Les concombres de la culpabilité

Dernièrement, le magazine Châtelaine a lancé une campagne pour combattre la culpabilité chez les parents. (http://fr.chatelaine.com/societe/byebyeculpabilite-et-si-on-envoyait-promener-la-culpabilite/) Je salue bien haut cet effort collectif pour nous rendre moins soucieuses, même si des fois, on dirait que ça tourne mal.

J’avoue que je me pose toujours mille questions. Je doute, redoute et remets en question tout ce que je fais, ce que je dis. J’analyse, je décortique. Honnêtement, c’est loin d’être reposant. J’aspire vraiment à être plus détendue et intuitive. Ça s’en vient, tranquillement.

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Quand je vois des photos de personnes que j’admire donner du Kraft Dinner à leurs enfants, c’est là que ça dérape et que mon cerveau s’obstine tout seul:

– « J’aime cuisiner de bons repas frais tous les jours. C’est important pour moi d’offrir ça à ma famille », dit l’égo de la maman parfaite.

– « Tu as lu trop de blogues, de livres de recettes. C’est impossible de toujours vouloir en faire autant », rationalise la maman fatiguée.

– « C’est de la lâcheté », dit la snob qui veut se réconforter.

– « Est-ce que si je ne donne pas de KD à mes enfants, ça fait de moi une victime de l’image de la maman parfaite? », dit la douteuse.

– « Est-ce que je suis trop sévère, pas assez lousse? », dit la culpabilité.

Voilà. La culpabilité a trouvé le moyen de revenir me rejoindre là où elle était supposée s’enfuir.

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Même chose pour #LaVraieVie. J’aime que ce soit en ordre dans mon salon et que mon foyer n’ait pas l’air d’une garderie. Avec toutes ces photos de désordre partagées dernièrement, je me suis sentie coupable de vouloir rendre ma maison belle et calme. Est-ce que ça fait de moi quelqu’un de superficiel?

Bref, je ressens le contraire de comment on veut que je me sente. Est-ce que c’est moi qui s’en fait trop? On peux-tu arrêter de dire aux autres comment gérer leur maison et élever leurs enfants?

Si votre maison est propre et si vous cuisinez des menus équilibrés, vous êtes aussi une bonne mère. Ça a l’air d’aller de soi dit comme ça, mais ce l’est de moins en moins. Vous n’êtes pas une folle débordée épuisée orthorexique.

Ça me fait penser à #RealWomenHaveCurves. Les femmes n’ont pas toutes des courbes et ça ne fait pas d’elles des hommes. Elles ont juste un corps différent.

Alors j’embrasse #ByeByeCulpabilité, même si je n’ai pas de Kraft Dinner dans mon placard. Et je vais vous avouer mon petit truc quand l’épicerie n’est pas faite et qu’on manque de temps pour faire le souper : une toast, des œufs brouillés, une canne de fèves au lard. 
Et les concombres de la culpabilité.

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GENEVIÈVE L.

Apothicaire

Quand un membre de la famille est malade au Québec, c’est stressant. Est-ce que je vais pouvoir avoir un rendez-vous avec le médecin de famille? (Et ce, si on en a un pour commencer.) Est-ce que je vais passer la nuit dans une salle d’attente à l’hôpital? Est-ce que le médecin de garde aura le temps de répondre à toutes mes questions?

Quand je suis arrivée en Autriche, j’avais d’autres préoccupations.
Est-ce que je vais pouvoir trouver un pédiatre sans parler un mot d’allemand?
S’il y a une urgence, comment vais-je expliquer mon problème si personne ne parle anglais?
Les médicaments sont-ils sensiblement les mêmes?

Laissez-moi vous dire qu’avec une grossesse et des enfants qui ont été malades toute l’année, je peux maintenant dire qu’on doit s’arranger pour se faire comprendre. On n’a pas le choix.

