l’événement Central Pop

Le samedi 4 juin dernier avait lieu l’événement Central Pop, à Drummondville. Un événement qui regroupe une centaine d’artisans et ce, pas très loin de chez moi? Eh oui il fallait absolument que j’aille y faire un tour et ce, malgré mon budget rikiki de femme en fin de congé de maternité.

C’est donc avec mon petit poulet installé dans son fidèle porte-bébé, ma mère et ma belle-sœur pas mal enceinte que nous sommes arrivés à peine une vingtaine de minutes après l’heure d’ouverture officielle; la place était déjà bondée de monde! Heureusement, dame nature était du côté de l’organisatrice qui a eu une journée parfaite pour ce beau rassemblement.

J’avais déjà mentionné à ma mère que j’aimerais bien adopter Maurice, le chien saucisse de l’Atelier Cheval de bois….. Je suis tombée en amour avec lui l’automne dernier et j’ai regretté maintes fois de ne pas l’avoir acheté. Nous devrons attendre la fin juillet pour le sortir de son sac, mais nous aurons un nouveau compagnon dans quelques mois. Nous nous sommes aussi procuré le hochet multicolore pour mon neveu à venir à la fin de l’été. Pour leur boutique Etsy, c’est par ici : https://www.etsy.com/ca-fr/shop/LAtelierChevaldeBois/items

Étant donné que poussettes, familles et porte-bébés étaient au rendez-vous, la circulation était un peu difficile, en plus de la chaleur et de mon p’tit mec qui collaborait moyennement alors je n’ai pas pris touuuuuuuuut le temps souhaité pour jaser et découvrir les créateurs; mon coup de foudre va toutefois à Laucolo et à ses magnifiques illustrations; nous en avons d’ailleurs acheté deux soit celle avec les courges et celles des fines herbes. Venez voir ce qu’elle fait par ici https://www.etsy.com/ca-fr/search?q=Laucolo

J’en ai aussi profité pour sentir les chandelles de Blanc Soya qui, sincèrement, sentent le ciel. Je les mets sur ma wishlist.

Finalement, ma belle-sœur en a profité pour terminer les achats pour la déco de sa chambre de bébé : housse de coussin par Cabin Studio https://www.etsy.com/ca-fr/shop/CabinStudio , des autocollants muraux par Rock your wall https://www.etsy.com/au/market/rocc_your_wall et une doudou de Little marine design.

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De son côté, Sarah, une autre mamannn poule, a également eu plusieurs coups de cœur, mais puisqu’il faut parfois faire des choix, voici ses achats : un pantalon évolutif par Mes craquants crocos (https://www.facebook.com/Mes-Craquants-Crocos-1647245515559548/), une casquette Headster kids (http://headsterkids.myshopify.com/) et une camisole Kira kids, tous deux provenant de la boutique Miss n Mo (https://www.missnmo.com/) . Sur sa wishlist figurent les coussins de Cabin studio, les caches-couches/t-shirt de Hochet gaga, les cartes de souhaits de Darvee et les lampes de l’atelier Ka.

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Et vous, quels ont été vous coups de cœur ainsi que vos achats à Central Pop?

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JOELLE P.

Allaitement en public : Yay or Nay?

La semaine dernière, une femme s’est fait demander de se déplacer pour aller allaiter son enfant loin des regards de certaines personnes qui se sont plaintes de la situation. J’ai beau essayer de comprendre leurs arguments, mais je n’y arrive tout simplement pas. Je dois avoir l’esprit trop fermé pour les comprendre faut croire!
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Alors que j’écoutais une émission de radio qui était dédiée à ce sujet chaud, un auditeur appelle et compare l’allaitement à uriner en public, c’est naturel, mais ça ne se fait juste pas. J’étais sans mots, et c’est assez rare que ça m’arrive. Mais quel con. Qu’on soit à l’aise ou non, c’est une question personnelle, mais de là à comparer l’action de nourrir son enfant à celle d’uriner en public, c’est non! On peut avoir une amende pour uriner en public, on a eu notre leçon avec Joël Legendre!
Pour ma part, j’ai allaité ma fille durant ses six premiers mois de vie par choix. Ce choix ne m’a pas été imposé par quiconque, ma fille prenait bien le sein et le sevrage s’est bien fait. Quand on allaite, on ne décide pas quand c’est le temps de nourrir notre enfant, c’est plutôt lui/elle le boss. Alors, ça se peut qu’il ait faim à l’épicerie, lors d’une virée shopping ou en plein party avec des amis. C’est ça, la vie. Je n’impose à personne de me regarder allaiter, alors si ces personnes se sentent offusquées par ce geste, qu’elles regardent ailleurs!

