C’est quoi ton moment préféré?

Un jour, on m’a posé cette question :
« C’est quoi ton moment préf’ depuis que tu es mère? »
MON moment? Ouf! J’ai 3 enfants, je suis maman depuis seulement (déjà!) 5 ans ½… Comment en choisir un seul?

Cette question me hantait et me troublait un brin. Je me demandais si j’étais poche de ne pas en avoir un qui me venait directement en tête ou si mon mommy brain était atteint au point d’oublier ZE moment.

Et là, étant une fille plutôt sarcastique, j’ai pensé… : Quand ils dorment! Mais ça faisait un peu de sens tout de même.
Quand ma fille est née, comme toutes les mamans, je ne pouvais juste pas m’empêcher de la regarder dormir. Je n’en revenais pas que c’était moi (et un peu mon chum! HA!) qui avait créé ce chef d’œuvre de toutes pièces. Elle a vieilli et ces frères sont nés (16 mois et 3 ans après elle). 5 ans plus tard, j’adore encore autant les regarder dormir. Ça me fait du bien. J’entre dans leur chambre trop de fois, chaque soir, pour les regarder, les flatter, les bécoter. Des fois, aussi, pour m’excuser dans le creux de leur oreille d’avoir manqué de patience dans la journée. Et dormir collée avec l‘un d’eux, j’aime tellement ça! (Sauf quand des pieds viennent dans face…)
J’aime quand ils dorment, parce que j’apprécie mille fois plus qu’avant (avant la maternité) le temps de libre que j’ai POUR moi.
Pour prendre un bain bouillant trop long. Pour lire, colorier ou bricoler (des affaires d’adultes!). Pour écouter mes émissions quétaines que j’ai enregistrées. Pour perdre du temps sur les zinternets.

Mais là, je n’étais pas 100 % d’accord avec moi-même. Certes, mon cœur explose quand je les regarde dormir. Mais c’est pas ça ZE moment.

Puis un jour, en conduisant ma mini van de course, mon cerveau a repris du service et m’a soufflé : les fous rires. Toutes les sortes. That’s it!

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Crédit : CarolineGauthier
Le premier rire de bébé. Celui-là qu’on a sur vidéo, qui nous rend tellement émotifs en tant que parents. Celui que nous seuls sommes capables de déclencher en quelques secondes.
Et quand bébé vieillit, toutes les niaiseries qu’on peut faire juste pour l’entendre et le réentendre, parce que ce son-là fait tellement de bien, surtout après une journée folle.
Les fous rires que mes enfants partagent entre eux. Ils s’obstinent la moitié du temps, mais quand je les entends rire ensemble, mon cœur fond. Et quand je vois bébé (lui, c’est le p’tit dernier qui a un joli prénom, mais qu’on appelle toujours Bébé) qui regarde son frère et sa sœur comme les 2 plus grands humoristes de la planète, ça m’émeut et je suis si fière.
Et il y a ceux-là maintenant. Ceux qu’on partage ensemble, mes enfants et moi, comme si je les partageais avec une de mes chums de fille. L’autre soir, avant le dodo, je bordais ma fille de 5 ans et pour je ne sais quelle raison, on a éclaté de rire, à en avoir mal aux joues et au ventre toutes les deux. Mon mari est venu nous dire de nous calmer, t’sais…!
Les moments où on rit, on dirait que le temps s’arrête un peu.

Ouais, ça c’est mon gros high en tant que maman. Savoir que mes enfants sont heureux, l’entendre ainsi, c’est aussi fort dans mon cœur que leurs : Je t’aime maman.
Je ne peux toujours pas choisir UN moment, parce que c’est impossible. Mais entendre le bonheur de mes enfants, c’est fort et c’est clairement un de mes moments préférés depuis que je suis maman.

Toi, saurais-tu en choisir un?

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CAROLINE G.

ESPACE URBAIN PARENTS GAMINS

Connaissez-vous ESPACE URBAIN PARENTS GAMINS?

nous y serons samedi prochain pour notre Pop-up shop 🙂 en voici un peu plus sur ce magnifique endroit :

 

AVOIR TOUT SUR LE MEME TOIT

c’est ce qui nous distingue. En fait, c’est ce que nous visions dès le départ.
ESPACE URBAIN PARENTS GAMINS, c’est votre espace à vous, parents et enfants, avec un maximum de services sous un même toit. Nous l’avons longuement réfléchi, pensé pour répondre aux besoins réels des parents d’aujourd’hui, créé en fonction d’atouts pour les familles, de lieu multiservice rassemblant les enfants, les parents, les parents et les enfants, les enfants sans leurs parents, les parents sans leurs enfants!