MEDS_Carolyne Dallaire

T’sais, quand une image vaut mille mots (ou maux dans ce cas-ci)…
Après 5 amygdalites (sans blague, quand j’envoie des textos, lorsque j’écris les lettres « AM », mon téléphone y ajoute automatiquement les lettres manquantes pour écrire amygdalite…), une quinzaine de points de suture, des infections aux oreilles, de la forte fièvre qui ne finit plus de finir, un bout de cornée arraché, l’hospitalisation de mon gros poulet et j’en passe, ça engendre des visites aux deux jours chez l’apothicaire, le fameux pharmacien européen.

Ma première visite dans une pharmacie en Europe a été assez spéciale. J’avais l’impression de rentrer dans un laboratoire de chimie. 90 % de nos prescriptions étaient des produits à base végétale. On a essayé tous les sirops possibles; c’était de la torture pour les papilles gustatives.

Ici, dans les pharmacies, TOUT est derrière le comptoir. Les seules choses auxquelles nous avons directement accès, ce sont des savons artisanaux, des crèmes de base, des baumes pour les lèvres et des condoms enveloppés dans de beaux emballages créatifs qui ressemblent à des savons (je me suis déjà fait surprendre à les sniffer, ne sachant pas que c’était des condoms.)

Ce jour-là, je suis rentrée dans la pharmacie, pleine d’assurance, les mots « bitte » et « danke » dans la tête. (SVP et MERCI) J’aurais dû partir de la maison en ayant aussi cherché le mot « suppositoire » en allemand. C’est ce que j’allais me procurer pour mon grand.

J’en ai payé le prix. Je n’avais pas encore Internet sur mon téléphone cellulaire. Les commis et les pharmaciens me regardaient tous en essayant de trouver le bon médicament suite à mes mimes qui ont, je vous le jure, ressemblé à ceci :

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Je me suis pointée les brioches en faisant un genre de bruit d’ouverture de bouteille de bière. TSSST.

Les clients derrière moi avaient pitié. Mon visage était un cran de plus rouge que le rouge qui gagne notre face quand on est gêné. Mais bon, l’important, c’est que je suis bel et bien sortie de là avec mes suppositoires en main. Avec un puissant sentiment de honte en extra.

Vous vous êtes déjà retrouvé dans une situation embarrassante semblable?

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CAROLYNE D.

La vie avant bébé n’est qu’une illusion

Après 1 an sur l’autre planète, celle du congé de maternité, brusque retour à la réalité. Est-ce que ça m’a donné un choc? Non. Aucun. Suis-je normale? En fait, je ne me suis pas vraiment posé la question. J’étais tellement bien que j’en ai juste profité. Vous me traiterez de mère indigne, je m’en fous! Oui je suis bien sans mon bébé. J’ai hâte d’aller travailler le matin pour avoir un break.
Quoi? Si ma fille est un bébé difficile? Non, pas du tout!

Pas obligé que ce soit l’enfer à la maison pour avoir envie d’être ailleurs! Envie de faire autre chose, de voir des gens. Et surtout, de penser à autre chose!
Ceci dit, j’admire toutes les mamans qui restent à la maison avec leurs enfants pour les élever. À la maison. Avec leurs bébés. Les faire manger. Les endormir. Jouer avec eux. Toute la journée. TOUS LES JOURS. Vous êtes des saintes! Vous me direz que la conciliation travail-famille me sera tout aussi difficile, mais bon!

 

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Mon moment préféré de la journée : mon heure de lunch! Parce que je ne suis pas encore trop fatiguée. On se croit fatiguée, vidée, avant d’avoir un enfant. Je corrige : avant je n’étais pas fatiguée! C’est maintenant que je le suis. Vraiment. Pendant mon heure de lunch, j’ai encore de l’énergie, alors que le soir, après que bébé se soit endormi, je n’en ai plus. Bien que j’aie un million de choses à faire, je ne les fais pas. Trop d’efforts!
J’aime mon heure de lunch parce que j’ai du temps pour moi. J’ai l’impression de redevenir, l’espace d’une heure, la femme que j’étais avant d’avoir un bébé. Celle qui avait mille et un projets. D’ailleurs, je me suis demandé comment je pouvais me plaindre, jadis, de ne pas avoir le temps de les concrétiser. Car c’est maintenant que je n’en ai pas, du temps! Voulez-vous bien me dire ce que je faisais de mes temps libres!?
Je me dis donc : je me plaignais vraiment pour rien!
Contrairement à certains qui apportent du travail à la maison, moi j’apporte maintenant de la maison au travail… mon heure de lunch est consacrée à des réalisations personnelles! Je remplis le livre de bébé de ma poulette, je place les photos dans son album, je recherche des recettes sur Internet pour me monter un livre de recettes pour bébé… Je sais, ça tourne encore autour du bébé!
Et vous savez ce qu’est mon deuxième moment préféré de la journée? Quand ma fille me sourit en me voyant arriver le soir!
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MÉLANIE R.

