Pourquoi-ci, pourquoi ça, pourquoi-ci comme ça? Daaaaah!!!

 

 

Ça commence vers 2 ans ½ – 3 ans.
Au début, c’est cute.
On se dit : Aaaaaah! Mon kid (aka poulet ou poulette) est vraiment curieux, il apprend, il découvre la vie.
Parfois, on se trouve drôle quand on lui répond un peu n’importe quoi ou quand on élabore trop pour ce que son petit cerveau peut assimiler comme info.
Mais un moment donné, ça persiste. Pis là, le poulet/la poulette parle beaucoup… beaucoup.
C’est à ce moment que maman poule s’écroule, exaspérée, sous une avalanche de pourquoi incessants. L’enfant est assoiffé. Il en redemande encore et encore et en veut toujours plus.

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Crédit : Pixabay/Caroline Gauthier

Mon p’tit mec de 3 ans ½ est en plein dans sa phase du pourquoi. Ce qui semble avoir donné envie à ma p’tite nana qui vient d’avoir 5 ans de recommencer. #teamwork

Si tu n’es pas encore passée par là, laisse-moi te préparer un peu et te conseiller pas du tout scientifiquement.

Normalement, ça commence vers l’âge de 3 ans ou 4 ans. Il paraît que cette étape dans la vie de nos poulets dure environ 1 an. Mais comme j’ai dit plus haut, il semble, selon mon expérience de maman poule de 3 enfants, que l’enfant puisse avoir une rechute. Surtout en présence d’un grand intoxiqué de Pourquoi.

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Crédit : Caroline Gauthier

On dit qu’il n’y a pas de questions niaiseuses. Tu auras droit à des pourquoi de toutes sortes : parfois intéressants, surprenants, complexes, malaisants (« Maman, pourquoi la madame en avant a des grosses foufounes? »), etc. Mais laisse-moi te confirmer que tu auras aussi droit à un lot de questions VRAIMENT niaiseuses.

Quand tu seras à bout de réponses, l’option de retourner la question à l’enfant n’est pas mauvaise. Ça donne un break. Et parfois de beaux souvenirs à garder en tête, parce que leurs réflexions sont souvent très cocasses!

Voir le positif. Certains Pourquoi peuvent être bons pour l’égo. Quand fiston m’a demandé : « Maman? Pourquoi t’as des très gros seins toi? », mon 32A post-allaitement (X3) a eu une petite émotion.

Dire la vérité. Sur les zinternets, les sites de références disent tous qu’on doit dire les vraies choses. Il paraît que quand un enfant te demande : « Pourquoi as-tu un bébé dans ton ventre? », ce n’est pas correct de répondre : « Parce que j’en ai mangé un ». Non. Toujours dire la vérité.

Toujours garder son calme. L’enfant est configuré avec la fonction « repeat », ce qui occasionne parfois que certains fils se touchent dans notre cerveau de parent. Quand ça arrive, ne jamais crier «PAAARCEEE QUEEE!!!!!!!» à 5 cm du visage de ton enfant. Non. Reste calme.

JUIN_ResteCalme_CarolineGauthier
Crédit : Pixabay

Et surtout, n’oublie pas : tu as survécu au « terrible 2 ». Répète-le-toi. Tu es forte. Vraiment forte.

Malgré tout, tu seras over fière quand tu entendras poulet/poulette expliquer aux autres des trucs que tu lui auras appris.

Suggestion plus sérieuse, pour les pourquoi pas trop niaiseux : Mon premier Larousse des Pourquoi? Un must ici. Parfois, maman aussi apprend 😉
Pourquoi pas!

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Crédit : CarolineGauthier

 

PhotoCarolineGauthier

CAROLINE G.

LA PANIQUE

Quand on pense qu’on est enceinte (du 3e)… Mais qu’on n’est pas prête à l’être.

Ça donne ça :

– Chéri, je pense que je suis enceinte.

– Caro, c’est impossible.

– Tout est possible.

– Tu me niaises?

– J’te l’dis, j’suis sûre à 99 %. 99,9 %, en fait.

– Pis qu’est-ce qui te fait penser que tu serais enceinte?