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Je trouve déplorable qu’on tolère que les hommes se promènent torse nu dans la rue et même dans certains magasins en période estivale, mais qu’on puisse trouver inconcevable qu’une femme se découvre un bout de mamelon pour nourrir son poupon. On veut en voir des boules, par exemple! Oh que la société aime ça, des gros seins pour vendre n’importe quoi, mais des gros seins remplis de lait maternel…ewwwwww ça c’est dégueulasse. C’est n’importe quoi! Comme dirait Marie-Chantal Toupin, « si tu ne veux pas me voir allaiter, tu n’as qu’à me regarder dans les yeux! »
Chin Chin

STEPH

STEPH V

TOP 10 <>

 

10-

Maman veut me mettre de la crème solaire! Je hurle, je feins la souffrance, je cours et, lorsque je n’ai pas réussi à décourager maman, faire une crise en se roulant par terre reste la meilleure solution.

9-

Maman veut me mettre une casquette suite à mon refus de mettre de la crème solaire. Voir le numéro 10 pour les solutions.

8-

Mes parents ne veulent pas que je mange des guimauves comme déjeuner! Ce qu’ils sont vieux jeu!!! Astuce pour bébé : Regarde bien tes parents et choisit celui qui semble le plus fatigué. Talonne-le et ne le lâche pas pour obtenir une guimauve. Il y a de bonnes chances qu’il décide d’ouvrir le sac et de te donner une guimauve à l’insu de l’autre parent juste pour un moment de silence.

7-

Aujourd’hui, j’ai décidé que je n’aimais pas le spaghetti. Fin de la discussion.

6-

Lors du souper, je demande une cuillère en disant que je suis un bébé. Suite à l’obtention de l’objet cité plus haut, demander une fourchette en hurlant que je suis un grand garçon. Répétez cette étape lors de tous les repas et chaque jour, vous obtiendrez plus de chance d’épuiser un des deux parents et ainsi obtenir une guimauve au déjeuner. * Se référer au numéro 8 pour plus d’explications.

5-

Ma mère ne veut pas que je rentre une clé USB dans le derrière de mon chien. Solution : hurler et vouloir mordre le chien. *Note de l’auteure : « True story… »

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4-

Je soupçonne ma mère d’avoir été dans les services secrets russes et d’avoir appris cette ignoble méthode de torture qui consiste à me laver les cheveux et ainsi oser me mettre de l’eau dans les yeux… Hurler de douleur semble la meilleure solution pour que mes parents espacent les journées entre les lavages capillaires. Surtout l’été, j’ai entendu dire que les mamans fermaient les fenêtres lors de nos crises pour ne pas avoir l’air d’une mauvaise mère…

3-

Refuser catégoriquement que Papa me lave, m’essuie à la toilette, me coupe mon repas et souffle dessus et/ou toutes autres tâches connexes. Papa ne sert qu’à me lancer dans les airs et me faire rire. Toujours hurler et demander maman. N’oubliez pas, une maman épuisée est une maman facile à manipuler! Go les bébés, on ne lâche pas!

2-

J’ai la jambe engourdie et maman refuse de me mettre un « plaster »… Je commence sérieusement à douter de son jugement. Elle me dit que « ça va passer tout seul et de bouger mon pied ». Je préfère me lancer par terre et rouler sur moi-même!

1-

J’ai fait pipi sur ma doudou et maman ose la mettre dans la laveuse. Donnez tout ce que vous avez, elle n’a pas le droit!

