Ma maman à moi elle dit qu’elle a une étoile dans le ciel.

Ma maman à moi elle dit qu’elle a une étoile dans le ciel. Elle dit que cette étoile veille sur elle et sur nous, mon papa et moi.
Elle disait qu’elle avait une petite poussière dans son bedon qui grandissait et qui allait devenir un petit frère ou une petite sœur pour moi!

Ils étaient heureux mon papa et ma maman. Et moi aussi! Moi, je voulais une petite sœur! Comme mon amie à la garderie qui a aussi une petite sœur. Je n’étais pas sûr de tout comprendre, mais j’étais heureux, moi aussi!
Puis un jour, je ne sais pas pourquoi, ma maman n’est pas venue me chercher à la garderie comme d’habitude, ni papa. C’est grand-maman qui est venue, elle revenait du travail, elle était pressée. Elle n’était pas comme d’habitude. Je ne comprenais pas pourquoi, mais j’étais heureux de la voir parce qu’avec elle je rigole et m’amuse toujours!

Plus tard, ma maman est revenue à la maison. Je pense qu’elle avait pleuré. Ses yeux étaient tous rouges et elle n’avait pas envie de jouer. Elle avait l’air un peu malade, je pense qu’elle avait mal au bedon. Mais moi aussi ça m’arrive parfois quand je mange trop de bonbons. Je lui ai fait un bisou sur son bobo et je lui ai dit qu’il était parti!

Mais elle a été triste un bout de temps, ma maman. Mon papa était triste aussi, mais les papas, ils ne pleurent pas. Ou en tout cas, ils ne pleurent pas souvent, je pense. Moi, je voulais retrouver ma maman qui rit et qui joue!
Maman m’a dit qu’elle avait de la peine, que la petite poussière ne pourrait pas venir tout de suite. Qu’elle avait dû repartir là d’où elle venait, mais qu’elle espérait qu’elle reviendrait plus tard. Que pour le moment, elle veillerait sur nous de là-haut dans le ciel.

J’ai dit à maman de ne pas avoir de peine, papa allait lui apporter un autre bébé! Je ne comprenais pas tout parce que je suis encore petit, mais elle a souri et m’a serré très fort. Je pense qu’elle aimait que je reste avec elle. Moi j’étais content de la faire rire.

Maman a moins de peine maintenant, elle porte maintenant un joli médaillon qu’on lui a offert. Je pense que ça lui rappelle sa petite étoile au ciel et ça lui fait du bien. Papa aussi a retrouvé son sourire. Puis moi, j’ai retrouvé mes parents heureux. Papa et maman ont déposé une pierre en forme de cœur au pied de mon petit arbre à moi, comme ça, la petite sœur que je n’ai pas eue est un peu avec nous. Maman touche la pierre dès qu’on va dehors et moi je n’ai pas le droit de la lancer sinon elle se fâche très fort!
MAI_JE DEVAIS ÊTRE GRAND FRÊRE_MARYSE FILION
Maintenant, quand il fait noir et que je vois les étoiles, je me couche sur le dos et je regarde le ciel. Je me dis que c’est bien loin et je me demande comment la poussière a fait pour y retourner et se transformer en étoile. Je regarde en haut longtemps, longtemps, puis je demande à la petite poussière de revenir bientôt, dans le ventre de ma maman.

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MARYSE F.