– J’ai mal au dos. Et au ventre. Pareil comme les deux fois que j’étais enceinte.

– Tu es sérieuse? C’est juste ça tes symptômes?

– Oui. C’est déjà assez!Qu’est-ce qu’on va faire? J’vais accoucher dans une ville que je ne connais pas, j’vais devoir prendre l’avion même pas trois mois enceinte, j’vais vouloir vomir tout le long. J’vais être sur le gros décalage dans une ville inconnue, sans amies. Ah, pis la chambre!? Notre bébé n’aura même pas de chambre. Pas question que je mette deux enfants dans la même chambre. Ils ne dorment pas assez dur. Ça va être le chaos. En plus, mon petit poulet est encore aux couches, il commence à marcher « zombie style ». Comment je vais faire pour le prendre dans mes bras avec ses 30 livres de jambon, sans que mon hernie re-pop de mon aine? Pis ça, ce n’est rien à côté du fait que je te préviens que je vais t’appeler quand tu vas jouer sur la route et que je vais passer des nuits blanches à uriner ma vie sur la toilette en mangeant des toasts au triple Nutella. Et si j’ai un autre bébé de 10 livres? Je vais devoir lâcher le tennis. Ou continuer de jouer avec une couche, juste en cas. Et si on a un troisième garçon? Allo les trois brus. Aussi, on est mieux de s’inscrire au club triple platine doré du Costco parce que le steak va se faire aller dans notre cabane. Pis y’a pas juste le steak qui va se faire aller s’ils décident de faire du sport. Le portefeuille aussi. Au pire on vend la maison tout de suite, on va vivre dans un « Winnebago » et on met du capital en banque pour nourrir nos bœufs et les envoyer se faire éduquer à l’université plus tard. Y me semble que j’ai vu des ventes sur les minifourgonnettes (c’est-tu laid, ce mot-là?!) à la télévision ce matin. Y va falloir commencer à s’informer là-dessus aussi.

 

JUIN_GROSSESSE_CAROLYNEDALLAIRE

Bon… j’ai peut-être poussé un peu le bouchon. Mais j’en ai honnêtement passé des nuits blanches.

 Tout ça pour dire que je n’étais pas enceinte, finalement.

 Oups.

 Excuses publiques à mon homme.

 

PhotoCarolyneDallaire

CAROLYNE D.

Je n’étais pas préparée à ça…

 

La naissance de mon fils m’a complètement chamboulée. Je ne parle pas seulement des hormones qui ont fait de moi une bombe à retardement, TOUJOURS sur le bord des larmes. Je n’étais simplement pas préparée à ça… à TOUT ça! Et dire que « tout ça », ça dure depuis maintenant un an! Oui, un an déjà pour mon petit poulet! Que le temps passe vite…

Je n’étais tellement pas préparée à tout ça… Comment se fait-il qu’on ne parle que des boires rapprochés, de l’allaitement qui n’est pas toujours facile, des tonnes de couches à changer, des nuits interminables, de la poussée dentaire, du quotidien qui n’a plus rien de routinier, du panier à linge sale sans fond, des vêtements à trier et à acheter à un rythme fou… mais jamais du bonheur de sentir bébé collé contre soi, de l’instant magique quand il nous regarde droit dans les yeux et des magnifiques sourires qui nous font oublier tout le reste? (Oui, oui, tout… même quand on n’en peut plus de ramasser du petit lait caillé et de bercer et bercer encore!)

 

Je savais que j’allais aimer mon fils inconditionnellement, je n’en ai jamais douté, mais je n’étais pas préparée à cette vague d’amour déferlante chaque fois que Petit Poulet me regarde et me sourit… J’ai encore en tête certains matins, où papa et moi, on s’installait tous les deux sur le bord du lit pour le regarder s’éveiller dans son moïse et nous faire ses plus beaux sourires… le gros bonheur sale! Et que dire du premier rire : de la musique à mes oreilles! Oui, j’en ai pleuré… mais pas seulement par la faute des hormones. Je suis une vraie chochotte, une hypersensible! La maternité nous change, mais quand même pas à ce point-là! 😉

 

Malgré tout ce qui arrive de beau, avec un bébé, on ne parle que des moments difficiles. On devrait tellement les mentionner ces instants plus que parfaits! Partagez la bonne nouvelle, dites-le que ce n’est pas toujours facile, être maman, mais que rien au monde n’est plus merveilleux! Avoir un enfant, ça change une vie, ce n’est pas qu’un cliché… On a hâte de passer aux prochaines étapes tout en regrettant déjà celles qui viennent de passer… Carpe diem!

