Profession : Maman de deux p’tits poulets!

Il y a deux choses que j’ai solidement ratées dans ma vie, ma chimie au cégep et la conciliation travail/famille! Je lève mon chapeau, mon verre, mon pouce et tout ce qui peut se lever à ces papas et ces mamans qui réussissent à garder la tête en dehors de l’eau et à rester zen face à ce beau défi de la vie! De mon côté, vous n’avez qu’à me dire les mots «conciliation travail/famille» et j’ai soudainement l’envie de me mettre en position fœtale dans un coin. Lorsque je travaillais, je pleurais au bureau (oui, je pleurais au bureau, je suis une braillarde, je pleure pour un rien! Je m’assume! Certains me diront que je suis faible, mais je préfère dire que je suis vraiment près de mes émotions…) Bref, j’étais « vraiment près de mes émotions » au bureau parce que je me sentais coupable d’envoyer mes petits poulets à la garderie et quand j’étais à la maison, je pensais seulement à mes dossiers et à prendre mes messages à distance. Je suis devenue incapable d’assumer mes deux rôles et je me suis rendue au bout du rouleau.

Entre vous et moi, je suis allé consulter une psychologue pour m’aider à passer au travers ce tourbillon d’anxiété et d’épuisement et c’est elle qui m’a ouvert les yeux. Elle m’a dit que ma difficulté venait du fait que mon mari et moi n’étions pas en accord avec le style de vie que nous avions et que nous devrions effectuer les changements qui s’imposent avant de s’enfoncer plus loin. En quelques mois, notre vie a fait demi-tour et nous avons tout changé. Nous avons eu droit à plusieurs réactions lors de l’annonce de notre changement de vie. Beaucoup de jugements, certains ont l’air de penser que je ne fais qu’écouter des séries télévisées à longueur de journée. D’autres ne comprenaient pas que je quitte un emploi permanent et que j’allais perdre mon autonomie financière. Par contre, plusieurs me trouvaient chanceuse d’avoir le courage de tout changer et me disaient que je prenais la meilleure décision. Mais aujourd’hui, les matins où il fait moins 30 degrés et que mes enfants boivent leur chocolat chaud en pyjama sans se faire bousculer, je suis fière d’être maman à la maison, mais surtout d’avoir fait notre choix de vie pour nous, pour notre famille, sans se fier aux jugements des autres.

Je vous souhaite donc d’avoir la possibilité de vous asseoir et de prendre quelques instants pour faire le point sur votre vie. De voir s’il y a des aspects que vous aimez moins et d’avoir le courage de les changer. Et là je ne parle pas de devenir toutes des mamans à la maison, je parle de votre vie en général! Et si, par bonheur, tout est exactement comme vous le souhaitez, donnez-vous une petite tape dans le dos de ma part et poursuivez votre route!

emib

ÉMILIE B.

Lettre à mon fils ….

T’es mon fils. « Mon fils », 2 petits mots courts qui, mis ensemble, me font l’effet d’une bombe chaque fois que je les prononce, même dans ma tête. MON FILS

Dès que j’ai vu apparaître la petite ligne de couleur sur le test de grossesse, mon cœur s’est emballé, il s’est rempli d’amour pour toi, que je ne connaissais pas encore, mais que j’avais déjà tellement hâte de rencontrer. Et quelle rencontre! Le plus beau moment de ma vie!

Mon fils…

Je sais, je devrais dire « notre fils », puisque tu es aussi le garçon de ton papa. En fait, tu lui ressembles tellement! Tu es un beau mélange de ton papa et de ta maman et, même si les mots justes seraient « notre fils », quand je te regarde, c’est plus fort que moi. Tu es MON fils. Jamais je n’aurais pensé avoir un petit garçon. J’ai toujours pensé, du plus loin que je me souvienne, que j’aurais une petite fille… et j’en étais persuadée au moment même où j’ai su que je te portais, jusqu’à ce que l’échographie révèle un petit attribut typiquement masculin! Et tu sais quoi? Je ne t’échangerais contre une petite fille pour rien au monde! Tu es MON FILS!

