Timidité

Quand on pense à la timidité, on pense à quelques rougeurs au niveau du visage, un enfant qui se colle sur son parent ou bien qui ne parle pas lorsqu’on lui adresse la parole. Par chez nous, timidité rime avec mains dans le visage, langue sortie jusqu’au menton, courbure du dos, « duck face » et cris louches.

MAI_TIMIDE_CarolyneDallaire

Mon poulet de presque 4 ans se réconforte avec l’étiquette de son propre chandail (celle sur le côté, à l’intérieur!). Quand il vit un malaise, il la cherche, et vite! Il est extrêmement sensible à la nouveauté et il s’imagine des dangers là où il n’y en a pas.

Si on va au parc et qu’il y a beaucoup d’enfants, il ne veut pas jouer. Il prétend qu’il n’a plus envie de monter dans la structure dont il m’a parlé pendant plus de 10 minutes en s’y rendant. Pourtant, je sais qu’il meurt d’envie d’aller s’amuser…
Il a tout de même fait un bon bout de chemin. L’an passé, à toutes les fois que quelqu’un venait à la maison (même les grands-parents), il se lançait sur le canapé, la face écrasée dans les coussins et ne bougeait pas pendant plus de 10 minutes.

On dit d’offrir à nos enfants de la stabilité, de la constance. Malheureusement, je me sens coupable de ne pas pouvoir lui donner ça. On se promène un peu partout depuis qu’il est né. Il doit se faire de nouveaux amis, s’ajuster au langage (passer du français à l’anglais, de l’anglais à l’allemand pour ensuite retourner au français uniquement lorsqu’on revient au Québec et ainsi de suite), retourner à l’école quand on retourne en Autriche; au Québec, c’est la garderie familiale deux jours par semaine.

De nombreux spécialistes suggèrent d’aider l’enfant à gagner de la confiance. J’ai l’impression de toujours l’avoir fait, mais je me suis mise à beurrer épais, au cas où. Ce n’est pas une blague… Au moindre coup de crayon, je lui dis ô combien c’est joli, au moindre coup raté au golf, je le félicite (un peu trop intensément) d’avoir AU MOINS essayé. Je lui lâche même des « good job » quand il descend la glissade au parc. Bonjour l’exagération et l’abus de positivisme!

Quand quelqu’un lui pose une question, il ne répond tout simplement pas et fait les mimiques mentionnées un peu plus haut. Parfois, ça me met mal à l’aise et je saute sur l’occasion de dire que mon fils est très timide, car j’ai peur que les gens pensent qu’il est tout simplement mal élevé. Un peu ridicule, mon affaire, non? Pourtant, c’est très clair qu’il est gêné. Mais je sens parfois le regard des parents qui ont des enfants extravertis éplucher les gestes de mon fils lorsqu’il se tortille de malaise. Je me suis donc promis de ne plus répéter les mots de la catégorie « timidité » devant lui. Je ne veux pas qu’il se sente étiqueté ou différent.

Selon mes recherches, les spécialistes ne s’entendent pas concernant la question de la provenance de la timidité : innée ou acquise? Pour le moment, j’ai compris que le temps et les encouragements sont ce qu’il y a de mieux à faire.

Vous avez des trucs à partager?

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CAROLYNE D.

Félix et le CBD, une histoire de chanvre et de convulsions

Premièrement, je dois mettre quelque chose au clair : mon conjoint et moi ne consommons ni l’un ni l’autre quelque drogue que ce soit et la légalisation de la marijuana à but récréatif n’est pas notre combat.

Pour un parent, apprendre que son enfant est handicapé et qu’il aura toujours un retard mental et physique très lourd, c’est un deuil sans fin. Tu fais le deuil des rêves que tu caressais pour lui, tu troques tes projets d’apprentissage de patin pour des visites chez le physiothérapeute, tu changes de véhicule pas pour satisfaire une envie de luxe, mais bien pour pouvoir trimballer avec toi une chaise roulante, tu travailles fort, maudit que tu travailles fort, pour ne pas éclater en sanglots chaque fois que tu vois un enfant ordinaire. Parce que nous, on a choisi de ne jamais dire « normaux » pour décrire les enfants qui ne sont pas comme nos jumeaux. On préfère dire que les nôtres sont extraordinaires!

