Lettre à ma dragonne de 2 ans

J’ai été sincèrement impressionnée hier soir, lorsque tu m’as explosé ta première crise du « terrible two » dans le bain. J’en ai vu d’autres avant toi, entre autres ton frère, mais aussi tous les petits cocos du temps où j’étais éducatrice à la petite enfance chez les 2 ans. Mais toi, tu as battu des records à mon vécu!

Voir l’ampleur et la force de ta rage, ton tout petit corps raidi par la tension, poings fermés, cris puissants et petits pieds martelant le fond du bain : tout ça m’a choquée… mais aussi rassurée infiniment. Je sais que je t’ai fait peur quand j’ai haussé le ton et perdu patience. J’ai eu autant de peine que toi en te voyant reprendre ton souffle. C’est moi aussi que je consolais en te berçant quand on a fait la paix.

Malgré tout, je suis rassurée de te voir aussi forte, capable de te battre pour ce que tu trouves injustice, même si pour l’instant c’était l’histoire d’une brosse à dents.

Je sais que pour les prochains temps, tu peaufineras ton énergie brute et je t’aiderai à trouver les mots qu’il te faut pour te défendre et prendre position. Je sais que je me maudirai à chaque fois que tu argumenteras contre moi avec ce que je t’ai appris, mais je tâcherai de me féliciter d’avoir élevé une fille forte qui croit en ses droits et ceux des autres.

Je suis fière que déjà, tu prennes position devant ton grand frère qui t’agace sans relâche ou devant ton père, à qui tu as lâché d’un ton autoritaire : « C’est assez papa! » alors qu’il levait la voix dans notre argumentation. Même lui en est resté figé sur le moment!

C’est d’autant plus important pour moi parce que tu me ressembles tellement physiquement. À presque 5 pieds et faite menue, on DOIT apprendre à lutter pour des choses aussi anodines que le droit d’apprendre à travailler physiquement, ou pire, pour avoir de la crédibilité et être prise au sérieux. Même sous tes airs de poupée, garde cette conviction d’avoir droit à la même place que les autres et au respect. Honnêtement, je t’envie un peu, même si je sais que ton parcours ne sera pas de tout repos. Mamie dragon pourrait t’en parler!

Ma petite dragonne, je ne tiens pas revivre cette tempête éprouvante avec toi, mais je serai là pour t’épauler de mon mieux quand ça arrivera.

Je t’aime inconditionnellement,

Ta maman poule

 

 

L’intimidation

L’intimidation. Ce mot est lourd de sens et de sous-entendus, pour moi, du moins.

Au primaire, on a ri de moi, de mon physique. On se moquait de ma dentition, on m’appelait le lapin ou bien le castor (pas très créatif, on s’entend). J’avais très peu d’amis, on me fuyait. Je n’ai jamais vraiment su pourquoi… Je devais entrer dans les bulles des autres jeunes, j’imagine. Je me rappelle d’une fois, j’étais en 4e année, une camarade de classe a demandé à sa grande sœur de 6e année de venir m’embêter. Ainsi donc, pendant la récréation, elle se pointe devant moi, à deux centimètres de mon visage et me dit bêtement de laisser sa sœur tranquille, sinon ça irait mal. Elle a alors pelé sa clémentine et m’a lancé les pelures au visage, une à une. Peut-être qu’aujourd’hui, ce geste semble anodin, mais pour une fillette de 9 ans, c’était la honte totale.

Le pire a été ma 6e année où une fille me persécutait sans arrêt, en classe comme à la récréation. Durant l’hiver, elle s’amusait à me faire trébucher et me lancer de la neige au visage. Elle était toujours après moi, à dire que je n’étais pas bonne. Elle a volé mon agenda et s’est mise à regarder les dessins que je m’amusais à faire. Bien sûr, elle s’est moquée de moi. Je la détestais.

Au secondaire, les choses ne se sont pas améliorées, sauf que j’avais deux très bonnes amies qui vivaient, elles aussi, certaines formes d’intimidation. Trois filles étaient méchantes envers moi et m’insultaient à tour de bras. On riait encore de ma dentition, on me disait que je ne valais rien, que j’étais une « loser » et que je n’arriverais à rien dans la vie.