Il y a des journées où c’est plus difficile que d’autres, c’est vrai. Certains jours, tu peines à dormir; d’autres fois, les dents te font pleurer et pleurer, tu es inconsolable et seuls mes bras peuvent te réconforter. Malgré tout, quand je me couche à tes côtés par terre, pour jouer un peu, avant ou après le bain, que tu tournes la tête vers moi et que tu me fais ton plus beau sourire (parce qu’ils sont tous plus beaux les uns que les autres, tu t’imagines bien!), je fonds, carrément. Tu es magnifique! Tes yeux rieurs, ton p’tit nez mignon, ton sourire charmeur… tu es tout simplement parfait! C’est l’évidence même, comment ne pas être parfait… tu es MON FILS! Et à mes yeux, tu seras toujours le plus beau bébé, le petit garçon le plus extraordinaire, l’ado merveilleux (malgré que tu seras quand même un ado!), l’homme formidable que tu deviendras…

T’es mon fils… Je t’aime, Adrien!
audrey

AUDRÉE

La première sortie sans notre p’tit mec

Mon beau brun et moi avions été invités au mariage d’un couple d’amis, mais avions dû refuser l’invitation puisque ma date prévue d’accouchement était le lendemain. On avait décidé de la jouer safe comme on dit. Finalement, notre p’tit mec s’est bousculé et est venu au monde trois semaines à l’avance, ce qui rouvrait la possibilité d’assister à la célébration.

Après discussion, nous avons convenu qu’il y avait des avantages à faire garder notre petit poulet pour aller au mariage : plus vite on le confierait, plus ce serait facile pour nous de le faire plus tard. Vingt jours après sa naissance, nous étions donc en train de faire la fête (ou plutôt, en train d’essayer de faire la fête) dans un mariage. Et aujourd’hui, j’avoue que c’était peut-être un peu précipité, mais on a osé même s’il était si petit et si fragile. Cette soirée nous a fait un bien fou.

J’ai dû sortir mon attirail des boules à mites : j’ai troqué mes vêtements mous et ma fameuse queue de cheval pour une tenue et une coiffure d’occasion. Je me suis également maquillée, question de cacher les belles traces bleuâtres sous mes yeux qui témoignaient de mes courtes nuits.

Il faut se le dire : maudit que ça fait du bien de s’arranger un peu! Me semble que le restant de p’tite bedaine molle paraît moins dans ces temps-là. Par contre, comme c’est inconfortable et inélégant une belle robe cocktail noire qui se tend un peu trop sur des seins durs comme du roc et qui laisse paraître des traces humides de lait! Et c’est sans compter les petits pieds encore enflés qui débordent des belles sandales à talons. En y repensant, ce n’était pas bien chic, mon affaire!

Après quelques cocktails, nous avons surmonté la culpabilité et réussi à nous amuser, à danser et à rire. Nous avons même fini par oublier que nous étions parents et que nous avions un petit poulet quelque part qui attendait notre retour. Bon, il est vrai qu’à plusieurs reprises durant la soirée, mes seins m’ont douloureusement rappelé l’existence de ce p’tit mec. Et quoi de mieux que de faire des virées dans la voiture pour tirer son lait et en engraisser le gazon!

Après avoir ramené mon épave de beau brun à la maison aux p’tites heures du matin, j’ai été soulagée de retrouver mon petit poulet. Malgré une soirée très agréable, mon cœur de maman poule s’ennuyait beaucoup de son p’tit mec d’amour.

melanie potvin

MÉLANIE P.

Ma première touche avec un groupe de femmes, en tant que future MAMAN POULE.

 

Il paraît qu’il faut commencer quelque part… mon inspiration pour mon premier billet en tant que blogueuse pour P’tit mec P’tite nana sera donc liée au commencement. Pour moi, le monde de la maternité est un terrain inconnu, fertile en émotions totalement nouvelles et donc quasi épeurant. Je devais chercher un point de départ outre les livres, les ouï-dire et bien sûr… les Internets. Même si mes expériences passées avec mes pairs de sexe féminin n’ont pas toujours été reluisantes, m’immerger à un groupe de mamans imparfaites et/ou de mamans poules en devenir, me semblait la meilleure idée. Voilà qu’entre en jeu la compagnie Bébé Cardio située au cœur du Vieux-Longueuil. Bébé Cardio est le résultat d’un concept tout en un, dans un centre de maternité très complet.

