Jour de pluie

Avez-vous déjà été intimidé par la prestance d’un enfant? Moi oui, par un p’tit mec de 4 ans que l’on a surnommé Mowgli. Première rencontre, un jour de printemps, j’entends un brouhaha à l’extérieur (à l’intérieur, la seule source de bruit provenant de mon logis était le ronflement nasal de qualité bovine de mon chien). En regardant par la fenêtre, je l’ai vu dans toute sa splendeur, criant, une épée de mousse à la main, à vélo vêtu seulement d’un short cargo avec ses dreads au vent. Oui, vous avez bien lu, des dreads! La mâchoire inférieure pendouillant, me croyant victime d’hallucinations à saveur du film Cœur vaillant, j’ai regardé mon café chaud (je n’avais pas encore de petite poulette à l’époque). Premier réflexe de pensée : l’insalubrité de sa tignasse! Ensuite, j’ai imaginé que ses parents devaient vraiment avoir perdu le contrôle pour laisser un enfant de 4 ans copier Bob Marley. Bref, j’ai tellement jugé cette famille-là gratuitement et chaque apparition flamboyante de Mowgli ne faisait que me scier les jambes; toujours les pieds nus et noirs, du gazon dans les cheveux, dehors du matin au soir qu’importe la météo. Le croiser sur le trottoir me rendait inconfortable, il avait une personnalité forte et assumée.

ML

J’avais l’œil critique typique de la grande personne avec des verres qui ne voient qu’en surface et pour qui l’extravagance déstabilise voire même irrite. Ma vision normale m’est revenue un jour de pluie. Je regardais par la fenêtre et je l’ai vu, toujours avec son short et pour une fois les pieds vêtus de bottes de pluie. Il jouait seul à sauter dans les flaques d’eau. J’ai eu un flash, de mon frère et moi sautant dans une gigantesque flaque qu’un égout pluvial bouché avait créé, riant à gorge déployée le visage tourné vers le ciel pour goûter à la fraîcheur de la pluie. Le genre de souvenir qui gonfle le cœur et qui ramène les mêmes sentiments ressentis à ce moment-là de façon vive et claire. J’ai baptisé ce souvenir dans ma tête : liberté. Je suis devenue nostalgique de la petite fille que j’avais été; celle qui n’avait pas peur du regard des autres, celle qui ne cherchait pas à plaire, celle qui avait des comptes à rendre qu’à 2 seules personnes : Papa et Maman. Je me souviens qu’à cette époque, si je rentrais sans branche d’arbre dans les cheveux, ce n’était pas une bonne journée. Mowgli m’a ramenée à mon cœur d’enfant et depuis, je ne peux plus poser mes yeux sur lui sans ressentir un élan de gratitude. Grâce à lui, j’ai envie d’être une maman poule qui s’émerveille à nouveau devant la simplicité de ce qui nous entoure. Je souhaite de tout cœur que Mowgli ne soit pas étouffé dans ce monde aux contours rigides et que ma fille jouisse de ce sentiment de liberté, de préférence les dreads en moins! J’ai quand même une limite ;).

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Magali L.

Mes suggestions en préparation d’une fête d’enfant

Mon fils vient d’avoir 1 an! Le premier anniversaire de bébé était pour moi synonyme de GROS party. Si c’était juste de moi, on aurait repris la liste intégrale des invités de notre mariage pour les convier à célébrer la première fête de notre garçon. Je me suis retenue à 3 mains pour ne pas booker un clown, un magicien, un château gonflable, des feux d’artifices, une chorale, un gâteau de la taille de notre maison pis tout ce qui est vraiment too much pour un si jeune enfant qui ne l’appréciera pas vraiment… On a donc réduit (de beaucoup) la dimension des festivités. J’ai ainsi fait des recherches afin de rendre cette fête mémorable sans pour autant devoir hypothéquer notre maison…
Voici donc mes musts/coups de cœur pour une fête d’enfant qui, on l’espère, sera réussie!
1) Chandail à l’effigie de l’âge de l’enfant de Whistle & Flute

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Photo t-shirt crédit : Sarah Boisvert
Ça évite la confusion sur l’âge et l’identité du fêté! 😉
2) Coussin en chiffre de Cyan (style ballon mylar)