Enfin, mon secondaire s’acheva et je pus partir loin pour poursuivre mes études. J’ai choisi une petite ville dans le Bas St-Laurent, à 2 h 30 de chez moi. Là-bas, je me suis fait plein d’amis, je n’étais plus la risée de personne. J’étais enfin moi.

Aujourd’hui, je regarde ma fille de 5 ans qui commencera la maternelle en septembre prochain et j’appréhende tant ce moment, car j’ai peur qu’elle vive la même chose que moi et Papa Poule (oui, il a aussi été victime d’intimidation). Pour nous deux, école rime avec méchanceté des enfants. On ne souhaite tellement pas que ça se produise avec notre p’tite poulette. Nous voulons la protéger, coûte que coûte. Nous voulons également qu’elle comprenne que se moquer des autres enfants, c’est irrespectueux et que nous n’accepterons jamais ce genre de comportement.

Ouf! Comme on dit, c’est un gros coup pour les parents quand les enfants commencent l’école.

P.-S. Je voudrais remercier Jennifer Cyr; ton livre Le Droit de Vivre m’a apportée tant! Ton témoignage m’a donné les outils qu’il me faut pour affronter l’entrée à l’école de mes enfants. Merci du fond du cœur!

fevrier_photo-2_genevieve-thibodeauCrédit : Genevieve Thibodeau

 

GENEVIEVE T

GENEVIÈVE T.

Hommage à mes amis sans enfant

Une maman poule n’est jamais seule dans la basse cour…

J’ai deux couples d’amis très proches depuis des années. Nous avons vécu des peines, des joies et l’arrivée de mes enfants. Ils sont toujours présents et tellement attentionnés. En effet, ils sont des oncles et tantes gâteau, taquins et avec aucune conscience des conséquences de leurs gestes ;). J’avoue qu’il m’est déjà arrivé, avant le dodo, de faire de la discipline avec mes amis!! Ils sont toujours prêts à nous aider même si des événements improbables leur arrivent trop souvent en présence de mes enfants. Un soir, ma mère devait venir garder, une tempête l’en a empêché, donc j’appelle mon amie en panique. Elle arrive un peu stressée, mon fils a juste 2 mois. Quelques heures plus tard, je reçois un texto : ça ne va pas super bien. Bon rien de grave, mon fils a régurgité … sur lui-même, ma fille et elle. Elle a dû se changer de la tête au pied haha! C’était un régurgit MONUMENTAL !!! Disons que je n’ai pas osé lui demander de garder pendant un bon moment.

Tous les ans, depuis la naissance de ma fille, nous allons une journée par été au zoo, mes deux amies et les enfants (prendre note que c’est leur idée et qu’elles n’ont pas d’enfant à cette époque!). Une fois, j’ai les deux miens qui veulent faire un tour de mini poney. J’y vais avec mon fils et Marie (mon amie du régurgit) avec ma fille. Et bien croyez-le ou non, le cheval l’a mordu!!!!! La cuisse de Marie a passé du bleu au mauve et nous gardons un souvenir impérissable de cette aventure.

16117185_eloise-van-doorn  Crédit : Eloise Van Doorm

Pour sa part, son conjoint (Franque) était un peu maladroit au début. Maintenant, il est le premier à sortir un mouchoir pour essuyer de la bave. Il prend la relève avec plaisir au besoin. Avec le temps, Franque à même développé certaines tactiques pour coucher les enfants pendant un party!!

Bref même si mes amis se lèvent à 10 h tous les week-ends, ont du temps pour faire plein de sports ou pour faire l’amour, ils sont des alliés dans l’éducation de nos enfants. Mes poulets sont heureux et chanceux d’avoir ces êtres enjoués et attentifs dans leur vie. Ensemble, nous souhaitons qu’un jour ils aient leur propre famille pour à notre tour gâter, câliner et taquiner leurs poussins. Des amis sans enfant, c’est un plus dans une vie. 🙂

 

eloise-van-doorn

ELOISE V.

