Des couches lavables… usagées? Ben oui!

 

Depuis la naissance de notre poulet (déjà 1 an, OMG!), nous utilisons des couches lavables (ça, vous le savez déjà). Contrairement à ce que « tout le monde » nous disait, notre p’tit mec n’a pas les fesses rouges en tout temps, il n’est pas mouillé en tout temps, n’a pas de retard moteur de développement, ma laveuse n’a pas encore rendu l’âme à avaler ces quantités de caca… Bref ça va plutôt bien de ce côté-là.

Au début, j’ai acheté quelques marques variées, ne sachant pas trop laquelle aurait un bon « fit » sur mon poulet. Puis petit poulet est arrivé et notre aventure avec les couches lavables a pu commencer.
Vient un moment donné où les couches qui sont les moins aimées doivent partir vers un nouveau foyer. Moi, j’haiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ça vendre des trucs, peu importe que ce soit sur Kijiji, Facebook, les petites annonces, etc. J’hais ça. J’achète par ces réseaux d’économie de seconde main, mais je vends très peu, car souvent c’est du taponnage. (J’ai déjà passé plusieurs heures à attendre quelqu’un qui finalement ne s’est jamais pointé le bout du nez…)
C’est là qu’entre en jeu la boutique que je considère comme étant le secret le mieux gardé des Sherbrookois accros aux couches lavables.

aout_joelle_logofripocouches
Depuis déjà un an, Nadia est la propriétaire de la seule friperie de couches lavables à Sherbrooke. Logée à même la boutique Artémire, vous pouvez y aller pour acheter (à un prix super raisonnable et en fonction des couches) ou vendre. Elles sont toutes inspectées rigoureusement avant d’être acceptées et, bien entendu, lavées/décrassées. Vous pouvez aussi vous procurer des articles connexes et bientôt de nouvelles confectionneuses feront leur apparition en boutique. De plus, les couches invendues après 1 semaine sont disponibles pour la vente en ligne!
Mon seul problème? Chaque fois que j’y mets les pieds (dans le but de me départir de certaines couches), j’en adopte des nouvelles… oups! Surveillez aussi les nouveautés du mardi qui sont affichées sur Facebook quelques jours avant.
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Oh et une autre chose que j’adore : le bac à 10 $ et moins. Ce sont des couches qui ont besoin d’un peu d’amour ou qui sont plus vieilles, mais parfaites pour les p’tits budgets ou comme couches de garderie.
Photo couches pas chères
Dans votre ville, avez-vous une boutique qui offre un service semblable?

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JOËLLE P.

