Purpura d’Henoch-Schönlein (Partie 2)

 

Nous avons été pris en charge très rapidement, c’est « l’avantage » d’avoir un gros bobo! (On s’entend hein!) Mon petit poulet n’a pas marché pendant 3 jours, tout ça était dû à l’arthrite que la maladie lui causait. Cette maudite cochonnerie pouvait aussi entraîner l’éclatement des vaisseaux sanguins dans ses intestins (allo méga maux de ventre), son cœur et son cerveau. Par chance, les maux de tête que mon coco avait étaient dus à une migraine et non aux vaisseaux sanguins. Il a dû éviter de marcher pendant 6 semaines (super avec un enfant de cet âge!) La maladie a aussi entraîné une anorexie, il n’a pratiquement pas mangé pendant 1 mois. Disons que les Cheerios faisaient partie du menu principal (pas de cassage de tête, yeah!!!)
De plus, cette maladie peut parfois entraîner des problèmes au niveau des reins, c’est ce qui m’a fait paniquer sur le coup. Quand t’es une maman poule qui souffre d’anxiété généralisée jusque dans l’âme (elle se rend loin mon anxiété, je vous le jure!) 1 pour cent en langage JE PANIQUE.COM, ça veut automatiquement dire 1 million de pour cent! Ben oui, j’ai vu dans ma tête de mère folle, mon fils d’un air mourant, assis sur une chaise de dialyse avec des violonistes derrière jouant une mélodie dramatique, me dire : Maman …. Crois-tu que je vais avoir ma greffe de rein bientôt? Vous avez raison de me trouver intense (mon chum le pense chaque jour de sa vie!) Fiston n’a pas eu de complications, mis à part un peu de sang dans son urine et une petite récidive des pétéchies et des maux de ventre 5 semaines après le diagnostic. Des pétéchies, en langage clair pour des gens comme moi qui se servent souvent des mots : DE QUESSÉ?! Ça veut tout simplement dire : lésions hémorragiques sous-cutanées. Des ecchymoses, c’est plus clair?
Cela fait maintenant 2 ans qu’il est suivi pour ses reins et jusqu’à date, c’est A1. Il termine ses suivis en octobre prochain (yahoo!) et nous pourrons dire qu’il est complètement guéri. Le Purpura d’Henoch-Schönlein est une maladie encore peu connue, nous ne savons pas ce que cela peut causer plus tard, mais je vais souhaiter très fort que toute cette mésaventure soit du passé. Voici le schéma descriptif tiré du site de Ste-Justine (super pratique pour reconnaître les bobos de nos enfants) http://www.urgencehsj.ca/wp-content/uploads/maladie-eruptives.pdf

Pour finir, j’aimerais offrir une pensée à toutes les familles qui vivent avec un enfant malade. Ce que nous avons vécu n’est rien comparer à ce que d’autres familles peuvent vivre et je tiens à vous offrir toute mon admiration.

Avez-vous des histoires à nous partager?

mp

MARIE P.

 

Enterrement de vie de jeune fille : Mon organisation

 

L’été, c’est souvent la saison des mariages. Célébrer l’amour, se mettre sur son 36, acheter une nouvelle robe et pourquoi pas une nouvelle paire de souliers. De mon côté, j’ai eu la chance d’être demoiselle d’honneur au mariage de ma meilleure amie le 13 août dernier. J’ai eu la chance de l’accompagner tout au long de cette journée mémorable, de pleurer avec elle, de la supporter… jusque dans la salle de bain pour tenir sa robe le temps d’un pipi #FautCeQuiFaut .
COUPLE._IsabelleHLjpg
Mais avant le grand jour, plusieurs préparatifs étaient à l’agenda. Pour accomplir mon rôle de demoiselle d’honneur comme il se doit, j’ai organisé son enterrement de vie de jeune fille. Pour plusieurs, ça signifie beuverie, honte et défis sur la Grande-Allée. Pas pour moi, au risque de sortir des sentiers battus. Ce qu’il faut savoir, c’est que Joanie est une fille merveilleuse, réservée et qui n’a pas de tendance ivrogne (sans rancune à celles qui veulent l’échapper lors de ce moment). J’ai voulu lui organiser une journée à son image, une journée plaisante, entre amies, à papoter, à se détendre, à rire. Bref, à profiter de la vie. Ses 3 petites poules sont restées avec papa lors de cette journée surprise.
GROUPE SPAIsabelleHL
Donc les 9 filles invitées avaient pour lieu de rencontre : un spa. Un centre de détente ressourçant où l’accès au spa pour la journée était prévu ainsi qu’un massage de 60 minutes. Je peux vous dire que n’importe quelle maman poule ou maman imparfaite a besoin d’un massage de temps en temps. Les filles ont été comblées!