La Gaillarde

En février dernier, j’ai eu la chance d’assister au SWAP pour enfants organisé par la boutique La Gaillarde. Cet évènement très convoité était une première en ce qui concerne les vêtements et accessoires pour enfants. Le concept est génial. La mission environnementale de l’organisme vise à réduire la consommation, encourager les créateurs locaux et donner une seconde vie à nos vêtements.
Quand j’ai vu l’évènement passer sur Facebook, je me suis inscrite sur le champ. Quelques jours précédents l’échange, je me suis rendue à la boutique avec des sacs bien remplis. Sur ma trentaine de morceaux, 23 ont été sélectionnés pour le SWAP et j’ai pu leur laisser les 7 restants en guise de don. J’ai payé la cotisation de 5 $ et on m’a remis un reçu indiquant que je pourrais me choisir 23 items lors du jour J! Facile hein?!
En arrivant à l’événement, l’excitation des mamans (et de quelques papas) était palpable. Les présentoirs étaient recouverts de draps pour faire durer le plaisir. Du café, du jus et des cupcakes étaient également offerts pour combler l’appétit des grands comme celui des plus petits. La scène était du vrai bonbon pour mes yeux écolos; de la vaisselle réutilisable, des enfants dans les porte-bébés, des adultes qui échangent en attendant le signal de départ.
Quelques minutes avant le Go!, je me suis demandé comment le tout allait se dérouler; est-ce que les parents allaient se transformer en loups dans le but de repérer les plus beaux morceaux pour leur meute? Eh bien non! Tout s’est fait dans le plus grand des respects. Je suis repartie de la boutique avec 23 nouveaux morceaux pour mes filles en plus d’avoir bénéficié d’un rabais surprise sur un collier qui me faisait de l’œil depuis mon arrivée en magasin! Quoi? Une maman doit bien se gâter aussi!
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Somme toute, j’ai adoré mon expérience et je n’ai que de bons mots pour toute l’équipe organisatrice.
www.lagaillarde.ca

STEPH

STEPH V.

Cette sieste où je n’ai pas fait la vaisselle

 

C’est bien connu, dès que bébé coopère et fait la sieste, on en profite pour faire tout ce qu’on voudrait accomplir dans la journée : lavage, ménage, bouffe, vaisselle, poubelles, se laver les cheveux (ok, ça, c’est rendu un luxe)… mais ce midi, alors que j’aurais plein de vaisselle à faire pour le souper, puisque j’ai fait un énième lot de purée pour P’tit Mec en avant-midi, j’ai décidé que non, je ne la ferais pas.

Bien sûr, je vais la faire, on s’entend. Mais pas là. Là, juste là, là, j’ai envie d’arrêter de courir. De faire quelque chose pour moi. De penser à moi. Ça veut dire écrire ce billet, parce que j’ai des idées sans arrêt depuis des semaines et que je n’ai pas le temps de m’arrêter pour le faire. En temps normal, j’aurais dit « Je ne prends pas le temps », parce que je fais toujours 4 ou 5 choses à la fois et que j’ai tendance à mettre de côté ce qui me fait plaisir pour accomplir les tâches de la maison. Mais pas depuis la naissance de Petit Poulet. Depuis bientôt 9 mois, je cours pendant les siestes afin d’avoir du temps de qualité avec lui et, une fois qu’il est couché pour la nuit, je me couche aussi!

Aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi, mais c’est différent. J’ai besoin de prendre ce moment pour moi, JUSTE pour moi. Un petit thé (merci David’s Tea pour ton assortiment de thés plus délicieux les uns que les autres!), la tasse offerte par mon amie Sophie, le portable sur les genoux, bien installée dans le divan, une petite demi-heure devant moi… le bonheur!

 

Ok, je culpabilise un peu… je pense à mon évier qui ne se videra pas tout seul, à bébé qui va se réveiller bientôt, au prochain boire, au souper de Petit Poulet qui sera à je ne sais quelle heure, puisqu’on n’est pas encore « setté » sur le même horaire… mais je me demande aussi quand est-ce que j’aurai un autre moment pour écrire… alors go, ma vieille! Lance-toi! Fais-toi plaisir!

Et vous savez quoi? Le temps de m’installer et d’écrire ces quelques mots… la sieste est terminée! Passez go, allez chercher bébé et réclamez une grosse dose de câlins! Pour les prochains billets… il y aura bien d’autres siestes! 😉

audrey

AUDRÉE J.

Elle court, elle court…

Dans la dernière année, j’ai couru. Comme toutes les mamans, j’ai couru après mes enfants, après le temps, après ma queue souvent et après le trouble parfois! Mais ce dont je parle, c’est de courir au sens propre. J’ai succombé à l’idée folle de mon amie Christelle et je me suis mise au jogging, dans le but de participer non pas à une, mais bien à trois populaires courses à obstacles. Quelle aventure!

