Le lapin qui manquait d’amour

 

Ahhhh les toutous! On en a dix, on en a cent, on en a mille! Quand on les reçoit, ils ont tous un peu la même allure : pelage duveteux aux couleurs édulcorées, grands yeux miroitants, ventre rebondi et sourire sympathique. Ils sont cutes, mais il leur manque toujours quelque chose : de L’AMOUR! 

Voici donc un court tutoriel expliquant comment transformer visuellement vos toutous à grands coups de tough love! Toutes les techniques ont été testées et approuvées par le lapin de mon fils, que celui-ci a judicieusement baptisé Gros Lapin. Voici Gros Lapin lors de son arrivée à notre domicile :

tavant

Gros Lapin Avant

Clairement, un toutou qui n’a jamais été cajolé. Afin de changer cette allure négligée, la première étape est de trimballer la peluche absolument PARTOUT. Épicerie, salle d’attente, voiture, parc; il ne doit jamais être laissé derrière! La place du toutou lors des repas doit être sur le coin de la table. Jamais à plus de 12 pouces de l’enfant propriétaire. En cas de spaghetti ou de toast à la confiture, c’est plutôt 6 pouces.

N’hésitez pas non plus à oublier le jouet dans un festival ou autre endroit public et le récupérer deux jours plus tard dans un bac d’objets perdus à l’hygiène douteuse. Si vous faites du camping, une nuit passée sur la table à pique-nique par temps de pluie contribuera nettement à la transformation rapide du petit protégé. Votre animal en peluche vous en remerciera!

Il se peut qu’un jour, le toutou présente une déchirure. N’allez surtout pas le jeter pour si peu! Utilisez vos talents de couturière, si piètres soient-ils, afin de repriser l’animal. Même avec un fil de couleur contrastante. Vous lui offrirez ainsi une cicatrice de guerre qui fera de lui le king du bac à jouets!

Grippe, gastro, virus inconnu? N’empêchez jamais votre enfant d’enfouir son petit visage morveux et ruisselant de sueur dans le cou de son toutou fétiche. C’est sa façon de lui donner de l’amour à grande dose! Points bonis en cas d’éclaboussure de vomi! 

Les élans artistiques de vos tout-petits ne doivent en aucun cas être freinés! Rien de tel qu’un maquillage improvisé aux Crayola ou qu’une coupe de cheveux artisanale pour renforcer le caractère unique de son animal rembourré! Souvenez-vous d’une chose : chaque tour dans la laveuse contribue à faire passer le fameux toutou du look « tablette de magasin » à un look « j’ai une famille qui m’aime »! Le rêve de toute peluche qui se respecte!

Voilà, vous avez maintenant toutes les cartes en main pour transformer vos toutous insipides en véritables boules d’amour ambulantes! Après près de quatre ans de ce traitement royal, voyez comment notre Gros Lapin a complètement changé d’apparence :

tapres

Gros Lapin Après

 On peut dire que celui-là, il est aimé, et ça paraît!

 

MELISSA

MÉLISSA B.

 

Fils, tout n’est pas rose ou bleu, pis ce n’est pas grave.

 

 

L’autre soir, pendant que je m’affairais à bien appliquer les 10 couleurs de vernis à ongles minutieusement choisies par madame ta sœur a.k.a. la poulette de 5 ans, toi tu étais assis dans le salon avec papa et ton petit frère.
Tu expliquais à papa, du haut de tes 3 ans ½, que les gars ne mettent pas de couleurs sur leurs ongles. Que c’est pour les filles. Que les gars ont par contre le droit de mettre du « blanc ». (Lire : transparent)

Après avoir fini la manucure de la poulette, je t’ai offert de mettre du « blanc » sur tes ongles. Ça n’a pas pris 2 secondes que tu étais devant moi, heureux de passer, toi aussi, un petit moment chouchou avec ta maman.

Du coin de l’œil, je te voyais bien reluquer les couleurs sur la table. Du bleu, du rose, du jaune, alouette; toutes les couleurs y étaient. Pis toi, tu me le dis souvent; ta couleur préférée, avant c’était le bleu, après le rouge et maintenant c’est le « mul-ti-co-lo-re ».
Avec tes yeux d’enfant, pas tes yeux de garçon, tu les vois toutes belles les couleurs.