Le jour où j’ai cru que tu partais

Au moment d’écrire ces quelques lignes, je me demande encore si j’y arriverai. Je ne sais pas si mes larmes prendront le dessus sur mes doigts qui tapent sur le clavier en tremblotant. Mais je tiens à mettre sur papier ce moment si terrifiant, pour m’en libérer.
Ce jour-là, j’étais allée te chercher à la garderie en terminant le travail, comme à l’habitude. Encore une fois, tu t’étais dirigé vers moi, du haut de tes presque 3 ans en criant de joie, les bras grands ouverts : « Maman!! » Si heureux de me revoir, les joues un peu rougies par le soleil et la chaleur qu’il faisait! Nous avons quitté vers la maison, laissant tes amis terminer leur montagne de sable sous les yeux de ton éducatrice.
Ce jour-là, tu étais si fier! Nous avions passé plusieurs minutes à concocter un beau bricolage pour papa qui venait tout juste d’apprendre qu’il avait obtenu un nouveau boulot. Le boulot qu’il voulait et qui ferait qu’enfin, il passerait toutes ses soirées avec nous! Nous y avions mis beaucoup de brillants, tu en avais partout, sur le nez et derrière les oreilles! J’ai écrit « Félicitations » et tu t’écriais « Oui… bravo!!!!! Papa va être content! »
Le soir venu, après ton bain, comme à l’habitude, tu m’as demandé une collation; des raisins. J’étais loin de me douter que cette collation allait tout changer le cours de notre soirée!
C’est devant les petits bonhommes que tu ne te tannais pas de regarder que tu dégustais tes raisins, moi à tes côtés, à me dire à l’avance la prochaine réplique tellement nous les avions regardés! Mais nous étions ensemble, « ensemble nous deux » comme tu le dis souvent, et c’est tout ce qui comptait!
Puis tout d’un coup, « regarde maman ce que moi je fais! » Je me suis retournée et je t’ai vu, entre tes petites lèvres, aspirer ton raisin! J’ai vu tout de suite que quelque chose n’allait plus, tes petits yeux sortis de leur orbite, le son de la respiration de quelqu’un qu’on tente d’étrangler! Tu cherchais de l’air, mais il n’y en avait plus!
Paniqué, tu t’es levé, tu as couru vers la salle à manger. Mais je comprends mon poulet, tu avais peur, tu ne savais pas quoi faire. Maman aussi avait peur, maman était terrorisée!
J’ai réussi à t’attraper, à te coucher sur ma cuisse, mon genou sous ta petite cage thoracique et j’ai tapé, j’ai tapé si fort! À ce moment, toutes mes formations de RCR ont foutu l’camp, c’est mon cœur de maman qui m’a guidée.
Ce foutu raisin ne sortait pas. Je t’ai retourné, tu commençais à être bleuté. C’est là, à cet instant précis que j’ai réellement compris que ta vie était entre mes mains! Seule, personne pour me venir en aide, pas le temps de passer un coup de fil au 911! Je ne pourrai jamais te dire tout ce qui est passé dans ma tête à ce moment à une vitesse folle, mais c’est allé chercher une seconde force en moi!
J’ai tapé, coûte que coûte, il fallait que ce raisin sorte! J’ai crié, j’ai crié si fort, comme si quelqu’un là-haut pouvait m’entendre! C’est au bout de mes cris et de mes efforts que j’ai finalement vu le raisin rouler sur le tapis du salon!
Je ne me souviens pas avoir senti un jour l’émotion monter en moi à ce point! Le soulagement, l’impression de revenir d’un long périple! J’ai éclaté en sanglots. Je t’ai serré si fort. Tu pleurais aussi, de peur, j’imagine. Nous sommes restés comme ça, entrelacés plusieurs minutes, à pleurer l’un contre l’autre sans rien dire.
Ce jour-là, j’ai compris à quel point tout peut aller vite, j’ai compris que la vie nous envoie des épreuves où il n’y a que sur soi que l’on peut compter. Ce jour-là, j’ai compris que je t’aimais encore plus que je n’aurais pu imaginer! Ce jour-là, dans le salon, je t’ai sauvé la vie!

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MARYSE F.

À famille imparfaite, chien parfait? NOT!

Leloup est arrivé dans notre vie en juin 2011. Notre premier enfant avait 8 mois, nous venions de décider que je ne retournerais pas au travail pour les prochaines années, question de me consacrer à notre famille. Ça nous a semblé le bon moment pour adopter un animal, puisque j’aurais du temps à lui consacrer. Notre rêve était de sauver un chien de l’abandon ou de l’euthanasie.
Au hasard de mes recherches, je suis vite tombée sur une annonce pour un Golden croisé de 3 ans, dont la famille déménageait sans pouvoir l’emmener. Il restait deux jours à ces gens pour trouver une famille à Leloup, sinon il partirait au refuge. Il ne m’en fallut pas plus pour craquer devant cette belle bouille de rouquin!

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La photo qui m’a fait tomber amoureuse de Leloup sur Kijiji

Mon Dieu! Si j’avais su dans quoi je m’embarquais! Ce chien, aussi beau puisse-il être, est une vraie calamité! Nous n’avons pas tardé à découvrir pourquoi sa précédente famille l’avait nommé Leloup : dès qu’on le laisse seul, même quelques minutes, il hurle à la lune. Il jappe sans fin contre tout être vivant qui s’aventure dans notre rue. Il n’a qu’une vitesse : le sprint. Impossible de l’emmener pour une petite balade tranquille, malgré toutes nos tentatives et techniques. Et je pourrais habiller la population canadienne au complet juste avec le poil que perd Leloup annuellement. Fugueur, il saute sur toute occasion de s’enfuir, si bien qu’on doit le garder attaché en permanence. Il ne sait pas boire de l’eau proprement et éclabousse le plancher une dizaine de fois par jour. Il nous réveille chaque matin aux aurores en montant ses pattes avant sur notre lit malgré qu’on lui interdise ce comportement depuis le premier jour. Il n’écoute jamais rien, n’apprend rien, n’obéit à rien.