En janvier, lorsque Félix a été diagnostiqué épileptique et atteint du syndrome de West (spasmes infantiles), on nous a aussi appris qu’il porterait une couche toute sa vie, qu’il ne parlerait pas, ne mangerait pas seul et que son espérance de vie était de 3 ans, maximum. Ça fesse, ça fesse tellement fort que j’ai vomi dans la voiture sur le chemin du retour. Pour contrôler les spasmes (qui sont si violents que son diaphragme menaçait de se tordre et de le tuer), on lui a prescrit un anticonvulsif puissant, mais bien connu : le Topamax. Comme l’épilepsie est une zone grise et qu’il n’y a jamais vraiment de statistiques précises et de résultats assurés, on savait que ça prendrait du temps, beaucoup de temps, avant que les spasmes soient contrôlés… Spasmes qui d’ailleurs arrivaient entre 10 et 20 fois par jour et duraient en moyenne 8 minutes, durant lesquelles Félix se tordait de douleur et entrait en difficultés respiratoires.
Après 3 semaines, Félix avait perdu 2,5 livres (il était alors âgé de 6 mois et ne pesait que onze livres), et était dans un état horrible. Un légume. Mon fils, sous médication, était un légume.
Après 6 semaines, il avait commencé à perdre ses cheveux et toutes les étapes qu’il avait atteintes (tenir sa tête, sourire, se tourner) n’existaient plus. S’il ne dormait pas, complètement stone, il pleurait, chignait, s’agitait.
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On nous a alors prescrit du Clonazepam, un puissant sédatif, dans le but de le calmer. Parce que qui dit agitation dit crise, et qui dit crise dit encore plus de dommages au cerveau. Devant la pharmacie, on s’est regardés et puis on a dit non. On ne voulait pas que Félix soit encore plus léthargique qu’il ne l’était et puis on a entrepris de faire des recherches. On a sonné à toutes les portes, envoyé des messages partout, demandé à tout le monde et puis un soir, une connaissance m’a parlé de l’huile de chanvre. Moi, je croyais que c’était illégal! NON!
Il existe une différence énorme entre l’huile de chanvre et l’huile de cannabis… Le THC (en d’autres termes, ce qui « gèle » dans la marijuana) est présent en si faible pourcentage qu’il ne compte pas. Le chanvre est médicinal, tandis que le cannabis est récréatif. C’est un peu comme une bière qui ne contient pas d’alcool! L’huile de chanvre en plus d’avoir démontré depuis que le monde est monde ses propriétés médicinales, est bourrée d’oméga 3, de fer, d’acides naturels et de toute une panoplie de vitamines.
On a donc décidé d’acheter du CBD (huile de chanvre) et de s’en servir comme supplément.
Son appétit semblait vouloir revenir après 24 heures. Il pleurait beaucoup moins et les crises étaient plus espacées! Quel soulagement!!!!
Après 3 semaines, nous avons manqué d’huile (un problème avec notre bureau de poste) et la situation est redevenue alarmante… Nous avions donc la preuve que l’huile fonctionnait et qu’il ne s’agissait pas d’un hasard. Mais il avait toujours ses crises.
Le 28 février, un concours de circonstances a fait que nous avons oublié son Topamax à la maison et il a dû sauter deux doses… En revenant à la maison, comme il dormait à poings fermés (ce qui n’arrivait JAMAIS), nous avons décidé de le laisser dormir.
Cette nuit-là, mon mari et moi, on a pris la décision de ne plus lui donner sa médication et d’essayer de lui donner seulement l’huile.