Et on a agréablement terminé la journée autour d’un bon verre et d’une bonne bouffe au Savini, sur la Grande-Allée à Québec. Je peux vous confirmer que le service était #1! Du voiturier jusqu’aux serveurs, sans parler des excellentes assiettes que nous avons mangées, de l’ambiance du resto, de la beauté du décor. Bref, j’étais plus que satisfaite de mon choix.
GROUPE RESTO 2_IsabelleHL
Pendant le souper, quelques petits jeux étaient prévus. Une liste de questions, assez traditionnelles, pour voir si elle connaît bien son futur mari. Ensuite un petit hommage à la future mariée pour lui prouver qu’elle a choisi le bon (merci à Mickaël pour sa complicité sur ses coups!) et finalement, un jeu d’association de souvenirs/personne pour la faire rire, l’émouvoir et se rappeler d’autres moments mémorables.
On est allé finir la soirée dans un bar (que nous avons trouvé trop bruyant pour nos oreilles de mamans imparfaites) pour ensuite diriger notre choix vers un bar avec chansonnier (qui correspond plus à notre style) où on s’est rivé le nez sur un bar fermé! T’sais quand on dit qu’on ne sort pas souvent haha! Pas au courant de ça moi là! Finalement on est allé prendre un autre verre dans un resto-bar sympathique (où on a croisé le beau Jason Roy-Léveillée et la belle Annie Villeneuve qui terminait probablement une autre représentation de Grease).
GROUPE RESTO_IsabelleHL
On a passé une bien belle soirée. J’ai eu une future mariée comblée de sa journée, contente de ne pas avoir eu à se saouler et satisfaite des bons moments passés avec les mamans poules qui lui tiennent à cœur.

ISABELLE

Ne pas avoir d’enfant laisse un nuage de doute

 

Je suis entourée de femmes qui n’ont pas d’enfant, soit parce qu’elles l’ont choisi volontairement, soit parce que la vie a pris le relais de la décision. Depuis que je suis devenue une maman imparfaite, que j’ai vécu ce que je considère comme un des rites de passage marquants de la vie, je pense à ceux et celles qui n’ont pas d’enfant.

C’est parfois lourd à s’avouer en tant que femme sans enfant, l’ayant imaginé moi-même jusqu’à tout dernièrement, qu’être maman est une expérience unique et que le temps peut nous enlever ce privilège un beau jour si la décision se fait trop attendre. La nature nous ayant dotés de tous les morceaux biologiquement indispensables pour fabriquer un humain, qu’il est normal, légal surtout primal de se projeter dans le rôle de ladite MAMAN. Depuis peu, je peux enfin répondre aux questions mystérieuses féminines maternelles qui tuent, celles qui, je crois, remontent souvent dans nos têtes de filles depuis que nous avons l’âge de catiner une poupée.

« Quel genre de mère je serai? »
«  Quelle est la sensation de fabriquer un humain dans son ventre? »
« L’accouchement… ce rite de passage mystérieux, fait-il tant souffrir ? »
«  Que goûte cet amour inconditionnel dont les mamans parlent toutes? »

Peu importe la raison de ne pas avoir mis en marche la machine procréatrice, en tant que femme, «l’âge, la culture, un état de santé mental ou physique précaire, simplement par choix, par doute, par pression des pairs, le classique partenaire introuvable, l’instabilité financière » il y aura toujours des questions du genre, sans réponse, une forme de doute, un nuage brouillé au-dessus de nos têtes. Pour certaines, ce nuage passera très rapidement sans lourdeur et sans averse, la tête haute et en confiance avec ce fait. Pour d’autres, ce sera avec regrets, douleur et orage, seulement que d’y penser : « De penser avoir passé à côté de la parentalité. »