Sachez que j’ai une relation amour-haine avec l’exercice physique. Je sais qu’il est nécessaire, j’ai enfin réussi avec les années à l’intégrer à mon l’horaire, mais disons que cet équilibre demeure fragile! Il ne m’en faut pas beaucoup pour me convaincre d’abandonner mes espadrilles au profit d’un épisode de Game of Thrones…
Sauf qu’une fois l’inscription aux courses faite (et PAYÉE, parce que ce n’est pas donné, ces trucs-là!), plus le choix de s’y coller! Pas question de perdre la face devant ma gang en pognant un point de côté au premier 200 mètres! Alors je me suis entrainée comme jamais, pendant des semaines. Je me sentais hot, gonflée à bloc, prête à monter l’Everest! 

Fin mai 2015, première course. On peut dire que j’ai frappé un petit mur.

Je ne savais vraisemblablement pas à quoi m’attendre. C’est DUR! Non mais VRAIMENT DUR! On part dix filles en même temps, cinq minutes plus tard, je suis déjà seule dans le sentier et je ne retrouverai mes coéquipières qu’à la ligne d’arrivée. Les épreuves se succèdent, je n’ai plus de souffle, j’ai mal partout. À la fin, je dis à mes amies que j’ai DÉTESTÉ ça. Et je le pense.

Sauf que…on en a une autre la semaine suivante! Je me convaincs que je ne peux pas me faire une opinion valable après une seule expérience! Je suis fidèle au poste pour la seconde course, plus longue celle-là. Ça se passe mieux. Je réussis à la terminer avec le sourire! Et là, il se passe quelque chose que je comparerais à ce qui arrive dans notre cerveau quand on vient d’accoucher dans d’atroces souffrances. J’oublie! La bouette, le « frette », le mal et les bleus! Je veux recommencer!

Je me réinscris sur un coup de tête à un troisième événement pour septembre.

Mais entre les mois de mai et de septembre, il y a l’été! Après trois mois de farniente et de crème molle, cette troisième course surgit sur mon calendrier comme un rendez-vous pour un test PAP : je l’avais oublié et ça ne me tente pas! Je m’y rends donc, sans aucune préparation, m’attendant au pire. Et ce fut la meilleure! J’ai été poche, mais je m’y suis amusée sans pression, et ça a fait toute la différence.

Au final, je n’ai pas eu la piqûre que j’attendais pour ce type de courses. Même si j’étais fière de moi après les avoir complétées, j’ai décidé de ne pas renouveler l’expérience cette année. Je suis venue, j’ai vu…et je retourne à Game of Thr…euh je veux dire au gym bien entendu! 😉

MELISSA

MÉLISSA B.

Passé trouble et maternité; faire la part des choses

Depuis que je porte la bedaine, je ressens les « spots » sur moi, une forme d’inquiétude omniprésente. Serait-ce mes propres peurs ?
Ce serait normal puisqu’il y a trois ans, j’ai réussi à vaincre mon alcoolisme et à avancer, telle que je suis, sans artifices, ni béquilles. C’est à travers deux désintoxications que je suis parvenue à me libérer de cette dépendance atroce et sournoise, qui envahissait toute l’espace dans ma tête et qui prenait lentement ma vie avec elle, et ce, sur une période de dix ans.
J’ai mené une vie assez « rock n’roll », marquée d’expériences douteuses, honteuses et même dangereuses.
Ainsi, les regards des autres s’intensifient sur soi lorsqu’on mentionne l’idée de vouloir des enfants un jour, et c’est tout à fait légitime, j’en suis consciente.
J’ai toujours été habitée par l’envie viscérale de procréer, d’aimer inconditionnellement un petit être, de passer le flambeau. Cela étant dit, il m’était inconcevable de faire vivre à un petit poulet les angoisses mal gérées de ma vie trépidante et en bout de ligne, avec du recul, si malheureuse.
À l’aube de mes trente ans, j’ai amorcé un 180 degrés dans ma vie. J’ai décidé de changer. J’ai passé beaucoup de temps à nourrir mon vide avec attention, narcissisme et complaisance. Maintenant je dois me « dénombriliser » et amener toute cette attention ailleurs, vers autre chose que le noir connu. Je dois nourrir ma nouvelle vie avec de nouvelles expériences, de nouveaux souvenirs et l’amour sain dans lequel je baigne.
Il plane quand même un amalgame de fierté et de doute envers mon nouveau rôle de mère. L’annonce de ma grossesse a suscité, bien que je sois sobre depuis quelques années, des réactions vives dans mon entourage.
Je dois avouer que, parfois, moi-même je me demande si j’assumerai avec brio et à la hauteur de mes propres attentes, ce nouveau chapitre de ma vie.
L’interrogation aux fonds des yeux des gens que j’aime est parfois lourde à porter, mais en même temps compréhensible. Je dois transformer les inquiétudes d’autrui en moteur positif et constructif pour moi, mon fils à venir et ma brute adorée : mon homme.

