trouvez-vous cette tendance farfelue?

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SARAH B.

Chéri, est-ce qu’on oublie quelque chose?


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Quand notre famille habite à 200 km de distance, une réalité à laquelle on doit souvent faire face, c’est voyager avec les enfants. Et qui dit voyager dit faire les bagages. C’est le moment où nos talents au jeu Tetris nous servent enfin. Ça relève du domaine du miracle de faire entrer dans un coffre de voiture : un parc, une poussette, un Bumbo, des couches pour une semaine, des vêtements, des biberons, le bain de bébé, les doudous, les jouets, etc. Et mon homme qui voulait aller faire de la planche à neige… « Je suis désolée chéri, il y a juste assez de place pour tes mitaines et ta tuque, si tu les portes en route bien entendu. » Dans ce cas là, tu as deux solutions; soit tu changes de voiture, soit tu repenses tes bagages en fonction de l’espace dont tu disposes. Personnellement, j’ai opté pour la deuxième option. Après sept mois à faire la navette entre Québec et Chicoutimi, on est passé maître dans l’art de faire des bagages. Comme M. Miyagi l’a fait avec Daniel San, laissez-moi vous transmettre mon savoir.

Conseil #1 : Fais-toi une liste! Faire une liste complète de tout ce qu’on doit apporter permet non seulement de s’assurer qu’on aura tout ce dont on a besoin, mais aussi qu’on n’oublie rien chez nos hôtes. Parce qu’oublier LA doudou dont votre petit poulet a besoin pour dormir ou LE toutou préféré de votre petite poulette, ÇA NE PARDONNE PAS! Vous pouvez même faire une liste suprême de laquelle vous ferez des photocopies pour ne pas avoir à la refaire chaque fois.

Conseil #2 : Réduis tes options au strict minimum! Oui, oui fille, t’as pas le choix! On aimerait toutes avoir autant de vêtements qu’il existe de conditions météo. Un kit s’il fait soleil, un s’il pleut, un au cas où un front chaud rencontrerait un front froid… C’est bien beau les options, mais on finit toujours par trop en apporter. Faire du lavage c’est aussi une option intelligente.

Truc de pro (en boni) : Quand on va souvent chez nos parents éloignés, il est sage de laisser un kit de base de ce dont on a besoin chaque fois : savon, shampoing, déodorant et brosse à dents, ça fait déjà ça de moins à traîner. Personnellement j’ai un parc, un bain de bébé et des jouets chez mes parents. Tout l’espace de coffre que je gagne, ça n’a pas de prix.

Alors les mamans poules, la prochaine fois que vous faites vos valises, faites ça comme de vraies pros!

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PhotoCindy Tremblay Savard

CINDY S.

L’introduction à la garderie et la culpabilité d’être heureuse d’avoir du temps pour soi

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Dans quelques jours, ma petite dernière commencera la garderie à temps plein. C’est parce que je suis si poule que je la gardais encore 3 jours par semaine avec moi, jusqu’à ses 18 mois.
Même que son grand frère, je l’ai gardé avec moi jusqu’à ses 2 ans.

J’ai un gros sentiment amour-haine envers la garderie.
En fait, ce n’est pas avec la garderie, mais plutôt avec ma pensée que pour être une maman parfaite, je devrais être capable et surtout heureuse de m’occuper de mes enfants 7 jours sur 7. Oui, c’est dit, ce n’est pas bien, mais c’est ce que mon cerveau pense, malheureusement. Blame it on Instagram et les blogues de mamans parfaites. Ou sur mon incapacité à me foutre de ce que les autres pensent, même si j’essaie fort.

La vérité, c’est que des fois, souvent, ça m’emmerde de jouer aux autos, d’habiller les enfants pour aller jouer dehors, de faire semblant que je n’ai pas froid, de les rentrer de force parce qu’ils ne veulent jamais rentrer.

J’aimerais tellement être heureuse d’être avec eux, s’il n’y avait que ça dans ma vie. Si seulement tous les projets qui cognent à ma porte pouvaient aller voir ailleurs sans que ça me fasse un pli. Si mon iPhone n’agissait pas comme un aimant toutes les 7 minutes (ou moins, ark!).

À force de faire tout à moitié, je me sens coupable tout le temps.
Je réponds à mes courriels pendant la collation, je vais prendre une marche en poussette au lieu de faire les modifications sur un dossier, j’ai hâte qu’elle fasse une sieste pour pouvoir plancher sur une création. Je veux tout et je n’ai pas de plaisir.

Maintenant je vais pouvoir compartimenter.
Travailleuse de jour, à la maison, rien pour m’aider à ne pas me sentir coupable de les « chasser » de leur habitation/mon bureau.
Maman de soir.
Maman tout le temps en fait, et travailleuse autonome aussi de soir.
Est-ce que ça va faire une différence finalement?

Cette semaine, j’essaierai de savourer, sans culpabilité, cette rentrée à la garderie. Je me laisse une journée pour verser quelques larmes (emo much). Pour le reste, j’ai prévu de la lecture, des rencontres de clients, un dîner avec une amie, une grève de lavage et même une réunion de travail dans un bar.

 

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Photo : Tania Lemieux

On verra si c’est la bonne solution pour nous.
Pour l’instant, je jubile à penser que j’aurai tout ce temps à consacrer à mes projets.

 

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GENEVIÈVE L.

Bienvenue dans l’univers P’tit Mec P’tite Nana

Pour ceux qui me connaissent, vous ne serez pas surpris d’apprendre que je suis une des maîtres d’orchestre de ce tout nouveau blogue. Afin de réaliser ce beau gros projet, j’avais besoin d’une partenaire aussi folle que moi (c’est à ce moment que Julie entre en jeu, comme elle le fait chez P’tit Mec P’tite Nana, elle embarque avec moi dans mon tourbillon d’idées et m’aide à pousser les choses encore plus loin). Comme nous avons reçu tellement de bonnes candidatures lors de notre recherche pour UNE blogueuse et que nous préférons faire les choses en grand, nous avons décidé de donner la parole à 31 fantastiques mamans.

C’est à travers leurs billets, publiés de façon quotidienne, que vous apprendrez à connaître ces femmes uniques qui ont su conquérir notre cœur. Tout ce que nous faisons, nous le faisons avec passion, alors nous vous souhaitons une bonne lecture!
J&J
P’tit Mec P’tite Nana, le BLOGUE!!!

jujess