Bien sûr, à la fin de la journée, donnez toujours un câlin à votre maman et à votre papa en leur disant que vous les aimez. On n’a pas toujours des journées parfaites, ma maman n’est pas toujours patiente et j’avoue que parfois, je pousse un peu trop loin mes crises, mais on s’aime tellement!

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EMILIE

Petite histoire de gros jugements! Prise de poids pendant la grossesse ou quand les mamans deviennent très méchantes!

Alors voilà, je vous mets en contexte, j’ai 31 ans et je suis l’heureuse maman de 2 belles (les plus belles au monde, sorry! NOT sorry!) poulettes de 3 ans et de 6 ans. À partir de là, il faut que vous sachiez que j’ai été une maman assez chanceuse pendant mes grossesses par rapport à ma prise de poids, genre que j’ai pris 16 livres à ma première grossesse et 25 à ma deuxième (je dois avoir un bon métabolisme). Je peux donc vous dire que j’ai perdu ce poids assez rapidement et facilement après mes accouchements.
Mais, j’ai appris à mes dépens que je ne devais pas parler du fait que malgré que je n’aie pas pris de poids, je me sentais mal dans ma peau. J’ai vite réalisé que devant d’autres mamans, je n’avais pas le droit de parler de mes complexes et de ma haine de ce nouveau corps qui était maintenant le mien. Parce que oui, avoir enfanté deux fois a laissé des traces permanentes sur mon corps.
C’est comme si parce que je n’avais pas de perte de poids flagrante à faire, je n’avais pas le droit d’être mal dans ma peau et d’avoir des complexes. Je n’aurais jamais pensé que d’être chanceuse (oui, chanceuse, parce que dans mon cas, je considère que c’est plus de la chance qu’autre chose, je m’empiffrais pas possible pendants mes 2 grossesses) dans la vie pouvait me créer autant de commentaires et de mépris. En plus, tous ces commentaires venaient de mamans. Des mamans! Celles qui avaient vécu la même chose que moi! Celles qui comme moi avaient porté des enfants. Elles étaient pourtant au courant de notre estime de nous-même suite à un accouchement.
Mais non, j’ai frappé un mur le jour où j’ai parlé de mes inquiétudes dans un groupe de mamans et qu’au lieu d’être écoutée et comprise, j’ai été jugée et rabaissée. Je me suis fait dire que je me plaignais le ventre plein et que je ne comprenais pas ce que c’était d’être vraiment mal dans sa peau. Je me suis fait dire de me regarder dans le miroir, que je n’avais vraiment rien à me plaindre.
Pourquoi? Parce qu’il y a des normes et des règles à suivre avant de pouvoir dire qu’on ne se sent pas bien? Ça prend un minimum de livres prises pendant une grossesse pour pouvoir parler ouvertement du fait qu’on a l’impression d’être au pire de sa forme?
Moi qui pensais qu’on vivait toutes plus ou moins la même chose, je suis vraiment tombée de haut.
Je comprends très bien que pour certaines personnes, c’est difficile de comprendre et il est facile de juger de l’extérieur, mais je crois qu’il faut réfléchir avant de parler et se dire que le gazon n’est jamais plus vert chez le voisin.
Et vous, avez-vous déjà vécu ce genre de jugements? Vous êtes-vous déjà sentie mal d’être celle que vous êtes?

PASCALE

PASCALE

Chaque enfant a son défi

 

Mon petit poulet est à croquer, un vrai petit charmeur du haut de ses 24 mois (Okkkk, il vient d’avoir 2 ans, je suis dans le déni…) On dirait que monsieur est conscient de ses atouts et qu’il en use « à qui mieux mieux »… Rafaël ne se gêne pas pour faire des « tatas » aux madames dans les salles d’attente et il sort ses plus beaux sourires. Petit coquin… Il ne se fait pas prier pour sortir son regard de tombeur. C’est à croire qu’il recherche réellement toute cette belle attention qui l’entoure, le petit veinard! … mais bon, qui n’aimerait pas recevoir des éloges?! Ça commence jeune les gènes de Don Juan…

Je suis une maman choyée; mon petit bonhomme est extraordinaire tout simplement. Sociable, souriant, charmant, drôle… Il remplit mon cœur de fierté et de bonheur. Malgré les petits travers de la petite enfance, je n’ai pas l’esprit tourmenté par les embûches que l’on rencontre au fil des mois. C’est une réalité, eh oui! La vie ne peut être parfaite et, comme j’aime le dire : chaque enfant a son ou ses défi(s)! Je trouve cela mignon… et plus positif que de me plaindre à propos des difficultés rencontrées.