POUR VOUS ET NOUS…
Vous, les parents et gamins, êtes notre inspiration, notre raison d’être. Nous, Sabrina Desjardins et Sarah Léveillé, mamans derrière le projet d’Espace Urbain Parents Gamins, nous dépassons pour créer la plus agréable expérience, le milieu de vie en famille le plus actif, stimulant et rassembleur qui soit dans les Laurentides. Tout est parti de notre véritable vécu, de nos observations et expériences en tant que jeunes mamans actives à la recherche d’activités et de lieux où nous nous sentirions les bienvenues avec notre marmaille. L’idée a mijoté durant quatre ans. Cinq enfants plus tard (à deux), nos observations, nos constatations, nos besoins, nos aspirations et nos violons accordés, Espace Urbain Parents Gamins devient notre milieu de vie. Le nôtre, parce que nous l’avons créé de toute pièce et continuons de l’améliorer, sans cesse, mais aussi parce que nous y vivons nous-mêmes ce que nous vous proposons d’y vivre. Nos enfants y évoluent avec nous, nos précieux conjoints aussi!

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Amour de Maman

Ta voix, ton nom, ton être

La naissance d’un nouvel amour

Ni charnel ni basé sur le paraître

Cet autre vivant à travers les jours.

Un regard, empreint de cette naïveté

Acquise à la cueillette de mes sourires

Qu’une étincelle de nos plaisirs

Devenue doucement souffle de fierté.

Toi, toile vierge prête à vivre

De tes couleurs, je suis ivre

Expirant le dioxyde de mes peines.

Mon bébé, ma découverte quotidienne

Serai-je digne de cette joie qui est mienne?

Amour maternel : Inexplicable Bonheur.

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KIM B.

Contrôler son contrôle

 
Germaine, c’est à toi que je m’adresse. Toi qui gères le gérable d’une main de fer et que ça mène droit dans le mur. Toi qui tires les autres avec toi au bord du précipice de la santé mentale. Toi qui imposes le déroulement de ce qui doit rouler et qui ne se satisfait pas de ce qui est satisfaisant. Respire.
La maison n’est jamais assez propre, le lit pas fait à ton goût et le lavage, on n’en parle même pas. Le dénominateur commun ici, c’est toi. Germaine, les gens ne reconnaissent pas tous les standards que tu définis comme étant les leurs et pourtant ils sont aussi valables que les tiens.
Établis des attentes raisonnables avec les gens concernés. Ce principe est valable dans toutes les sphères de ta vie; avec tes enfants, ton conjoint ou ta conjointe, tes parents, tes amis, tes collègues… Quand je dis établir, je veux dire accepter la vision de l’autre pour en venir à un compromis des deux parties. La dictature, ça n’a jamais mené personne bien loin.
Les personnes qui partagent ta vie font rarement des choses qui vont volontairement t’énerver. Parfois, c’est simplement de l’inattention, d’autres fois c’est un oubli ou même un désaccord avec ta vision. Tout le monde est là pour t’aider dans la mesure où tu mesures leur importance. Demander de l’aide, c’est acceptable et sain. Et aider en retour, c’est nécessaire.
Se contrôler soi-même c’est primordial. Je ne te parle pas de méditation (quoi que si c’est un moyen pour y arriver, go for it!), mais d’accepter que tout est déjà beau. Écouter un film en pyjama au lieu de faire la vaisselle, c’est beau. Faire une sieste en après-midi plutôt que de laver ton plancher, c’est beau. Décider de commander une pizza parce que ça ne te tente pas de cuisiner, c’est beau… et en plus c’est bon!
L’équilibre, Germaine, c’est ce qui te permettra d’avancer sur le fil de ta vie. Ce fil qui est attaché on ne sait pas trop où, t’offres deux options : avancer ou tomber. Pour avancer, ça te prend une perche (mari, conjoint, ami(e), etc.). Pour tomber, ça te prend de l’orgueil. Trop d’orgueil pour t’aider avec la perche qui est pourtant là.
Le contrôle absolu c’est possible et pas seulement pour les Jedi. C’est beaucoup de travail, mais c’est faisable. Le seul moyen d’y arriver, c’est de contrôler ta façon de voir les choses. Parce que c’est cette idéalisation qui motive ton contrôle. Alors que l’idéal c’est une famille heureuse et tu en fais partie de cette famille! Et être heureuse, c’est un peu faire le choix de se choisir. C’est de profiter du temps pour s’accomplir au lieu d’accomplir. Bref, ça commence par toi Germaine.