Parfois les doutes sont fondés et la situation ne le permet pas et c’est mieux comme ça. J’en sais pertinemment quelque chose. J’ai toujours voulu des enfants, j’en étais physiquement capable certes, mais pour le reste…. Disons que les fondations de mon existence étaient un peu trop « molles » pour envisager le grand saut. Malgré tout, même dans une situation complètement inadaptée tant au plan amoureux qu’au plan bio-psycho-social, m’imaginer parent représentait une bonne partie de mes rêveries, de mes aspirations d’épanouissement. D’autres fois, les doutes que nous avons en tant que femmes n’ont pas toujours de fondement et c’est parfois dommage de ne pas plonger. La vie est parfois si complexe que le temps peut nous passer sous le nez et disons-le, le pire ennemi de la procréation est le facteur temps. La péremption du système reproducteur justifie l’horloge biologique qui, souvent, hurle en nous plus les années passent.

À ces femmes et ces hommes qui cherchent le partenaire de vie avec qui sauter dans cette aventure ou peu importe les facteurs manquants pour y arriver, je vous le souhaite profondément. Je pense beaucoup plus à ceux qui essaient de fonder une famille depuis que j’ai entamé la mienne. Une forme de compassion et de constatation beaucoup plus lucide de cette sphère de la vie pour quiconque désirant être parent viscéralement, mais aussi ceux qui ont choisi de laisser le train passer.

Pour toutes celles qui n’ont pas encore de bambin ou n’en auront jamais, la bonne nouvelle est la suivante : je crois profondément au proverbe qui dit qu’il faut un village pour élever un enfant. Un enfant qui reçoit de l’amour est un enfant heureux. Pour les mamans et les papas, les substituts disposés à aimer et à prendre soin des enfants des autres sont des joyaux. Tous les hommes et les femmes peuvent être aimants et significatifs pour un enfant, biologiquement impliqués ou non.

Que ce soit tatie (ma sœur qui l’aime comme si c’était le sien), tatie gâteau (la voisine d’en haut), la marraine bricoleuse (ma belle-sœur ravie de pouvoir ENFIN bambiner), que se soit ma mère qui est en pâmoison devant son petit-fils, ma belle-mère qui l’emmènera probablement pêcher en jasant de psychologie behavioral ou la grimpeuse (ma cousine adorée) qui le coachera probablement à faire de l’escalade et à revendiquer son originalité ; tous ces bras de femmes, peu importe leur statut, donnent de l’amour qui construira mon p’tit mec et fera de mon fils un enfant aimé et heureux.

aure

AURÉLIE M.

Une poulette en France!

 

 

Ahhh, les vacances! Vous en avez profité avec votre marmaille? Camping, feux de joie, guimauves et soirées étoilées? Chanceux!

Nous avons eu la merveilleuse idée de prendre l’avion avec notre p’tite nana de 14 mois et de partir « sur une trotte », en France. On s’est dessiné une belle boucle du nord au sud puis du sud au nord, on s’est loué une voiture, et voilà! Nous étions enthousiastes et… innocents.

Je pourrais ici vous donner des conseils pour réussir un voyage avec un bambin – cet article a déjà été écrit plusieurs fois par des mamans plus organisées que moi.

Voici plutôt ma liste de quoi-ne-pas-faire-si-vous-voulez-que-ça-reste-agréable :

1) Ne PAS faire 5 destinations différentes en 18 jours.

Vous n’avez plus 20 ans, pis votre enfant n’appréciera pas de changer de lit aux 3 jours. Au pire, vous ne dormirez tout simplement pas; au mieux, vous redécouvrirez à quel point votre propre matelas est confortable une fois retournés à la maison.

2) Ne PAS faire de la voiture pendant 7 heures.

Je sais. Vous pensez qu’avec un peu de lait, des biscuits, un iPad, deux ou trois jouets et des livres, personne ne peut être malheureux au point de hurler pendant des heures. C’est faux. Votre bambin de 15 mois bientôt 15 ans vous prouvera que vous avez tort. Éternellement tort.

3) Ne PAS sous-estimer l’importance de la sieste.

Conseil ridicule! Quel parent ne sait pas ça?? Je l’ajoute malgré tout, parce qu’en voyage, on pense qu’on peut étirer un petit peu, que « Bah non! Tout va bien, on devrait arrêter ici quelques minutes, c’est si bucolique, le musée est minuscule… » – Non. Reprenez vos esprits.