(Ha, et avant d’être Maman Poule, personne ne m’avait parlé non plus de l’anxiété de séparation… mais ça, c’est une autre histoire! Hihihi!)

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AUDRÉE J.

Pinterest vs Réalité

 

 

 

Ahhhhh tous les beaux scénarios familiaux que l’on peut s’imaginer dans notre jolie petite tête : un pique-nique au parc, de belles sessions de bricolage ou de petites séances photo improvisées. Croyez-moi que dans mon cas (et je ne suis sûrement pas la seule) la réalité me rattrape assez vite!

La session bricolage

La fête des Pères approchait et j’ai eu la « merveilleuse » idée de faire avec ma fille une belle grosse carte pour son papa. J’attendais en ligne au magasin les bras pleins de pinceaux, de peinture à doigts et de cartons géants en pensant à comment ça allait être « cute » de la voir peindre une belle carte pour son papa adoré. Au début, tout allait bien …jusqu’à ce que son frère se mette à pleurer et que pendant mon 30 secondes d’inattention, elle se mette les deux mains dans la peinture! Elle ne restait plus sur la toile que j’avais « scotchée » par terre, voulait manger de la peinture et en mettait plus sur elle que sur la carte. Et je ne vous parle pas du lavage de bain que j’ai dû faire ensuite OUFF!

peinture_Melissa Leduc

Le fameux pique-nique :

J’ai préparé de beaux sandwichs, des petites collations et même des petits desserts pour mon chum, moi et ma fille de 19 mois et une tonne de lait pour mon glouton de 5 mois. Je nous imaginais tous assis sur notre couverture, à manger notre beau dîner
comme une petite famille parfaite. Eh bien … non ! Ma fille n’a jamais voulu s’asseoir plus de 10 secondes, ni même prendre une bouchée de son dîner (j’ai réussi à lui faire manger 3 chips…Exploit!) Elle ne voulait que jouer. Bien oui toi, une enfant normale t’sais.

piqueniqueMélissaLeduc

La séance photo:

Pointer un appareil photo sur ma fille, ça à l’effet de l’ail sur un vampire, elle ne veut ABSOLUMENT pas coopérer. Pourtant, chaque fois j’ai ma lueur d’espoir que cette fois-là, elle va me faire quelques petits sourires mignons, mais non, absolument pas. Elle se lance par terre, me tourne le dos ou détruit mon beau petit décor improvisé avant de se sauver dans l’autre pièce.

Je ne sais pas si c’est parce que je regarde trop de photos parfaites sur Instagram ou Pinterest, de familles parfaites ou si j’écoute trop de films, mais cette naïveté-là, elle ne veut pas partir! Ce qui est peut-être une bonne chose, car même si ça ne se passe pas toujours comme prévu, je n’échangerais ces moments pour rien au monde; j’aime ma famille imparfaite.

Melissa Leduc

 

MÉLISSA L.

Le cœur plus grand (partie 1)

 

Je pensais tout savoir. Pas dans le sens de « tout », toutes les connaissances du monde, non. Mais je pensais avoir compris pas mal de choses. Les gens, la vie, les games, les personnalités diverses avec lesquelles on jongle; le moi-travail, le moi-amie, le moi-blonde. Sans m’en rendre compte, je jugeais, beaucoup. J’étais bien dans ma peau, j’avais acquis une estime en mes propres moyens et les fruits de tout ce beau travail meublaient mon existence : emploi intéressant dans lequel je m’épanouis, chum cute et aimant, logis à mon goût.