La vie est telle que les gens se créent des attentes irréalistes ou ont des exigences tout simplement démesurées. Je l’avoue, je suis une perfectionniste (bien imparfaite) à mon propre égard, mais j’ai le désir ultime de vouloir laisser vivre sa vie d’enfant à mon petit poulet… tout en ayant un encadrement et une structure, on s’entend! Responsabilités, devoirs, pression, stress et compagnie seront des mots qui deviendront bien trop rapidement des maux pour nos petits êtres. Les enfants n’ont pas à être des petits adultes… Vivement leur laisser le droit de s’amuser et de jouer, de rire à gorge déployée, de manger avec leurs dix doigts même s’ils se couvrent le visage de compote de pommes… Le bonheur est dans les choses simples de la vie, et non dans le matériel superficiel (aussi grandiose soit-il) qui sera offert à vos tout petits…Oui, on souhaite ce qu’il y a de mieux pour nos enfants… Cependant, il ne faut pas mettre de côté la valeur des petites choses… qui sont trop souvent laissées de côté, par manque de temps… et par la pression de la vie.

En allant chercher petit poulet à la garderie, j’ai entendu une maman faire la leçon à sa grande fille d’environ six ans, car elle n’avait pas bien réussi une évaluation… L’entendre la sermonner et lui dire qu’elle aurait dû avoir un A m’a chavirée, surtout le regard de la pauvre petite poule… Sa maman s’est retournée et m’a dit « La première année, c’est l’enfer… ». J’ai lancé un sourire à la belle petite demoiselle et j’ai encouragé maman pour la suite, lui indiquant que la pression nous faisait souvent perdre nos moyens…

La vision de l’enfance que je voulais offrir à mon fils était déjà assez claire pour moi, mais ce fut encore plus lucide à mes yeux… Je me donne comme mot d’ordre que mon poulet puisse s’épanouir le plus possible et positivement… Et vous, quel est votre point de vue sur les attentes de la société envers les enfants d’aujourd’hui?

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ANNIE

Timidité

Quand on pense à la timidité, on pense à quelques rougeurs au niveau du visage, un enfant qui se colle sur son parent ou bien qui ne parle pas lorsqu’on lui adresse la parole. Par chez nous, timidité rime avec mains dans le visage, langue sortie jusqu’au menton, courbure du dos, « duck face » et cris louches.

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Mon poulet de presque 4 ans se réconforte avec l’étiquette de son propre chandail (celle sur le côté, à l’intérieur!). Quand il vit un malaise, il la cherche, et vite! Il est extrêmement sensible à la nouveauté et il s’imagine des dangers là où il n’y en a pas.

Si on va au parc et qu’il y a beaucoup d’enfants, il ne veut pas jouer. Il prétend qu’il n’a plus envie de monter dans la structure dont il m’a parlé pendant plus de 10 minutes en s’y rendant. Pourtant, je sais qu’il meurt d’envie d’aller s’amuser…
Il a tout de même fait un bon bout de chemin. L’an passé, à toutes les fois que quelqu’un venait à la maison (même les grands-parents), il se lançait sur le canapé, la face écrasée dans les coussins et ne bougeait pas pendant plus de 10 minutes.

On dit d’offrir à nos enfants de la stabilité, de la constance. Malheureusement, je me sens coupable de ne pas pouvoir lui donner ça. On se promène un peu partout depuis qu’il est né. Il doit se faire de nouveaux amis, s’ajuster au langage (passer du français à l’anglais, de l’anglais à l’allemand pour ensuite retourner au français uniquement lorsqu’on revient au Québec et ainsi de suite), retourner à l’école quand on retourne en Autriche; au Québec, c’est la garderie familiale deux jours par semaine.