Anxiété : en 2017, je serai en contrôle

Plusieurs petits événements se sont succédé cette journée-là, mais j’allais somme toute bien. La nuit avait étét plus agitée, mais rien ne laissait croire qu’elle serait là à mon réveil. Et vendredi matin BIG, BANG, BOOM!!!!!!!! Elle était là bien là. Pas complètement installée. Elle se gardait une petite gêne puisqu’il y avait un petit moment que nous ne nous étions pas vraiment fréquentées. Mais elle traquait son territoire. Durant tout le petit matin, elle grignotait ma patience en mettant des bâtons dans les roues de notre routine matinale. Machine à café qui « jam », pénurie de pain et de yogourt. Un mini bordel quoi…. Il faut dire que j’aime les matins à la maison avec les enfants, j’aime prendre le temps de voir le jour se lever avec eux et surtout j’aime la chance que nous avons de ne pas avoir à se presser 6 mois dans l’année. Mais ce vendredi, elle m’enlevait tout ce plaisir. Beaucoup moins de tolérance avec les petites manies de mes poulets, juste l’envie de me retrouver seule au plus CR….. Elle le sait, tout comme moi d’ailleurs. Lorsque vient le moment où nous nous retrouvons seules ensemble, elle a le champ libre pour prendre le plein contrôle de moi. Une fois les enfants à la garderie, il ne me restait qu’a choisir entre prendre un café avec elle (car ma machine à café avait repris ses fonctions) ou lui donner un bon coup de pied au cul. Même si je la déteste, il est toujours plus facile (en apparence) de ne pas la chasser. Moins d’efforts à faire sur le moment. Le soleil éclatant éblouissait toute ma cuisine et en toute humilité, c’est lui qui m’a donné la force de me mettre en action et de lui dire : « OUT ANXIÉTÉ! » J’ai alors chaussé mes raquettes pour 1 h 30 de free style sur ma terre.

Je n’ai jamais vraiment eu l’impression de ressentir le stress de manière récurrente et encore moins de faire de l’anxiété. Donc quelle ne fut pas ma surprise l’an dernier de constater que cet état avait pris mon cerveau pour refuge. Elle m’a épuisée, elle s’est attaquée à ma santé et elle a ruiné de beaux moments. Durant tout son passage en moi, j’ai lutté aux yeux des autres ayant honte d’elle. En ces années 2000 où il faut être belle, grande, forte et productive, elle ne cadre pas vraiment. Plusieurs la méprisent et la jugent. On croit à tort que lorsqu’une personne souffre d’anxiété c’est qu’elle n’est pas assez forte, qu’elle a juste à se fouetter un peu. Mais selon moi, la vraie force, c’est d’accepter sa présence et de prendre tout son courage et se mobiliser pour l’éloigner de soi. Car travailler sur ses pensées, bouger son corps, maîtriser ses tics, c’est toute qu’une job!

Pour le moment, l’anxiété ne m’empêche pas de fonctionner. Par contre, elle handicape mes journées. Et qui sait, peut-être qu’un jour je ne serai plus capable de la combattre. J’ai deux beaux enfants, un super amoureux, des amies en OR (que je néglige beaucoup trop), une entreprise que j’aime et un travail saisonnier qui complète bien tout ça. C’est pourquoi en 2017, je me suis promise qu’une chose : me mettre en action pour lui laisser le moins de place possible. Il y aura des hauts et des bas, mais toutes les fois où j’aurais le contrôle et le pouvoir sur elle sera une grande réussite!

 

genevieve m.

GENEVIÈVE H.-M.

Changement de carrière

2016 promettait d’être une grosse année.  En effet, en plein congé de maternité, je vivais avec Petit Poulet toutes sortes de premières : premières dents, premier rampage, premiers pas à quatre pattes, premiers mots, premiers pas…  J’ai décidé de relever le défi d’être blogueuse (et je ne le regrette pas!).  J’ai aussi eu 35 ans (oui, mère sur le tard!), cet âge où on est encore jeune, mais où on réalise aussi qu’on n’a plus 20 ans…