Faque je t’ai proposé de colorer ton pouce.
Comme tu étais fier! Tes yeux étaient remplis d’arcs-en-ciel et ton sourire voulait tout dire. Pis là, j’ai vu un petit nuage passé.
L’air perplexe, tu m’as dit : « C’est pas grave, hein, maman?? »

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Crédit : Caroline Gauthier

Tu sais ce qui est grave mon poulet?
C’est quand les gens choisissent quelles couleurs on doit aimer. Quand les gens ne voient plus de nuances ni la magie/la folie et qu’ils voient seulement des différences. Quand ils choisissent ce qu’on doit être.

Quand tu avais environ l’âge de ton frère (18 mois) y a une grande personne qui riait parce que tu jouais avec des jouets de « fille ». Je n’ai jamais compris ce qui était si drôle.
Toi, tu jouais. Tout simplement.
#laissonslesenfantsêtredesenfants

Dernièrement, tu m’as dit : « C’est pas grave, hein maman, si la balançoire de bébé, dehors, elle est rose? »
Tu te rappelles de ma réponse?
« Est-ce qu’elle balance? Est-ce que bébé s’amuse? »
Tu as juste souri. Tu as compris, à 3 ans ½, pourquoi maman et papa n’en avaient jamais acheté une autre.

 

Jamais je ne vous empêcherai, ton frère et toi, de jouer à la poupée, de vous déguiser ou de jouer avec une cuisinette. Tout comme jamais je n’empêcherai votre sœur de jouer avec des voitures ou des superhéros.
Jamais je ne veux que tu t’empêches de t’amuser. Que toujours, tu sois toi.

Alors, non mon poulet, c’est pas grave.

Tu es un enfant et tu vois la vie avec des yeux d’enfant; tu la vois pleine de couleurs.
Ne perds jamais ça. Toi, ton frère et ta sœur continuez de toujours voir toutes les beautés de la vie, sans faire de différence. Soyez vous-mêmes, avec vos propres couleurs.

 

Peu importe où la vie te mènera, n’oublie jamais que ta couleur préférée a déjà été le multicolore. Quand ce sera parfois noir dans ta tête, promets-moi que tu vas t’en rappeler.

Mon fils, tout n’est pas rose ou bleu.
Pis c’est pas grave.

PhotoCarolineGauthier

CAROLINE G.

Dans l’temps

« En tous cas, dans notre temps on n’avait pas toutes ces affaires-là pour nous faciliter la vie! »
De dire à peu près n’importe qui d’une génération précédente au sujet de n’importe quelle gogosse pour bébé. La liste desdites gogosses est longue comme le bras de mon chum… Du chauffe-biberon électrique au tapis d’éveil, en passant par la poubelle à couches sans odeur et les lingettes pré-enduites de savon pour le bain. L’amélioration qui trône incontestablement sur la plus haute marche du podium est pourtant le porte-bébé….« ah t’es chanceuse, nous dans notre temps on en avait pas de t’ça ». I mean, really? Les femmes portent leurs bébés contre elles, dans un morceau de tissu depuis que le monde est monde! Peut-être qu’ils n’étaient pas aussi disponibles, accessibles et colorés au goût du jour, mais je peux vous confirmer que ça a toujours été là! Primitif? Peut-être. Nouveau? Absolument pas! Mais là n’est pas le point. Le point est que SOCIALEMENT, les attentes n’étaient pas les mêmes! Oui, j’en conviens, plusieurs articles (a.k.a gogosses) « n’existaient pas », mais leur nécessité n’était pas la même. Née au début des années 80, à part les bras de ma mère, je n’ai eu besoin que de ma bassinette, ma marchette et ma chaise d’appoint pour vivre une enfance heureuse. Si on recule un peu plus loin, on peut même soustraire tout ce qui n’est pas une bassinette ou une paire de bras! Aujourd’hui, en 2016, on dort avec nos poupons, on les allaite forever, on fait nos purées par soucis alimentaires et non par restrictions financières, on porte nos bébés partout et le plus possible, on se désinfecte les mains au Purell jusqu’aux coudes, on adopte des animaux hypoallergènes et on leur fait lire des petits mots sur des cartes aide-mémoire, à 5 mois. Eeee, ça va!?