J’ai eu envie d’avoir un bébé comme on a envie de s’acheter un air climatisé, alors que ça fait des années qu’on est correct « juste les fenêtres ouvertes » puis que, soudainement, il fait trop chaud. Après une journée fantastique au parc, de celles où toutes les petites familles se sont donné le mot pour vivre du bonheur en même temps, à la même place, j’ai entendu résonner très clairement dans ma tête une petite voix qui répétait : « J’veux un bébé. » Je l’ai exprimé de cette façon à S., qui a ri avant de comprendre que ce n’était pas une blague, mais qui a tout de même dit « OK ». Romantisme, quand tu nous tiens…

On a essayé une fois, et c’est arrivé. Je me suis sentie mal, parce qu’il y a tant de couples qui essaient longuement sans que ça fonctionne. Il y a tant de gens, dont une de mes meilleures amies à ce moment. Comment annoncer à quelqu’un qui vit déception après déception, malheur sur malheur, que paf! t’as arrêté de prendre la pilule il y a deux mois, pis là ben… c’est ça.

Je me suis sentie comme un imposteur. Je n’avais même pas eu à la désirer « tant que ça », ma p’tite poulette, et elle était là. Je n’avais pas pleuré dans ma salle de bain, pas regardé les étoiles en espérant que, cette fois-ci, ce serait la bonne. J’ai eu l’impression que je ne devais pas être enceinte, que ce n’était pas juste.

C’est peut-être pour ça que j’ai vécu toute ma grossesse comme s’il n’y avait rien là. J’ai attendu le 5e mois avant de commencer à lire des blogues de mamans. J’ai dévoilé ma grossesse sur Facebook au 8e mois, une ou deux semaines avant qu’on se décide finalement à peinturer la chambre du bébé. Je ressentais un bonheur intense les rares moments où elle s’agitait au fond de moi, et je me trouvais bien belle avec ma bedaine, mais je la flattais en cachette, dans mon lit. C’était tellement « normal » d’avoir un enfant, pourquoi devrais-je en faire tout un plat?

Tout le monde le dit, « ça va changer ta vie ». Je croyais que tout le monde exagérait un peu trop ce cliché. Bien sûr, il y aurait désormais un petit être entre nous deux dont il faudrait prendre soin, mais moi, mon moi intrinsèque, pourquoi changerait-il tant que ça?

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Crédit : Claudine Nolin

Eh ben. Je sais, maintenant. J’ai le cœur plus grand.

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CLAUDINE N.

La dysplasie de la hanche : de kessé? – Partie 2

 
Quand on nous a montré le harnais, quand ils l’ont installé sur ma cocotte, ma poulette d’à peine 3 semaines, je suis partie à pleurer, bien évidemment. Ce harnais de Pavlik était tout sauf réconfortant.

Il faut dire que j’étais déjà pas mal à fleur de peau. La « lune de miel », comme on dit, n’avait rien de doux par chez moi. Notre fille avait un caractère du tonnerre. L’amoureux et moi, deux êtres somme toute assez peu bavards, avions engendré la reine des hurlements. Elle ne se calmait que lorsqu’elle avait un sein dans la bouche. Si elle semblait s’endormir et que par témérité j’osais m’extirper de ses lèvres carnassières, la bête s’éveillait.

Cette belle petite bête… qu’on allait désormais maintenir écartée de force avec un harnais, fait de velcro piquant.

Ils ont posé le harnais sur sa peau rose de bébé presque naissant, parce qu’elle devait le porter 24 h sur 24 h les premières semaines. Jusqu’au prochain rendez-vous. D’ici là, pas de bain, pas de pyjama… Interdiction d’enlever la chose. J’ai ouvert les sacs de vêtements 6 mois. Nous avons enfilé un t-shirt trop grand par-dessus le harnais. La bête faisait pitié.