On a longtemps parlé, on a beaucoup pleuré et puis on s’est rendus à l’évidence que notre fils mourrait sous nos yeux, et qu’on n’avait rien à perdre.
Le lendemain, il a fait son premier sourire en 9 semaines. La semaine suivante, il avait pris 1,6 livre.
Le mois suivant, le neurologue s’est avoué abasourdi et a commandé une série de tests, qui ont tous démontré que les convulsions s’étaient cachées, que le fluide dans son cerveau ne creusait plus de tunnels. Que la maladie était non seulement stable, mais que l’activité cérébrale avait décuplé.
Après 45 jours, l’opération qui visait à lui installer un tube à l’estomac (g-button) pour le nourrir, a été annulée par le gastro-entérologue, le pédiatre et le neurologue.
Après 50 jours, Félix avait pris 10 % de son poids et allongé de presque deux pouces, et était passé du 1er rang sur 100 au 26e.
Après 60 jours, il a ri, pour la première fois de sa vie. Il avait presque 10 mois.
Après 75 jours, les mots « spasmes infantiles » ont été retirés de son dossier médical.
Mon fils, défie toutes les statistiques médicales, et il n’est pas le seul.
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Est-ce que je crois que les médicaments sont essentiels? Oui. Est-ce que je crois que tous les médicaments sont mauvais? Non. Mais au fond, savons-nous VRAIMENT ce que nous donnons à nos enfants? Spécialement s’ils sont extraordinaires? La liste d’effets secondaires des médicaments est parfois si longue, et un enfant qui a déjà une panoplie de problèmes est malheureusement susceptible d’en souffrir.

L’huile de chanvre est légale dans plus de 50 pays.

L’huile de chanvre à elle seule, peut remplacer les anticonvulsifs, guérir les troubles anxieux et aider à contrôler les phobies sociales, redonne l’appétit aux patients qui souffrent de cancer, réduit (parfois même enraye) les tumeurs de façon spectaculaire… Et n’a aucun effet secondaire connu.

Félix, qui ne prend aucun médicament et qui reçoit 3 fois par jour une dose de CBD sur sa suce, n’a pas eu de crises ni de convulsions depuis 95 jours.

MELANIE M

MÉLANIE M.

Les mamans de dessins animés (ou mon sentiment de culpabilité amplifié)

C’est tempête aujourd’hui, les p’tites poules ont de l’énergie à revendre et naturellement elles ne s’entendent pas sur le moyen de passer cette énergie. Après avoir géré une vingtaine de crises de niveau international comportant pleurs, cris et blessures (tout ça en moins de 2 heures), je n’en peux plus et je mets en marche la gardienne virtuelle (la télévision). Elles choisissent à mon grand désespoir, mais avec un accord commun (on savoure chaque petite victoire) un dessin animé sur la vie familiale. Je n’ai rien contre ces émissions, mais je ne sais pas pourquoi, elles font naître un immense sentiment de culpabilité. Je vous explique pourquoi.
Moi lorsque je trouve mes poulettes assises dans un désert de farine (je vous jure que le Sahara vient d’être déclassé comme plus grand désert au monde), je ne suis pas calme et sereine…Je suis en COLÈRE. Je n’ai pas envie qu’elles m’aident à ramasser le dégât, parce que je sais parfaitement que ça finirait par être drôle et que tout ce ménage serait compliqué x1 000. Je le fais moi-même. Et je n’ai surtout pas envie d’être calme et de leur expliquer que si elles avaient envie de faire un gâteau, elles devaient m’en parler. Et je n’ai surtout pas envie de terminer cette aventure en faisant le dit gâteau toute souriante et sereine. Le volcan de la colère est toujours sur le point d’entrer en éruption.

 

Moi quand une de mes p’tites nanas décide de mordre, de pousser, de taper, alouetttttte, bien j’assois la dite coupable en réflexion (chez moi elles sont coupables jusqu’à preuve du contraire et je passe à la sentence sans procès). Je ne suis pas en parfait contrôle de moi-même à expliquer ce qui aurait dû être fait au lieu du geste de violence (ça se passe après lorsque j’ai calmé mon volcan). NOOONNN!!!! Je suis fâchée.
Peut-être que dans le plus profond de moi-même j’admire ces femmes qui réussissent à passer à travers de toutes les tempêtes avec un calme exemplaire. Jamais un mot plus haut que l’autre, les mamans les plus parfaites qui soient. C’est peut-être cette admiration secrète qui me fait sentir comme une maman incompétente chaque fois que j’écoute ces dessins animés.
Mais après, je me dis que c’est de la grosse fiction, autant qu’un film d’horreur où la fille décide d’aller prendre sa douche pendant une panne d’électricité, après avoir entendu des bruits bizarres dans la maison tout en sachant qu’il y a un tueur en série actif dans sa région…Ça n’arrive pas…c’est pas pour vrai!!!!
Une maman, ça pognent les nerfs, mais ça fait de son mieux tous les jours et ça aime ses enfants infiniment, même si parfois elle est en colère.