De nombreux spécialistes suggèrent d’aider l’enfant à gagner de la confiance. J’ai l’impression de toujours l’avoir fait, mais je me suis mise à beurrer épais, au cas où. Ce n’est pas une blague… Au moindre coup de crayon, je lui dis ô combien c’est joli, au moindre coup raté au golf, je le félicite (un peu trop intensément) d’avoir AU MOINS essayé. Je lui lâche même des « good job » quand il descend la glissade au parc. Bonjour l’exagération et l’abus de positivisme!

Quand quelqu’un lui pose une question, il ne répond tout simplement pas et fait les mimiques mentionnées un peu plus haut. Parfois, ça me met mal à l’aise et je saute sur l’occasion de dire que mon fils est très timide, car j’ai peur que les gens pensent qu’il est tout simplement mal élevé. Un peu ridicule, mon affaire, non? Pourtant, c’est très clair qu’il est gêné. Mais je sens parfois le regard des parents qui ont des enfants extravertis éplucher les gestes de mon fils lorsqu’il se tortille de malaise. Je me suis donc promis de ne plus répéter les mots de la catégorie « timidité » devant lui. Je ne veux pas qu’il se sente étiqueté ou différent.

Selon mes recherches, les spécialistes ne s’entendent pas concernant la question de la provenance de la timidité : innée ou acquise? Pour le moment, j’ai compris que le temps et les encouragements sont ce qu’il y a de mieux à faire.

Vous avez des trucs à partager?

PhotoCarolyneDallaire

CAROLYNE D.

Félix et le CBD, une histoire de chanvre et de convulsions

Premièrement, je dois mettre quelque chose au clair : mon conjoint et moi ne consommons ni l’un ni l’autre quelque drogue que ce soit et la légalisation de la marijuana à but récréatif n’est pas notre combat.

Pour un parent, apprendre que son enfant est handicapé et qu’il aura toujours un retard mental et physique très lourd, c’est un deuil sans fin. Tu fais le deuil des rêves que tu caressais pour lui, tu troques tes projets d’apprentissage de patin pour des visites chez le physiothérapeute, tu changes de véhicule pas pour satisfaire une envie de luxe, mais bien pour pouvoir trimballer avec toi une chaise roulante, tu travailles fort, maudit que tu travailles fort, pour ne pas éclater en sanglots chaque fois que tu vois un enfant ordinaire. Parce que nous, on a choisi de ne jamais dire « normaux » pour décrire les enfants qui ne sont pas comme nos jumeaux. On préfère dire que les nôtres sont extraordinaires!