Les premières nuits, nous n’avons pas beaucoup dormi, vous l’aurez deviné. Emmailloter des petites pattes de grenouilles écartées, ça ne marche pas. On a essayé d’emmailloter seulement les bras, on a coupé des dormeuses… Donner le sein aussi était devenu complexe. On oublie la position de la madone. J’ai pleuré pendant 3 jours parce que je ne savais plus comment la prendre, je n’arrivais plus à la nourrir sans m’érafler les seins au sang avec le maudit velcro (pssitt : la position à califourchon nous a sauvés). Ajoutez à ça que le harnais, au début, on ne peut pas le laver. Je vous laisse imaginer la couleur et la petite odeur de lait caillé qu’il prenait après quelques jours… ☺

À notre première sortie publique avec le harnais, j’ai senti les regards lourds de compassion, de tristesse et de curiosité que les gens portaient sur nous. Cela ne durait que quelques secondes, mais j’avais l’impression que c’était une éternité. Cette pitié partout, ça m’a crevé le cœur. Et je me mets à la place des parents qui vivent cela pour de vrai. Un vrai handicap, un vrai problème qui ne se règle pas avec un harnais, aussi inconfortable soit-il. Je m’imagine une seconde être cette mère que j’ai croisée 2 fois à l’hôpital Shriners, dont la fille lourdement handicapée ne peut bouger ni communiquer par elle-même et je me revois poser sur elle ce même regard. Ces yeux que l’on veut à la fois bienveillants et pleins de respect, mais qui ne font que rappeler, tout le temps, la différence.

Nous sommes chanceux, notre histoire se termine bien. Les docteurs disaient vrai : le harnais vous compliquera la vie, mais votre bébé va s’y habituer. Nous avons pu commencer à le lui enlever une heure par jour, puis 4 h, puis 6 h, puis 12 h. Ça, ça veut dire qu’il n’est porté que la nuit, puis ça, ça fait du bien en titi. Après 5 mois de harnais, le docteur nous a donné la permission de le mettre aux poubelles. C’était le 6 octobre 2015, pis j’ai gardé le ticket du stationnement en souvenir.

Aujourd’hui, nous sommes encore suivis, mais tout semble ok. Poulette devrait marcher sans aide bientôt… Après qu’elle ait été maintenue immobilisée pendant les six premiers mois de sa vie, je veux plus que jamais la voir courir, grimper, tomber, rire. Et ça s’en vient.
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CLAUDINE N.

Tranche de vie : Je hais les toutous!

Tranche de vie : Je hais les toutous!

Du plus loin que je me souvienne, ma mère a toujours répété qu’elle détestait les toutous : ces choses avec de faux poils qui s’accumulent au fil des années et qui ramassent la poussière. Eh bien, 32 ans plus tard, je dois avouer que je tiens le même discours.
À l’annonce de ma première grossesse, mon calvaire a commencé … tout un chacun nous arrivait, le sourire aux lèvres en disant : Je sais que tu dois en avoir des millions, mais quand je l’ai vu (ledit toutou qui ne sert à rien), je le trouvais trop cute! Résultat : mon enfant n’était pas né, il n’avait pas de chambre ni de prénom, mais déjà il cumulait les choses inutiles!
ToutouMontagneJoanikBoucher
Je sais, c’est un mal obligé comme parent, mais je suis toujours confrontée à cette haine jour après jour.

Réalité 1 : leur nom
La vie serait si simple si on les appelait par des numéros, on vient rapidement à court d’idées pour tous les nommer… Mais je dois avouer que je suis assez fière de mon idée : j’ai décidé de les appeler par le nom des personnes qui les offrent (hihihi, et maintenant je suis convaincue que tous font attention au modèle choisi;)). Vous auriez dû voir le visage de l’éducatrice de mon garçon qui nous a fait répéter, deux fois plutôt qu’une, le nom de son fidèle compagnon qui était Josée Blanchet.

ToutouPresentationJoanikBoucher
Légende : Je vous présente officiellement Josée Blanchet, Julia et Monsieur Bouchard (le favori!)

Réalité 2 : la perte de l’être cher
Chaque enfant tombe généralement sous le charme d’un toutou qui traîne partout et pour lequel il voue un amour dont je pourrais facilement être jalouse à titre de Maman Poule. Il sèche ses larmes, discute avec lui et l’aide à s’endormir jusqu’au jour où… malheur, on l’égare. On a beau le chercher partout, virer la maison sens dessus dessous, rien à faire, il a probablement fait une fugue pour fuir le trop-plein de morve du petit!
On part donc à la conquête : il nous en faut un deuxième, un toutou de sûreté pour pallier les fugues. On publie sur Facebook une photo de la bête en espérant qu’un de nos 500 amis en ait un dans son sous-sol, on fait la tournée des magasins… et je l’avoue, j’ai même appelé au bureau chef de la compagnie qui l’a fabriqué, aux États-Unis, pour l’obtenir : BACK ORDER! Il faut donc inventer une histoire de pourquoi il est parti, tenter de lui en faire aimer un autre (Big FAIL!) … pour finalement, le retrouver dans la crack du divan une semaine plus tard!