Ces si charmantes phrases entendues….

Première phrase «Fais-toi en pas, tu vas aimer ta deuxième poulette autant que la première, l’amour ça se multiplie». OUIN, bien personne ne m’avait dit que je perdrais la relation unique, précieuse et fusionnelle que j’avais avec ma première poulette. Personne ne m’avait dit qu’il serait difficile de soudainement n’avoir presque plus de temps à consacrer à celle à qui je dévouais ma vie entière depuis 16 mois. Oui, j’ai assez d’amour pour mes deux poulettes. En fait, j’ai à la fois le cœur qui déborde d’amour pour deux magnifiques poulettes et en même temps le cœur brisé d’une relation mère-fille unique qui s’envole à tout jamais et ÇA, personne ne m’en avait jamais parlé. Suis-je la seule à avoir vécu la venue d’un deuxième enfant de cette façon?

 

Deuxième phrase « Avoue que tu ne saurais plus quoi faire de ta vie sans tes enfants ». FAUX!!! Moi, j’adore mes filles, j’aime passer du temps avec elles, jouer par terre, faire la folle. Je déteste devoir les envoyer à la garderie, même si c’est chez ma sœur, parce que j’aime mieux toujours les avoir à l’œil. Mais si vous me demandez ce que je ferais sans enfants….Je redeviendrais très facilement égoïste! Je sortirais avec mes copines, j’aurais du temps pour me peigner le matin, je prendrais des bains, je partirais en vacances d’amoureux et 1 001 autres choses. Mais j’ai choisi d’être une maman poule et imparfaite et j’en suis fière!

Troisième phrase « Profites-en, tu vas voir ça passe tellement vite ». DÉSOLÉE, mais avec mes deux poulettes de moins de deux ans, me réveiller six fois par nuit, me lever à 6 h tous les matins, changer 14 couches par jour, surveiller tout ce qui peut être mis dans la bouche, même ce que je n’aurais jamais soupçonné et j’en passe. Eh bien moi personnellement, j’ai bien hâte que ça passe et non, je ne trouve pas que ça va vite. J’ai hâte que le temps passe pour pouvoir inventer des jeux avec me poulettes, jaser avec elles, pouvoir aller au zoo et au musée et les voir s’émerveiller. Pour moi, bébé c’est bien, mais grande c’est mieux!!!

Vous, quelles phrases vous font réagir?

 

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DOMINIQUE P.

La craie co.

En 2016, pourquoi s’en tenir à l’ordinaire alors que nous avons accès à l’extraordinaire!
J’ai eu la chance de découvrir la compagnie La Craie Co. qui se spécialise dans la conception d’affiches personnalisées visant à souligner tout type d’occasion. Les deux amies, Marie-Ève Leclair et Karine Lévesque ont eu cette merveilleuse idée alors que la fille de Karine célébrait son premier anniversaire. L’affiche pour celle-ci a été un succès et depuis l’effet est boule de neige!

La compagnie fêtera, à son tour, son premier anniversaire avec plus de 5 700 personnes qui les suivent sur les réseaux sociaux en plus des nombreuses collaborations faites avec des personnalités québécoises. La demande pour leurs affiches est florissante et la critique est unanime : tout le monde ADORE le produit.
J’ai moi-même commandé un carré de naissance pour ma fille. En moins de 10 minutes, la commande était passée et 3 jours plus tard, le fichier était dans ma boîte de courriels prêt à être imprimé! Le site en question www.lacraieco.com vous offre une vaste sélection de modèles tout dépendamment de l’occasion que vous désirez souligner. C’est très simple et le résultat est impeccable.