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Photo coussin crédit : Sarah Boisvert
Nous avons d’abord acheté un gros ballon Mylar en forme de « 1 » gonflé à l’hélium, mais je dois avouer que j’ai un faible pour ce coussin. C’est encore plus cool et ça résiste au temps de même qu’aux petites dents!
3) Ballons piñata de Nouwee

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Photo ballons crédit : Sarah Boisvert
Gros coup de cœur pour cette entreprise québécoise qui propose des ballons transparents remplis de confettis. Ils sont donc beaux lorsqu’ils sont gonflés, mais la magie opère surtout lorsqu’on les fait exploser, a.k.a. une pluie de confettis! Ouiiiiii!!!!!
4) Affiche personnalisée de Chalk mind

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Photo affiche crédit : Sarah Boisvert
En plus d’être un bel élément décoratif, c’est également un beau souvenir à conserver. En plus d’être une très belle idée de cadeau à offrir.
5) Tatouages de fête de Pico Tatoo

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Photo tatoo crédit : Sarah Boisvert
Les tatouages temporaires de Pico n’ont plus besoin de présentation, mais savez-vous qu’ils offrent des tatoos sur le thème de l’anniversaire? C’est trippant pour les petits comme pour les plus grands!

Il ne manque plus qu’un gâteau et beaucoup de ballons partout! Évidemment, une fête d’enfants peut très bien être un succès sans tous ces éléments, mais avouez que c’est quand même pas mal cool! 😉 Amusez-vous!

Quels sont vos musts de party de fête d’enfants? (je le ajouterai volontiers à ma liste pour l’année prochaine!)

PhotoSarahBoisvert

SARAH

Photo cover crédit : Naomie Gagnon

Pico

L’autre jour, en donnant la douche au plus vieux, mon beau brun veut frotter une tache rouge et jaune sur son p’tit bras, ce qui lance une crise de bacon : « NONNN PAPA! VOYONS! C’est mon tatoo des Flames de Calgary! » Et papa qui lui répond : « Pfff, voyons, c’était évident! »
Eh lala! Nous, on trouve ça « ben laite » des tatouages de Spiderman, de Flash McQueen ou bien d’équipes de hockey sur nos p’tits mecs. En moins d’une journée, ils ont toujours l’air de belles grosses taches malpropres. Mais eux, ils aiment donc ça, les tatoos, et surtout, ils trouvent ça tellement cool de les garder le plus longtemps possible.

Ça m’a tout l’air que deux autres jeunes mamans poules partageaient mon opinion sur ce qu’on retrouvait sur le marché du tatouage temporaire au Québec.
En effet, il y a trois ans, après plusieurs recherches, Marie-Pier et Léonie, deux mamans graphistes, se sont lancées les deux pieds dans le vide afin d’offrir un produit de qualité qui met leur créativité à l’avant-plan.

J’ai connu les tatouages Pico grâce à mon amie Krykette et maintenant j’en suis « addict »; j’en mets partout! J’ai même pensé que l’an prochain, le père Noël pourrait s’en servir pour identifier les cadeaux des enfants, ce qui tromperait notre plus grand qui s’amuse à brasser les boîtes lui étant destinées.

Pour ajouter encore plus d’originalité, Marie-Pier et Léonie se sont associées à d’autres créateurs québécois afin d’offrir la collection Pico signature. Nous pouvons y retrouver les dessins de Julie Cosette, que l’on connaît pour les doudous Olé hop que mon p’tit mec adore (psst.. c’est devenu mon cadeau préféré à offrir pour un shower de bébé). On trouve aussi des dessins signés Mini Bohème, qui est connue pour ses magnifiques poupées, ainsi que des créations de plusieurs autres artistes (parce que oui, ce sont des artistes, et c’est beaucoup trop magnifique ce qu’ils font).

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Comme mentionné plus haut, j’ai connu les tatouages Pico pendant une séance shopping avec mon amie Krykette qui a acheté des tatoos de culottes colorées afin d’encourager sa petite poulette lors de l’apprentissage de la propreté. J’ai par la suite testé les tatouages de légumes déguisés en super-héros avec notre grand mec de 7 ans. Moi qui croyais qu’il m’aurait trouvée nounoune avec mes tatoos. Ben non! Les légumes ne sont pas très populaires auprès de Félix, mais il les a trouvés délicieux lorsqu’il a pu manger les mêmes que ceux qu’il venait de se tatouer sur le bras! On a aussi tatoué son petit frère de 9 mois, et ce, sans aucune crainte, car les tatouages Pico ne contiennent que des colorants de grade alimentaire et sont hypoallergènes.