Réalité 3 : Questions existentielles
Pourquoi, quand ton enfant se couche, cherche-il toujours LE toutou qui est caché sous la pile?
Pourquoi ton enfant a-t-il besoin de plusieurs toutous pour trouver sommeil, tellement que tu as de la difficulté à trouver ta progéniture lorsqu’il fait nuit?
Est-ce légal, lorsqu’il partira en appartement pour la première fois, de lui envoyer le tout par Purolator quelques jours après son déménagement avec une note qui dit : Assume!
Et vous? Vous craquez pour ces toutous? Ne me dites pas que je suis la seule mère imparfaite…

La poussière de dodo

Ce soir, p’tit poulet endormi pour quelques heures, je prends le temps de vous parler de l’amour que j’ai pour mes porte-bébé et leur poussière de dodo.
En fait, tout a commencé pendant la grossesse; en magasinant ici et là et en jasant avec de nouvelles mamans poules, j’ai réalisé à quel point le portage ergonomique, c’est génial, et ce, tant pour maman que pour bébé.
Avant d’être enceinte, honnêtement, je ne m’étais jamais arrêtée à penser aux différents types de porte-bébé sur le marché, et encore moins au portage ergo vs non ergo. J’avais vu à quelques reprises des bébés être portés face au monde et ça s’arrêtait là.
J’ai la chance d’avoir une amie qui est (un peu) accro : genre que son stash est composé facilement d’une douzaine d’écharpes de toutes les marques et tous les modèles. C’est donc peu à peu que moi aussi j’ai commencé à magasiner et que j’ai acheté ma première écharpe extensible, un porte-bébé préformé et un peu plus tard, un Mei Tai.
C’est donc à quelques jours de vie que j’ai commencé à porter p’tit poulet, pour aller à l’extérieur en ayant les mains libres, mais aussi en m’assurant qu’il soit bien au chaud, collé sur moi.
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Plus les semaines ont passé, plus nous avons découvert que notre p’tit mec combat le sommeil plutôt que de s’abandonner dans les bras de Morphée. Sauf que Morphée a un truc…. Elle nous a laissé un peu de poussière de dodo, saupoudrée dans nos porte-bébé… C’est donc bien collé sur maman que le poulet a fait de nombreuses siestes depuis les dix derniers mois; aussitôt installé, aussitôt endormi. Sérieusement, si j’avais dû passer des heures à chaque fois à le bercer et à lui chanter des chansons, la vie aurait été vraiment difficile (non, le laisser pleurer pour qu’il s’endurcisse/apprenne à s’endormir seul/ le « casser », ce n’était pas une option chez nous).
Mais nos aventures ne s’arrêtent pas là!
Ensemble, nous avons fait quelques randonnées pédestres au cours du premier automne de mon poulet; chose qui m’aurait été impossible avec une poussette.
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Depuis que nous avons troqué la coquille pour le siège 3-en-1, p’tit poulet fait la plupart des commissions bien perché dans mon dos; pas besoin de traîner de lingettes pour désinfecter les paniers d’épicerie et pas besoin de traîner la poussette (il déteste ça de toute façon!). En prime, il découvre le monde à ma hauteur et lorsque porté en avant (ventre à ventre), gare aux inconnus qui voudraient s’aventurer les mains!
Oui, j’ai investi dans mes porte-bébé et j’en suis bien heureuse! Alors à celles qui hésitent, je dis go! Il y a PLEIN de groupes Facebook sur le portage et plusieurs boutiques et organismes offrent des ateliers d’initiation; demandez à vos amis/belles-sœurs/collègues/ etc. de vous montrer comment faire. Vous ne le regretterez sûrement pas.
Et vous savez quoi? Parfois j’arrive même à le transférer sans qu’il se réveille!
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JOELLE P

Vous avez dit TOC?