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Un des grands moments de gloire de Leloup

À divers moments depuis son arrivée chez nous, particulièrement enceinte de mon deuxième enfant, j’ai supplié mon mari de nous en débarrasser. Mais Chéri est resté intraitable : nous avions fait de ce chien notre responsabilité, et à moins d’une situation d’exception comme une allergie, nous devions assumer celle-ci jusqu’à la fin. J’ai dû reconnaître que mon conjoint avait bien raison là-dessus.

Voilà donc maintenant cinq ans que je cohabite avec cet idiot de toutou, qui me fait hurler parfois, soupirer souvent. Depuis qu’il a eu ses huit ans cet hiver, je commence à percevoir un léger ralentissement de sa part. Il est un peu plus calme, si peu. Je dois avouer que quand je le vois monter l’escalier avec moins de vigueur qu’avant, quand j’aperçois les poils blancs dans ses sourcils, j’ai un petit pincement au cœur. Ce beau roux, qui a tous les défauts, mais qui a toujours été adorable avec nos enfants, n’a jamais mangé un seul jouet, n’a jamais échappé aucun besoin dans la maison; je l’aime bien malgré tout. Même si je ne suis pas certaine que je voudrai d’un autre chien une fois l’expérience « Leloup » terminée, une chose est sûre, ce cabot, on n’est pas prêts de l’oublier!

MELISSA

MÉLISSA B.

Et si je pouvais leur mettre un filtre…

L’une des choses que j’ai apprises avec mes trois poulettes, c’est que les enfants n’ont pas de filtre et que ça peut nous mettre dans des situations embarrassantes.

Mes 3 p’tites nanas parlaient très clairement à 18 mois, et pour parler elles parlaient. À un point tel que moi et mon conjoint nous avons bloqué des plages à notre agenda pour pouvoir se parler…je blague, mais ça aurait peut-être été une bonne idée.

Le premier gros malaise que j’ai vécu est arrivé comme ceci : j’attendais tranquillement et patiemment dans la salle d’attente de l’ORL, avec ma plus vieille Jillian, elle avait 2 ans à l’époque. Un monsieur d’un âge avancé arrive et s’assoit près de nous. Je vois ma fille le regarder, je devrais dire le dévisager…et c’est à ce moment que la panique commence à monter en moi, car la grosseur de son nez m’avait surprise moi aussi (mais moi, j’ai un filtre). Et comme dans un film avec un plan au ralenti, je vois ma fille se tourner vers moi et ouvrir la bouche…

« Maman c’est tu normal que le monsieur aille un gros nez comme un géant? » Et là je reste bouche-bée, je ne sais plus quoi dire, heureusement le monsieur n’a pas été insulté, même qu’il a trouvé ça bien drôle.

Ensuite j’ai reparlé à ma fille de l’événement en lui disant qu’il y a certaines choses que l’on ne doit pas dire, que ça peut faire de la peine aux autres personnes, etc.

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Le dernier malaise est arrivé il y a peu de temps. Je suis avec ma dernière de 2 ans, Leïla (je crois que 2 ans est l’âge de malaise chez nous). Elle passe un examen de la vue. À cet âge, ce ne sont pas des lettres que les enfants doivent nommer, mais des dessins. Je suis assise au bureau de l’optométriste et je l’écoute distraitement nommer les images.

Leïla : « une main, un gâteau, un oiseau »
Optométriste : « OK et sur cette ligne-là? »
Leïla : Une voiture, un oiseau (moment d’hésitation, jamais bon signe de ma poulette), un pénis.
Et là dans ma tête je me dis « noooon elle ne vient pas de dire ça?!!! » et je me sens rougir.
Optométriste (sans réaction) : « Bravo Leïla un bicycle. »

Je me demande encore s’il a rattrapé le coup ou bien s’il a vraiment entendu bicycle, mais je peux vous jurer que c’était très clair.

Deux exemples parmi des centaines…mes poulettes me réservent toujours leur lot de surprises.

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Mélanie maman poule imparfaite

Les Zinternets, des bedaines, des bébés : des amies

 

À ma première grossesse, j’étais la première de mes amies à vivre la maternité. J’avais beau leur raconter mes bobos, mes joies et mes craintes, elles m’écoutaient avec plaisir, mais sans complètement comprendre, évidemment. Un soir, je me suis mise à zieuter sur les zinternets et je me suis inscrite sur un forum que j’avais choisi au hasard. « Les Petites Abeilles d’Avril »… Cute ou quétaine? J’ai choisi que c’était cute.