« Dans le temps », y’avait aussi les 5 ou 6 plus vieux qui aidaient avec les tâches ménagères et tout le monde fumait dans la maison (et pendant la grossesse!). On s’entend que les choses ont changé?
C’est toujours la même chose au fond, être maman. Et puis non, le tapis d’éveil ne me rend pas du tout la vie plus facile… Au contraire même! Je conviens que c’est un merveilleux outil, mais SOCIALEMENT maintenant, « on se doit » presque d’en avoir un, sous peine de ne pas avoir, selon nos pairs, le nécessaire.
C’est rushant, 2016! Avec la venue des médias sociaux, on est toujours là à se comparer, se questionner, se demander si on a tout ce qu’il nous faut… On voit les exploits des enfants de nos amis et on compare nos rejetons, on angoisse, on google des trucs ridicules chaque jour « à quel âge un bébé parle?», « poids normal pour un enfant de 14 mois », « premiers signes d’autisme ». La liste est longue comme son autre bras!
Parfait. Tout doit être parfait parce que tout est scruté à la loupe, tout est exposé, découpé, comparé. Avant, je veux dire, dans le temps où les marchettes étaient encore légales au Canada (p.s. : Elles le sont aux USA, et pour celles/ceux qui croient qu’il s’agit d’un outil merveilleux, elles sont facilement en commande en ligne 🙂 ), dans le temps où on avait un peu moins de règles à suivre, les gogosses n’étaient peut-être pas inventées, mais personne ne scrutait à la loupe depuis son salon ou son cellulaire, notre quotidien, nos agissements, notre routine. Les informations ou plutôt les statistiques précieuses sur les autres bébés et les « comment ça marche » étaient obtenus chez le docteur, à l’église ou lors d’une soirée party Tupperware!
Alors non, dans votre temps, vous n’aviez pas tous ces trucs pour vous faciliter la vie, mais il n’y avait pas non plus tout un monde internet pour vous la compliquer!
Sans rancune, générations précédentes!

MELANIE M

MÉLANIE G.

SOS Microbes…

Quelqu’un connaît une firme chasseuse de microbes? Si oui, vite! Donnez-moi leur numéro que je booke un rendez-vous as soon as possible!!!
Ti-poulet a été ébranlé solidement côté santé depuis son arrivée. Laryngite striduleuse, otites à répétition, bronchiolite, pneumonie, conjonctivite, rhume incessant, gastro… C’était presque un miracle quand notre petit homme passait un mois sans être sur le carreau. Sans parler des cochonneries que nous avons attrapées, nous, ses parents…
Pourtant, notre charmante progéniture est allaitée depuis sa naissance, et l’est toujours… ET il mange très bien, en respectant le guide alimentaire canadien, ses trois repas par jour : légumes variés, viande et substituts, fruits frais, produits laitiers et céréaliers… Notre petit poulet est bien développé pour son âge et il a la « shape » d’un joueur de football, on lui donne beaucoup plus vieux que son âge réel. Malgré tout, il est loin d’être invincible!!!
C’est décourageant et surtout désolant de vivre une telle réalité… On se sent tellement impuissant quand on voit notre enfant souffrir. Heureusement, dès que les antibiotiques font effet, notre petite tornade sur deux pattes retrouve sa belle énergie contagieuse et c’est comme si de rien n’était. Soulageant, mais déstabilisant quand nous sommes également malades et qu’on a l’impression qu’un dix-huit roues nous a frappés de plein fouet… Dans ce temps-là, on est heureux qu’il se porte mieux… mais on aurait envie qu’il passe au mode « relaxation » ou « pause » pour un moment.
Bref, je crois qu’il est quasi impossible d’avoir le contrôle sur l’aspect santé de notre petit poulailler… On a bien beau vouloir offrir ce qu’il y a de mieux à notre enfant, le fait qu’il se retrouve à la garderie fait en sorte que le risque qu’il tombe malade est décuplé. Tous les médecins nous l’ont dit : dès qu’il y a plus de cinq enfants, c’est comme si c’était un village… Alors, difficile d’éviter le pire… En fait, on pourrait améliorer les choses si certains parents gardaient leur poule ou leur poulet avec eux, à la maison, quand ils ne vont pas bien… Oui, cela fait mal au portefeuille et cela a un impact sur le travail, mais malgré tout, la priorité est claire à mes yeux : quand p’tit poulet ne va pas bien, maman poule reste à la maison avec lui!
Heureusement, avec le temps, la maladie se fait plus rare! Elle doit maintenant avoir peur des super pouvoirs de fiston ;)….
Et vous, avez-vous eu plus de chance?