En janvier, lorsque Félix a été diagnostiqué épileptique et atteint du syndrome de West (spasmes infantiles), on nous a aussi appris qu’il porterait une couche toute sa vie, qu’il ne parlerait pas, ne mangerait pas seul et que son espérance de vie était de 3 ans, maximum. Ça fesse, ça fesse tellement fort que j’ai vomi dans la voiture sur le chemin du retour. Pour contrôler les spasmes (qui sont si violents que son diaphragme menaçait de se tordre et de le tuer), on lui a prescrit un anticonvulsif puissant, mais bien connu : le Topamax. Comme l’épilepsie est une zone grise et qu’il n’y a jamais vraiment de statistiques précises et de résultats assurés, on savait que ça prendrait du temps, beaucoup de temps, avant que les spasmes soient contrôlés… Spasmes qui d’ailleurs arrivaient entre 10 et 20 fois par jour et duraient en moyenne 8 minutes, durant lesquelles Félix se tordait de douleur et entrait en difficultés respiratoires.
Après 3 semaines, Félix avait perdu 2,5 livres (il était alors âgé de 6 mois et ne pesait que onze livres), et était dans un état horrible. Un légume. Mon fils, sous médication, était un légume.
Après 6 semaines, il avait commencé à perdre ses cheveux et toutes les étapes qu’il avait atteintes (tenir sa tête, sourire, se tourner) n’existaient plus. S’il ne dormait pas, complètement stone, il pleurait, chignait, s’agitait.
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On nous a alors prescrit du Clonazepam, un puissant sédatif, dans le but de le calmer. Parce que qui dit agitation dit crise, et qui dit crise dit encore plus de dommages au cerveau. Devant la pharmacie, on s’est regardés et puis on a dit non. On ne voulait pas que Félix soit encore plus léthargique qu’il ne l’était et puis on a entrepris de faire des recherches. On a sonné à toutes les portes, envoyé des messages partout, demandé à tout le monde et puis un soir, une connaissance m’a parlé de l’huile de chanvre. Moi, je croyais que c’était illégal! NON!
Il existe une différence énorme entre l’huile de chanvre et l’huile de cannabis… Le THC (en d’autres termes, ce qui « gèle » dans la marijuana) est présent en si faible pourcentage qu’il ne compte pas. Le chanvre est médicinal, tandis que le cannabis est récréatif. C’est un peu comme une bière qui ne contient pas d’alcool! L’huile de chanvre en plus d’avoir démontré depuis que le monde est monde ses propriétés médicinales, est bourrée d’oméga 3, de fer, d’acides naturels et de toute une panoplie de vitamines.
On a donc décidé d’acheter du CBD (huile de chanvre) et de s’en servir comme supplément.
Son appétit semblait vouloir revenir après 24 heures. Il pleurait beaucoup moins et les crises étaient plus espacées! Quel soulagement!!!!
Après 3 semaines, nous avons manqué d’huile (un problème avec notre bureau de poste) et la situation est redevenue alarmante… Nous avions donc la preuve que l’huile fonctionnait et qu’il ne s’agissait pas d’un hasard. Mais il avait toujours ses crises.
Le 28 février, un concours de circonstances a fait que nous avons oublié son Topamax à la maison et il a dû sauter deux doses… En revenant à la maison, comme il dormait à poings fermés (ce qui n’arrivait JAMAIS), nous avons décidé de le laisser dormir.
Cette nuit-là, mon mari et moi, on a pris la décision de ne plus lui donner sa médication et d’essayer de lui donner seulement l’huile.

On a longtemps parlé, on a beaucoup pleuré et puis on s’est rendus à l’évidence que notre fils mourrait sous nos yeux, et qu’on n’avait rien à perdre.
Le lendemain, il a fait son premier sourire en 9 semaines. La semaine suivante, il avait pris 1,6 livre.
Le mois suivant, le neurologue s’est avoué abasourdi et a commandé une série de tests, qui ont tous démontré que les convulsions s’étaient cachées, que le fluide dans son cerveau ne creusait plus de tunnels. Que la maladie était non seulement stable, mais que l’activité cérébrale avait décuplé.
Après 45 jours, l’opération qui visait à lui installer un tube à l’estomac (g-button) pour le nourrir, a été annulée par le gastro-entérologue, le pédiatre et le neurologue.
Après 50 jours, Félix avait pris 10 % de son poids et allongé de presque deux pouces, et était passé du 1er rang sur 100 au 26e.
Après 60 jours, il a ri, pour la première fois de sa vie. Il avait presque 10 mois.
Après 75 jours, les mots « spasmes infantiles » ont été retirés de son dossier médical.
Mon fils, défie toutes les statistiques médicales, et il n’est pas le seul.
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Est-ce que je crois que les médicaments sont essentiels? Oui. Est-ce que je crois que tous les médicaments sont mauvais? Non. Mais au fond, savons-nous VRAIMENT ce que nous donnons à nos enfants? Spécialement s’ils sont extraordinaires? La liste d’effets secondaires des médicaments est parfois si longue, et un enfant qui a déjà une panoplie de problèmes est malheureusement susceptible d’en souffrir.

L’huile de chanvre est légale dans plus de 50 pays.

L’huile de chanvre à elle seule, peut remplacer les anticonvulsifs, guérir les troubles anxieux et aider à contrôler les phobies sociales, redonne l’appétit aux patients qui souffrent de cancer, réduit (parfois même enraye) les tumeurs de façon spectaculaire… Et n’a aucun effet secondaire connu.

Félix, qui ne prend aucun médicament et qui reçoit 3 fois par jour une dose de CBD sur sa suce, n’a pas eu de crises ni de convulsions depuis 95 jours.