Bercer mon fils la nuit m’a permis de (beaucoup) réfléchir et de me demander (souvent) si j’étais là où je devais être.  Si je me trouvais sur mon X, comme on entend souvent.  Devenir maman a fait de moi une personne meilleure, une version 2.0 de mon « moi d’avant », « nouvelle et améliorée », si on avait eu à me vendre dans une infopub bon marché! 😉 Est-ce que la « nouvelle moi » aspirait à la même vie professionnelle qu’avant? Je me trouvais coincée entre mon désir de rester à la maison avec mon fils adoré et l’envie irrépressible de m’accomplir en-dehors de la maison, de faire quelque chose pour moi.  Je me posais tout plein de questions, je ne trouvais pas vraiment de réponse…  et là, un matin, une semaine avant mon retour au travail, une occasion s’est présentée à moi, comme si la Vie m’offrait un cadeau, sans que j’aie à me demander si je faisais la bonne chose ou non.  J’ai repris mon travail le lundi matin, en ayant une entrevue prévue le mercredi soir et, le mercredi suivant, j’annonçais à mon employeur que je quittais… quatre semaines plus tard!

fevrier-2017_calendrier_audree-jacques      Crédit : Pixabay

On va se le dire…  quel moment d’angoisse totale!  Recommencer à travailler, tenter de trouver un équilibre entre ma vie personnelle, familiale et professionnelle et les tâches de la maison, en plus d’essayer de garder une seconde pour respirer…  et recommencer tout ça avec un nouvel emploi, 6 semaines après?  Je me suis demandé si je n’étais pas un peu masochiste…  Réponse : probablement, oui!

Aujourd’hui, 6 mois plus tard, je peux vous dire que j’ai pris l’une des meilleures décisions de ma vie.  La « nouvelle moi » avait des aspirations différentes de celles d’avant, j’étais rendue ailleurs dans ma vie, et ce nouvel emploi me comble professionnellement, mais aussi personnellement.  Je relève de nouveaux défis chaque semaine, dans un milieu complètement différent de mon ancien emploi, et j’aime ça.  Vraiment.  À 35 ans, nouvellement maman, j’étais due pour ce changement de cap.  Tant qu’à changer et avoir tout à apprendre… pourquoi ne pas en profiter pour en apprendre un peu plus?  2016 aura été une grosse année, définitivement. Belle, enrichissante, surprenante…  mais vraiment grosse! 😛

Et vous, changeriez-vous d’emploi au retour de votre congé de maternité?  L’avez-vous fait?

 

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AUDRÉE J.

Ma scie, mon amour

Dans la vie, il y a peu de choses qui m’allument autant que l’idée de faire des rénos et le rêve d’améliorer ma maison. Notez que j’utilise le mot « rêve » parce que c’est trop rare à mon goût que mes désirs se réalisent. J’accumule les tableaux Do It Yourself sur Pinterest, mais je franchis rarement l’étape du Do it, mettons. Il faut dire que je suis pas mal toute seule chez moi à triper rénos.

J’ai rencontré mon chum à 17 ans, une époque où le critère « bricole » n’était pas haut sur ma liste de priorités. La vie étant bien faite, mon chum s’est plus tard révélé être un authentique analphabète du marteau, avec une aversion aiguë à l’outil électrique. Il a d’autres qualités, je l’ai donc gardé. Après tout, où est-ce écrit que c’est l’homme qui doit savoir jouer de la scie et compter en ¾ fort? D’ailleurs, chez nous, c’est à moi que petit poulet demande de réparer ses jouets #ÀBasLesPréjugés #YaToutComprisLui. Un jour, je suivrai des cours de menuiserie pour réaliser moi-même mes rêves de niche de lecture et de meubles encastrés. En attendant, j’ai entrepris de relever le niveau de notre coffre à outils qui n’en avait que le nom.

J’en ai compris l’urgence la fois où un ami très bricoleur devait aider mon chum à poser une porte à la maison. Il a beaucoup ri quand il a vu notre équipement dernier cri.

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Le seul genre de scie que mon chum accepte d’utiliser…soupir…

Crédit : Pixabay

 

 

 

Ça n’a pas d’allure d’être si dépourvu côté outils, surtout quand tu es propriétaire et que tu veux couper dans tes coûts de rénovation. Après m’être informée sur les essentiels, j’ai jeté mon dévolu sur cette merveille.

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Non ,mais c’est-tu pas beau ca?!

Crédit : Mauder B

 

 

 

 

 

Je l’avoue, elle est restée dans sa boîte quelques mois avant que j’ose l’utiliser. C’était presque intimidant. Mais comme petit poulet avait besoin d’une bibliothèque et que la fin de mon congé de maternité approchait, ça m’a donné le coup de pied requis pour passer du tableau Pinterest aux actes. J’ai trouvé un modèle exigeant un minimum de sciage, de clouage et de sablage et je me suis lancée.