 

J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec les deux artistes pour en apprendre davantage sur les femmes derrière La Craie Co.
Entrevue express :
Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir entrepreneures?
M-È. et K. : Tout d’abord, nous sommes deux filles artistiques et créatives qui adorent organiser des fêtes uniques pour nos proches, autant pour nos enfants que pour les adultes qui nous entourent. Nous aimons jouer avec les thématiques, créer des décors spéciaux et des créations gourmandes éblouissantes. Nous avons alors décidé de se lancer dans ce beau projet artistique et de fonder La Craie Co. pour répondre à la demande en offrant un service de création d’affiches personnalisées en français. Nous sommes bien heureuses de participer, à notre façon, à toutes les belles célébrations que les gens organisent pour leurs proches

Quelle affiche vous a le plus touchées?
M-E. et K. : L’automne dernier, nous avons eu l’immense privilège de créer une affiche hommage à Joanna Comtois, une jeune fille courageuse qui a malheureusement perdu son combat contre le cancer en février 2011. Cette affiche fut remise à sa maman Natacha lors de la soirée Belles d’Espoir, ayant pour but d’amasser des sous pour le Fonds Espoir, créé par Joanna elle-même. Étant toutes deux mamans, cet événement nous a touchées en plein cœur.

Finalement, que ce soit pour une naissance, des fiançailles ou un cinquantième anniversaire, les affiches personnalisées de La Craie Co. donneront une touche créative, sentimentale et mémorable à votre thématique.

 

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STEPH VAN

 

 

 

 

 

Les chandails « concept » et les petits kits qui matchent

Les chandails « concept » et les petits kits qui matchent, vous en pensez quoi? En couple, en famille entre frères et sœurs? Vous aimez? Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie?
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Crédit : Sarah Boisvert (chandails P’tit Mec P’tite Nana)
Pour moi c’est OUI!!!!! Je trouve ça très cute (un peu kitsch), mais vraiment pas quétaine! Évidemment, il faut savoir doser; t’sais le fameux look des années 90 où toute la famille était tout de jeans vêtue et pieds nus, c’est un gros non (à moins qu’on en fasse une parodie bien sûr).
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Crédit : Sarah Boisvert (chandails Whistle & Flute)
J’avoue que parfois la ligne est bien mince entre le très cute et le trop quétaine. Évidemment tous les goûts sont dans la nature et la perception du beau n’est pas la même pour tout le monde. Loin de moi l’idée de juger qui que ce soit, MAIS reste que certaines modes sont moins agréables pour les yeux que d’autres.
Pour ma part, j’aime ça quand ça fit! Et là je ne parle pas de ressembler à Creton dans la Petite Vie! Il faut que ça soit de bon goût et bien proportionné. Genre la couleur de mon vernis s’agence avec le motif de mon chandail ou mes souliers ont une garniture dorée qui rappelle celle de mes boucles d’oreilles. Et lorsqu’on sort en couple, mon amoureux et moi on essaie d’avoir des tenues assorties. Rien d’intense là, juste un petit rappel subtil ou un agencement de couleurs discret et harmonieux. Juste pour que ça ne jure pas sur les photos (oui je pense à ça quand je choisis ma tenue…) T’sais imaginez-vous une robe fleurie pastel accolée à une chemise carreautée ou à des pantalons d’armée ou encore à pois, mettons. Je ne sais pas vous, mais moi mes yeux saignent un tantinet.
Et des fois, j’aime ça aussi quand les vêtements de mes hommes sont coordonnés. Une vraie vision de bonheur; mes 2 préfs, version standard et mini-moi, c’est doublement séduisant!
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Crédit : Sarah Boisvert
Au final, l’important c’est de s’amuser avec les modes et les concepts et surtout d’en profiter, parce que ça passe tellement vite et concept ou pas, les petits outfits trop mignons de nos petits poulets finiront malheureusement bientôt au fond d’un tiroir avant même la fin de la saison… Alors je dis, profitons-en et surtout amusons-nous!