MELANIE M

MÉLANIE M.

Les mamans de dessins animés (ou mon sentiment de culpabilité amplifié)

C’est tempête aujourd’hui, les p’tites poules ont de l’énergie à revendre et naturellement elles ne s’entendent pas sur le moyen de passer cette énergie. Après avoir géré une vingtaine de crises de niveau international comportant pleurs, cris et blessures (tout ça en moins de 2 heures), je n’en peux plus et je mets en marche la gardienne virtuelle (la télévision). Elles choisissent à mon grand désespoir, mais avec un accord commun (on savoure chaque petite victoire) un dessin animé sur la vie familiale. Je n’ai rien contre ces émissions, mais je ne sais pas pourquoi, elles font naître un immense sentiment de culpabilité. Je vous explique pourquoi.
Moi lorsque je trouve mes poulettes assises dans un désert de farine (je vous jure que le Sahara vient d’être déclassé comme plus grand désert au monde), je ne suis pas calme et sereine…Je suis en COLÈRE. Je n’ai pas envie qu’elles m’aident à ramasser le dégât, parce que je sais parfaitement que ça finirait par être drôle et que tout ce ménage serait compliqué x1 000. Je le fais moi-même. Et je n’ai surtout pas envie d’être calme et de leur expliquer que si elles avaient envie de faire un gâteau, elles devaient m’en parler. Et je n’ai surtout pas envie de terminer cette aventure en faisant le dit gâteau toute souriante et sereine. Le volcan de la colère est toujours sur le point d’entrer en éruption.

 

Moi quand une de mes p’tites nanas décide de mordre, de pousser, de taper, alouetttttte, bien j’assois la dite coupable en réflexion (chez moi elles sont coupables jusqu’à preuve du contraire et je passe à la sentence sans procès). Je ne suis pas en parfait contrôle de moi-même à expliquer ce qui aurait dû être fait au lieu du geste de violence (ça se passe après lorsque j’ai calmé mon volcan). NOOONNN!!!! Je suis fâchée.
Peut-être que dans le plus profond de moi-même j’admire ces femmes qui réussissent à passer à travers de toutes les tempêtes avec un calme exemplaire. Jamais un mot plus haut que l’autre, les mamans les plus parfaites qui soient. C’est peut-être cette admiration secrète qui me fait sentir comme une maman incompétente chaque fois que j’écoute ces dessins animés.
Mais après, je me dis que c’est de la grosse fiction, autant qu’un film d’horreur où la fille décide d’aller prendre sa douche pendant une panne d’électricité, après avoir entendu des bruits bizarres dans la maison tout en sachant qu’il y a un tueur en série actif dans sa région…Ça n’arrive pas…c’est pas pour vrai!!!!
Une maman, ça pognent les nerfs, mais ça fait de son mieux tous les jours et ça aime ses enfants infiniment, même si parfois elle est en colère.

MELANIE
Mélanie
 maman fièrement imparfaite

Ma maman à moi elle dit qu’elle a une étoile dans le ciel.

Ma maman à moi elle dit qu’elle a une étoile dans le ciel. Elle dit que cette étoile veille sur elle et sur nous, mon papa et moi.
Elle disait qu’elle avait une petite poussière dans son bedon qui grandissait et qui allait devenir un petit frère ou une petite sœur pour moi!

Ils étaient heureux mon papa et ma maman. Et moi aussi! Moi, je voulais une petite sœur! Comme mon amie à la garderie qui a aussi une petite sœur. Je n’étais pas sûr de tout comprendre, mais j’étais heureux, moi aussi!
Puis un jour, je ne sais pas pourquoi, ma maman n’est pas venue me chercher à la garderie comme d’habitude, ni papa. C’est grand-maman qui est venue, elle revenait du travail, elle était pressée. Elle n’était pas comme d’habitude. Je ne comprenais pas pourquoi, mais j’étais heureux de la voir parce qu’avec elle je rigole et m’amuse toujours!

Plus tard, ma maman est revenue à la maison. Je pense qu’elle avait pleuré. Ses yeux étaient tous rouges et elle n’avait pas envie de jouer. Elle avait l’air un peu malade, je pense qu’elle avait mal au bedon. Mais moi aussi ça m’arrive parfois quand je mange trop de bonbons. Je lui ai fait un bisou sur son bobo et je lui ai dit qu’il était parti!