4) Ne PAS assumer que tout ira bien.

Au contraire, préparez-vous au pire. C’est le seul moyen de n’être jamais déçus, et parfois on est même agréablement surpris!

En vérité, notre voyage a été ponctué de moments de bonheur. Nous avons pensé, dans notre belle naïveté, que cocotte nous suivrait partout, sans piper mot. C’est qu’elle vieillit si vite, qu’elle change constamment.

nolin2
Les os**** de petites roches, le meilleur jeu EVER. 😉
Crédit : Claudine Nolin

La poulette marche maintenant, ce qu’elle ne faisait pas lors de la planification du voyage. Elle refuse désormais le porte-bébé et fait la crise dans la poussette lorsqu’elle a la bougeotte. Elle veut les fraises du marché, TOUTES les fraises. Elle veut jouer au parc qui est là, là ! Oui oui, elle l’a vu, juste de l’autre côté de la rue, et trier les petites roches. Rien d’autre. Elle est pleine de désirs brûlants et ne comprend pas que non, dans la frénésie de Paris ou de Marseille, elle ne peut pas marcher seule, sans nous donner la main.

Et finalement, elle est si belle dans ses impératifs et son envie d’autonomie, que non, je ne regrette pas du tout ce voyage.
nolin3
Crédit : Stephen Brousseau
Mais l’année prochaine, on fera du camping. 😉

 

claudine

CLAUDINE N.

Des couches lavables… usagées? Ben oui!

 

Depuis la naissance de notre poulet (déjà 1 an, OMG!), nous utilisons des couches lavables (ça, vous le savez déjà). Contrairement à ce que « tout le monde » nous disait, notre p’tit mec n’a pas les fesses rouges en tout temps, il n’est pas mouillé en tout temps, n’a pas de retard moteur de développement, ma laveuse n’a pas encore rendu l’âme à avaler ces quantités de caca… Bref ça va plutôt bien de ce côté-là.

Au début, j’ai acheté quelques marques variées, ne sachant pas trop laquelle aurait un bon « fit » sur mon poulet. Puis petit poulet est arrivé et notre aventure avec les couches lavables a pu commencer.
Vient un moment donné où les couches qui sont les moins aimées doivent partir vers un nouveau foyer. Moi, j’haiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ça vendre des trucs, peu importe que ce soit sur Kijiji, Facebook, les petites annonces, etc. J’hais ça. J’achète par ces réseaux d’économie de seconde main, mais je vends très peu, car souvent c’est du taponnage. (J’ai déjà passé plusieurs heures à attendre quelqu’un qui finalement ne s’est jamais pointé le bout du nez…)
C’est là qu’entre en jeu la boutique que je considère comme étant le secret le mieux gardé des Sherbrookois accros aux couches lavables.

aout_joelle_logofripocouches
Depuis déjà un an, Nadia est la propriétaire de la seule friperie de couches lavables à Sherbrooke. Logée à même la boutique Artémire, vous pouvez y aller pour acheter (à un prix super raisonnable et en fonction des couches) ou vendre. Elles sont toutes inspectées rigoureusement avant d’être acceptées et, bien entendu, lavées/décrassées. Vous pouvez aussi vous procurer des articles connexes et bientôt de nouvelles confectionneuses feront leur apparition en boutique. De plus, les couches invendues après 1 semaine sont disponibles pour la vente en ligne!
Mon seul problème? Chaque fois que j’y mets les pieds (dans le but de me départir de certaines couches), j’en adopte des nouvelles… oups! Surveillez aussi les nouveautés du mardi qui sont affichées sur Facebook quelques jours avant.
aout_joelle_couchesnouveautés
Oh et une autre chose que j’adore : le bac à 10 $ et moins. Ce sont des couches qui ont besoin d’un peu d’amour ou qui sont plus vieilles, mais parfaites pour les p’tits budgets ou comme couches de garderie.
Photo couches pas chères
Dans votre ville, avez-vous une boutique qui offre un service semblable?

PhotoJoellePetit

JOËLLE P.