Souvent, je me réveille la nuit, en sueur, rêvant d’une manière si réaliste, de cette ancienne vie. Je dois me rendre devant un miroir et constater. Constater que je suis enceinte de 9 mois, que j’ai un homme dont je suis éperdument amoureuse dans mon lit et que je suis aussi sobre qu’une nonne.
Je dois parfois me pincer pour valider le chemin parcouru, mais aussi prendre conscience que c’est le fruit d’un travail sur moi acharné et que je dois maintenir cette attention particulière sur mes faiblesses.
À l’aube de ce moment tant attendu, donner la vie a mon fils; mon petit poulet chaud, plusieurs émotions se bousculent.
Simplement à l’anticipation de sa venue au monde, j’ai fait surgir toutes mes capacités de faire le bien, de le vivre et de le partager du mieux que je le peux.
J’ai envie de dire à toutes les mamans imparfaites qui se surpassent pour leurs p’tits mecs et pour leurs p’tites nanas, que vous m’avez inspirée et que maintenant, c’est avec fierté et certes quelques craintes que je me joins enfin au merveilleux monde de la maternité.

 

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AURÉ M.

Les soupers de famille (1re partie)

C’est vendredi, enfin c’est le week-end! Je suis heureuse de passer du temps avec ma petite famille, du temps de qualité, mais surtout, sans le stress de la semaine. On oublie rapidement de mettre l’alarme sur le cadran, le stress d’habiller et de faire manger les enfants à temps pour partir au travail et on prend ça relax! Puis survient l’invitation au souper de famille! Enfin quelque chose qui fera sortir maman poule de la maison et par-dessus tout, qui lui évitera de faire le souper! Alléluia! Le fameux souper de famille est à la fois une bénédiction et une malédiction. Je comprends maintenant ce que mes parents ont dû endurer en nous amenant chez les grands-parents tous les dimanches pour ces fameuses réunions familiales. J’adore mes parents et ma famille et je suis chanceuse de pouvoir en dire autant de ma belle-famille, mais jamais je n’aurais cru un jour que le souper de famille serait pour moi une corvée!
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Je suis tellement contente quand je reçois l’invitation; je peux sortir de la maison, c’est une raison pour me « pomponner » un peu, je n’ai pas à me casser la tête avec la préparation du souper et je laisse aux autres le plaisir de faire la vaisselle! Maman imparfaite est bien contente de ce petit moment de détente supplémentaire, gratuit et entouré des gens qu’elle aime.
Tout à coup, je réalise que je dois préparer les enfants; choisir les vêtements, remplir le sac à couches de vêtements additionnels ainsi que de couches (j’utilise des couches lavables, alors tout ce qui sort revient à la maison) et habiller les enfants selon la saison, ce qui n’est pas de tout repos avec ma fille Lilyann qui a deux ans. Elle veut tout faire elle-même et se fâche rapidement quand ça ne fonctionne pas comme elle le veut! La plupart des mamans le savent, arriver à l’heure n’est plus une option quand on a des enfants!
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Tristan, mon petit poulet se joint à nous lors des repas depuis peu, par contre, avant je devais aussi prévoir son souper. Lilyann la tornade ne reste pas en place à table et je ne sais jamais si elle décidera de manger ou non avec nous! Devant les amis et la famille, moi et mon conjoint finissons par la laisser faire pour éviter les chicanes, les cris et les pleurs. Je croyais à tort que le souper de famille impliquait des gardiennes en permanence, ce qui n’est pas le cas!