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Pour voir ces super tatouages, allez visiter la page Facebook ou le site Web de Marie-Pier et de Léonie :

Facebook : https://www.facebook.com/pico.tatoo/?fref=ts

Site Web : http://www.picotatoo.com

En prime, elles offrent plein d’autres beaux produits!

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MÉLANIE P.

Tranche de vie : le spasme du sanglot

 

Dès son premier jour de vie, Arnaud, mon p’tit dernier poulet, nous a montré toute sa force de caractère lorsqu’il s’est « pâmé » devant le pédiatre qui lui faisait son examen de santé. Je le trouvais dont mignon de se fâcher comme ça, aussi jeune, alors que le médecin, lui, m’a dit quelque chose qui ressemblait à : « Déjà? Ça promet… »

Arnaud a commencé très jeune à faire des spasmes du sanglot. Si vous n’avez jamais vu d’enfant en faire, fermez les yeux et imaginez votre petit, la bouche ouverte, devenir mauve et arrêter de respirer pendant un court moment (pour la mère, on dirait que ça dure 1 h 30, mais en réalité ça dure quelques secondes…), reprendre son souffle et hurler sa vie… Voilà, fin de l’exercice de visualisation!

Au début, on ne voyait pas d’inconvénient puisqu’on répondait immédiatement au besoin d’Arnaud, alors les spasmes n’augmentaient pas en intensité ni en fréquence. Puis vers 1 an,  il en faisait pour tout et pour rien, plusieurs fois par jour! J’avais déjà demandé à un médecin quoi faire et il m’avait indiqué que c’était des caprices et d’ignorer les crises… Mon fils a bien compris notre tactique, il a dû se dire « vous m’aurez pas facilement de même! », il s’est mis à être plus intense dans ses crises et à perdre connaissance… Oui, oui! Il perdait connaissance! Une demi-seconde, mais c’était une demi-seconde de trop dans le cœur d’une maman poule. On a donc recommencé à se dépêcher à répondre à ses besoins parce qu’on avait peur qu’il se cogne en tombant dans les pommes.

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Puis, un jour, Arnaud s’est mis en colère durant un repas. Il avait pris une bouchée avant sa crise et quand il a repris son souffle, il s’est étouffé, mais vraiment étouffé. On a dû appeler l’ambulance et heureusement, on a réussi à le dégager avant son arrivée. Cela a été la goutte qui a fait déborder le vase, la cerise sur le sundae, la barre sur le T… Vous avez compris qu’on était au « boutte du boutte »!

On a donc été consulter une psychologue pour les enfants. Pas Arnaud, il était trop jeune, mais pour nous, les parents, pour savoir comment agir devant ses crises. Elle nous a expliqué que certaines personnes ont la mèche courte; Arnaud n’avait tout simplement pas de mèche… Comme on répondait toujours à ses besoins rapidement ou qu’on le prenait dans nos bras, il n’avait pas appris à gérer ses émotions. On a donc eu des devoirs à faire, y aller tranquillement, étape par étape pour qu’Arnaud puisse apprendre à se calmer de lui-même. Encore aujourd’hui, Arnaud est un petit garçon avec du caractère, mais il ne fait plus de spasme du sanglot. Par contre, je pense qu’à chaque fois qu’il se fâche, je m’assure qu’il n’a pas de nourriture dans sa bouche…J’espère que ça va passer, ça risque d’être gênant si je fais ça la première fois qu’il amène sa blonde à souper…

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EMILIE B.

Mes incontournables de vacances

Mon mari et mon fils n’avaient jamais goûté aux fins plaisirs des voyages tout inclus de Cuba. Je dis ça avec un ton semi-condescendant parce que je trouvais ça tellement looser d’aller là, puis 2015 est arrivé. Une année haute en rebondissements et surtout remplie de journées de 14 heures de travail pour mon homme.