Leur mission : « Chez Bébé Cardio nous croyons qu’il est possible de se mettre en forme sécuritairement tout en s’amusant! Bébé est toujours le bienvenu aux cours! Table à langer; tapis; micro-ondes; coin allaitement; chauffe-biberons et une petite aire de jeux sont à votre disposition pour rendre votre expérience Bébé Cardio la plus agréable possible. »

Aussi, Bébé Cardio offre un espace boutique en collaboration avec Mère et mousse. C’est à la fois une mini-friperie et une boutique d’accessoires pratiques et de vêtements de maternité et pour bambins. Pour ma part, mon premier contact avec cette entreprise a été par l’entremise d’un service d’ostéopathie sur place. Effectivement, ils offrent également une gamme de services thérapeutiques (acupuncture, massothérapie, conseils d’allaitement, etc.) pour maman et bébé. Avec ma légendaire « carrure de deux par quatre » très en manque de tonus et la place restreinte qu’offre mon gabarie pour faire mûrir mon babin, quelques manipulations professionnelles sont plus que satisfaisantes. D’ailleurs, sous ces recommandations, je devrais faire plus d’exercice vu mon hyperlaxité.

Pour une fille qui ne fait plus de sport depuis le secondaire, l’idée d’aller en faire avec ma bedaine m’angoissait un peu. « Timing étrange » que je me disais. Le doute, le manque de motivation et une forme de timidité, me faisaient repousser mon essai de cours gratuit, de fois en fois sans raisons valables. Malgré tout, ma curiosité me poussait quand même, chaque fois que j’allais en boutique, à épier les mamans qui suaient en toute humilité. Les voir solidaires et rouges d’efforts, la moustache humide et cherchant leur souffle entre deux bouffées d’orgueil bien placé, me remplissait d’envie. « Je les trouve dont bonnes ces mamans imparfaites. » Enfin bref, un mardi matin, quand je me suis rendue à mon rendez-vous d’ostéo-déesse, je me suis arrêtée pour justement jaser avec la propriétaire. De fil en aiguille, en attendant les doigts magiques de l’ostéopathe, mon interlocutrice, Émilie Koehler, en consultant son écran d’ordi, me mentionne que by the way mon rendez-vous est le lendemain.

En tant que tête en l’air bien assumée, je me suis préparée à repartir vers chez moi, pour aller zapper sûrement. Voilà qu’Émilie me lance un regard confiant et douteusement espiègle.
Émilie : « Tu portes quelle pointure de souliers? »
Moi : «  Ah, la voyant venir, j’ai des grands pieds, du 9. »
Émilie : « Génial, donne-moi ta sacoche, enfile mes souliers de course, tu as un essai gratuit et une heure de libre. BON COURS! »
Moi : « Hein!?? Oh !! euhhhh, ok. »
C’est avec une pression nécessaire que je suis allée suer ma vie et faire trembler mes petits muscles fluets avec entrain et plaisir. Ce fut mon premier contact avec un groupe de femmes enceintes et d’autres déjà mamans, qui gardaient un regard bienveillant sur leurs héritiers et héritières.

Je me suis sentie bien et drôlement à ma place. Au-delà de mes petits bras de poulet tatoués et de mon essoufflement rapide, je me suis sentie acceptée. Je vous recommande ce petit centre facilitant les mystères de la maternité et qui aide à briser la solitude.
Bébé Cardio, MERCI !

aure

AURÉ M.

Les bons parents jouent dehors l’hiver

Juste comme ça, j’étais pas pire bonne en philo au cégep et j’ai quand même ce genre de liens en moi. Jouer dehors c’est bien, les bons parents font des choses bien, alors les bons parents jouent dehors l’hiver.