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SABRINA

Je me souviens

Quand on devient parent, c’est presque inévitable, on devient en même temps collectionneur professionnel de souvenirs. On noircit des pages entières de détails dans un livre de bébé, on prend des dizaines, des centaines, voire de milliers de photos de l’enfant chéri! Bracelet d’hôpital, mèche de cheveux, premier pyjama, petites bottines, première dent tombée…On s’accroche à ces objets comme un homme à la mer s’accroche à une vieille planche. On abuse!

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Oui, mais c’est tellement le fun de revoir tout ça à l’âge adulte! » Vrai et faux. En tant qu’adulte, c’est bien vrai que j’aime regarder occasionnellement des photos de mon enfance, les montrer à mes propres enfants en me remémorant des souvenirs. Mais soyons honnêtes, jamais dans l’histoire de l’humanité un adulte ne s’est extasié en contemplant la boulette noire croustillante que constitue son bout de nombril séché. Personne. Jamais. D’ailleurs, de quoi pourrait-on bien se souvenir en regardant ce truc? « Ohhh ton p’tit nombril! Je me souviens comment ça m’écœurait c’t’affaire-là, ça suintait, ça pendait à moitié, mais ça ne voulait jamais tomber, j’avais assez peur de l’arracher sans faire exprès…! » Ahhh, vraiment de beaux souvenirs!

Un autre gros chapitre au sujet des souvenirs : les dessins. Oh. My. God. Il y a deux choses qu’un enfant produit en quantité industrielle : d’la morve pis des dessins. Ils sont tous tellement beaux (yeah right!) que c’est IM-POS-SI-BLE pour toute mère qui se respecte de s’en départir. Et nous voilà avec un enfant à peine sorti de la maternelle, à sérieusement envisager l’idée de louer un entrepôt juste pour les œuvres d’art. Je dois dire que je n’entre pas dans cette catégorie de mère. Je recycle sans remords. Au début, je le faisais en cachette, et si on m’interrogeait, je feignais l’ignorance ou le bête accident. Aujourd’hui, j’ai adopté une méthode plus honnête de flushage des dessins. Nous avons un grand babillard. Chaque chef d’œuvre y a sa place jusqu’à ce que ce dernier soit bien plein. Par la suite, la règle est simple. Si un enfant souhaite y ajouter un nouveau brico, il doit d’abord faire de la place en retirant du babillard l’une de ses vieilles réalisations, qui ira prendre une retraite bien méritée au Centre de tri, a.k.a. le paradis des bricolages.

Blague à part, des fois je me demande si, trop occupés à cumuler ces impérissables souvenirs, on ne passe pas parfois à côté des vrais moments. Si cette manie de ramasser autant de trésors n’est pas une manifestation (consciente ou non) d’un désir de ralentir le temps. Comme si en s’accrochant assez fort à chaque parcelle de leur enfance, on les retenait près de nous, on les gardait encore petits un poil plus longtemps, juste un poil. Souvenons-nous que s’enterrer de matériel, même débordant de valeur sentimentale, n’est pas la solution pour faire perdurer tous les beaux moments de la vie! Que les sourires de nos tout-petits sont encore plus éclatants quand on ne les regarde pas à travers la lentille d’un appareil photo. Que les plus beaux souvenirs ne sont jamais dans des boîtes sur une tablette de garde-robe. Ils sont dans nos cœurs et n’ayez crainte, ils n’iront nulle part!

MELISSA

MÉLISSA B.

Un petit compagnon bienveillant

J’ai découvert Veille sur toi il y a quelques mois, alors que je surfais sur le Web. Ce fut le coup de foudre total!!! Veille sur toi est une petite entreprise qui connaît un succès grandissant, ayant remporté un prix important grâce au site Etsy. Sa créatrice gagne en visibilité, faisant des apparitions au petit écran et les articles pleuvent au sujet de ses magnifiques produits. L’une de ses créations est même apparue dans un film hollywoodien!