Le tout inclus était ce dont nous avions besoin et je suis bien contente de l’avoir essayé en famille. Loin de nos aventures et hôtels miteux habituels, nous avons séjourné dans un 4 étoiles (lole!) de Cayo Largo. En partant, cette île est magnifique et on y est bien. Loin d’être une experte, j’ai quand même envie de partager les petits trucs qui m’ont aidée là-bas. Je tiens à dire que mon fils est vraiment calme et relax au Québec. Il a eu 2 ans lors de nos vacances et il a eu des petites passes monstrueuses (tout est rentré dans l’ordre, merci).

L’avion : en tant que faux fan de Star Wars (mais qui chante quand même pas pire bien la chanson de Darth Vader), Elliott n’a pas voulu écouter le film. Nous étions bien contents d’avoir loadé le iPad d’épisodes de Pat Patrouille, de Dora (il a fait une fixation sur elle durant tout le voyage, comme c’est drôle) et de Bob le train (pires chansons du monde). L’application Kid Zone a vraiment été pratique.
Les repas : Oui le iPad a été notre dernier recours pour les super soupers au resto à la carte, mais sinon les étapes avant de s’y rendre étaient celles-ci : pâte à modeler (en petits contenants du magasin à 1 $), crayons de cire, petites voitures, petits jouets divers et peut-être parfois des biscuits au chocolat weird qui venaient du petit magasin cher de l’hôtel…

La plage : des amis vraiment gentils nous ont prêté une tente de plage, parfaite pour qu’il joue à l’ombre. Je suis allée dans un grand magasin acheter les jouets de sable les plus compacts et je les ai donnés à un membre du personnel de l’hôtel avant de partir. J’avais apporté 6 983 698 couches, alors je manquais de place.

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La sécurité : flotteurs pour la piscine, une TONNE de crème solaire 60, énormément (trop) de chasse-moustiques (Zika oblige!). J’avais également du Gravol et du Pedialyte en réserve (merci encore à nos amis gentils qui sont allés en voyage juste avant nous). J’ai trouvé un suit de dinosaure/wetsuit qui m’a permis d’être moins paranoïaque du soleil toute la semaine. J’ai également acheté un beau chapeau Alice & Simone qu’il n’a pas voulu porter… Mais au moins, il ne voulait pas enlever sa casquette Whistle & Flute qui a, soit dit en passant, survécu au chlore, au soleil, au sable et au OxiClean à la maison!

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Pour conclure : j’ai acheté, juste avant de partir, une poussette pliante qui a un siège qui se baisse, sous les recommandations d’à peu près tout le monde dans mon entourage et finalement, ce n’était pas un 100 $ mal investi. J’ai pris n’importe laquelle dans un magasin grande surface et finalement je l’aime beaucoup.

Et toi, as-tu d’autres items indispensables pour tes voyages en famille?

JULIE

JULIE B.

Cercle des fermières 2.0

Noël 2010, je déballe un cadeau qui à première vue serait qualifié d’anodin, mais qui au final a totalement changé ma vie : un livre de recettes. J’ai lu ce livre de A à Z durant une semaine les soirs, bien blottie dans mon lit, comme si c’était un roman captivant. Je prenais même le temps de lire des passages à voix haute à mon chum, qui me jugeait pour mon choix de lecture, pendant que de son côté, il gloussait devant son Garfield. (Nos choix de lecture ne sont pas toujours les plus profonds, mais on aime ça glousser que voulez-vous!)
Le livre était girly à souhait et vantait la beauté de recevoir en cuisinant bien chill avec ses amis un verre à la main (ou 2-3 dépendamment du type de semaine que nous avions traversée). Je tiens d’ailleurs à remercier la personne qui a créé le Merlot, big thump up! Il n’était pas question de « je cuisine en folle toute la journée pour avoir l’air de la parfaite hôtesse, mais en réalité j’ai hâte que vous partiez parce que je suis épuisée et que je rêve d’envoyer promener ma brassière ». Bref après avoir terminé cette lecture, j’ai ressenti une urgence de faire découvrir ce livre et de le « vivre ». J’ai contacté 3 filles à qui j’avais le feeling que cette aventure tenterait. On a établi un protocole : 1 fois par mois, nous nous rassemblons pour un souper entre « folles ».
Nous avons réussi le pari pendant 4 ans. Je peux dire que grâce à ces soirées, j’ai sauvé une fortune en thérapie! Nous avons abordé tous les sujets et sans censure. Nous avons ri, pleuré, réconforté, comparé et cela souvent dans la même soirée! Depuis, nous avons nos carrières bien implantées, nos familles en construction et l’horaire qui vient avec. Pour toutes ces raisons, nous avons choisi de distancer nos rencontres, ce qui a donné comme résultat un manque profond de ressourcement ressenti par chacune d’entre nous. Nous avons réalisé que ce moment nous faisait exorciser tellement de choses qu’il en était presque vital de le réintégrer.