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À bout de souffle, je finis par manger quelques bouchées et à m’incruster dans les conversations. Je n’ai pas vraiment suivi les sujets, je suis encore à mon premier verre de vin et les enfants courent partout en criant. Je suis épuisée, stressée, énervée et le dessert n’est même pas encore servi, j’ai besoin d’une tisane, j’aurais dû rester à la maison… Vive les soupers de famille!

Photo Valerie Beliveau-2

VALÉRIE B.

Les coïncidences… ou pas!

Il n’y a rien qui arrive pour rien.
Qui n’a pas déjà entendu cette célèbre phrase toute faite qu’à peu près tout le monde utilise. On l’entend tellement souvent qu’on n’y réfléchit même plus. C’est facile à dire qu’il n’arrive jamais rien pour rien, mais je réalise avec le temps que cette phrase n’a pas la même signification pour tout le monde.

Plusieurs croient que ce qui nous arrive n’est que le fruit du hasard, que ce ne sont que des coïncidences… BORING!!! D’autres qui ont lu un « certain » livre croient que nous attirons nous-mêmes les choses par la force de notre volonté. Ceux qui me connaissent savent que je bascule souvent du côté ésotérique des choses. Ce n’est pas de ma faute si j’aime croire que le monde se résume à plus que des explications logiques; si j’aime croire qu’il y a un peu de magie dans la vie… Ok, là c’est clairement la fan d’Harry Potter qui vous parle, mais ne vous inquiétez pas. Je ne vais pas vous imposer ma façon de penser en vous disant que c’est la SEULE qui est bonne.

Tout le monde a le droit à son opinion et je respecte ça, mais laissez-moi vous montrer comment moi je vois les choses.



Disons en partant, qu’il y en a qui sont plus chanceux que les autres. La vie est parfois plus injuste avec certaines personnes sur qui le malheur semble toujours s’abattre et qui subissent malchances après malchances. Pour d’autres, les choses se placent souvent d’elles-mêmes sans qu’ils aient à faire beaucoup d’efforts. Pour eux, rien n’est impossible, comme si quelqu’un veillait sur eux. Bref, ils font chier! Mais dites-vous que tout le monde, mêmes les malchanceux, vivent parfois ces moments magiques où tout est trop beau pour être vrai…

Que ce soit l’homme ou la femme de ta vie qui semble avoir été placé/e sur ta route juste au bon moment. Ou encore tomber enceinte quand tu décides de lâcher prise et que tu n’y crois plus. Que ce soit un job de rêve qui te tombe dessus quand le « timing » est parfait ou encore rencontrer une personne qui va te dire EXACTEMENT ce que tu as besoin d’entendre à un moment précis dans ta vie.
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Là où je veux en venir c’est que les belles choses arrivent trop souvent au bon moment pour que ce ne soit que des « hasards ». Allez-y, croyez que quelqu’un veille sur vous et vous aide à trouver ce dont vous avez besoin. Croyez-y, parce que c’est ça qui fait que la vie est belle. C’est d’apprécier ce que l’on a et de toujours croire que le meilleur est à venir. Parce que souvent, c’est le cas!

Dites-vous que la vie est une grosse vague qui vous porte là où vous devez être. Ne vous fatiguez pas à nager à contre-courant! Si vous surfez la vague, elle vous mènera toujours au bon endroit.

Mais ça, c’est juste mon opinion…

Et vous, croyez-vous aux coïncidences?
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PhotoCindy Tremblay Savard

CINDY T.