À notre réveil un matin de janvier, la neige est partout. La vue est digne d’une carte postale : la neige recouvre le sol et les arbres et de doux flocons continuent de tomber du ciel.

Je suis donc super excitée de pouvoir sortir avec les enfants! On déjeune et hop, à l’habillement! Je remplis le salon d’habits de neige, de tuques et de mitaines et hop! C’est un bon matin, car seul le bébé pleure (elle déteste l’habit de neige qui la transforme en bébé-étoile immobile qui ne fait que cligner des yeux). Tout le monde est enfin prêt et le bébé s’est calmé dans mes bras!

Le traîneau bleu Pelican est là, à nous attendre. Ça fait depuis l’an passé que je me visualise en train de promener le bébé qui éclate de rire… J’ai même apporté l’appareil photo pour immortaliser ses premiers fous rires en traîneau ! La veille, je racontais encore à mon conjoint qu’on devrait peut-être acheter un plus grand traîneau pour que je puisse promener les 2 plus jeunes ensemble autour du quartier.
Je l’installe et… elle HURLE !! Rien à faire, elle hurle et hurle et hurle encore. Bon, elle n’aime pas le traîneau, alors une fois mes rêves dissipés, je la mets dans mon dos en portage… Je me tourne vers mes grandes pour les admirer profiter de leur belle glissade de neige, pour les apercevoir figées sur place à se plaindre du froid.
C’est à ce moment, qu’une déneigeuse passe. Je pense que j’avais oublié de vous parler de ce petit détail. Une de mes filles a développé une phobie des tracteurs après en avoir vu un démolir un bâtiment environnant. 

Bref, une grande qui tremble de froid, une moyenne collée à sa maman qui tremble de peur et un bébé endormi dans mon dos…

Ps : Après quelques sorties, elles ont retrouvé leur amour de l’extérieur qui semblait avoir disparu avec l’arrivé des flocons. Il y a de l’espoir!!

zoe

ZOÉ L.

Ronron Patapon : pour des p’tits mecs et des p’tites nanas aux foufounes vertes

 

Peut-être que si vous utilisez déjà les couches lavables, vous connaissez la boutique dont ce billet traitera. Si ce n’est pas le cas, je vous fais découvrir ici dix bonnes raisons pour lesquelles Le Chaton Vert va vite devenir votre boutique préférée!

Avant tout, je vous présente brièvement les propriétaires, Catherine et Anthony, qui se sont initiés aux couches lavables lorsqu’ils attendaient Florence, leur p’tite poulette. Aujourd’hui leur entreprise est un incontournable dans l’univers québécois des couches lavables.
Voici pourquoi!
Leur service exemplaire : Que ce soit pour leur vitesse de traitement des commandes, leur service à la clientèle A1 ou leur souci du détail, la satisfaction des clients est clairement une priorité.

La variété : Une vingtaine de marques différentes sont disponibles à la boutique, dans une gamme de prix variée. Plusieurs produits pour mamans et bébés de même que des accessoires sont aussi disponibles.

La garantie d’amour et d’ajustement parfait : Par ici pour les détails! http://www.lechatonvert.com/pages/garantie-damour-et-dajustement-parfait

Les ensembles de départ : Un lot varié, voilà une des clés du succès lorsqu’on utilise les couches lavables. Les propriétaires l’ont bien compris et vous proposent plusieurs lots comprenant différentes marques afin que le fit soit parfait sur votre p’tit poulet.

La boule de poils : Un colis surprise livré chez vous chaque mois, dont la valeur est à chaque fois supérieure au prix payé? On aime! En raison de leur succès, les boules de poils sont maintenant limitées à 50 par mois; elles sont disponibles chaque 1er du mois; faites vite, car j’ai l’impression qu’elles vont s’envoler!

La facilité de navigation : Bébé fafa de trouver ce que vous voulez sur leur site; vous pouvez magasiner les couches par type (poche, tout-en-un) ou encore par compagnie.

Leur expertise : Les couches, les propriétaires les ont utilisées. Besoin de conseils pour votre p’tit poulet dodu ou au contraire, votre poulette qui a des mini cuisses? Demandez à Catherine de judicieux conseils et elle saura vous guider pour un choix adapté à votre situation.