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Karine Foisy, une enseignante de formation, a créé des veilleuses en verre fusion, tout à fait charmantes. Elles sont conçues à la main et sont, à mes yeux, des petites œuvres d’art. Colorées, ludiques, personnifiées… Vous êtes assuré d’en trouver une qui complétera à merveille le décor de la chambre de votre enfant. Pour ma part, j’ai tout d’abord opté pour Gaspard le renard… Ensuite, mon cœur a craqué pour Ferguson, le petit chaton… et j’ai adopté sa petite sœur Charlotte. Bref, ces veilleuses sont tellement belles et originales que vous en serez gaga. Elles sont conçues avec soin et sont fabriquées ici afin d’accompagner nos enfants lors de l’heure du dodo. Libre à vous de créer un rituel avec votre tout-petit afin de le sécuriser et de lui raconter une histoire ayant comme acteur principal son brillant petit compagnon… Personnellement, même si petit poulet n’apprécie pas beaucoup dormir, j’ai remarqué une amélioration au niveau du sommeil (il faut bien voir les petits points positifs!). Mon conjoint avait même laissé sous-entendre qu’elle avait, possiblement, quelque chose de magique…
Je vous invite donc à aller jeter un œil sur sa page Web : http://www.veillesurtoi.com

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ANNIE B.

Les étrangers

Là messieurs dames, il faut qu’on se parle. J’ai remarqué, surtout depuis qu’on se promène pas mal avec les jumeaux et qu’ils sont exposés à une cohorte d’inconnus, que votre attitude – chers inconnus – n’est pas la même avec moi qu’avec mon chum… C’est quoi votre problème au juste? Comment ça se fait que lui, lorsqu’il se promène seul avec les petits, vous lui dites que vous le trouvez bon, que vous le trouvez fort, qu’il est un père formidable et aimant… Mais que moi j’ai droit aux restants de souper de v’la trois jours (celui que personne va manger, mais que personne ne jette non plus)? Moi, seule avec les jumeaux, je me fais dire que j’ai les mains pleines, que c’est du trouble, han? Ma pauvre madame c’pas drôle votre vie, han? Eeee allo on se connaît? Pourquoi c’est comme ça? Pourquoi on glorifie les pères et non les mères, surtout en public?
Le problème au fait, ce n’est pas que vous jetiez des fleurs à mon chum, jetez-y en à la journée longue si vous voulez, c’est vrai que c’est un père extraordinaire! Mais moi là-dedans? Pourquoi c’est difficile de vous taire, lorsque votre commentaire est négatif? J’ai tu l’air d’avoir envie d’me faire dire que j’ai l’air fatiguée? Ou que deux enfants, c’est du trouble? Ou ma préférée « avec votre mari ça vous fait trois bébés ». Pardon? Non, juste non! Et puis pourquoi personne ne lui dit ça à lui quand il est seul? Hey boboy!
Même chose avec les copines, la famille ou quiconque qui ose récompenser verbalement le chum en question qui a fait la vaisselle et que « je devrais me compter chanceuse »… Écoutez, si j’avais voulu me contenter que le simple fait que mon conjoint fasse la vaisselle m’apporte de la joie, j’aurais marié un collégien. Un homme, ça aide dans la maison parce que c’est un partenaire à part entière qui croit que la division des tâches est non seulement nécessaire, mais NORMALE. C’est normal de faire la vaisselle! C’est normal de passer le balai ou de faire l’épicerie seul avec tes bébés! Normal pour moi? Normal pour lui! C’est tout!
Ah puis pendant que je vous ai en ligne chers inconnus, serait-il possible d’arrêter de toucher mes enfants AVEC VOS MAINS? C’est parce qu’on ne se connaît pas beaucoup et puis la prochaine fois, je vous caresse le visage avec MES mains!
J’vous aime quand même là.

MELANIE M

MÉLANIE G.