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ANNIE B.

Trois ans et demi

Trois et demi que mon petit bonhomme, le Charlie de mon cœur, vit avec moi la plupart de son temps. À partir d’un an et demi, je n’ai malheureusement pas eu le choix de l’inscrire à la garderie…

J’étais seule avec lui avant même sa naissance et je voulais lui offrir les meilleures conditions de vie possibles, ce qui impliquait que je me trouve un emploi.

Un an après sa naissance, j’ai consulté une avocate afin de faire une demande de garde exclusive (que j’ai obtenue). Mon petit cœur va tout de même chez son papa, du dimanche au mardi midi (jours correspondant aux congés de travail de celui-ci).

Puis, cet été, une sonnerie à ma porte a fait basculer un matin plutôt banal, en un matin horrifiant. Le pire matin de mon existence.

Un huissier me remettait une demande de modification de garde; son père veut avoir la garde une semaine sur deux. Je me suis effondrée en sanglots. Je sais, vous vous dites que c’est aussi son fils, qu’il a le droit de le voir autant que moi…mais pour moi, je ne peux même pas m’imaginer ne pas voir mon petit bébé pendant une semaine entière. Il part 2 jours et demi et mon cœur est gonflé de bonheur à son retour. Je suis impatiente de le retrouver, de le coller, de l’entendre rire…

Il fait partie de moi, comme je fais partie de lui; et je ne peux me sentir complètement heureuse quand il est absent.

Nous avons notre routine, nos histoires d’avant dodo, nos berceuses et nos petits bisous.

Je n’ai pas envie d’être sa maman à temps partiel; je n’ai pas envie de devoir partager celui qui a poussé dans mon ventre avec celui qui ne savait même pas s’il le désirait vraiment. Parce que moi, je l’ai toujours désiré. Je ferais tout pour lui.

Et puis, en décembre, je devrai me battre en cour pour prouver que notre accord va bien; que Charlie est bien dans cette routine qui perdure depuis 2 ans et demi déjà. Je devrai me battre pour avoir le droit d’aimer mon bébé à temps plein.

Je t’aime Charlie, encore plus gros que le soleil.

Et je serai toujours, toujours ta maman.

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KIM B.

Qui veut adopter mes deux Poulettes?

 

Moi, la mère imparfaite, oui il m’arrive parfois (et en spm souvent), de rêver secrètement à faire adopter mes deux petites poulettes. Elles ont respectivement deux ans et demi et 14 mois. Je rêve de chercher quoi faire de ma journée un samedi matin, je rêve d’être efficace pour une fois et réussir à vider le lave-vaisselle du premier coup. Je rêve que ma maison sente un doux parfum de lavande au lieu d’une constante odeur d’alimentum et de m…. Je rêve d’aller magasiner et non pas d’aller acheter des couches et du lait. Mais par-dessus tout, je rêve de DORMIR. Cette activité vitale devenue si rare, trop rare. J’ai déjà lu que durant la première année de vie d’un enfant, les parents perdent environ 600 heures de sommeil. J’y crois! En plus, ça fait deux ans de suite que je vis des premières années de vie de bébé. J’imagine que mon nombre d’heures de sommeil perdu se situe maintenant dans les 4 chiffres. Juste à y penser, je vais me mettre à faire de l’insomnie.
Bien que mes petites poulettes sont adorables et que je les aime de tout mon cœur et plus encore, elles sont ENVAHISSANTES. Elles sont toujours là! J’ai l’impression d’être un pokémon à attraper dans Pokémon Go. Où que j’aille, quoi que je fasse, elles me poursuivre! Aux toilettes, dans la douche, dans mon lit. Puis, si elles ont le malheur d’être à ma recherche sans succès pendant plus de 3 secondes…commence l’interminable chant du : Mamannnn?, mamannn??, mamaaannn???, maaaaammmmaaaannn????, maaaaaammmmaaaaaaannnnnnn????? Pire que le supplice de la goutte!
C’est très souvent Mamie Lulu qui finit par jouer le rôle de mère adoptive. Elle vole à mon secours de mère désespérée ou qui sait, au secours de ses petites poulettes aux prises avec une mère imparfaite et surtout impatiente. Alors, le temps d’une journée ou mieux d’une nuit, je me la coule douce et me fait croire que ma vie ressemble à Sex and the City!
Suis-je la seule qui rêve à l’adoption ?