MELANIE
Mélanie
 maman fièrement imparfaite

Ma maman à moi elle dit qu’elle a une étoile dans le ciel.

Ma maman à moi elle dit qu’elle a une étoile dans le ciel. Elle dit que cette étoile veille sur elle et sur nous, mon papa et moi.
Elle disait qu’elle avait une petite poussière dans son bedon qui grandissait et qui allait devenir un petit frère ou une petite sœur pour moi!

Ils étaient heureux mon papa et ma maman. Et moi aussi! Moi, je voulais une petite sœur! Comme mon amie à la garderie qui a aussi une petite sœur. Je n’étais pas sûr de tout comprendre, mais j’étais heureux, moi aussi!
Puis un jour, je ne sais pas pourquoi, ma maman n’est pas venue me chercher à la garderie comme d’habitude, ni papa. C’est grand-maman qui est venue, elle revenait du travail, elle était pressée. Elle n’était pas comme d’habitude. Je ne comprenais pas pourquoi, mais j’étais heureux de la voir parce qu’avec elle je rigole et m’amuse toujours!

Plus tard, ma maman est revenue à la maison. Je pense qu’elle avait pleuré. Ses yeux étaient tous rouges et elle n’avait pas envie de jouer. Elle avait l’air un peu malade, je pense qu’elle avait mal au bedon. Mais moi aussi ça m’arrive parfois quand je mange trop de bonbons. Je lui ai fait un bisou sur son bobo et je lui ai dit qu’il était parti!

Mais elle a été triste un bout de temps, ma maman. Mon papa était triste aussi, mais les papas, ils ne pleurent pas. Ou en tout cas, ils ne pleurent pas souvent, je pense. Moi, je voulais retrouver ma maman qui rit et qui joue!
Maman m’a dit qu’elle avait de la peine, que la petite poussière ne pourrait pas venir tout de suite. Qu’elle avait dû repartir là d’où elle venait, mais qu’elle espérait qu’elle reviendrait plus tard. Que pour le moment, elle veillerait sur nous de là-haut dans le ciel.

J’ai dit à maman de ne pas avoir de peine, papa allait lui apporter un autre bébé! Je ne comprenais pas tout parce que je suis encore petit, mais elle a souri et m’a serré très fort. Je pense qu’elle aimait que je reste avec elle. Moi j’étais content de la faire rire.

Maman a moins de peine maintenant, elle porte maintenant un joli médaillon qu’on lui a offert. Je pense que ça lui rappelle sa petite étoile au ciel et ça lui fait du bien. Papa aussi a retrouvé son sourire. Puis moi, j’ai retrouvé mes parents heureux. Papa et maman ont déposé une pierre en forme de cœur au pied de mon petit arbre à moi, comme ça, la petite sœur que je n’ai pas eue est un peu avec nous. Maman touche la pierre dès qu’on va dehors et moi je n’ai pas le droit de la lancer sinon elle se fâche très fort!
MAI_JE DEVAIS ÊTRE GRAND FRÊRE_MARYSE FILION
Maintenant, quand il fait noir et que je vois les étoiles, je me couche sur le dos et je regarde le ciel. Je me dis que c’est bien loin et je me demande comment la poussière a fait pour y retourner et se transformer en étoile. Je regarde en haut longtemps, longtemps, puis je demande à la petite poussière de revenir bientôt, dans le ventre de ma maman.

Photo_MaryseFilion

MARYSE F.