Le jour où j’ai cru que tu partais

Au moment d’écrire ces quelques lignes, je me demande encore si j’y arriverai. Je ne sais pas si mes larmes prendront le dessus sur mes doigts qui tapent sur le clavier en tremblotant. Mais je tiens à mettre sur papier ce moment si terrifiant, pour m’en libérer.
Ce jour-là, j’étais allée te chercher à la garderie en terminant le travail, comme à l’habitude. Encore une fois, tu t’étais dirigé vers moi, du haut de tes presque 3 ans en criant de joie, les bras grands ouverts : « Maman!! » Si heureux de me revoir, les joues un peu rougies par le soleil et la chaleur qu’il faisait! Nous avons quitté vers la maison, laissant tes amis terminer leur montagne de sable sous les yeux de ton éducatrice.
Ce jour-là, tu étais si fier! Nous avions passé plusieurs minutes à concocter un beau bricolage pour papa qui venait tout juste d’apprendre qu’il avait obtenu un nouveau boulot. Le boulot qu’il voulait et qui ferait qu’enfin, il passerait toutes ses soirées avec nous! Nous y avions mis beaucoup de brillants, tu en avais partout, sur le nez et derrière les oreilles! J’ai écrit « Félicitations » et tu t’écriais « Oui… bravo!!!!! Papa va être content! »
Le soir venu, après ton bain, comme à l’habitude, tu m’as demandé une collation; des raisins. J’étais loin de me douter que cette collation allait tout changer le cours de notre soirée!
C’est devant les petits bonhommes que tu ne te tannais pas de regarder que tu dégustais tes raisins, moi à tes côtés, à me dire à l’avance la prochaine réplique tellement nous les avions regardés! Mais nous étions ensemble, « ensemble nous deux » comme tu le dis souvent, et c’est tout ce qui comptait!
Puis tout d’un coup, « regarde maman ce que moi je fais! » Je me suis retournée et je t’ai vu, entre tes petites lèvres, aspirer ton raisin! J’ai vu tout de suite que quelque chose n’allait plus, tes petits yeux sortis de leur orbite, le son de la respiration de quelqu’un qu’on tente d’étrangler! Tu cherchais de l’air, mais il n’y en avait plus!
Paniqué, tu t’es levé, tu as couru vers la salle à manger. Mais je comprends mon poulet, tu avais peur, tu ne savais pas quoi faire. Maman aussi avait peur, maman était terrorisée!
J’ai réussi à t’attraper, à te coucher sur ma cuisse, mon genou sous ta petite cage thoracique et j’ai tapé, j’ai tapé si fort! À ce moment, toutes mes formations de RCR ont foutu l’camp, c’est mon cœur de maman qui m’a guidée.
Ce foutu raisin ne sortait pas. Je t’ai retourné, tu commençais à être bleuté. C’est là, à cet instant précis que j’ai réellement compris que ta vie était entre mes mains! Seule, personne pour me venir en aide, pas le temps de passer un coup de fil au 911! Je ne pourrai jamais te dire tout ce qui est passé dans ma tête à ce moment à une vitesse folle, mais c’est allé chercher une seconde force en moi!
J’ai tapé, coûte que coûte, il fallait que ce raisin sorte! J’ai crié, j’ai crié si fort, comme si quelqu’un là-haut pouvait m’entendre! C’est au bout de mes cris et de mes efforts que j’ai finalement vu le raisin rouler sur le tapis du salon!
Je ne me souviens pas avoir senti un jour l’émotion monter en moi à ce point! Le soulagement, l’impression de revenir d’un long périple! J’ai éclaté en sanglots. Je t’ai serré si fort. Tu pleurais aussi, de peur, j’imagine. Nous sommes restés comme ça, entrelacés plusieurs minutes, à pleurer l’un contre l’autre sans rien dire.
Ce jour-là, j’ai compris à quel point tout peut aller vite, j’ai compris que la vie nous envoie des épreuves où il n’y a que sur soi que l’on peut compter. Ce jour-là, j’ai compris que je t’aimais encore plus que je n’aurais pu imaginer! Ce jour-là, dans le salon, je t’ai sauvé la vie!

Photo_MaryseFilion

MARYSE F.

À famille imparfaite, chien parfait? NOT!