Ah-ta-boy! La première fois que j’ai parti le moteur! Rarement dans ma vie je m’étais sentie aussi puissante. Aussi pleine de moyens et de possibilités. Je sais, c’est bizarre! J’ai souvent lu des témoignages de mères affirmant ne s’être jamais senties plus puissantes qu’au moment de la poussée finale qui met leur enfant au monde. J’ai donné la vie deux fois par césarienne d’urgence, ça fait que la poussée de délivrance, je ne l’ai pas connue. Alors, c’est ce qui se rapprochera le plus de ça, dans ma vie à moi. Et contrairement aux accouchements, ça ne me prendra pas quinze mois entre chaque projet!

 

 

 

La maman poule version 30.0

Après une grossesse, un congé de maternité, un p’tit loulou et plusieurs mois passés en mou chez moi collé collé avec lui, je devais me rendre à l’évidence : mon corps est devenu, disons-le poliment, différent.

Ah seigneur! Nous les filles, on n’est jamais satisfaites.

À l’aube de mes trente ans, après un retour dans la course folle du boulot-dodo, j’avais besoin de pimper mon style vestimentaire « teenager » baptisé ainsi par une jeune vendeuse de 19 ans… Je voulais me sentir plus femme, plus professionnelle : je voulais oser. Mais par où commencer? Le matin même de mes 30 ans, je me suis fait un cadeau à moi de moi. Je me suis permis le luxe d’avoir une Julie pour 2 heures, juste pour moi, parce qu’on le sait bien, maintenant dès que j’entre dans un centre d’achats, c’est tellement facile de brûler mon budget pour mon p’tit mec sans penser à moi.

Après avoir contacté Julie de Julie B Styliste, j’ai rempli un questionnaire afin qu’elle connaisse mes goûts, mes besoins, mes habitudes, ma taille. Pas le temps de niaiser : deux petites heures plus tard, les bras pleins de sacs (mes bras et ceux de Julie aussi!), je suis rentrée satisfaite à la maison. Non, mais c’est-tu pas efficace ça? En plus d’être à l’écoute, aux petits soins de ses clientes, Julie m’a permis de rentabiliser mon temps, mais surtout de me centrer sur moi, chose qu’on oublie souvent quand on est une maman de Loulou.

Bref, c’est définitivement l’un des plus beaux cadeaux que j’ai reçus pour mon anniversaire (Chut, c’est LE plus beau cadeau, mais Papa poule s’était aussi forcé pour m’offrir de belles surprises).

Ok, malgré tous les beaux efforts de Julie, j’avoue que je sors mon linge mou le week-end et j’aborde ma queue de cheval quotidiennement. Mais cette fois-ci, je l’agence à mes vêtements avec un magnifique chouchou à cheveux!

Pour en savoir davantage sur ses services de styliste, allez visiter la page Facebook de Julie B. Styliste.

15895266_melanie-potvin Crédit : Julie B. Styliste

P.-S. Julie, on se donne rendez-vous bientôt pour ma garde-robe printemps-été!

 

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MÉLANIE P.

Mamaaaaannnn j’ai mal à mes jambes!

La première fois que j’ai entendu ce cri strident, je m’en souviendrai toute ma vie. C’était la nuit et tu hurlais! Je suis atterrie dans ta chambre à la course, persuadée qu’une très vilaine blessure m’attendait!

Tu te tortillais en bougeant frénétiquement les jambes et en chignant! Pourtant, pas de trace de sang ou autre blessure apparente et tu étais toujours couché dans ton petit lit. Tu avais 2 ans et demi et on le voyait tout de suite, tu souffrais!

Je me souviens t’avoir amené dans la salle de bain afin de voir mieux et d’examiner tes petites jambes de mon œil de professionnelle de la santé. Pas de rougeur, pas d’œdème, mobilité excellente mise à part tes cris quand je les bougeais. Impuissante, je m’étais mise à masser énergiquement tes petites jambes et tu me disais que ça te faisait du bien. Je n’avais pas osé te donner de la médication, car je me souviens m’être dit que peut-être j’allais cacher d’autres symptômes importants!