Ostéopathie Chambly

 

Dès que j’ai franchi la porte de la nouvelle clinique, je me suis sentie en paix. Récemment déménagée au 450 boulevard Brassard à Chambly, la clinique d’Ostéopathie Chambly accueille ses patients dans une ambiance calme. Les imprimés apposés aux murs confèrent à l’endroit une impression de grandeur.
Mes premiers rendez-vous en ostéopathie furent dans le cadre d’un trouble de l’adaptation avec humeur anxieuse. J’avais besoin de me recentrer sur moi-même et l’ostéopathie a su me reconnecter avec cette douceur qui s’était cachée loin à l’intérieur de moi. Puis j’ai poursuivi mes consultations pendant ma grossesse, pour soulager mes douleurs ligamentaires et préparer mon corps à l’accouchement. À chaque visite, j’ai été accueillie chaleureusement, je me suis toujours sentie écoutée et comprise. Après chaque traitement en ostéopathie, j’étais légère, soulagée, ouverte sur le monde.

MAI_Affiche publicitaire services_Mélanie Roy

Quand notre fille a eu 4 jours, nous sommes allés la présenter au personnel de la clinique. Elle a aussi eu son premier traitement d’ostéopathie pour replacer les os de son crâne et s’assurer que l’accouchement ne l’avait pas trop affectée physiquement. La thérapeute en a aussi profité pour aider mon corps à bien se remettre de l’épreuve qu’il venait de vivre.

Nous avons également eu recours à l’acupuncture avec notre bébé. Pour le sommeil, entre autres, et la poussée dentaire. Aussi petit soit-il, le corps humain sait très bien gérer l’insertion de ces minuscules aiguilles. Il faut dire que les acupuncteurs de la clinique savent très bien comment s’y prendre avec les tout-petits et jamais ma fille n’a versé de larmes sous leur doigté habile. De toute façon, elle était bien trop occupée à jouer avec ce qui était mis à sa disposition!
Chez Ostéopathie Chambly, les traitements sont orientés vers le bien-être de toute la famille, pour tous les groupes d’âge. Je vous le dis, c’est une clinique de soins complets : l’ostéopathie (pédiatrique et pour adultes), l’acupuncture (bébés, enfants et pour adultes), la massothérapie (pour bébés et adultes), la physiothérapie (pédiatrique, périnéale et pour adultes). Il y a même des ateliers de massage maman-bébé! Une heure de massage pour bébé pendant laquelle vous apprendrez les différentes techniques afin de pouvoir reproduire le tout à la maison. La prise de rendez-vous est facile et peut se faire par Internet.

En plus, on m’offre toujours une tisane ou un café quand j’y vais!
http://www.cliniqueoc.com/

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MÉLANIE R.

Accoucher du coeur!!!

Plus tard, beaucoup plus tard. Des gens diront des choses horribles, méchantes, cruelles. Des gens diront que je ne suis pas votre mère et que papa n’est pas votre père. Plus tard, bien après que papa ait tenté de vous expliquer comment on fait les bébés et que maman ait dû confirmer ses dires parce que vous ne le croyiez pas, des gens vous diront que je ne suis pas votre mère parce que vous n’êtes pas sortis de mon ventre et que les bébés sortent du ventre de leur mère. C’est pour ça que je ne vous cacherai jamais d’où vous êtes sortis, pour que vous puissiez leur dire, à ces gens-là, que oui vous êtes sortis de moi, mais que vous êtes sortis de mon cœur. C’est facile vous savez, pour à peu près tout le monde, de faire pousser un bébé dans son corps… Mais de le faire pousser dans son cœur, ce n’est pas donné à tout le monde et ça prend encore plus de place! Tellement de place que papa aussi vous a porté, dans son cœur.