Mais elle a été triste un bout de temps, ma maman. Mon papa était triste aussi, mais les papas, ils ne pleurent pas. Ou en tout cas, ils ne pleurent pas souvent, je pense. Moi, je voulais retrouver ma maman qui rit et qui joue!
Maman m’a dit qu’elle avait de la peine, que la petite poussière ne pourrait pas venir tout de suite. Qu’elle avait dû repartir là d’où elle venait, mais qu’elle espérait qu’elle reviendrait plus tard. Que pour le moment, elle veillerait sur nous de là-haut dans le ciel.

J’ai dit à maman de ne pas avoir de peine, papa allait lui apporter un autre bébé! Je ne comprenais pas tout parce que je suis encore petit, mais elle a souri et m’a serré très fort. Je pense qu’elle aimait que je reste avec elle. Moi j’étais content de la faire rire.

Maman a moins de peine maintenant, elle porte maintenant un joli médaillon qu’on lui a offert. Je pense que ça lui rappelle sa petite étoile au ciel et ça lui fait du bien. Papa aussi a retrouvé son sourire. Puis moi, j’ai retrouvé mes parents heureux. Papa et maman ont déposé une pierre en forme de cœur au pied de mon petit arbre à moi, comme ça, la petite sœur que je n’ai pas eue est un peu avec nous. Maman touche la pierre dès qu’on va dehors et moi je n’ai pas le droit de la lancer sinon elle se fâche très fort!
MAI_JE DEVAIS ÊTRE GRAND FRÊRE_MARYSE FILION
Maintenant, quand il fait noir et que je vois les étoiles, je me couche sur le dos et je regarde le ciel. Je me dis que c’est bien loin et je me demande comment la poussière a fait pour y retourner et se transformer en étoile. Je regarde en haut longtemps, longtemps, puis je demande à la petite poussière de revenir bientôt, dans le ventre de ma maman.

Photo_MaryseFilion

MARYSE F.

La Gaillarde

En février dernier, j’ai eu la chance d’assister au SWAP pour enfants organisé par la boutique La Gaillarde. Cet évènement très convoité était une première en ce qui concerne les vêtements et accessoires pour enfants. Le concept est génial. La mission environnementale de l’organisme vise à réduire la consommation, encourager les créateurs locaux et donner une seconde vie à nos vêtements.
Quand j’ai vu l’évènement passer sur Facebook, je me suis inscrite sur le champ. Quelques jours précédents l’échange, je me suis rendue à la boutique avec des sacs bien remplis. Sur ma trentaine de morceaux, 23 ont été sélectionnés pour le SWAP et j’ai pu leur laisser les 7 restants en guise de don. J’ai payé la cotisation de 5 $ et on m’a remis un reçu indiquant que je pourrais me choisir 23 items lors du jour J! Facile hein?!
En arrivant à l’événement, l’excitation des mamans (et de quelques papas) était palpable. Les présentoirs étaient recouverts de draps pour faire durer le plaisir. Du café, du jus et des cupcakes étaient également offerts pour combler l’appétit des grands comme celui des plus petits. La scène était du vrai bonbon pour mes yeux écolos; de la vaisselle réutilisable, des enfants dans les porte-bébés, des adultes qui échangent en attendant le signal de départ.
Quelques minutes avant le Go!, je me suis demandé comment le tout allait se dérouler; est-ce que les parents allaient se transformer en loups dans le but de repérer les plus beaux morceaux pour leur meute? Eh bien non! Tout s’est fait dans le plus grand des respects. Je suis repartie de la boutique avec 23 nouveaux morceaux pour mes filles en plus d’avoir bénéficié d’un rabais surprise sur un collier qui me faisait de l’œil depuis mon arrivée en magasin! Quoi? Une maman doit bien se gâter aussi!
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Somme toute, j’ai adoré mon expérience et je n’ai que de bons mots pour toute l’équipe organisatrice.
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STEPH

STEPH V.