Leloup est arrivé dans notre vie en juin 2011. Notre premier enfant avait 8 mois, nous venions de décider que je ne retournerais pas au travail pour les prochaines années, question de me consacrer à notre famille. Ça nous a semblé le bon moment pour adopter un animal, puisque j’aurais du temps à lui consacrer. Notre rêve était de sauver un chien de l’abandon ou de l’euthanasie.
Au hasard de mes recherches, je suis vite tombée sur une annonce pour un Golden croisé de 3 ans, dont la famille déménageait sans pouvoir l’emmener. Il restait deux jours à ces gens pour trouver une famille à Leloup, sinon il partirait au refuge. Il ne m’en fallut pas plus pour craquer devant cette belle bouille de rouquin!

Juin_Leloup2_Mélissa Brassard

 

La photo qui m’a fait tomber amoureuse de Leloup sur Kijiji

Mon Dieu! Si j’avais su dans quoi je m’embarquais! Ce chien, aussi beau puisse-il être, est une vraie calamité! Nous n’avons pas tardé à découvrir pourquoi sa précédente famille l’avait nommé Leloup : dès qu’on le laisse seul, même quelques minutes, il hurle à la lune. Il jappe sans fin contre tout être vivant qui s’aventure dans notre rue. Il n’a qu’une vitesse : le sprint. Impossible de l’emmener pour une petite balade tranquille, malgré toutes nos tentatives et techniques. Et je pourrais habiller la population canadienne au complet juste avec le poil que perd Leloup annuellement. Fugueur, il saute sur toute occasion de s’enfuir, si bien qu’on doit le garder attaché en permanence. Il ne sait pas boire de l’eau proprement et éclabousse le plancher une dizaine de fois par jour. Il nous réveille chaque matin aux aurores en montant ses pattes avant sur notre lit malgré qu’on lui interdise ce comportement depuis le premier jour. Il n’écoute jamais rien, n’apprend rien, n’obéit à rien.

Juin_Leloup3_Mélissa Brassard

 

Un des grands moments de gloire de Leloup

À divers moments depuis son arrivée chez nous, particulièrement enceinte de mon deuxième enfant, j’ai supplié mon mari de nous en débarrasser. Mais Chéri est resté intraitable : nous avions fait de ce chien notre responsabilité, et à moins d’une situation d’exception comme une allergie, nous devions assumer celle-ci jusqu’à la fin. J’ai dû reconnaître que mon conjoint avait bien raison là-dessus.

Voilà donc maintenant cinq ans que je cohabite avec cet idiot de toutou, qui me fait hurler parfois, soupirer souvent. Depuis qu’il a eu ses huit ans cet hiver, je commence à percevoir un léger ralentissement de sa part. Il est un peu plus calme, si peu. Je dois avouer que quand je le vois monter l’escalier avec moins de vigueur qu’avant, quand j’aperçois les poils blancs dans ses sourcils, j’ai un petit pincement au cœur. Ce beau roux, qui a tous les défauts, mais qui a toujours été adorable avec nos enfants, n’a jamais mangé un seul jouet, n’a jamais échappé aucun besoin dans la maison; je l’aime bien malgré tout. Même si je ne suis pas certaine que je voudrai d’un autre chien une fois l’expérience « Leloup » terminée, une chose est sûre, ce cabot, on n’est pas prêts de l’oublier!

MELISSA

MÉLISSA B.

Et si je pouvais leur mettre un filtre…

L’une des choses que j’ai apprises avec mes trois poulettes, c’est que les enfants n’ont pas de filtre et que ça peut nous mettre dans des situations embarrassantes.

Mes 3 p’tites nanas parlaient très clairement à 18 mois, et pour parler elles parlaient. À un point tel que moi et mon conjoint nous avons bloqué des plages à notre agenda pour pouvoir se parler…je blague, mais ça aurait peut-être été une bonne idée.

Le premier gros malaise que j’ai vécu est arrivé comme ceci : j’attendais tranquillement et patiemment dans la salle d’attente de l’ORL, avec ma plus vieille Jillian, elle avait 2 ans à l’époque. Un monsieur d’un âge avancé arrive et s’assoit près de nous. Je vois ma fille le regarder, je devrais dire le dévisager…et c’est à ce moment que la panique commence à monter en moi, car la grosseur de son nez m’avait surprise moi aussi (mais moi, j’ai un filtre). Et comme dans un film avec un plan au ralenti, je vois ma fille se tourner vers moi et ouvrir la bouche…

« Maman c’est tu normal que le monsieur aille un gros nez comme un géant? » Et là je reste bouche-bée, je ne sais plus quoi dire, heureusement le monsieur n’a pas été insulté, même qu’il a trouvé ça bien drôle.