Les nouveautés : Parce que le monde des couches est en effervescence et qu’il se passe rarement plus d’une semaine sans qu’une compagnie annonce un nouvel imprimé, les propriétaires vous tiennent au courant via leur site Web et leur page Facebook. Surveillez les préventes car tout s’envole rapidement. De plus, toujours afin de satisfaire leur clientèle, de nouvelles marques s’ajoutent fréquemment à leur inventaire.

Les promotions, les rabais et les liquidations : Toutes ces raisons font que mon portefeuille aime quand je magasine au Chaton Vert. 🙂

Et vous les mamans poules, votre boutique préférée pour les couches lavables, quelle est-elle?

PhotoJoellePetit

JOËLLE P.

Une maman imparfaite, ça se fait lancer des roches…..

Une maman imparfaite, ça se fait lancer des roches
Par des inconnues (à noter que le féminin est employé pour simplifier la chose, mais que le masculin est aussi concerné), par des amies et même par la famille, une maman ça se fait lancer des fleurs, mais ô combien de pots! Le jugement est omniprésent à partir du moment où tu annonces que Mininou est en construction dans ton bedon.
Mon Dieu que t’es grosse (hey, merci). Il me semble que tu n’as pas pris beaucoup de poids (dis ça à l’autre qui me dit que je suis grosse…). Tu n’allaites pas (vient généralement avec regard de volcan en fusion et bec pincé)? T’as l’air fatigué (sérieusement?). T’es pas chanceuse, une césarienne ce n’est pas réellement un accouchement (ton bébé a déchiré ton vagin, moi il a ouvert mon ventre).

Texte1_photo bec pincé Sabrina Hurd
Garoche-les tes petits cailloux, mon garçon est en santé et aimé et c’est tout ce qui compte. Je vais tout faire pour lui enseigner que le jugement dont tu fais preuve c’est caca! Qu’être maman ou juste être une personne à part entière, ça passe par l’acceptation. Que chaque personne est unique et qu’apprendre c’est faire des erreurs, mais juste une fois.
Libre à toi de penser que je suis une mère indigne parce que je donne de l’eau à mon fils avant ce que le Mieux Vivre dit (bam, commentaire offensant la bible des mamans). C’est malheureux qu’avec toutes les ressources à notre disposition pour nous aider à cheminer en tant que maman, on les utilise pour se retourner les unes contre les autres. Émettre une opinion en accord ou non avec un sujet est tout à fait acceptable. Rabaisser et insulter un membre du clan ou son point de vue, ça c’est non!
À toi madame la juge (puisque tu juges, tu as le droit au titre qui va avec). Tu penses que « fais ça comme ça » et « ce n’est pas comme ça qu’on doit faire » sont des conseils. Tu dis que « tu sais comment ça marche parce que tu es déjà passée par là », mais ton argument est rejeté par la jurée ici présente. Tu aurais beau avoir eu 42 enfants que j’écraserais ton étroitesse d’esprit avec ton petit marteau de juge. Chaque enfant est différent et chaque maman l’est tout autant.
Votre Horreur, je plaide coupable d’orgueil. Pas le mal placé, l’autre. Celui qui fait que je veux apprendre à connaître et élever ma progéniture par moi-même. Je fais partie de ceux qui croient que les valeurs, elles sont ancrées en nous et qu’elles se transmettent par l’exemple et non par la parole. Adjugé!

PhotoSabrinaHurd

SABRINA H.

La couponneuse imparfaite
(ou : comment frôler la crise de nerfs en essayant de sauver dix piastres)

J’ai toujours été mitigée par rapport au couponing. Je trouve que les émissions américaines que l’on voit à ce sujet sont exagérées et qu’elles encouragent la surconsommation. Sincèrement, qui a besoin d’un approvisionnement de trois vies complètes en pots de moutarde?!