Au début, quand j’ai commencé à vous porter, vous n’étiez qu’une petite idée de rien du tout, une idée de fille qui rêvasse de grande famille et qui s’imagine assise au bout d’une grande table bordée d’enfants. Vous n’étiez qu’un rêve qui s’installait peu à peu, qui prenait de plus en plus de place. Vous étiez encore tout légers en moi, c’était facile de passer devant les boutiques de vêtements pour enfants sans pleurer, en regardant nonchalamment les mignons petits ensembles et en vous imaginant les porter. Au début, je vous portais comme on porte un châle de soie si léger à son cou qu’on peut à peine le sentir. Puis, quelque part au milieu de ma vingtaine, alors que je commençais à vous voir de plus en plus souvent dans mes rêves, dans mes mots et surtout, dans mon cœur, quelque chose s’est passé dans mon ventre et puis un grand mal a presque tout aspiré sur son passage. Dans mon ventre, là où je vous avais imaginés mille et une fois blottis l’un contre l’autre, s’était nichée une toile d’araignée géante qui bloquait tout. Qui bloquait vous.
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Plus le temps passait et plus il me devenait difficile de vous porter en moi, en sachant que je n’avais que si peu de chances de vous serrer contre moi. Lorsque par une belle journée de mars où il faisait un soleil magnifique j’ai dit oui à papa et j’ai troqué mon nom de famille contre le sien, votre présence m’éblouissait déjà si fort que je devais plisser les yeux pour réussir à voir devant moi et avancer sans tomber. Puis, papa aussi s’est mis à vous porter, dans son cœur. Papa s’est mis à vous porter si fort que parfois il pleurait lorsqu’une fois par mois je lui annonçais que je ne vous portais pas dans mon ventre. Il y a des choses que je ne pourrai pas vous dire avant plus tard, beaucoup plus tard. Je ne pourrai pas vous raconter comment lorsque les tests d’ovulation sonnaient tambours et trompettes, papa revenait du boulot en vitesse pour tenter coûte que coûte de vous faire apparaître. Je ne pourrai pas vous raconter avant longtemps, comment papa tenait les jambes de maman en l’air en calculant méthodiquement les minutes suffisantes pour vous rendre à destination. Les rendez-vous chez le médecin, les calendriers infernaux, les tests ridicules sur internet, l’acupuncture, les suppléments, les exercices, les superstitions. Presque deux ans à vous porter à bout de bras, à en avoir mal partout, à s’endormir inquiets de ne jamais vous rencontrer et se réveiller tristes de ne pas vous trouver à nos côtés.
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Puis, un jour de mai où il pleuvait tellement que la voiture laissait entrer l’eau par les portières sur l’autoroute et où papa et maman étaient assis par terre sur la grande véranda, à regarder la pluie tomber, nous avons appris que vous étiez là!
Jamais je n’aurais soupçonné que vous alliez pousser dans un autre corps et que je n’allais pas sentir vos coups à l’intérieur de moi, mais vous étiez bel et bien là, dans ce ventre qui menaçait déjà d’exploser et dans ce cœur qui ne savait quoi faire de vous. Mais nous, nous savions!
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Toutes ces années à vous porter envers et contre tous, à vous chérir, à vous imaginer et vous étiez là, bien réels! Nous avions si hâte de vous voir, de vous toucher, de vous aimer! La première fois que je vous ai vus à l’écran du moniteur d’échographie, vous aviez 30 semaines. Vous étiez si petits, mais déjà mon amour pour vous était plus grand que l’univers. Je vous ai touché, à travers la peau du ventre dans lequel vous avez grandi, tendue comme un tambour, et l’un de vous m’a donné un coup de pied et j’ai songé « faites qu’ils m’aiment ».
Lorsque j’attendais votre arrivée dans la salle d’opération avec mon bonnet ridicule et mes ongles rongés, j’accouchais moi aussi. Je vous donnais naissance. Je vous donnais la vie. Des années à vous porter dans mon cœur, dans mon âme et à vous emporter partout avec moi.
Lorsque fut le temps de passer aux choses sérieuses et d’aller se tenir bien droits devant madame la juge en espérant très fort qu’elle dise oui tout de suite et que vous puissiez porter notre nom, Félix dans mes bras et Oscar dans ceux de papa, j’ai accouché à nouveau. Lorsque le marteau a raisonné dans la salle et que la juge nous a demandé d’avancer pour pouvoir vous serrer dans nos bras, j’ai su que je ne m’étais pas trompée en vous attendant aussi longtemps, aussi fort. Lorsque les gens dans la salle ont applaudi, émue, j’ai remercié la vie de m’avoir entendue, et de vous avoir déposés sur ma route. Une histoire toute simple devenue un conte de fées, grâce à vous.