La Gaillarde

En février dernier, j’ai eu la chance d’assister au SWAP pour enfants organisé par la boutique La Gaillarde. Cet évènement très convoité était une première en ce qui concerne les vêtements et accessoires pour enfants. Le concept est génial. La mission environnementale de l’organisme vise à réduire la consommation, encourager les créateurs locaux et donner une seconde vie à nos vêtements.
Quand j’ai vu l’évènement passer sur Facebook, je me suis inscrite sur le champ. Quelques jours précédents l’échange, je me suis rendue à la boutique avec des sacs bien remplis. Sur ma trentaine de morceaux, 23 ont été sélectionnés pour le SWAP et j’ai pu leur laisser les 7 restants en guise de don. J’ai payé la cotisation de 5 $ et on m’a remis un reçu indiquant que je pourrais me choisir 23 items lors du jour J! Facile hein?!
En arrivant à l’événement, l’excitation des mamans (et de quelques papas) était palpable. Les présentoirs étaient recouverts de draps pour faire durer le plaisir. Du café, du jus et des cupcakes étaient également offerts pour combler l’appétit des grands comme celui des plus petits. La scène était du vrai bonbon pour mes yeux écolos; de la vaisselle réutilisable, des enfants dans les porte-bébés, des adultes qui échangent en attendant le signal de départ.
Quelques minutes avant le Go!, je me suis demandé comment le tout allait se dérouler; est-ce que les parents allaient se transformer en loups dans le but de repérer les plus beaux morceaux pour leur meute? Eh bien non! Tout s’est fait dans le plus grand des respects. Je suis repartie de la boutique avec 23 nouveaux morceaux pour mes filles en plus d’avoir bénéficié d’un rabais surprise sur un collier qui me faisait de l’œil depuis mon arrivée en magasin! Quoi? Une maman doit bien se gâter aussi!
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Somme toute, j’ai adoré mon expérience et je n’ai que de bons mots pour toute l’équipe organisatrice.
www.lagaillarde.ca

STEPH

STEPH V.

Cette sieste où je n’ai pas fait la vaisselle

 

C’est bien connu, dès que bébé coopère et fait la sieste, on en profite pour faire tout ce qu’on voudrait accomplir dans la journée : lavage, ménage, bouffe, vaisselle, poubelles, se laver les cheveux (ok, ça, c’est rendu un luxe)… mais ce midi, alors que j’aurais plein de vaisselle à faire pour le souper, puisque j’ai fait un énième lot de purée pour P’tit Mec en avant-midi, j’ai décidé que non, je ne la ferais pas.

Bien sûr, je vais la faire, on s’entend. Mais pas là. Là, juste là, là, j’ai envie d’arrêter de courir. De faire quelque chose pour moi. De penser à moi. Ça veut dire écrire ce billet, parce que j’ai des idées sans arrêt depuis des semaines et que je n’ai pas le temps de m’arrêter pour le faire. En temps normal, j’aurais dit « Je ne prends pas le temps », parce que je fais toujours 4 ou 5 choses à la fois et que j’ai tendance à mettre de côté ce qui me fait plaisir pour accomplir les tâches de la maison. Mais pas depuis la naissance de Petit Poulet. Depuis bientôt 9 mois, je cours pendant les siestes afin d’avoir du temps de qualité avec lui et, une fois qu’il est couché pour la nuit, je me couche aussi!

Aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi, mais c’est différent. J’ai besoin de prendre ce moment pour moi, JUSTE pour moi. Un petit thé (merci David’s Tea pour ton assortiment de thés plus délicieux les uns que les autres!), la tasse offerte par mon amie Sophie, le portable sur les genoux, bien installée dans le divan, une petite demi-heure devant moi… le bonheur!

 

Ok, je culpabilise un peu… je pense à mon évier qui ne se videra pas tout seul, à bébé qui va se réveiller bientôt, au prochain boire, au souper de Petit Poulet qui sera à je ne sais quelle heure, puisqu’on n’est pas encore « setté » sur le même horaire… mais je me demande aussi quand est-ce que j’aurai un autre moment pour écrire… alors go, ma vieille! Lance-toi! Fais-toi plaisir!

Et vous savez quoi? Le temps de m’installer et d’écrire ces quelques mots… la sieste est terminée! Passez go, allez chercher bébé et réclamez une grosse dose de câlins! Pour les prochains billets… il y aura bien d’autres siestes! 😉

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AUDRÉE J.