Mais cette année, j’ai ressenti l’appel criant de l’économie monter en moi. Au même moment, j’ai écouté une émission québécoise sur le couponing, où une femme faisait une épicerie de 1 000 dollars pour presque rien. Ça y est, me v’là motivée! Non mais, pas plus folle qu’une autre, pourquoi je paierais le gros prix pour mon épicerie quand il y a moyen de se vautrer dans le filet mignon pour une poignée de peanuts?! C’est cette semaine que ça se passe, mon épicerie me coûtera moins de 40 dollars. I wish…

Lundi : Je m’installe devant mon ordinateur. Sachez que toute couponneuse débutante doit s’inscrire à l’équivalent d’un bottin téléphonique de sites Web afin d’être informée des aubaines et d’imprimer des coupons. Je passe donc l’après-midi à me créer des identifiants farfelus et à imprimer une avalanche de coupons, espérant que l’économie que je ferai grâce à eux compensera pour toutes ces feuilles de papier…

Mercredi : L’apothéose de la semaine d’une couponneuse, le Publi-Sac! Je brave le froid au petit matin pour réussir à en attraper un avant que mon voisinage retraité fasse sa razzia. J’ouvre le tout, je compare, je note, je m’étends, mon salon a l’air d’une usine de récupération. C’était chez IGA ou Métro que le Philadelphia était le moins cher? 3 pour 5 dollars, c’est-tu un meilleur deal que 2 pour 3 dollars? Calculatrice obligatoire, gin tonic fortement suggéré!

Jeudi : JOUR J! L’épicerie! J’ai tout en main : ma liste de repas hebdomadaires, le bloc-notes regroupant mes imbattables, mes circulaires, ma tonne de coupons classés par type de produit, ma sacoche, mes sacs réutilisables. Les enfants emmitouflés dans leurs habits d’hiver me regardent avec les yeux ronds comme des soucoupes. Je me jette un dernier regard dans le miroir de l’entrée. J’ai les mains moites, les dents serrées, des plis dans le front et un bouton de stress au menton. J’ai l’air de partir à la guerre.

C’est là, à ce moment précis, que j’ai décroché. J’ai pris une grande inspiration, et j’ai soigneusement déposé mon attirail de couponneuse directement au bac de recyclage. J’ai fait mon épicerie la tête légère, comme d’habitude. Je me contente maintenant de mieux planifier mes repas pour ne rien acheter de superflu et évidemment de profiter des spéciaux avantageux. C’est suffisant pour me faire économiser un minimum, tout en conservant ma santé mentale intacte, ou en tout cas pas loin. Décidément, le couponing ce n’est pas pour moi!

Alors, d’autres économes imparfaites dans la salle?

MELISSA

Mélissa B.

Ce qu’une maman qui a des garçons doit savoir …..

Cette semaine, je suis tombée sur plusieurs articles du genre « Ce qu’une maman qui a des garçons doit savoir ». Apparemment, nous sommes leur premier amour.
Hmmm… Non?

Par chez nous, le premier amour, c’est Papa. Papa par-ci, papa par là, « Maman, toi tu n’es pas belle et Papa il est beau », « Maman, j’aime ça quand tu fais le goalie quand on joue au hockey car je peux t’envoyer des balles dans le visage », les crises monumentales de bacon qui frétille du genre « C’est Papa qui s’assoit à côté de moiiiiiiiii aaaa aaaaaaaa », « C’est Papa qui me couche car je ne t’aime pas », « On dirait une fleur morte sur ta tête », en parlant de mes cheveux. C’est comme ça depuis le jour 1 et ça n’a jamais changé.

Dernièrement, Damien me dit :

– C’est Papa qui a fait le souper? C’est très bon.

– Non, c’est Maman, mon grand.

– Non, c’est Papa.

– Damien, c’est moi qui ai fait le souper.

– NON.

– Papa n’était pas là, ce n’est p…

Crise.

J’ai envie d’envoyer promener les mamans qui me disent que leur fils leur rapporte des bouquets de pissenlits l’été, leur joue après les oreilles pour s’endormir ou leur concocte des avions en papier rose avec des cœurs dessus.