1er, 2e ou 3e enfant, on allait toutes avoir un bébé et vivre cette belle aventure-là au même moment.

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Crédit : Marie Gélinas

Au début, je ne participais pas tant; je lisais plus que j’écrivais. Une vraie  « ouèreuse » qui se rassurait en lisant que les autres vivaient la même affaire que moi, ou presque. Certaines ont commencé à se rencontrer, faire des déjeuners/dîners…
Euh, non.
Heille! Je n’avais pas besoin de nouvelles amies! J’avais justement de la difficulté à consacrer du temps à mes « vraies » amies, t’sais ! J’entendais plein d’affaires; que les zinternets c’est pas beau, que ces filles-là se rencontraient pour chialer de tout et de rien, et parler de leur nombril… La vérité, aussi, c’est que j’étais un peu sauvage timide…
Et puis un jour, j’ai osé et je suis allée déjeuner avec quelques-unes d’entre elles.

BAM!
Je suis tombée en amour.
J’ai rencontré des filles extraordinaires.

S’en sont suivies pleins d’autres belles rencontres, tantôt avec nos bedaines, ensuite nos bébés et plus tard juste entre filles.

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On a vécu la première année de nos poulettes et poulets ensemble, on s’est partagé nos joies, nos peines, nos peurs, name it…tout-e. Derrière nos écrans respectifs, on s’est aidées, on s’est comprises. Les années ont passé, mais le lien est toujours resté.
Ça fait déjà plus de 5 ans maintenant.
Chaque année, on essaie de se regrouper pour fêter nos « petites abeilles ».

Les mamans derrière leur pseudonyme sont devenues des femmes pour qui on a prié, pour qui on a espéré, pour qui on s’est réjouies. Et avec qui on a pleuré. Si vous saviez…
Ensemble, on a évolué. Ensemble, on a appris.

Tellement de choses se sont passées ces dernières années. Des familles qui se sont agrandies, d’autres qui se sont séparées, des changements de carrière, des décès, des déménagements, des tonnes de microbes, alouette. Une chose est restée la même : elles. Une vingtaine de filles à qui je me suis attachée, certaines avec qui j’ai développé une réelle amitié.

Il y a 6 ans, on apprenait qu’on était enceintes et voilà que nos abeilles volent vers la maternelle…

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De « celles qui vont toutes accoucher au mois d’avril » on est devenues des confidentes, et surtout, une belle gang de mamans ultra poules et imparfaites, qui se comprennent, tout simplement.

Tout ça pour dire qu’il ne faut pas toujours croire ce qu’on dit des zinternets.
Moi je les trouve beaux. Ils m’ont apporté et m’apportent encore de belles rencontres et de belles amitiés; virtuelles et réelles. Et grâce à eux, j’ai gagné le jackpot des forums de bedaines!

Toi, as-tu déjà zieuté et laissé la chance aux zinternets?

PhotoCarolineGauthier

CAROLINE G.

La mode selon une fillette de 4 ans

 

Ma fille a 4 ans. T’sais l’âge où les enfants sont en pré-pré-pré-adolescence et où ils disent pas mal tout ce qu’ils pensent. Vous comprendrez que Jade, ma fille, est en plein dedans et comme la vérité sort de la bouche des enfants, surtout les enfants de 4 ans, j’ai le droit à une panoplie de p’tites vérités.
Où je veux en venir, c’est au jour où je me suis habillée « casual ». Alors donc, je descends du 2e et dès que ma fille me voit, une expression de dégoût se dessine sur son visage (oui, ça aussi, ça arrive souvent à 4 ans). Elle me dit, de but en blanc :
« C’est quoi ça, maman? »
« Quoi? » que je lui réponds.
« Tes pantalons. C’est vraiment pas beau! Ils font pas ça! » qu’elle dit en serrant ses chevilles.
« Ben, c’est des jeans avec les jambes évasées. »
« C’est laid, maman. T’as des jeans ben plus beaux que ça! »
En tout cas, je me le suis fait dire! Des jambes évasées, c’est « out », as-tu compris, maman? Avec ta p’tite face de condescendante, oui, j’ai compris, t’inquiète! Selon Jade, pour qu’un vêtement soit beau et « in », il faut qu’il colle sur la peau. Elle ne peut vivre sans ses mozus de leggings qu’elle appelle affectueusement « pantalons doux ». J’ai même serré loin loin ses leggings 3T parce qu’ils étaient trop petits. Ben la p’tite torieuse est allée les chercher et elle m’a dit que ça « fitait » parce que ça lui fait des trois quarts pour l’été. Cassé, maman!
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Mais ce qu’elle ne comprend pas quand elle me fait une crise le matin parce qu’elle doit mettre des jeans « pas collés » (ce sont des skinny), c’est qu’elle a un corps de mannequin; grand pis mince. Alors, les 4T ont de l’eau dans la cave et les 5T sont lousses, mais assez longs. Misère! Mais elle finit par obtempérer, mettre ses jeans et aller à la garderie. Toutefois, aussitôt qu’elle passe le cadre de porte en revenant à la maison, elle se garroche sur sa commode et enfile ses pantalons doux! Sacrée Jade!
Outre l’allure et la texture des vêtements, les couleurs la passionnent tout autant. Elle est capable de créer des combinaisons assez spectaculaires. Si, dans la camisole rayée, il y a une rayure, aussi petite soit-elle, qui est de la même couleur que le zipper de sa jupe, ben ça fit. Oui, ça fit, maman!
Bref, les grandes stylistes comme Julie B. Styliste peuvent aller se rhabiller, parce que ma fille, c’est elle qui connaît ça la mode et il n’y a personne pour la faire changer d’idée (je répète, elle a 4 ans).