image2 Texte2 Avril_Magali Loiselle
Mon conseil, prenez le temps de voir ceux qui vous font du bien sur une base régulière. Oui ça demande une organisation, mais le bien-être qui en découle vaut amplement la peine. Je crois sincèrement que grâce à elles, j’ai fait du cheminement sur ma personne et même à certains moments, peut-être sauvé en antidépresseurs. Avec les réseaux sociaux, les gens mettent en premier plan des histoires et des photos avantageuses qui laissent penser que tout est rose partout et tout le temps, mais ce n’est pas la réalité. Ces filles-là sont mon cercle des fermières 2.0 et c’est puissant, je vous le dis.
Lors de notre dernière rencontre, nous nous sommes laissées avec une date de réservée et un plan : soirée tapas et films. J’en glousse d’excitation déjà! (je devais être une dinde dans une autre vie et maintenant je suis une maman poule, tout un karma!)
Avez-vous des rendez-vous amicaux libérateurs vous aussi?

PhotoMagaliLoiselle

MAGALI  L.

Avoir un deuxième enfant

 

 

J’étais due le 20 septembre. Mais j’aurais aimé être due le 20 octobre ou le 20 novembre… Oui, il y avait une partie de moi qui avait peur d’accoucher, peur de la douleur. À ma fille, après la première contraction, je savais que je prendrais l’épidurale. Toutefois, ce n’était pas l’accouchement en tant que tel qui me faisait peur, mais mon bébé… J’appréhendais sa venue au monde.
On dirait que je voulais qu’il naisse à 2 ans, presque déjà autonome. Qu’il fasse ses nuits, qu’il soit presque propre (on s’entend que ça fait pratiquement 2 ans que je ne change plus de couches), qu’il mange les mêmes repas que nous et seul, qu’il communique un tant soit peu. Bref, je n’avais vraiment pas hâte d’avoir un bébé et toutes les responsabilités qui viennent avec… mère indigne. Pourquoi t’as voulu avoir un deuxième enfant, alors? Ben c’est ça, je voulais un deuxième ENFANT.
Alors voilà qu’on me déclenche le 14 septembre parce que bébé est jugé trop petit. Eh oui! Il est arrivé une semaine d’avance. Quand la docteure m’a dit que c’était le temps de pousser, dans ma tête, une petite voix m’a dit : « Ça y est, tu ne peux plus reculer. Il sera là bientôt ». Après trois petites poussées, il était dans mes bras. On s’est regardé. Bien entendu, je pleurais de joie de voir ce petit être sur moi. Je le regardais partout : ses petites mains, ses petits pieds, son petit nez (parce que tout était si petit). J’étais émerveillée et remplie d’amour inconditionnel.
Mai_Blake mon ptit mec_Genevieve Thibodeau
Cependant, quand je me suis retrouvée dans ma chambre, dégelée et seule (mon conjoint était retourné dormir à la maison puisque nous habitons à deux rues de l’hôpital), j’ai regardé mon petit homme, couché tout près de moi dans mon lit et j’ai ressenti ce sentiment qui m’habitait tout le long de ma grossesse, qui se mêlait au bonheur et à la joie de porter la vie. Ce sentiment m’est difficilement explicable… je ressentais une sorte d’appréhension mélangée à de la peur : la peur des nuits blanches, des problèmes d’allaitement, des coliques, des pleurs qu’on n’arrive pas à calmer, l’emprisonnement dans sa maison, les changements de couches, les purées, et j’en passe. Léger moment de panique de ma part. Et je m’en voulais tellement de nourrir de telles pensées.
Malgré tout, malgré le fait que j’avais peur de ce que les prochains mois allaient me réserver, je me suis attachée à ce p’tit mec, mon mec, mon fils, mon beau petit Blake. Oui, j’ai eu des nuits blanches, des crises, des problèmes d’allaitement. Mais six mois plus tard, je suis comblée et tellement fière d’être passée au travers que je me surprends, des jours, à en désirer un troisième…
Hahahaha! Je me fais rire…

GENEVIEVE T

GENEVIÈVE T.