Un après-midi dans un BBQ

 

Chaque année, mon employeur organise une journée d’activités pour les employés et leur petite famille. Cet été-là, nous étions invités à un BBQ; baignade, volleyball, kayak, hamburgers et saucisses étaient au programme!
C’était la première fin de semaine où nous essayions de sortir sans que mon fils ne porte de « pull up ». Bien qu’il s’agisse d’une sortie en public, nous nous sommes dit que la journée précédente s’était bien déroulée et que de toute façon il passerait la journée en maillot de bain à l’extérieur et qu’un petit dégât ne serait pas bien grave!
Tout l’après-midi se passait très bien; mon fils nous demandait quand il avait envie de faire pipi. Tout le monde s’amusait dans la piscine, sur la terrasse, un verre à la main! Puis fut le temps de passer à table. Tout le monde avait une belle assiette à la main. U un petit BBQ traditionnel avec crudités, salades de pâtes, hamburgers, saucisses italiennes, etc. Comme il manquait de place sur la grande table principale, mon conjoint, mon fils et moi nous nous sommes installés sur une petite table tous les trois. Non pas que nous voulions êtes à l’écart, mais c’était la seule place qu’il restait.
Pendant que nous mangions, une collègue avec qui j’ai peu d’occasions de discuter, faute d’horaires compatibles et de temps, est venue me jaser! Évidemment, pendant que nous discutions, mon fils s’est mis à crier sorti de nulle part: « Mamaaaaaannnn j’ai envie de caca!!!! » (parce que t’sais, évidemment ça passe toujours de : « J’ai pas envie » à « J’ai envie et je crie comme si j’étais assis dans l’ feu! »)
Même si mon chum était occupé à dévorer son hamburger avec boulette ultra épaisse, il voyait bien que j’étais occupée à discuter. Il amena alors notre fils aux toilettes. On entendait une voix « Caca, caca cacaaaaaaaaaa! » à l’horizon qui s’éloignait!
Comme nous manquions d’espace, une partie du buffet était installé assez bas, sur des bacs de rangement extérieur et évidemment, mon fils avait fait tomber quelque chose sur son passage les bras dans les airs en signe de panique!
Entre deux sujets, je dis à ma collègue: « Je reviens, je vais aller ramasser la saucisse que Zac a fait tomber par terre! »
Et je me suis levée et plus j’avançais, plus mon cerveau comprenait. Non non noooooonnnnn!!! Je n’avais pas le choix, ce moment s’était présenté à moi et je devais maintenant dealer avec! C’est une fois accroupie que ma peur se confirma : « C’est pas une saucisse!!! C’est une crotte!!!!!! C’EST UNE CROTTE!!! »
Oui, j’ai crié ça dans un BBQ! Oui, j’ai vécu ce moment de devoir ramasser l’énooooorme étron de mon fils à coup de petites napkins aux couleurs de fête! Je me revois encore, accroupie à essayer de camoufler tout ça afin de ne pas couper l’appétit de tout le monde! J’imagine que dans sa panique, mon fils avait bien réalisé que sa crotte, elle était maintenant dans son maillot et il ne savait plus quoi en faire!
Comme tout moment embarrassant, sur le coup on a envie de se cacher, mais quand j’y repense, c’était un des moments les plus cocasses de toute ma vie de maman! Et ça a bien diverti mes collègues qui au final ont été mis au courant de cet épisode que je ne pouvais garder pour moi!
Oui, mon fils a fait caca par terre dans un BBQ! Bon, qu’est-ce qu’on mange pour souper? Ayez une pensée pour moi la prochaine fois que vous croquerez dans une belle grosse saucisse italienne juteuse!

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MARYSE F.

Être une maman différente

 

 

J’en ai déjà fait mention dans mes billets précédents et dans ma bio : je suis une maman différente. La Vie a voulu que j’arrive dans ce beau monde avec une amputation de la jambe droite (juste au-dessus du genou) et une malformation de la jambe gauche. Jusqu’à ce que je sois la maman poule de mon p’tit mec adoré, jamais (ou presque) ça ne m’avait empêché de faire ce que je voulais, je le faisais simplement autrement, à ma manière, comme je le pouvais.

Mais. Parce qu’il y a un « mais ». Je suis devenue maman. Et là, mon handicap m’a « poppé » en plein visage.