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Crédit : Julie Bouchard
Les gars ont-ils aussi cette passe-là? Si oui, j’ai trois ans pour me préparer mentalement!
P.S. By the way, Julie B. Styliste est trop bonne! Allez voir sa page! https://www.facebook.com/julieb.styliste/

 

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GENEVIÈVE T.

 

Je suis une bonne maman

 

Je suis une bonne maman. Ouf ça fesse hein?!
Je suis tannée de me culpabiliser tout le temps. J’ai l’impression que depuis que les 2 p’tites lignes sont apparues lors de ma première grossesse, je me sens coupable pour tout : coupable d’avoir oublié une vitamine, coupable d’avoir mangé un p’tit morceau de fromage feta et surtout coupable de ne pas aimer être enceinte! Ça ne s’est pas amélioré à la naissance de ma première. Je me privais de sortir parce que j’étais maintenant une maman et que ma priorité devait être mon enfant.
Aujourd’hui, ma deuxième fille a 7 semaines et mon discours a pas mal changé. Je suis maintenant capable de dire que je suis une bonne maman. Pourquoi? Je réalise que prendre du temps pour moi me rend heureuse et ce bonheur, mes filles le ressentent. Je suis une bonne maman parce que je suis capable d’admettre que des fois je suis à boutte et au lieu de péter les plombs, je mets mon orgueil de super mom de côté et je demande de l’aide. Je suis une bonne maman parce que je connais maintenant mes forces et mes faiblesses et que les photos parfaites des autres moms ne me font plus chier, je les trouve belles et elles m’inspirent.
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Crédit : Mariloubiz/Instagram

Je ne serai jamais une maman parfaite et c’est bien tant mieux. J’ai de la misère avec la routine, ma plus vieille mange du Mcdo des fois et mange dans le salon des fois en écoutant la Pat’Patrouille. Cependant, il n’y a rien qui me rend plus fière que ma grande qui me dit : « Merci maman pour le souper » et ma plus jeune qui me fait d’immenses sourires quand je la bombarde de bisous! Dans mon livre à moi, c’est un peu tout ça une bonne maman!
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Crédit : Pawpatrol.com

 

Photo de couverture : Bad Moms
Crédit : BadMoms/Instagram

 

STEPH

STEPH VON ROB.

Une maman imparfaite, ça promet

Mon fils, je te fais la promesse de vous respecter, toi et tes opinions. Je ne serai pas toujours d’accord avec toi, et je te garantis que tu ne seras pas toujours d’accord avec les décisions de ton père et moi. Mais si quelque chose est assez important pour toi pour que tu mettes ton pied à terre, je vais faire de mon mieux pour descendre les miens de mes grands chevaux et comprendre ton point de vue.
Je vais faire des erreurs, m’excuser, te tenir tête… Et j’espère que tu vas faire pareil. J’espère que tu seras assez déterminé pour faire valoir ton point et assez fort pour accepter d’avoir tort. Assez humble pour les moments où tu auras raison, parce que oui il y en aura. Je souhaite que nous te servions de modèle. De quoi faire autant que de quoi ne pas faire, car maman est un peu explosive par moment et papa un peu borné d’autres fois.
Pourtant, chaque minute de ma vie, je les passerai à essayer de t’élever au plus haut que tu mérites d’être. Chaque seconde de mon existence, je tâcherai de faire de moi une meilleure personne pour que tu prêches par l’exemple et que tu appliques ce que tu apprendras. Je te promets de te donner le meilleur de moi-même chaque jour, mais je te promets aussi que mon meilleur ne sera pas pareil chaque jour.