Arbonne

Vous savez les soirées de présentation de produits auxquelles on assiste souvent pour faire plaisir à quelqu’un et à soi-même, sans contredit, mais sans l’avouer!? Eh bien, lors de mon congé de maternité, j’en ai fait une! Et si vous saviez à quel point ce fut une belle découverte!
J’ai eu la chance de connaître Arbonne, une compagnie de renommée mondiale qui m’était inconnue! Ça fait quand même déjà 10 ans qu’Arbonne a percé au Canada et je n’en avais encore aucunement entendu parler avant que Maude (ma massothérapeute qui fait des miracles) m’en parle.
Mai_LogoArbonne
Arbonne une compagnie qui a vu le jour en Suisse (c’est à ce moment qu’un lien doit se faire dans votre tête : Suisse = chocolat = excellente qualité = Miam miam = Arbonne = À DÉCOUVRIR) en 1975 présente, par le biais de conseillers indépendants, des produits d’origine botanique. Botanique?! Ben oui, botanique! Ça veut dire que c’est fabriqué à partir de fruits, de légumes, de plantes, bref d’éléments naturels et surtout bons pour notre santé.
Pour avoir fait l’essai de plusieurs produits (gamme pour bébé [GÉ-NI-AL!], pour le visage, le corps, les cheveux, la nutrition, le maquillage, ils ont de TOUT!!!). Et j’ai même réussi à convaincre mon chum d’essayer la gamme pour homme! Et ça a passé le test! Il faut le faire!
Mai_CrèmeABC_Arbonne
Ce sont des produits purs, sûrs et bénéfiques qui ont fait leurs preuves. Je vous le confirme, les résultats, je les ai vus! Actuellement, j’essaie la CC crème, le fond de teint, la poudre bronzante et le fard à joues… Coup de cœur x1 000! Une extra bonne tenue et une excellente couvrance et drôle à dire, mais les produits sentent bon!

En plus, ça nous oblige en tant que mamans poules, à penser à nous un minimum. Le temps de se faire un masque de boue une fois le p’tit mec couché, une routine de soins du visage pour bien commencer la journée ou pour les pieds avant de se coucher. J’ai pris tous ces moments pour moi et j’en suis très heureuse. Faut dire qu’après de multiples fois que mon chum me l’a répété, j’ai fini par assimiler ce qu’il m’a dit! #MamanImparfaite
Tout ça pour vous dire que vous devriez vraiment trouver une conseillère indépendante pour faire une démo bientôt!
Conseillères indépendantes Arbonne, manifestez-vous!!!

ISABELLE

ISABELLE H.

Ma maman, mon héroïne

 

 

La naissance de mon petit poulet a éveillé bien des choses en moi. Oui, l’amour inconditionnel et l’instinct maternel se sont pointés instantanément, mais j’ai appris et surtout compris bien des choses…

J’ai toujours eu une belle relation avec mes parents, empreinte d’amour, de partage et de respect. Mais dès que j’ai su que j’étais enceinte de ce p’tit mec… comment dire… je me suis sentie encore plus proche d’eux, en particulier de ma mère. Non seulement j’avais besoin d’elle plus que jamais, de sa présence, de son expérience et de son support, mais je venais de franchir une nouvelle étape, où elle était mon modèle, mon mentor. J’ai la meilleure maman du monde (n’essayez même pas, je sais que j’ai raison! Hihihi!), et c’était à la fois rassurant de la savoir près de moi pour m’épauler et intimidant d’avoir à essayer d’être une aussi bonne maman qu’elle!

Mai_Maman et moi_Audrée Jacques

 

Maman a été là pour moi tout au long de ma grossesse, à m’accompagner à divers rendez-vous, à répondre à mes interminables questions, à me raconter (comme elle l’a fait si souvent, à ma demande, depuis que je suis enfant!) comment ça s’était passé à ma naissance… elle était présente à la césarienne, à mes côtés au bloc opératoire… elle est venue maintes fois à la maison depuis que je suis moi-même maman, afin de prendre soin de moi et du petit poulet, de me faire à manger, de plier mon lavage… elle nous accompagne lors des rendez-vous de Fiston, et elle le garde lorsque j’en ai pour moi… tout ça avec le sourire, avec le souci de me faire du bien, de me rendre heureuse… je l’avais dit que j’ai la meilleure maman, non?