Ensuite j’ai reparlé à ma fille de l’événement en lui disant qu’il y a certaines choses que l’on ne doit pas dire, que ça peut faire de la peine aux autres personnes, etc.

aout_photo_melanieparadis

Le dernier malaise est arrivé il y a peu de temps. Je suis avec ma dernière de 2 ans, Leïla (je crois que 2 ans est l’âge de malaise chez nous). Elle passe un examen de la vue. À cet âge, ce ne sont pas des lettres que les enfants doivent nommer, mais des dessins. Je suis assise au bureau de l’optométriste et je l’écoute distraitement nommer les images.

Leïla : « une main, un gâteau, un oiseau »
Optométriste : « OK et sur cette ligne-là? »
Leïla : Une voiture, un oiseau (moment d’hésitation, jamais bon signe de ma poulette), un pénis.
Et là dans ma tête je me dis « noooon elle ne vient pas de dire ça?!!! » et je me sens rougir.
Optométriste (sans réaction) : « Bravo Leïla un bicycle. »

Je me demande encore s’il a rattrapé le coup ou bien s’il a vraiment entendu bicycle, mais je peux vous jurer que c’était très clair.

Deux exemples parmi des centaines…mes poulettes me réservent toujours leur lot de surprises.

juillet_photo2adultes4enfants_melanieparadis

Mélanie maman poule imparfaite

Les Zinternets, des bedaines, des bébés : des amies

 

À ma première grossesse, j’étais la première de mes amies à vivre la maternité. J’avais beau leur raconter mes bobos, mes joies et mes craintes, elles m’écoutaient avec plaisir, mais sans complètement comprendre, évidemment. Un soir, je me suis mise à zieuter sur les zinternets et je me suis inscrite sur un forum que j’avais choisi au hasard. « Les Petites Abeilles d’Avril »… Cute ou quétaine? J’ai choisi que c’était cute.

1er, 2e ou 3e enfant, on allait toutes avoir un bébé et vivre cette belle aventure-là au même moment.

AOUT_bedon_CarolineGauthier
Crédit : Marie Gélinas

Au début, je ne participais pas tant; je lisais plus que j’écrivais. Une vraie  « ouèreuse » qui se rassurait en lisant que les autres vivaient la même affaire que moi, ou presque. Certaines ont commencé à se rencontrer, faire des déjeuners/dîners…
Euh, non.
Heille! Je n’avais pas besoin de nouvelles amies! J’avais justement de la difficulté à consacrer du temps à mes « vraies » amies, t’sais ! J’entendais plein d’affaires; que les zinternets c’est pas beau, que ces filles-là se rencontraient pour chialer de tout et de rien, et parler de leur nombril… La vérité, aussi, c’est que j’étais un peu sauvage timide…
Et puis un jour, j’ai osé et je suis allée déjeuner avec quelques-unes d’entre elles.

BAM!
Je suis tombée en amour.
J’ai rencontré des filles extraordinaires.

S’en sont suivies pleins d’autres belles rencontres, tantôt avec nos bedaines, ensuite nos bébés et plus tard juste entre filles.

AOUT_partybébés_CarolineGauthier

On a vécu la première année de nos poulettes et poulets ensemble, on s’est partagé nos joies, nos peines, nos peurs, name it…tout-e. Derrière nos écrans respectifs, on s’est aidées, on s’est comprises. Les années ont passé, mais le lien est toujours resté.
Ça fait déjà plus de 5 ans maintenant.
Chaque année, on essaie de se regrouper pour fêter nos « petites abeilles ».

Les mamans derrière leur pseudonyme sont devenues des femmes pour qui on a prié, pour qui on a espéré, pour qui on s’est réjouies. Et avec qui on a pleuré. Si vous saviez…
Ensemble, on a évolué. Ensemble, on a appris.