Tu t’es finalement endormi pendant que je te massais, je t’ai massé loooooongtemps, le cœur en miette de te voir si souffrant! Je me suis demandé si tu n’avais pas une maladie infantile ainsi que toutes les horreurs qui peuvent passer dans la tête d’une maman devant son enfant qui a des symptômes « étranges » et violents.

Ces épisodes de réveils en pleurs se sont répétés quelques fois et chaque fois, ce qui te soulageait était le massage. Je me suis alors rappelé que petite, j’avais souffert de douleurs de croissance! Je me souviens que ça me faisait telllllllement mal! Un mal constant et persistant, comme si tout s’étirait et se déchirait en dedans. Une crampe lente et ratoureuse qui pouvait durer plusieurs minutes voire des heures.

Même en en parlant avec ton médecin, on m’a dit qu’il n’y avait pas grand-chose à faire, que ça passerait. En attendant, tu souffrais… et mon cœur de maman aussi!

Puis, un beau jour, alors que j’étais à fouiner dans une boutique pour bébés/enfants, j’entends en background : « Ce baume-là, c’est pour les douleurs, par exemple les douleurs de croissance! »

Pardon? Le destin venait de me lancer un appel!

C’est à grands pas que je me suis dirigée vers le petit stand de crèmes et baumes de la Souris Verte. Si vous ne les connaissez pas encore, il s’agit d’une petite entreprise québécoise qui fabrique des produits biologiques pour bébés, enfants et mamans. Et ils fabriquent entre autres mon sauveur : le Baume Analgésique!!

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C’est plein d’espoir que j’ai quitté avec ce petit pot de baume magique et que j’ai attendu la prochaine crise… qui n’a su tarder 2 jours plus tard! « Maman, mes genoux!!!! J’ai mal à mes genoux!! » Et cette fois-là, tu peinais à marcher…tu boitais! On a appliqué cette petite crème et quelques instants plus tard : « Mon bobo est parti maman!!! » Victoire!!!! Effet placebo ou pas? Qu’importe!

Jaloux, un peu plus tard, papa l’a tenté sur un de ses genoux également douloureux depuis quelques années suite à une chirurgie! Soulagement quasi instantané! Placebo? Je ne pense pas. 🙂

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C’est par ici pour vous procurer le Baume ou pour découvrir la Souris Verte.

 

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MARYSE F.

Ces personnes détestables

Je me permets de donner leur heure de gloire aux imbéciles de ce monde. Ils sont plusieurs. Ils sont beaucoup trop. Ils testent constamment les limites de ma zénitude. Voici donc la liste tellement incomplète des gens qui brillent par leur stupidité.

À tous les concessionnaires automobiles qui vendent des voitures sans clignotant. C’est dangereux! Imaginez si tous les véhicules en étaient munis. La route serait tellement plus sécuritaire et tous les usagers pourraient les utiliser afin de respecter les conducteurs qui attendent sur le coin d’une intersection pour tourner. Ce doit être un extra vraiment cher à l’achat de la voiture puisqu’il semblerait qu’une bonne partie des conducteurs ne l’ait pas choisi.

Les locataires sortants. Il est indiqué de laisser l’appartement dans l’état dans lequel il était à votre arrivée. Merci de votre compréhension si juste du concept en le laissant vide. C’est vrai qu’il l’était à votre arrivée après tout! Pour le reste, les nouveaux arrivants auront juste à décrotter votre crasse tout en apportant leurs meubles et leurs boîtes. Et comme c’était dégueulasse à leur entrée, ils n’auront qu’à le laisser dans le même état à leur départ! Logique.

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Crédit : Giphy

C’est complètement impensable que le réseau routier québécois ne compte aucune poubelle le long des routes! Je vous comprends de jeter vos ordures par la fenêtre de votre voiture. Franchement, qui veut attendre jusqu’à chez lui pour disposer de ses propres déchets?

J’ai certainement manqué une infopub à la télé qui vantait les bienfaits de l’arrosage d’asphalte. C’est vrai que j’ai un petit garçon qui m’occupe, alors il se peut que celle-ci m’ait échappée. Je suis gênée d’avoir une entrée en roche quand je vois à quel point elle devrait être une fierté et une priorité dans ma vie. Encore là, c’est la faute de mon garçon. Maudit qu’il me fait manquer les choses importantes!