 

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Crédit : Sabrina Hurd

Je vais t’accepter dans ta différence. Ce qui te passionnera, je le chérirai, peu importe ce que ce sera. Tes goûts musicaux, les sports ou l’art que tu voudras pratiquer, tes vêtements, ta coiffure, ton orientation sexuelle… Ce sont tous des éléments qui feront de toi l’homme que tu seras et je vais me battre à tes côtés contre tous ceux qui s’opposeront à ce que tu es.
Finalement, je vais t’aimer. Tellement, tellement fort que ça en fait mal. Ça me fera mal toutes les fois où tu auras un bobo que mes baisers ne pourront pas soulager. Je serai tellement fière de toi à toutes les nouvelles étapes que tu franchiras, mais une petite douleur sera toujours là pour me rappeler que le temps passe beaucoup trop vite. Toutes les peines que tu vivras, je les vivrai aussi quand je verrai tes larmes. J’aimerais te dire que je prendrais tout ça si je le pouvais, mais ce serait te priver d’émotions nécessaires à ton bonheur et ton accomplissement. T’sais, ça prend des mauvais jours pour profiter des bons. Je te promets juste de tout faire pour qu’il y en ait plus de bons que de mauvais.

PhotoSabrinaHurd

SABRINA H.

La préparation à la garderie

 

Avant même d’avoir avisé mes proches de la venue de notre p’tit mec dans nos vies, j’ai appelé tous les CPE et les garderies du coin pour leur apprendre la grande nouvelle! Triste réalité du Québec!

Après avoir reçu plusieurs références de notre entourage pour des milieux de garde, nous en avons visité plusieurs en nous questionnant beaucoup. Qu’est-ce qu’un milieu de garde rêvé pour notre petit poulet? Un endroit stimulant, mais surtout éducatif, où les enfants mangent végé? Pour papa poule et moi, c’est un endroit où notre enfant s’amusera avec ses amis, un point c’est tout! Il apprendra et se développera en s’amusant. Il aura bien assez d’années à l’école pour être dans un cadre très structuré. Je dis cela sans aucun jugement; les critères de sélection d’une garderie sont personnels à chacun. Après 17 mois d’attente et quelques appels, nous avons finalement obtenu une place dans le CPE rêvé.

J’envie parfois les mamans qui restent à la maison, mais dans ma situation, pas le choix. Let’s go mon bébé, la garderie t’attend et maman va reprendre sa vie d’adulte. (On va se le dire en secret, j’ai bien hâte de retourner au boulot.) Mais que faut-il prévoir pour que mon petit Loulou ne manque de rien dans cette nouvelle vie qui l’attend?

Est-ce que j’ai pensé à tout : crème solaire, chapeau de soleil, casquette, tenue adéquate et pratique, vêtements de rechange en cas d’incident, suce, doudou, un deuxième luminou, crème de change, lingettes, couches… Informez-vous auprès de votre futur milieu de garde puisque chaque endroit a ses exigences et souvent, on vous fournira une petite liste des choses à prévoir.

Dans notre cas, je devais prévoir une couche de piscine. J’ai opté pour les couches de Omaïki puisqu’elles sont conçues pour les bébés de 8 à 35 livres et pensées pour les grosses cuisses dodues. Tant qu’à y être, j’ai aussi acheté un de leur Sac Ö transport afin que l’éducatrice y dépose les vêtements mouillés ou sales de bébé.