Physiquement, être maman, ça me demande beaucoup plus que je ne l’aurais pensé. Mes capacités ne sont pas celles que j’imaginais (mais merci d’exister, le portage, comme je le dis dans mon billet de septembre « Comment le portage m’a sauvé la vie »!). Je trouve difficile de devoir mettre mes jambes artificielles tous les matins, très tôt, pour être sûre de marcher quand Fiston va se lever et être prête à en prendre soin. Mais surtout, mon fils n’aura jamais la maman que les autres enfants ont. Celle qui va courir dehors avec lui. Celle qui l’emmènera en balade en vélo. Celle qui le portera sur ses épaules quand on ira au zoo. Non. Jamais. Bien sûr je suis capable de faire plusieurs choses, je suis restée la fille autonome que j’étais avant sa naissance. Mais. Toujours ce fameux « mais ». Les autres mamans, elles, en sont capables, de tout ça. Pas moi. Mon fils mérite mieux que je me dis souvent. Mais mieux que quoi, en fait? Les autres mamans, leurs petits poulets, elles les aiment inconditionnellement. Elles leur cuisinent de bons repas. Elles les câlinent, les bercent, les collent. Elles jouent avec eux. Elles leur donnent le bain, leur chantent des berceuses, les couchent. Et moi, je ne fais pas tout ça? Mais oui, ma grande, tu fais tout ça!

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Pas de patte, on a plus de place! ☺

Dans le fond, je le sais que je suis une bonne maman. Une très bonne maman, même. (Tant qu’à me lancer des fleurs, aussi bien le faire pour vrai!) Je ne serai jamais comme la maman de ses amis, c’est vrai. Mais je suis SA maman. La seule qu’il connaît. Il ne sait pas encore, lui, qu’une maman, ça part en vélo et ça court au parc. Il ne sait pas non plus que je ne le fais pas parce que je n’en suis pas capable. Pour ce bel enfant, je ne suis que sa maman, point. Celle qui a de la misère à marcher, oui, qui se traîne à quatre pattes le soir après le bain, mais surtout celle qui l’aime, le câline, lui chante tout plein de chansons et le bécote dès qu’elle en a l’occasion. Et ça, je suis capable de le faire…

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AUDREE J.

ÉVITER L’ÉPISIOTOMIE

Éviter l’épisiotomie (ou quelconques lésions périnéales), ça vous dit?

Bon, ce n’est pas à tout prix, mais si vous pouviez avoir un petit coup de pouce afin de ne pas vous dandiner comme un pingouin à votre sortie de l’hôpital, vous l’accepteriez?

Avant d’avoir des enfants, ma phobie dans la vie, c’était d’accoucher. Sur une échelle de 1 à 10, 1 étant le top du relax et 10 étant le top de la panique, je me suis toujours située à 8-10.

On a voulu provoquer mon premier accouchement dû au poids élevé estimé par les médecins et le fait que c’était mon premier. Le poids du deuxième avait une estimation encore plus élevée, mais j’ai vite compris qu’on n’allait pas me provoquer de sitôt.

Un jour, je suis soudainement passée au 6 sur mon échelle personnelle de panique. Voici pourquoi : une amie m’a parlé du ÉPI-NO, un machin qui sert à renforcer et à étirer les muscles qui sont liés à l’accouchement. On n’achète pas ça sur Kijiji, là! Ce sont des médecins, des gynécologues, des sages-femmes et des physiothérapeutes uro-génitaux qui l’ont créé.

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La grande question, c’est de savoir si je l’ai essayé. Oui, je l’ai utilisé pour mes deux grossesses. Et je m’en suis tirée pratiquement sans égratignure avec des bébés de 9 et 10 livres.

On ne saura jamais si cette pompe est ce qui a sauvé ma démarche postpartum, mais j’ai tellement été satisfaite (je vous promets que je ne suis pas représentante!) que j’en ai parlé à peu près à tout le monde dans mon entourage et celles qui se la sont procurée n’ont pas eu un seul point de suture.

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L’idée principale qui a conduit au développement du système ÉPI-NO vient directement de l’Afrique, où les sages-femmes utilisent des courges calebasses ou des bidules qui ont un peu la forme d’un maraca afin de diminuer le risque de déchirure.

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Le but est d’être capable de gonfler le dispositif en silicone le plus possible, et ce, en débutant le processus 3 semaines avant l’accouchement : il peut atteindre un diamètre de 10 cm.

Avec l’accord du médecin, vous pouvez également utiliser ÉPI-NO quelques semaines après l’accouchement afin de procéder au biofeedback pour renforcer les muscles du plancher pelvien qui ont été étirés. (En version simple, on veut éviter de faire pipi en jouant au tennis.)

Pour plus d’informations ou pour vous le procurer, voici une adresse pratique!

http://www.pelviennewellness.com/pages/contact-us

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CAROLYNE D.