 

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Crédit : Sarah Boisvert (Chandails : This Kid Clothing Co.)

Alors, les chandails « concept » et les habits coordonnés, vous en pensez quoi? C’est yay ou nay?

 

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SARAH B.

Cette fois-là à la pharmacie….

 

Ce jour-là, je me retrouve encore une fois à la pharmacie (je vous expliquerai le « encore une fois » dans une autre tranche de vie) en attente de recevoir la prescription d’antibiotiques d’une de mes petites poules. Et j’ai eu à ce moment-là la brillante idée de me promener un peu pour explorer les aubaines de la semaine. Mais finalement ce qui m’a attiré a été le nouveau présentoir de Pissenlit et Coccinelle.

Je me suis mise à lire le petit pamphlet détaillant les différents produits. J’étais tellement absorbée par ma lecture que je n’ai pas entendu le pharmacien m’appeler. Resté sans réponse, il est parti à ma recherche, j’ai failli renverser le beau présentoir lorsque j’ai entendu « Madame Mélanie » à quelques pas de moi. Comme à ce moment j’avais le Croque-Pommette dans les mains, le pharmacien me dit « Ces sont des nouveaux produits, je te le conseille vraiment pour les petites joues fragiles de Madyson (finalement vous comprendrez peut-être le « encore une fois » dans ce texte, car quand le pharmacien connaît le nom de chacune de tes filles et qu’il sait que ta deuxième à les joues fragiles, c’est que tu passes beaucoup de temps là!). Je me dis que je ne perds rien à l’essayer (peut-être que j’éviterai que les joues de ma fille ressemblent à une mini scène de crime tellement le froid les endommage). ALLÉLUIA!!!! Un des meilleurs achats de ma vie. Adieu joues affreuses tout l’hiver, Madyson a eu les plus belles des petites joues. Maintenant, le Croque-Pommette fait partie de notre vie ainsi que de celle de plusieurs de mes amies à qui je l’ai conseillé ou donné en cadeau.

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Je ne me doutais pas qu’à ce moment j’allais devenir une Pissenlit et Coccinelle « addict ». J’ai pratiquement essayé et adopté tous leurs produits. Comme vous l’avez sûrement compris, le Croque-Pommette fait partie de mes coups de cœur. Cependant, les pouvoirs magiques de Pissenlit et Coccinelle ne s’arrêtent pas là.

Leïla, ma dernière p’tite nana, qui ne dort pratiquement jamais (ok ici il y a un peu d’exagération), a maintenant de la poudre de fée. Je ne sais pas si c’est le fait qu’elle croit vraiment que les fées lui ont apporté de la poudre pour faire dodo ou parce que l’odeur de lavande et de camomille l’aide à se détendre, mais elle dort beaucoup mieux (et la maman aussi).

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La magie de Pissenlit et Coccinelle s’étend aussi à mes grandes poulettes, car c’est à 4 ans précisément, que les monstres sont apparus dans la chambre de mes p’tites poules qui ont 4 et 6 ans. On dit que leur peur a comme limite leur propre imagination (dieu qu’elles sont imaginatives)! Je n’arrivais plus à les rassurer ni à faire disparaître leurs peurs. Maintenant c’est le Chasse-monstre qui le fait! Avant de dormir, elles « poush-poushent » le Chasse-Monstre aux endroits soupçonnés d’en cacher (je vous assure qu’il y en a des monstres dans leur chambre) et c’est là que la magie opère : bye bye les monstres. Depuis ce jour, je crois qu’ils se parlent entre eux ces méchants monstres, car mes filles n’en ont plus jamais revus.

Et petit secret d’une maman imparfaite, les monstres ont migré dans notre chambre…je m’endors chaque soir dans une odeur de lavande et de rose.

MELANIE

MÉLANIE P.
http://www.pissenlitetcoccinelle.com/

Désir de plaire et jugement

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Photo Maman et Tristan
Moi, la maman imparfaite par excellence, je suis sous l’emprise d’un mal, d’un problème, d’un dilemme récurrent qui touche probablement certaines mamans et même certains papas.