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DOMINIQUE P.

La fois où j’ai regretté d’avoir fait lire un livre de bébé à mon chum

 

Mon p’tit mec, Léon le « léonceau », dormait environ 4-5 heures d’affilée : «  Génial pour un nourrisson de 3 mois » me dis-je. Ensuite , les nuits rapetissaient au lieu de s’allonger. Je me demandais ce qui se passait, je consultais d’autres mamans qui pour plusieurs vantaient les nuits de rêve de leurs poulets et poulettes de l’âge du mien . C’est certain que lorsqu’on se compare à une maman qui a un bébé qui dort 12 heures d’affilée, nos nuits semblent d’autant plus merdiques. Enfin il était temps d’écouter les conseils des autres, de prendre des notes, d’appliquer une solution; pour lui et pour nous . Mais voilà que les solutions sont multiples et surtout partagées, mais que voulez-vous, il faut essayer pour obtenir un changement.

En nous réveillant aux heures depuis une semaine, ma brute, l’homme de ma vie, et moi étions cernés jusqu’au nombril et avons donc ouvert nos oreilles aux discours de parents qui EUX avaient trouvé la solution divine : LA TECHNIQUE DES 15 SECONDES!!!!!

La plupart des mamans connaissent la technique des 15 secondes. Plusieurs n’ont que d’éloges à propos de cette façon de faire afin d’obtenir des nuits de sommeil complètes. Nous le voulons certes tous, mais à quel prix? Le petit livre de 150 pages d’une auteure que je ne nommerai pas, suggère une technique ferme et finale pour que l’enfant fasse ses nuits. Simple : coucher l’enfant avant l’endormissement, le laisser apprendre à se calmer et s’endormir seul. La technique est de laisser bébé pleurer à son paroxysme durant 15 secondes avant de le prendre dans nos bras, sans lui parler, sans le bercer, puis le reposer dans son lit.

Ensuite, quand il recommence a hurlé a s’en brouiller la voix, on repart le chrono pour 15 secondes additionnelles et ainsi de suite. Chaque fois qu’il se remet à crier comme si on le vaccinait sur tout le corps, on recommence… Et ce, durant toute la nuit s’il le faut.

Alors munie de mon chronomètre, de mon petit tableau pour cocher le temps écoulé et mon chum à mes côtés, j’étais prête. Enfin je croyais. Mon expérience a été désastreuse.
En fait, elle a été d’une durée de 3 heures de pure torture, après quoi j’ai abdiqué sous peine de finir moi-même en boule à me cogner la tête sur un mur.

Léon, mon petit poulet, ne pleure pas habituellement et l’entendre hurler de la sorte a brassé beaucoup de choses et je me suis mise à remettre solidement en doute ladite technique : et si ce n’était pas SI bon? Il ne semblait même plus se calmer dans mes bras après un certain temps, mais simplement continuer à pleurer et à chercher son souffle; l’horreur!

Malheureusement, j’avais poussé pour que ma brute lise le guide, ce qu’il a fait à mon grand désarroi, puisqu’il suivait « un peu trop à la lettre » la façon de faire. Je sais, je sais, c’est peut-être lui, Madame 15 secondes et plusieurs autres parents qui ont raison, mais hier c’était Léon et moi qui n’en pouvions plus. Même si mon chum essayait de me réconforter, même s’il avait lu comment aider maman à ne pas faillir, j’ai littéralement craqué après un crescendo d’émotions déplaisantes. J’étais crispée sur le divan, ne pouvant pas me résoudre à appliquer la technique. J’ai donc pris mon garçon dans mes bras, contre ma poitrine, et après une minute, il s’est endormi en faisant des gazouillis de bonheur : AMEN.

Peut être que je reprendrai cette façon de faire avec mon fils, dans quelque mois, mais pour l’instant je ne m’en sens pas capable. Il est petit et je suis une maman poule.

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AURÉ M.