Elle court, elle court…

Dans la dernière année, j’ai couru. Comme toutes les mamans, j’ai couru après mes enfants, après le temps, après ma queue souvent et après le trouble parfois! Mais ce dont je parle, c’est de courir au sens propre. J’ai succombé à l’idée folle de mon amie Christelle et je me suis mise au jogging, dans le but de participer non pas à une, mais bien à trois populaires courses à obstacles. Quelle aventure!

Sachez que j’ai une relation amour-haine avec l’exercice physique. Je sais qu’il est nécessaire, j’ai enfin réussi avec les années à l’intégrer à mon l’horaire, mais disons que cet équilibre demeure fragile! Il ne m’en faut pas beaucoup pour me convaincre d’abandonner mes espadrilles au profit d’un épisode de Game of Thrones…
Sauf qu’une fois l’inscription aux courses faite (et PAYÉE, parce que ce n’est pas donné, ces trucs-là!), plus le choix de s’y coller! Pas question de perdre la face devant ma gang en pognant un point de côté au premier 200 mètres! Alors je me suis entrainée comme jamais, pendant des semaines. Je me sentais hot, gonflée à bloc, prête à monter l’Everest! 

Fin mai 2015, première course. On peut dire que j’ai frappé un petit mur.

Je ne savais vraisemblablement pas à quoi m’attendre. C’est DUR! Non mais VRAIMENT DUR! On part dix filles en même temps, cinq minutes plus tard, je suis déjà seule dans le sentier et je ne retrouverai mes coéquipières qu’à la ligne d’arrivée. Les épreuves se succèdent, je n’ai plus de souffle, j’ai mal partout. À la fin, je dis à mes amies que j’ai DÉTESTÉ ça. Et je le pense.

Sauf que…on en a une autre la semaine suivante! Je me convaincs que je ne peux pas me faire une opinion valable après une seule expérience! Je suis fidèle au poste pour la seconde course, plus longue celle-là. Ça se passe mieux. Je réussis à la terminer avec le sourire! Et là, il se passe quelque chose que je comparerais à ce qui arrive dans notre cerveau quand on vient d’accoucher dans d’atroces souffrances. J’oublie! La bouette, le « frette », le mal et les bleus! Je veux recommencer!

Je me réinscris sur un coup de tête à un troisième événement pour septembre.

Mais entre les mois de mai et de septembre, il y a l’été! Après trois mois de farniente et de crème molle, cette troisième course surgit sur mon calendrier comme un rendez-vous pour un test PAP : je l’avais oublié et ça ne me tente pas! Je m’y rends donc, sans aucune préparation, m’attendant au pire. Et ce fut la meilleure! J’ai été poche, mais je m’y suis amusée sans pression, et ça a fait toute la différence.

Au final, je n’ai pas eu la piqûre que j’attendais pour ce type de courses. Même si j’étais fière de moi après les avoir complétées, j’ai décidé de ne pas renouveler l’expérience cette année. Je suis venue, j’ai vu…et je retourne à Game of Thr…euh je veux dire au gym bien entendu! 😉

MELISSA

MÉLISSA B.