Depuis que je suis toute petite, je veux plaire. Je veux que ma famille, mes proches, mes amis, mes collègues de travail, mes patrons, mon mari soient fiers de moi, constamment. Maintenant que mes enfants sont nés, ce besoin/ quasi vital de plaire, de rechercher la reconnaissance et la fierté s’est décuplé! Puissance 10!

Étant plus jeune je voulais je devais avoir cette approbation que seule ma mère pouvait m’offrir, pour tout ce que je faisais, tout ce que j’entreprenais (ou pas). En attendant ce consentement perpétuel, j’ai construit une petite bulle dans ma tête qui me rend heureuse ou malheureuse selon la réaction des gens.

Maman Lily 1_Valérie Béliveau
Photo Maman et Lily 1
Petite poulette Lilyann et p’tit mec Tristan m’en font vivre de toutes les couleurs, mais mon désir de plaire vient entacher et alourdir mon quotidien. Ce désir se transforme facilement et rapidement en jugement et personne n’aime être jugé!

Qui n’a pas déjà entendu ces éternelles ritournelles : «Ah oui tu fais ça comme ça toi? » ou le fameux « Moi dans mon temps ça se passait pas comme ça. » ou encore « Ce n’est sûrement pas bon pour ton enfant. » Lorsque tu suis les conseils d’autrui parce que tu veux tu dois continuer à plaire, mais que les méthodes utilisées ou la pratique des conseils ne fonctionnent pas, « maman poule icitte pète sa coche »!
Un calmant s.v.p!

J’ai toujours eu en tête que plaire aux autres c’est très épuisant, mais maintenant je réalise que le problème, en bout de ligne, c’est moi! « Allo! Réveille la grande! Tu es une adulte et maintenant une maman imparfaite, mais aussi une maman formidable! » Le jugement des autres c’est dur à gérer, à prévoir, à éviter et la plupart des gens le font sans s’en rendre compte. Parfois, certains le font en croyant bien faire et je suis sûre que ça m’est déjà arrivé de tomber dans le piège!

Alors, en cette belle et nouvelle année 2016, avant même de devenir collaboratrice au sympathique blogue P’tit mec P’tite nana, j’ai pris la décision de lâcher prise (ou du moins d’essayer) et de ne plaire qu’à moi-même! Bon on s’entend, mes bébés, mon époux et ma famille seront toujours des priorités dans ma vie donc, jugement et désir de plaire seront toujours au rendez-vous. On s’entend!

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VALÉRIE B.

Je suis dépendante à Pinterest!

On dit souvent que ce que l’on ne connait ne nous manque pas… une phrase qui prend tout son sens lorsque l’on parle PINTERESTTTTTTTTTTTT! Vous savez l’application qui, quand tu l’ouvres pour la toute première fois, tu trouves cela trop compliqué, mêlant, trop facile de s’y perdre.

Et puis, oups tu as le déclic! Celui que tu n’aurais jamais dû avoir. Celui qui, sans le savoir, te fera perdre du précieux temps, le même temps qu’il te manque parfois pour plier ta 4e brassée de lavage ou pour faire une petite salade de fruits pour la collation de l’après-midi.

Parfois, tu tombes sur un ‘’projet’’ … genre le brocoli car le tien devient de plus en plus jaune dans le fond du frigo et ta conscience de Mère Poule ne veut pas que tu gaspilles… tu aurais probablement pu te contenter d’une recette facile de Ricardo, mais non… trop simple et que tu aurais trouvé en moins de 2 minutes. Mais ta nouvelle drogue, Pinterest, te donnera plutôt 12567 recettes et évidemment, avec elle que tu choisiras, il te manquera probablement trois ingrédients. Tu fileras donc à l’épicerie à 21 h 20 pour débuter le ’’projet’’ à ton réveil le samedi matin pendant que la marmaille garde le silence pendant Pat Patrouille.