Ode aux grandes sœurs

 

 

Elle était là quelques heures après l’accouchement. Après sa journée de travail, une heure d’autoroute, et avec le double de temps à faire pour retourner auprès de ses trois enfants. Elle était là le surlendemain, quand je l’ai appelée en larmes parce que je ne savais pas quoi faire avec ma poulette qui pleurait. Elle est revenue la semaine d’après, puis celle d’après encore. C’est grâce à elle que j’ai poursuivi l’allaitement. Elle m’appelait pendant ses pauses au travail, son petit quinze minutes de paix par avant-midi. Ma grande sœur.

Elle m’avait proposé d’assister à l’accouchement. J’avais décliné son offre assez rapidement, pleine de confiance en moi et en S. Nous voulions vivre ça ensemble, seuls tous les deux. Je m’imaginais dans un couple souverain que rien ne peut ébranler, un couple comme un diamant brut qui ne peut s’ébrécher.

J’aurais dû accepter. Ma sœur nous aurait rassurés lorsque tout s’est mis à dérailler. Elle aurait tenté d’expliquer ce que les médecins ne disent pas, aurait deviné mes angoisses et posé des questions auxquelles nous ne pensions pas; elle m’aurait maternée. C’est ce dont j’avais besoin, et ce que mon chum n’a pu accomplir, malgré tous ses efforts pour rester attentif à mes demandes. Surtout, après la peur et la douleur, son amour bienveillant de mère nous aurait rappelé que c’était une belle journée.

Elle m’a aidée, alors que j’ai à peu près ignoré ses trois accouchements et nouveau-nés. Oh, bien sûr, je suis allée voir les bébés à l’hôpital, j’ai offert quelques cadeaux et pris des nouvelles, mais c’est tout. Je ne lui ai pas préparé de nourriture congelée ni proposé d’aller passer l’aspirateur ou de bercer bébé pour qu’elle puisse dormir. J’avais la tête dans mes études et des histoires d’amour qui n’aboutissaient à rien. Je ne m’intéressais que très superficiellement à ce qu’elle vivait; c’était si éloigné de ma réalité. De la savoir aussi présente depuis que j’ai accouché, ça me fait sentir égoïste, et tellement choyée.

J’ai longtemps cru que ma p’tite nana serait la seule et unique poulette de la maisonnée. Maintenant, je ne sais plus. Quand je pense à cet amour qui me lie à ma sœur, malgré toutes les différences entre nos vies, je me dis que c’est probablement la meilleure raison d’avoir un autre enfant. Offrir la fratrie en cadeau. L’amour comme une racine qui nous rattache aux autres.

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Crédit : maman ou papa

J’ai eu la chance d’être la troisième de la famille, le « bébé ». Ma sœur et mon frère font partie de moi. Notre enfance partagée, les chicanes, les parties de Clue au sous-sol, la petite blonde qui suit les grands et recherche leur approbation, c’est probablement ce qu’on trouverait au fond de moi, si l’on me dépouillait de toutes mes préoccupations et mes vanités d’adulte.

Et parfois, nos amis deviennent aussi des membres de la famille. Mon ex-coloc se reconnaîtra. 😉

Merci les grandes sœurs. Une chance qu’on vous a.

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CLAUDINE N.

La DME

La première fois que j’ai entendu parler de la DME, c’était dans une clinique de vaccination. Au fil du temps, je me suis renseignée et avec papa poule, nous avons décidé que ce serait la DME (diversification menée par l’enfant) ici et non les purées lorsque viendrait le temps pour notre p’tit mec de manger.
Maintenant qu’il est devenu un mangeur expérimenté, j’aimerais vous présenter quelques conseils si l’idée de vous sauver des purées vous titille vous aussi! Attention par contre, si votre p’tit mec ou votre p’tite nana a une condition de santé particulière, consultez votre professionnel de la santé avant tout.