Passé trouble et maternité; faire la part des choses

Depuis que je porte la bedaine, je ressens les « spots » sur moi, une forme d’inquiétude omniprésente. Serait-ce mes propres peurs ?
Ce serait normal puisqu’il y a trois ans, j’ai réussi à vaincre mon alcoolisme et à avancer, telle que je suis, sans artifices, ni béquilles. C’est à travers deux désintoxications que je suis parvenue à me libérer de cette dépendance atroce et sournoise, qui envahissait toute l’espace dans ma tête et qui prenait lentement ma vie avec elle, et ce, sur une période de dix ans.
J’ai mené une vie assez « rock n’roll », marquée d’expériences douteuses, honteuses et même dangereuses.
Ainsi, les regards des autres s’intensifient sur soi lorsqu’on mentionne l’idée de vouloir des enfants un jour, et c’est tout à fait légitime, j’en suis consciente.
J’ai toujours été habitée par l’envie viscérale de procréer, d’aimer inconditionnellement un petit être, de passer le flambeau. Cela étant dit, il m’était inconcevable de faire vivre à un petit poulet les angoisses mal gérées de ma vie trépidante et en bout de ligne, avec du recul, si malheureuse.
À l’aube de mes trente ans, j’ai amorcé un 180 degrés dans ma vie. J’ai décidé de changer. J’ai passé beaucoup de temps à nourrir mon vide avec attention, narcissisme et complaisance. Maintenant je dois me « dénombriliser » et amener toute cette attention ailleurs, vers autre chose que le noir connu. Je dois nourrir ma nouvelle vie avec de nouvelles expériences, de nouveaux souvenirs et l’amour sain dans lequel je baigne.
Il plane quand même un amalgame de fierté et de doute envers mon nouveau rôle de mère. L’annonce de ma grossesse a suscité, bien que je sois sobre depuis quelques années, des réactions vives dans mon entourage.
Je dois avouer que, parfois, moi-même je me demande si j’assumerai avec brio et à la hauteur de mes propres attentes, ce nouveau chapitre de ma vie.
L’interrogation aux fonds des yeux des gens que j’aime est parfois lourde à porter, mais en même temps compréhensible. Je dois transformer les inquiétudes d’autrui en moteur positif et constructif pour moi, mon fils à venir et ma brute adorée : mon homme.

Souvent, je me réveille la nuit, en sueur, rêvant d’une manière si réaliste, de cette ancienne vie. Je dois me rendre devant un miroir et constater. Constater que je suis enceinte de 9 mois, que j’ai un homme dont je suis éperdument amoureuse dans mon lit et que je suis aussi sobre qu’une nonne.
Je dois parfois me pincer pour valider le chemin parcouru, mais aussi prendre conscience que c’est le fruit d’un travail sur moi acharné et que je dois maintenir cette attention particulière sur mes faiblesses.
À l’aube de ce moment tant attendu, donner la vie a mon fils; mon petit poulet chaud, plusieurs émotions se bousculent.
Simplement à l’anticipation de sa venue au monde, j’ai fait surgir toutes mes capacités de faire le bien, de le vivre et de le partager du mieux que je le peux.
J’ai envie de dire à toutes les mamans imparfaites qui se surpassent pour leurs p’tits mecs et pour leurs p’tites nanas, que vous m’avez inspirée et que maintenant, c’est avec fierté et certes quelques craintes que je me joins enfin au merveilleux monde de la maternité.

 

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AURÉ M.

Les soupers de famille (1re partie)

C’est vendredi, enfin c’est le week-end! Je suis heureuse de passer du temps avec ma petite famille, du temps de qualité, mais surtout, sans le stress de la semaine. On oublie rapidement de mettre l’alarme sur le cadran, le stress d’habiller et de faire manger les enfants à temps pour partir au travail et on prend ça relax! Puis survient l’invitation au souper de famille! Enfin quelque chose qui fera sortir maman poule de la maison et par-dessus tout, qui lui évitera de faire le souper! Alléluia! Le fameux souper de famille est à la fois une bénédiction et une malédiction. Je comprends maintenant ce que mes parents ont dû endurer en nous amenant chez les grands-parents tous les dimanches pour ces fameuses réunions familiales. J’adore mes parents et ma famille et je suis chanceuse de pouvoir en dire autant de ma belle-famille, mais jamais je n’aurais cru un jour que le souper de famille serait pour moi une corvée!
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Je suis tellement contente quand je reçois l’invitation; je peux sortir de la maison, c’est une raison pour me « pomponner » un peu, je n’ai pas à me casser la tête avec la préparation du souper et je laisse aux autres le plaisir de faire la vaisselle! Maman imparfaite est bien contente de ce petit moment de détente supplémentaire, gratuit et entouré des gens qu’elle aime.
Tout à coup, je réalise que je dois préparer les enfants; choisir les vêtements, remplir le sac à couches de vêtements additionnels ainsi que de couches (j’utilise des couches lavables, alors tout ce qui sort revient à la maison) et habiller les enfants selon la saison, ce qui n’est pas de tout repos avec ma fille Lilyann qui a deux ans. Elle veut tout faire elle-même et se fâche rapidement quand ça ne fonctionne pas comme elle le veut! La plupart des mamans le savent, arriver à l’heure n’est plus une option quand on a des enfants!
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Tristan, mon petit poulet se joint à nous lors des repas depuis peu, par contre, avant je devais aussi prévoir son souper. Lilyann la tornade ne reste pas en place à table et je ne sais jamais si elle décidera de manger ou non avec nous! Devant les amis et la famille, moi et mon conjoint finissons par la laisser faire pour éviter les chicanes, les cris et les pleurs. Je croyais à tort que le souper de famille impliquait des gardiennes en permanence, ce qui n’est pas le cas!