 

Dernièrement j’ai fait une constatation : j’ai un TOC. Le rangement. Au quotidien, c’est gérable. En tout cas de mon point de vue. Peut-être que mon chum ne serait pas d’accord… je ne lui ai jamais demandé, j’ai trop peur de la réponse! C’est donc gérable pour moi, mais seulement quand il n’y a pas trop de facteurs perturbateurs comme : les autres membres de la famille. Là, j’avoue que j’ai de la difficulté à contrôler mon environnement. Quand je décide de faire du ménage et de tout ranger, l’ordre ne dure pas bien longtemps. Et c’est là qu’à défaut de pouvoir contrôler ce que les autres font, j’essaie de me contrôler moi, pour ne pas pogner les nerfs et me mettre à chialer après tout le monde! Parfois je me dis que « c’était dont simple quand j’habitais seule! ». Mais je n’échangerais pour rien au monde mon merveilleux partenaire et notre adorable poulette!!

C’est plus fort que moi : j’aime le rangement. J’aime que les objets soient en ordre de grandeur, bien alignés, et chacun à sa place. Quand je suis à la caisse d’un commerce et qu’il y a des petites piles de cartes d’affaires, je les aligne. Oui, oui je fais ça! Chez nous, dans le garde-manger ou dans le frigo, je remets toujours les aliments à la même place, à LEUR place. Sinon, je perds du temps à les chercher quand j’en ai besoin ou je pense que je n’en ai plus, alors j’en rachète à l’épicerie. En plus, chercher quelque chose qui n’est pas à sa place, ça m’énerve! Comme chercher un outil… l’atelier n’est pas encore à ma main, c’est le bordel! Juste de penser que j’ai besoin de m’y rendre m’exaspère! Pour moi une maison propre et bien rangée = la santé. Je ne sais pas quelle est l’origine du lien entre ces deux concepts, mais dans ma tête le lien est clair. Vous savez parfois il ne faut pas chercher à comprendre!

Cela dit, ne vous inquiétez pas, si je vais chez vous, je ne porterai même pas attention au rangement ni au ménage. Quand ça ne m’appartient pas ou que ce n’est pas public, alors je ne me rends pas compte que ce n’est pas à l’ordre. Et puis chacun a sa façon de placer et de classer ses choses… ou de ne pas les classer!

J’aime aussi les livres ou les sites Internet sur le rangement. Dernièrement, j’ai lu « Le pouvoir étonnant du rangement » de Marie Kondo.

JUILLET_Le pouvoir étonnant du rangement_MÉLANIE ROY

Dans mon désir éternel de rangement, j’avais déjà pris la décision de faire un tri de mes possessions. En fait, je m’y applique depuis de nombreux mois. Mais si j’avais lu ce livre avant de commencer ce méga ménage, j’aurais peut-être fini celui-ci en beaucoup moins de temps. Je pensais trouver dans ce livre plusieurs astuces, des idées géniales pour économiser de l’espace, etc. J’en ai trouvé, mais pas autant que ce que j’aurais voulu. Entre autres, j’ai découvert une nouvelle façon de plier mes vêtements, ce qui fait que je me retrouve avec de la place pour en mettre plus… je peux donc aller magasiner!

JUILLET_tiroir avant_MÉLANIE ROY
et
JUILLET_tiroir après_MÉLANIE ROY

En plus, je trouve rapidement un morceau quand j’ouvre le tiroir. Pas de perte de temps à chercher!!! Le seul hic c’est que, comme mon chum n’utilise pas cette technique, je dois replier chaque morceau qu’il a gentiment plié pour moi quand il s’est occupé de la brassé de linge propre.

J’y ai aussi trouvé des énoncés qui m’ont paru irréalisables. Par exemple : vider notre sac à main tous les soirs en revenant de travailler et ranger chaque objet à sa place. Le portefeuille à un endroit, les cosmétiques à un autre, etc. Mon TOC a ses limites et c’est simplement impensable pour moi. J’aurais bien trop peur de tout oublier le lendemain, je suis tellement lunatique!! Je préfère les trucs du genre : l’organisateur de sac. Comme celui en vente à la Boutique Maeva de Blainville! D’ailleurs, il est tellement populaire qu’il est présentement en rupture de stock. Heureusement il sera à nouveau disponible à l’automne 2016!