Toujours d’après ce genre d’articles, il semblerait que les crises sont moins hystériques chez les garçons. Si mon p’tit poulet se transforme en fille l’instant d’une crise, ça veut dire qu’il lancerait des meubles? Qu’il casserait des cadres? Une crise, c’est une crise. Je ne prendrais pas plus de décibels, mettons. Je ne vois pas en quoi faire le bacon peut être différent d’un sexe à l’autre.
Ne pas avoir besoin de dépenser pour des jouets dispendieux est un autre point souvent rapporté : les garçons joueraient à n’importe quoi… avec n’importe quoi.

Pas ici! 

On ne dépense pas pour des jouets dispendieux, mais Damien n’a pas l’intention de transformer sa chambre en château pour dragons qui crachent du feu. 

On essaie justement de travailler son imagination dernièrement. Les jeux de rôle durent une minute (je suis très généreuse ici) et c’est terminé. 

Les casse-têtes, les blocs LEGO, faire du vélo, faire de la trottinette ou jouer dehors, c’est pas mal tout ce qui l’intéresse. À Noël, il a reçu un costume de policier. Il veut toujours que ce soit moi ou Papa qui le porte pour jouer. Ça vous donne une idée? 

Quand MOI, j’essaye de jouer à des jeux de rôle avec lui, ça ressemble à ça:

– Vite, Capitaine Damien! Il faut sauver les gens sur le bateau, il va couler!

– Non, Maman (avec un look confus du genre de quoi tu parles un bateau, la grande?). Ce n’est pas un bateau, c’est une auto.

– D’accord… Vite Damien, il faut sortir les gens de l’auto, elle va brûler!

– Non, Maman. Il n’y a personne dans l’auto.

– Alors vite, on va se sauver pour ne pas exploser comme l’auto! (Je commence sérieusement à perdre mon momentum.)

– Non! NON, maman! J’ai dit qu’elle n’allait pas exploser!

– Alors, appelle la police!

– Non, maman! Les pompiers. On doit appeler les pompiers.

Ben appelle le 911 pis va donc jouer tout seul.

PhotoCarolyneDallaire

CAROLYNE D.

Être une maman poule ….

Avant d’être une maman, je n’arrivais pas à concevoir comment des liens aussi forts pouvaient se tisser entre une maman et son enfant. Encore aujourd’hui, il m’est difficile de le décrire…C’est tellement tangible, quasi palpable…C’est viscéral! Aussi, je disais haut et fort que JAMAIS (oh grand jamais!) Louca ne dormirait dans mon (notre!) lit… (pffff! Ben voyons! Ça c’fait pas! Après ça, ils ne veulent plus dormir dans leur lit!)

J’affirmais (et j’étais convaincante! Croyez-moi!) que ça ne me dérangerait pas du tout, du tout, du tout de faire garder mon enfant pour prendre de belles vacances en amoureux avec papa. Mais il faut croire que l’expression «Faites c’que je dis, et non c’que j’fais» prend ici tout son sens…Parce qu’aucune de mes «prédictions» ne s’est avérées vraies! À 2 ans et demi  , mon (notre!) fils dort toujours dans mon lit (NOTRE lit! S’cusez!! Ahhh! J’ai d’la misère avec ça! Je suis possessive un peu:) ). En fait, si j’y pense bien comme il faut, je me demande s’il a même déjà dormi dans sa chambre… mais c’est tout à fait justifiable!!! Il y avait quand même 3 (immenses, incommensurables, éléphantesques!!!) mètres qui nous séparaient l’un de l’autre! Une distance qui m’apparaissait insupportable. Bon ok…Vous trouvez que je suis une maman folle? Je dirais plutôt une maman poule . Mais je demeure convaincue que plusieurs mamans se retrouveront dans mes écrits…

Dites-moi…êtes-vous une maman poule ?

 

**********CONCOURS********************

Pour gagner ce chandail maman poule nouvelle édition …. partage ce billet sur facebook et dit nous en commentaire (sur le blogue) pourquoi tu es une maman poule .

Tirage le 18 mars

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www.ptitmecptitenana.com

 

 

jess

Jessica H.