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J’aime les beaux vêtements et ce n’est pas parce que mon p’tit mec ira à la garderie que je vais négliger cet aspect. Par contre, j’aimerais bien retrouver tous ses morceaux, et ce, même s’ils sont sales ou tachés… Après quelques recherches, j’ai découvert les étiquettes de la compagnie québécoise Colle-à-moi. Elles sont colorées et personnalisées avec une image que l’on peut choisir sur leur site. Je trouvais l’idée géniale puisque mon p’tit poulet pourra reconnaître ses effets personnels à l’aide de ces images (psst : ils offrent même des étiquettes pour coller à l’intérieur des souliers). De plus, moi qui ne suis pas une adepte du fer à repasser (le fer à repasser est ici une arme de destruction), j’étais ravie de voir que les étiquettes Colle-à-moi sont autocollantes.
Sur ce, je m’en vais profiter des dernières semaines avec mon p’tit mec en appréhendant la fameuse première journée de garderie ainsi qu’en planifiant tranquillement mon retour au travail.

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Pssst, toi aussi tu aimerais avoir des magnifiques étiquettes Colle-à-moi pour ton petit poulet ou ta petite poulette? Laisse un commentaire avec ton courriel afin de courir la chance de gagner 1 des 2 ensembles d’étiquettes Colle-à-moi.

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MÉLANIE P.

5 raisons politiquement incorrectes pour se mettre au compost!

 

Oups! Vous avez lu mon titre, et là vous croyez que je vais vous casser les oreilles avec votre empreinte écologique? Vous faire culpabiliser au max? Je vous vois déjà en train de courir dans la direction opposée. NE PARTEZ PAS! Ceci n’est pas un de ces textes ennuyants et moralisateurs! Il y a des avantages cachés à faire son propre compost, et il est temps de les étaler au grand jour!

1- Compost devrait rimer avec paresse!

Autour de 40 % de vos déchets quotidiens sont compostables à la maison! En vous mettant au compost domestique, vos poubelles se rempliront à la vitesse d’une tortue sur les calmants! Vous ne la viderez plus chaque jour, mais plutôt chaque semaine. Vous me direz « oui mais les épluchures, il faut toujours bien aller les mettre au composteur! ». Bien sûr. Mais n’hésitez pas à utiliser de la main d’œuvre gratuite : vos enfants! Alors que déposer un gros sac Glad bien plein dans la poubelle extérieure leur était impossible, le composteur domestique, lui, ne dépasse pas la taille de R2D2. Et pour un enfant, quoi de plus excitant que d’aller déverser un tas de cochonneries sur un plus gros tas de cochonneries? Vous pourrez simplement les observer par la fenêtre en sirotant un Bloody Caesar! (N’oubliez pas de composter les feuilles du céleri!)

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2- Le compost est l’ami de la gourmande.

Sachez que le contenant idéal pour recueillir vos déchets organiques tout au long de la journée est un 4 litres de crème glacée. Vide. Je vous laisse faire vos propres déductions!

3-Bon pour l’orgueil…

Après quelques mois de compostage, vous pourrez récolter le fruit de vos efforts et ainsi avoir les plus belles plantes, la pelouse la plus luxuriante, et le jardin le plus prolifique de tout le quartier! En prime, vous pourrez vous vanter de vos prouesses écologiques sur un blogue pour épater la galerie!

4- …et pour le portefeuille!

Votre facture d’épicerie diminuera grâce à votre belle récolte de légumes frais, et à la diminution de vos besoins en sacs de poubelle et en engrais! Pensez aussi à offrir vos surplus de compost à un voisin pour ses plates-bandes, ou encore quelques légumes de votre jardin! Ainsi il vous sera redevable et vous pourrez lui demander des petits services plus tard dans l’année! Il n’y a pas de petite économie!
5- Vous + les bibittes = BFFs!

Les insectes et les microorganismes sont l’essence même du compostage, vous apprendrez rapidement à apprécier ces petits bénévoles acharnés! Ils travailleront pour vous sans relâche, gratuitement! Et ils seront si éblouis par le buffet gratuit que constitue pour eux votre composteur, qu’ils n’auront pas l’idée d’essayer d’entrer dans votre maison! 

N.B. 1 Votre compost ne puera jamais si vous respectez les peu nombreuses règles de base. Par exemple, vous devez résister à l’envie de jeter au composteur le bras d’un voisin qui tond sa pelouse à 7 h le dimanche matin. Ça, c’est non. Bras = poubelle.

N.B.2 Blague à part, le compost domestique est un moyen simple et accessible pour diminuer considérablement votre empreinte écologique et ainsi contribuer à faire de cette planète un lieu toujours plus sain pour nos enfants! C’est cucul et boring, oui…mais ça compte, non? 

Pour plus d’infos (sérieuses!), visitez le  https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/matieres-organiques/compostage-domestique

MELISSA

MÉLISSA B.