Informez-vous! Il existe une « bible » de la DME, écrite par les auteures de la théorie. Si vous lisez l’anglais, c’est parfait! Le livre explique très bien la philosophie de la DME; parce que non, ce n’est pas « juste » donner des morceaux, il y a autre chose derrière tout ça! Si lire en anglais, ça vous le dit moins, il y a aussi l’excellent site « Bébé mange seul » (https://bebemangeseul.com) qui fournit une quantité incroyable d’informations, de recettes et de conseils tant pour les débutants que pour les mangeurs plus expérimentés. Il y a même une lettre pour une mamie inquiète et un dépliant pour la garderie. Émilie a aussi un e-book que vous pouvez vous procurer moyennant quelques dollars. Je ne compte plus le nombre de fois où je l’ai consulté! Et comble du bonheur, elle donne aussi occasionnellement des ateliers d’introduction à la DME.
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Lâchez prise sur la propreté de vos planchers ou trouvez-vous un truc miracle. De la bouffe par terre, vous n’avez pas fini d’en ramasser. Pis sur les murs. Pis sur la chaise. Pis dans les cheveux de votre p’tit mec. Certains mettent une nappe en plastique au sol, d’autres des journaux. Nous on ramasse avec une guenille mouillée. Si vous passez chez nous, vous saurez immédiatement où est placé notre fils pour les repas.

La bavette…ou pas. Ici on a commencé avec une bavette à manches longues. Sauf que mon gars hait ça, il tire dessus pour l’enlever alors j’ai lâché prise et je fais du lavage. Il mange aussi souvent en bedaine; de toute façon après c’est la douche!

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Rafraîchissez vos notions en dégagement des voies respiratoires. Tout parent devrait être à jour de toute façon. Il existe des cours axés spécialement sur le RCR/DVR chez les bébés/enfants qui sont gratuits ou à peu de frais.
Soyez patient! C’est normal que votre poulet prenne un peu de temps à comprendre comment bien mâcher les aliments, que sa dextérité et sa coordination main-œil ne soient pas top dès le début. Il n’avalera probablement que très peu d’aliments les premiers jours/semaines. Faites-lui confiance!

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JOËLLE P.

La folie des cactus, version mini, OLÉ!

 

Oui, je l’avoue publiquement, je suis une fan finie, voire gaga, de déco et tout autre truc design pour les tout-petits. C’est juste trop chou! J’y ai longtemps pris plaisir avec mon poulet et ma poulette, maintenant devenus ados, et j’ai décidé de récidiver cette année, grâce à ce blogue. J’ai besoin de replonger dans cet univers, de me ressourcer.

Il n’y a rien de plus enivrant que de créer des environnements, surtout quand on parle mini. Pouvoir allier design et déco, version cocos… Ouf! Vous décrire le plaisir de laisser libre recours à mon imagination pour les envelopper, les stimuler, les éveiller. Tout en tenant compte de leur petite, voire grande personnalité. Qu’ils savent si bien afficher, sans pudeur, sans retenue. Un défi coloré !

Il est certain que leur environnement se doit d’être sécuritaire et fonctionnel. Mais il peut aussi être créatif et personnalisé. En partant d’une base neutre, nous pouvons y ajouter des touches de folie, qui peuvent être modifiées au fil des années pour s’adapter tant aux besoins des cocos grandissants, qu’à ceux des parents.

La magie avec les tendances, c’est que nous pouvons les adapter à nos minis. Oui, oui… Encore plus chou pour eux, que pour les grands. Simplement à regarder au niveau des cactus, qui sont des plus tendance cet automne, et la magie opère. Je le vois déjà dans vos yeux. Avouez, difficile d’y résister? Vous pouvez succomber. En version mini, ils sont tous sans danger pour les petits doigts!

 

Mais vous n’êtes pas obligé de convertir la pièce au complet. Ça serait juste trop. L’objectif n’étant pas de créer une jungle tropicale ni de se croire dans le désert du Mexique. Mais plutôt d’ajouter de la vie, du rythme, par le biais d’objets déco, comme des cactus en laine, des mobiles, des coussins ou des peluches, des jetés, des illustrations, etc.

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Ou encore d’y aller avec plus d’audace et de venir habiller un mur d’accent avec du papier peint ou des collants muraux. Vous pouvez aussi utiliser des appliqués colorés, placés à des endroits stratégiques, pour venir rehausser les éléments déjà en place.

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Le choix est grand, de même que les possibilités. Il ne suffit que de se lancer pour le plaisir de nos sens et de ceux des petits poulets et petites poulettes. Il est toujours plaisant d’ajouter une touche ludique à un espace fonctionnel.

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Vous avez des requêtes design ou déco? N’hésitez pas à m’en faire part. Il me fera plaisir d’y voir et de vous répondre par un article.

 

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Nathalie B.
Designer d’intérieur | C2FILLES

 

 

 

Liens:

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enfant cactus&ref=sr_gallery_4

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