Mai_Césarienne_Audrée Jacques

Ma maman a appris à être maman avec un enfant différent… moi! Un (très!) beau bébé en pleine santé, mais avec un p’tit bout en moins, une jambe incomplète, et une autre avec une malformation… tout un défi, pour une première maternité! Mais jamais je n’ai senti que j’étais différente des trois autres enfants qui ont suivi (un frère et deux sœurs que j’adore!). Maman et papa ont fait ce qu’ils croyaient le mieux pour m’élever, m’aider, m’appuyer et me montrer que je suis comme les autres… et je crois qu’ils ont réussi! Selon moi, c’est ça, être un bon parent…

Ma maman a toujours été là, dans toutes les étapes que j’ai eu à traverser, les beaux moments comme les plus difficiles. J’ai une maman aimante, présente, généreuse, persévérante… Une maman plus que parfaite (oui oui, ça existe!), qui a fait de moi l’adulte que je suis aujourd’hui, la maman poule que je suis devenue et qui travaille fort pour lui ressembler! Mais là, je parle de ma maman… mais mon papa est un homme extraordinaire, et il y est, lui aussi, pour quelque chose! 😉

Et vous, les mamans et futures mamans, votre héros, c’est qui?

(Promis, mes prochains billets seront moins teintés de sensibilité! Hihihi!)

Joyeuse fête des Mères à vous, les mamans et futures mamans!

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AUDRÉE

Une maman imparfaite, ça s’écroule

J’avais écrit ce texte à la suite d’une visite chez ma grand-maman dont la santé se déclinait lentement, mais trop sûrement. Aujourd’hui, elle n’est plus malade… Elle ne souffre plus… Elle ne vit plus de son vivant, mais mon cœur la fera vivre pour toujours. Je n’ai jamais compris les gens qui souhaitent qu’un être cher nous quitte disant qu’il serait mieux en haut. N’ayant jamais été confrontée à la maladie ni à l’agonie, je m’autoproclamais égoïste de vouloir garder mon monde. Malheureusement, maintenant je comprends.
La maladie est assurément la chose que je crains et déteste le plus et elle a pris un monument comme proie. Comme pour me défier et me montrer toute l’étendue de son pouvoir de faire s’éteindre les gens. Comme pour me confirmer que j’ai bel et bien raison de la haïr, elle a choisi ma mamie.
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Crédit : Sabrina Hurd
Cette femme qui a donné sa vie à ses cinq enfants, dont un ayant des besoins particuliers, ses nombreux petits-enfants, son mari plutôt mal commode et tous les enfants qu’elle faisait traverser en toute sécurité pour se rendre à l’école. Brigadière jusqu’à ses 80 ans, elle a pris soin de son mari malade jusqu’à sa fin à lui. Elle s’est oubliée pour les autres et c’est la maladie qui lui rappelle qu’elle vit encore, mais plus pour longtemps.
De l’autre côté, il y a moi. Sa petite fille, sa filleule, son chouchou. Moi qui est remplie de colère de ne pas pouvoir la comprendre. Elle fait tant d’efforts pour me faire comprendre ce qu’elle voudrait me dire et moi je travaille tellement fort pour ne pas pleurer parce que je ne comprends rien. J’essaie de me dire qu’au moins, elle me reconnait et est contente de me voir. Moi je la vois, mais je ne la reconnais pas.
Grand-maman Titine qu’on voyait floue tellement elle bougeait vite du haut de ses 4’6 »… Grand-maman qui cuisinait pour une armée durant les Fêtes et qui faisait quand même un macaroni jus de tomate à sa filleule parce qu’elle était difficile… Grand-maman qui replace ses petits cheveux blancs dans sa civière quand on va la voir pour être certaine d’être à son meilleur. Grand-maman qui a les yeux pleins d’eau de rage de ne pas pouvoir articuler toutes les choses qu’elle voudrait dont dire.
Je t’aime. Les deux seuls mots que j’ai été en mesure de comprendre. Les deux mots qu’on ne dit pas assez souvent. Ces deux mots qu’on répète, mais qui ne seront jamais assez pour exprimer tout l’amour porté à un être cher.
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Crédit : Sabrina Hurd

 

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SABRINA H.