Mai_Souperdefamille_vinValerieB

À bout de souffle, je finis par manger quelques bouchées et à m’incruster dans les conversations. Je n’ai pas vraiment suivi les sujets, je suis encore à mon premier verre de vin et les enfants courent partout en criant. Je suis épuisée, stressée, énervée et le dessert n’est même pas encore servi, j’ai besoin d’une tisane, j’aurais dû rester à la maison… Vive les soupers de famille!

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VALÉRIE B.

Les coïncidences… ou pas!

Il n’y a rien qui arrive pour rien.
Qui n’a pas déjà entendu cette célèbre phrase toute faite qu’à peu près tout le monde utilise. On l’entend tellement souvent qu’on n’y réfléchit même plus. C’est facile à dire qu’il n’arrive jamais rien pour rien, mais je réalise avec le temps que cette phrase n’a pas la même signification pour tout le monde.

Plusieurs croient que ce qui nous arrive n’est que le fruit du hasard, que ce ne sont que des coïncidences… BORING!!! D’autres qui ont lu un « certain » livre croient que nous attirons nous-mêmes les choses par la force de notre volonté. Ceux qui me connaissent savent que je bascule souvent du côté ésotérique des choses. Ce n’est pas de ma faute si j’aime croire que le monde se résume à plus que des explications logiques; si j’aime croire qu’il y a un peu de magie dans la vie… Ok, là c’est clairement la fan d’Harry Potter qui vous parle, mais ne vous inquiétez pas. Je ne vais pas vous imposer ma façon de penser en vous disant que c’est la SEULE qui est bonne.

Tout le monde a le droit à son opinion et je respecte ça, mais laissez-moi vous montrer comment moi je vois les choses.



Disons en partant, qu’il y en a qui sont plus chanceux que les autres. La vie est parfois plus injuste avec certaines personnes sur qui le malheur semble toujours s’abattre et qui subissent malchances après malchances. Pour d’autres, les choses se placent souvent d’elles-mêmes sans qu’ils aient à faire beaucoup d’efforts. Pour eux, rien n’est impossible, comme si quelqu’un veillait sur eux. Bref, ils font chier! Mais dites-vous que tout le monde, mêmes les malchanceux, vivent parfois ces moments magiques où tout est trop beau pour être vrai…

Que ce soit l’homme ou la femme de ta vie qui semble avoir été placé/e sur ta route juste au bon moment. Ou encore tomber enceinte quand tu décides de lâcher prise et que tu n’y crois plus. Que ce soit un job de rêve qui te tombe dessus quand le « timing » est parfait ou encore rencontrer une personne qui va te dire EXACTEMENT ce que tu as besoin d’entendre à un moment précis dans ta vie.
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Là où je veux en venir c’est que les belles choses arrivent trop souvent au bon moment pour que ce ne soit que des « hasards ». Allez-y, croyez que quelqu’un veille sur vous et vous aide à trouver ce dont vous avez besoin. Croyez-y, parce que c’est ça qui fait que la vie est belle. C’est d’apprécier ce que l’on a et de toujours croire que le meilleur est à venir. Parce que souvent, c’est le cas!

Dites-vous que la vie est une grosse vague qui vous porte là où vous devez être. Ne vous fatiguez pas à nager à contre-courant! Si vous surfez la vague, elle vous mènera toujours au bon endroit.

Mais ça, c’est juste mon opinion…

Et vous, croyez-vous aux coïncidences?
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PhotoCindy Tremblay Savard

CINDY T.