Tellement de choses se sont passées ces dernières années. Des familles qui se sont agrandies, d’autres qui se sont séparées, des changements de carrière, des décès, des déménagements, des tonnes de microbes, alouette. Une chose est restée la même : elles. Une vingtaine de filles à qui je me suis attachée, certaines avec qui j’ai développé une réelle amitié.

Il y a 6 ans, on apprenait qu’on était enceintes et voilà que nos abeilles volent vers la maternelle…

AOUT_party4ans_CarolineGauthier

De « celles qui vont toutes accoucher au mois d’avril » on est devenues des confidentes, et surtout, une belle gang de mamans ultra poules et imparfaites, qui se comprennent, tout simplement.

Tout ça pour dire qu’il ne faut pas toujours croire ce qu’on dit des zinternets.
Moi je les trouve beaux. Ils m’ont apporté et m’apportent encore de belles rencontres et de belles amitiés; virtuelles et réelles. Et grâce à eux, j’ai gagné le jackpot des forums de bedaines!

Toi, as-tu déjà zieuté et laissé la chance aux zinternets?

PhotoCarolineGauthier

CAROLINE G.

La mode selon une fillette de 4 ans

 

Ma fille a 4 ans. T’sais l’âge où les enfants sont en pré-pré-pré-adolescence et où ils disent pas mal tout ce qu’ils pensent. Vous comprendrez que Jade, ma fille, est en plein dedans et comme la vérité sort de la bouche des enfants, surtout les enfants de 4 ans, j’ai le droit à une panoplie de p’tites vérités.
Où je veux en venir, c’est au jour où je me suis habillée « casual ». Alors donc, je descends du 2e et dès que ma fille me voit, une expression de dégoût se dessine sur son visage (oui, ça aussi, ça arrive souvent à 4 ans). Elle me dit, de but en blanc :
« C’est quoi ça, maman? »
« Quoi? » que je lui réponds.
« Tes pantalons. C’est vraiment pas beau! Ils font pas ça! » qu’elle dit en serrant ses chevilles.
« Ben, c’est des jeans avec les jambes évasées. »
« C’est laid, maman. T’as des jeans ben plus beaux que ça! »
En tout cas, je me le suis fait dire! Des jambes évasées, c’est « out », as-tu compris, maman? Avec ta p’tite face de condescendante, oui, j’ai compris, t’inquiète! Selon Jade, pour qu’un vêtement soit beau et « in », il faut qu’il colle sur la peau. Elle ne peut vivre sans ses mozus de leggings qu’elle appelle affectueusement « pantalons doux ». J’ai même serré loin loin ses leggings 3T parce qu’ils étaient trop petits. Ben la p’tite torieuse est allée les chercher et elle m’a dit que ça « fitait » parce que ça lui fait des trois quarts pour l’été. Cassé, maman!
Août_Photo 2_Genevieve Thibodeau
Mais ce qu’elle ne comprend pas quand elle me fait une crise le matin parce qu’elle doit mettre des jeans « pas collés » (ce sont des skinny), c’est qu’elle a un corps de mannequin; grand pis mince. Alors, les 4T ont de l’eau dans la cave et les 5T sont lousses, mais assez longs. Misère! Mais elle finit par obtempérer, mettre ses jeans et aller à la garderie. Toutefois, aussitôt qu’elle passe le cadre de porte en revenant à la maison, elle se garroche sur sa commode et enfile ses pantalons doux! Sacrée Jade!
Outre l’allure et la texture des vêtements, les couleurs la passionnent tout autant. Elle est capable de créer des combinaisons assez spectaculaires. Si, dans la camisole rayée, il y a une rayure, aussi petite soit-elle, qui est de la même couleur que le zipper de sa jupe, ben ça fit. Oui, ça fit, maman!
Bref, les grandes stylistes comme Julie B. Styliste peuvent aller se rhabiller, parce que ma fille, c’est elle qui connaît ça la mode et il n’y a personne pour la faire changer d’idée (je répète, elle a 4 ans).

Août_Photo 3_Genevieve Thibodeau
Crédit : Julie Bouchard
Les gars ont-ils aussi cette passe-là? Si oui, j’ai trois ans pour me préparer mentalement!
P.S. By the way, Julie B. Styliste est trop bonne! Allez voir sa page! https://www.facebook.com/julieb.styliste/

 

GENEVIEVE T

GENEVIÈVE T.