(Ma face quand je vois quelqu’un arroser son asphalte)

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Crédit : Giphy

Finalement, toutes les personnes qui dévaluent le point de vue ou l’opinion des autres, vous avez tellement raison. T’sais quand l’autre est plus mince ou plus jeune ou a plus d’argent, elle n’a aucunement le droit d’avoir des complexes, des soucis ou juste une journée de marde. Elle a tout pour elle! De toute façon, elle ne sait pas de quoi vous parlez parce qu’elle n’a pas votre expérience. Une chance que vous êtes là pour la remettre à sa place, soit bien en dessous de vous.

Mesdames et messieurs, l’humain dans toute sa splendeur! Rideau. Pas de rappel S.V.P.

 

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SABRINA H.

On ne peut juste pas mourir…

En cherchant nos passeports ce matin, je suis tombée sur une pile de documents. Nos fameux testaments. J’ai parcouru rapidement les pages. Il faut dire que je n’avais pas touché à ces papiers depuis près de 5 ans. Je me rappelle très clairement des 10 dernières minutes de nos cours prénataux où une notaire était venue nous conscientiser sur l’importance du testament lorsqu’on devient parent. Pauvre elle, nous étions encore beaucoup trop traumatisés par les images de la péridurale pour intégrer complètement son discours. Et entre vous et moi, tant qu’on n’a pas encore expulsé notre première boule d’amour, il est drôlement difficile de penser qu’on peut mourir. On nage juste dans le gros bonheur en se flattant la bedaine et sérieux, on est invincible. Disons que notre discours intérieur change dès l’instant où l’on tient dans nos bras notre bébé encore tout chaud. Ça nous traverse le cœur bord en bord. Pis on se le répète comme une promesse. On ne peut juste pu mourir…

Ça fait que j’ai écouté ma mère qui me répétait depuis des années de « régler mes affaires ». Parce que des histoires de mort qui tourne à l’horreur à cause de l’absence du précieux document et bien elle m’en a raconté des dizaines et des dizaines. Qu’on soit marié ou pas. Avec ou sans enfant. Chicane dans la famille ou pas. Ça fait qu’on est passé à notre tour dans une firme de notaires à 4 noms. Expérience, avouons-le, plutôt particulière. Je me souviens ne pas avoir parlé beaucoup. J’avais laissé mon conjoint régler les détails concernant l’argent. Après je me rappelle avoir été bombardée de questions auxquelles je n’étais nullement préparée à entendre et encore moins à répondre. « Que souhaitez-vous pour le futur de votre fille? Vous voulez qu’elle grandisse selon quelles valeurs? Est-ce important pour vous qu’elle demeure dans votre maison? Vous souhaitez qu’elle fréquente l’école privée? »Et j’en passe. C’est venu me chercher dans les entrailles. Charlotte dormait dans sa coquille à mes pieds. Je me rappelle avoir pleuré fort. Parce que ça impliquait que je ne serais pas là. On m’a tendu une boîte de mouchoirs. La notaire était tout de même empathique, mais surtout immunisée aux scénarios de ce genre. Et reste que 3 heures pour pondre un document de cette ampleur ça demande un minimum d’efficacité. Ça fait que j’ai braillé un bon coup pis j’ai passé au travers.

Ce matin, ça me bouleverse de relire tout ça. Principalement parce que nous sommes maintenant une famille de 5. Tout était quand même planifié en conséquence d’une famille nombreuse. Mais ouf…ça fait beaucoup de petit monde qu’on laisserait derrière s’il nous advenait de partir dans un coup de vent mon amoureux et moi. Et en plus de chambouler la vie de nos cocos, on virerait à l’envers celle d’une autre famille. Celle qui devra se réorganiser complètement pour accueillir nos amours. On le sait tout ça, mais de le voir sur papier ça fesse mettons. Ça fait qu’exit l’avion en amoureux et encore plus les road trips seule avec mon homme. Je viens de décider qu’on fait tout à 5 maintenant. Pour un bon bout. Au moins jusqu’à ce que je retombe dans le déni. T’sais le déni qui fait qu’on continue d’avoir une vie le fun là. Mais chose certaine, pour le moment, je suis obsédée par la pensée qu’on ne doit juste pas mourir.

 

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ISABELLE L.