JUILLET_organisateur de sacMélanieRoy

Crédit : Boutique Maeva

Puis, j’ai découvert un autre bijou de livre : « L’art de mettre les choses à leur place » de Dominique Loreau. Pile-poil sur mon obsession! Je vous partagerai ma passionnante lecture dans un prochain billet!

PhotoMelanieRoy-2

MÉLANIE R.

Couleur-moi

 

Je vous avoue que je suis une maman imparfaite! Oui, oui! Le style de maman qui traînait son p’tit mini poulet d’à peine quelques jours et quelques livres au centre d’achats, en balade dehors, et même au restaurant. J’ai eu droit à plein de critiques : « Bin voyons, on reste à maison quand on a un petit bébé : les microbes, il va attraper froid, il va être malade! » Habituellement, je n’ai pas ma langue dans ma poche, mais ces fois-là, dans mon nuage tout rose de nouvelle maman pleine d’hormones et de zénitude, j’ai fait un beau sourire et j’ai continué ma route.

Quelques mois plus tard, en repensant à ces commentaires, je réalise que j’avais besoin de ces sorties, de voir du monde, de prendre l’air afin d’éviter de sombrer dans un baby blues. Sachez, mesdames, que personne n’en est à l’abri. J’ai pris soin de moi afin d’être en mesure de prendre soin de mon p’tit poulet. Une maman heureuse, ça fait des bébés heureux☺.

Justement, lors de l’une de mes sorties, j’ai rencontré Madeleine, momtrepeneur de l’entreprise Couleur-moi. Avant la venue de ses petites poules, cette maman avait une carrière professionnelle florissante de directrice artistique dans un théâtre aux États-Unis, puis au Cirque du Soleil à Montréal. L’arrivée de ses poulettes l’a décidée à mettre sa carrière sur la glace pour embrasser la vie de famille. Cette décision a chamboulé tous ses projets d’avenir. Une longue période noire s’en est suivie. Finalement, avec l’aide d’un thérapeute, Madeleine a trouvé un sens à sa nouvelle vie de maman. C’est à ce moment que leur projet a débuté. J’écris « leur » puisque ses deux adorables petites poules sont au cœur de ce projet. Madeleine a appris à écouter ses poulettes, s’est inspirée de leurs idées pour créer des produits originaux. La robe ballerine de cirque est la toute première idée de sa grande fille June, un arrimage entre l’envie d’avoir une belle robe originale et les souvenirs de l’ancienne carrière de maman. Pour rendre sa robe encore plus originale, June voulait pouvoir colorier celle-ci. Ainsi, l’idée centrale de Couleur-moi est que l’enfant colorie ses propres vêtements et accessoires à l’aide de crayons feutres lavables, pour ensuite les porter fièrement.

Couleur-moi offre aujourd’hui une collection de robes, de t-shirts, de sacs et de napperons. Tous ces produits sont facilement lavables : un tour dans la laveuse et hop, le plaisir peut recommencer, et ce, à l’infini. À la maison, nous avons testé un napperon, qui a maintenant sa place dans mon sac à couches pour occuper le p’tit mec lors de nos sorties (j’avoue que la tablette prend peu de place dans mon sac, mais je préfère qu’il s’occupe à colorier). C’est un produit écoresponsable et complètement québécois. Bref, moi c’est mon idée de cadeau pour les anniversaires de 2016 (chut! ne le dites pas à nos amis).

Au cours du mois de juillet, un nouveau produit devrait voir le jour : des nappes d’anniversaire et de pique-nique à colorier! Oups, c’était un secret!

Pour voir leurs produits, visiter la page Facebook « Couleur-moi » ou le site Web : http://couleurmoi.ca

Pour les personnes de mon coin qui, comme moi, détestent acheter sur Internet, la magnifique boutique Patati Patata de Repentigny offre les produits Couleur-moi ☺.

melanie potvin

MÉLANIE P.