Plus tard, beaucoup plus tard, lorsque des gens qui ne comprennent pas comment on peut être un parent sans l’être de façon biologique voudront vous faire du mal avec leurs mots, rappelez-vous toujours que vous avez été portés plus que n’importe qui, dans toute l’histoire de l’humanité, que vous êtes plus désirés que quiconque et que le jour de votre naissance, c’est de notre cœur que vous êtes sortis.

MELANIE M

MÉLANIE M.

La dysplasie de la hanche : de kessé? – Partie 1

 

 

Parlez-moi d’un titre sexy!

Tout a commencé l’après-midi même de sa naissance. Ma petite poulette se fait examiner par un vieux pédiatre très gentil, et clic!, on entend un bruit lorsqu’il lui ouvre les jambes. « Dysplasie de la hanche droite », dit-il, d’un ton paternel et rassurant. Il ouvre encore. Clic! « Peut-être même de la gauche. »

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Est-ce grave docteur? «Non, non, ce n’est rien. Je vous réfère à Shriners, ce sont les meilleurs. Attendez leur appel. »

Mes points sont tout frais, ma tête est ailleurs. Il y a quelques heures, je suppliais le personnel médical de me faire une césarienne, en vain. Mes hormones s’écroulent, j’essaie d’agir normalement, mais tout ce que je voudrais, c’est avoir trois ans et me réfugier dans les bras de ma mère, si la vie me le permettait. J’entends que ce n’est rien, j’entends qu’on sera pris en charge et de ne pas nous inquiéter. Je replonge dans ma brume postnatale et j’oublie. J’oublie d’en parler lorsqu’on me demande comment va bébé, j’oublie le nom de cette « condition ».

Pas l’amoureux. Une fois retombé (un peu) sur ses pattes, il entreprend des recherches et me sort ça :
Crédit : https://andreacreighton.files.wordpress.com/2012/04/pavlik-harness.jpg
Note aux parents : votre enfant ne sera pas SI heureux de porter ça.

« Oh shit. Je crois que c’est ce qu’elle va devoir porter. Un harnais de Pavlik. »

Quoi? De kessé?!

Ah oui… Vague souvenir de l’hôpital, du diagnostic presque chuchoté du bout des lèvres. La dysplasie. Une dislocation de la hanche, des deux hanches pour notre poulette. En gros, il s’agit de la tête du fémur qui n’est pas bien encastrée dans l’os de la hanche, me disent les nombreux sites internet que je consulte alors. Cela peut mener une personne à boiter et à éprouver des douleurs. Environ un bébé sur 1 000 naît ainsi.

Par quoi la luxation de la hanche est-elle causée? Nul ne le sait réellement, mais on retrouve plusieurs facteurs communs chez les personnes atteintes :

le fait d’être de sexe féminin (sans commentaires!);
le fait d’être le premier né de la famille (bébé aurait pu manquer d’espace dans l’utérus);
le fait d’être caucasien (la dysplasie serait plus fréquente en Europe);
le fait d’être né en siège;
le fait d’avoir des antécédents familiaux (dispositions génétiques).

Je panique. Notre fille cumule 4 facteurs sur 5.

Ma p’tite nana va devoir porter ça? Elle n’a que deux semaines. Déjà, je suis persuadée qu’elle fait du reflux gastrique, qu’elle souffre peut-être d’une intolérance à la protéine bovine. Je m’épuise à essayer de calmer tous les jours des pleurs incompréhensibles, des crises interminables, pis en plus, on va devoir lui faire porter ça?

Son pédiatre nous répète : « Ce n’est rien, votre bébé ne s’en rendra pas compte! »

Heu… Non.

La suite dans un autre billet, mais sachez que ça finit bien. ☺

claudine

CLAUDINE N.