Pire encore, tu te magasines ton look printemps 2016 sur Pinterest… tu deviens donc la fille trop intense qui sort son IPhone au H&M pour savoir avec quoi tu avais planifié mettre ta paire de jeans jaune canari! Tu t’inventes souvent même des besoins qui te coûtent par la suite une petite fortune sur Etsy ou autre magasin en ligne.

Et devinez quoi? Je suis tellement rendue contaminée que j’en fais une maladie : je Pinterest en déjeunant, dans l’autobus, à ma pause dîner et pire… quand je croise quelqu’un je ne me gêne pas pour dire : ‘’Ah oui, comme ça tu penses décorer ta cuisine, j’ai vu ca sur Pinterest.’’

Mais attention, conseil de fille avertie, si vos parents – même s’ils sont super bons sur Facebook – veulent s’y mettre : REFUSER! Ils ne comprendront pas pourquoi ce n’est pas toi sur les photos, pourquoi ils ne peuvent pas ‘’liker’’ tout ce tu ‘’pins’’ et surtout, ne pourront pas partager toutes les pensées magiques et les vidéos de chats!

Bien sûr, si tu n’as pas encore cette dépendance, NE TÉLÉCHARGE PAS L’APPLICATION et si un groupe de soutien, du style Pinterest Anonyme pour parler de notre dépendance, merci de m’en aviser!

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Légende de la photo :
Pinterest n’est pas gage de réussite, parfois, tout semble si simple et tu mets à exécution tes projets, mais le résultat est douteux. Papa Poule riait un peu, beaucoup, mais personnellement, c’est quand même réussi non?

JOANNICK

JOANICK B.

Avoir 30 ans… // Tranche de vie

Je sais ça peut sonner ridicule, je suis entièrement consciente que 30 ans ce n’est pas vieux. Par contre, je suis la plus jeune de ma famille et de mon groupe d’amis (nous avons même eu une petite pause de 30e anniversaires, qui pourtant se succédaient de semaines en semaines lors des dernières années).

Quand j’étais enfant, je croyais que les gens avaient des enfants et se mariaient à 22 ans. Probablement car ma mère était encore plus jeune quand elle a fait tout cela ou parce que c’était plus fréquent dans les années 90. Je sais que plusieurs femmes ont encore des enfants au début de leur vingtaine de nos jours, mais moi à 20 ans j’allais aux Foufounes Électriques 3x par semaine, je ne voulais pas me marier et je ne voulais pas d’enfants.

Depuis quelques années, je passe beaucoup de temps avec mon cousin qui a 10 ans de plus que moi et je dois admettre que maintenant je trouve que 40 ans ce n’est pas vieux (Ça me fait plaisir, Eric). Ses amis et lui sont pareils comme les miens et leurs vies ne sont pas finies. Encore mieux… Leurs enfants sont plus vieux et donc plus indépendants alors leurs soirées ressemblent encore plus à celles que j’avais au début de ma vie adulte… (S’ils sont assez en forme, quand même, haha!)
Ma famille avec mon cousin_Julie Bouchard

crédit photo: Didier Lortie

La trentaine pour moi ce n’est pas la fin du monde, mais je dois admettre que je me suis payée une petite rétrospective. Un autre enfant? Une nouvelle maison? Est-ce que ma carrière me satisfait? Heureusement, les réponses à mes questionnements sont positives, car en vieillissant, je prends les décisions pour mon bonheur à moi (ok, celui de ma famille en premier, mais vous comprenez le principe). Je dois me rendre à l’évidence, j’ai vraiment 30 ans : je suis une Mamannn, mes études sont terminées, j’ai une hypothèque, une voiture, je suis mariée, je me fais rarement carter… Ça tombe bien que je l’aie enfin accepté, c’est aujourd’hui le grand jour. J’ai hâte de voir ce que mon mari me réserve! (haha, mon MARI! Si ça ne sonne pas trentenaire ça…)

julie et nicolas mariage_Julie Bouchard

crédit photo : Renaud Robert

Et vous? Comment avez-vous trouvé ce changement de décennie?

JULIE

JULIE B.