La couponneuse imparfaite
(ou : comment frôler la crise de nerfs en essayant de sauver dix piastres)

J’ai toujours été mitigée par rapport au couponing. Je trouve que les émissions américaines que l’on voit à ce sujet sont exagérées et qu’elles encouragent la surconsommation. Sincèrement, qui a besoin d’un approvisionnement de trois vies complètes en pots de moutarde?!

Mais cette année, j’ai ressenti l’appel criant de l’économie monter en moi. Au même moment, j’ai écouté une émission québécoise sur le couponing, où une femme faisait une épicerie de 1 000 dollars pour presque rien. Ça y est, me v’là motivée! Non mais, pas plus folle qu’une autre, pourquoi je paierais le gros prix pour mon épicerie quand il y a moyen de se vautrer dans le filet mignon pour une poignée de peanuts?! C’est cette semaine que ça se passe, mon épicerie me coûtera moins de 40 dollars. I wish…

Lundi : Je m’installe devant mon ordinateur. Sachez que toute couponneuse débutante doit s’inscrire à l’équivalent d’un bottin téléphonique de sites Web afin d’être informée des aubaines et d’imprimer des coupons. Je passe donc l’après-midi à me créer des identifiants farfelus et à imprimer une avalanche de coupons, espérant que l’économie que je ferai grâce à eux compensera pour toutes ces feuilles de papier…

Mercredi : L’apothéose de la semaine d’une couponneuse, le Publi-Sac! Je brave le froid au petit matin pour réussir à en attraper un avant que mon voisinage retraité fasse sa razzia. J’ouvre le tout, je compare, je note, je m’étends, mon salon a l’air d’une usine de récupération. C’était chez IGA ou Métro que le Philadelphia était le moins cher? 3 pour 5 dollars, c’est-tu un meilleur deal que 2 pour 3 dollars? Calculatrice obligatoire, gin tonic fortement suggéré!

Jeudi : JOUR J! L’épicerie! J’ai tout en main : ma liste de repas hebdomadaires, le bloc-notes regroupant mes imbattables, mes circulaires, ma tonne de coupons classés par type de produit, ma sacoche, mes sacs réutilisables. Les enfants emmitouflés dans leurs habits d’hiver me regardent avec les yeux ronds comme des soucoupes. Je me jette un dernier regard dans le miroir de l’entrée. J’ai les mains moites, les dents serrées, des plis dans le front et un bouton de stress au menton. J’ai l’air de partir à la guerre.

C’est là, à ce moment précis, que j’ai décroché. J’ai pris une grande inspiration, et j’ai soigneusement déposé mon attirail de couponneuse directement au bac de recyclage. J’ai fait mon épicerie la tête légère, comme d’habitude. Je me contente maintenant de mieux planifier mes repas pour ne rien acheter de superflu et évidemment de profiter des spéciaux avantageux. C’est suffisant pour me faire économiser un minimum, tout en conservant ma santé mentale intacte, ou en tout cas pas loin. Décidément, le couponing ce n’est pas pour moi!

Alors, d’autres économes imparfaites dans la salle?

MELISSA

Mélissa B.

Ce qu’une maman qui a des garçons doit savoir …..

Cette semaine, je suis tombée sur plusieurs articles du genre « Ce qu’une maman qui a des garçons doit savoir ». Apparemment, nous sommes leur premier amour.
Hmmm… Non?

Par chez nous, le premier amour, c’est Papa. Papa par-ci, papa par là, « Maman, toi tu n’es pas belle et Papa il est beau », « Maman, j’aime ça quand tu fais le goalie quand on joue au hockey car je peux t’envoyer des balles dans le visage », les crises monumentales de bacon qui frétille du genre « C’est Papa qui s’assoit à côté de moiiiiiiiii aaaa aaaaaaaa », « C’est Papa qui me couche car je ne t’aime pas », « On dirait une fleur morte sur ta tête », en parlant de mes cheveux. C’est comme ça depuis le jour 1 et ça n’a jamais changé.

Dernièrement, Damien me dit :

– C’est Papa qui a fait le souper? C’est très bon.

– Non, c’est Maman, mon grand.

– Non, c’est Papa.

– Damien, c’est moi qui ai fait le souper.

– NON.

– Papa n’était pas là, ce n’est p…

Crise.

J’ai envie d’envoyer promener les mamans qui me disent que leur fils leur rapporte des bouquets de pissenlits l’été, leur joue après les oreilles pour s’endormir ou leur concocte des avions en papier rose avec des cœurs dessus.

Toujours d’après ce genre d’articles, il semblerait que les crises sont moins hystériques chez les garçons. Si mon p’tit poulet se transforme en fille l’instant d’une crise, ça veut dire qu’il lancerait des meubles? Qu’il casserait des cadres? Une crise, c’est une crise. Je ne prendrais pas plus de décibels, mettons. Je ne vois pas en quoi faire le bacon peut être différent d’un sexe à l’autre.
Ne pas avoir besoin de dépenser pour des jouets dispendieux est un autre point souvent rapporté : les garçons joueraient à n’importe quoi… avec n’importe quoi.

Pas ici! 

On ne dépense pas pour des jouets dispendieux, mais Damien n’a pas l’intention de transformer sa chambre en château pour dragons qui crachent du feu. 

On essaie justement de travailler son imagination dernièrement. Les jeux de rôle durent une minute (je suis très généreuse ici) et c’est terminé. 

Les casse-têtes, les blocs LEGO, faire du vélo, faire de la trottinette ou jouer dehors, c’est pas mal tout ce qui l’intéresse. À Noël, il a reçu un costume de policier. Il veut toujours que ce soit moi ou Papa qui le porte pour jouer. Ça vous donne une idée? 

Quand MOI, j’essaye de jouer à des jeux de rôle avec lui, ça ressemble à ça:

– Vite, Capitaine Damien! Il faut sauver les gens sur le bateau, il va couler!

– Non, Maman (avec un look confus du genre de quoi tu parles un bateau, la grande?). Ce n’est pas un bateau, c’est une auto.

– D’accord… Vite Damien, il faut sortir les gens de l’auto, elle va brûler!

– Non, Maman. Il n’y a personne dans l’auto.

– Alors vite, on va se sauver pour ne pas exploser comme l’auto! (Je commence sérieusement à perdre mon momentum.)

– Non! NON, maman! J’ai dit qu’elle n’allait pas exploser!

– Alors, appelle la police!

– Non, maman! Les pompiers. On doit appeler les pompiers.

Ben appelle le 911 pis va donc jouer tout seul.

PhotoCarolyneDallaire

CAROLYNE D.

Être une maman poule ….

Avant d’être une maman, je n’arrivais pas à concevoir comment des liens aussi forts pouvaient se tisser entre une maman et son enfant. Encore aujourd’hui, il m’est difficile de le décrire…C’est tellement tangible, quasi palpable…C’est viscéral! Aussi, je disais haut et fort que JAMAIS (oh grand jamais!) Louca ne dormirait dans mon (notre!) lit… (pffff! Ben voyons! Ça c’fait pas! Après ça, ils ne veulent plus dormir dans leur lit!)

J’affirmais (et j’étais convaincante! Croyez-moi!) que ça ne me dérangerait pas du tout, du tout, du tout de faire garder mon enfant pour prendre de belles vacances en amoureux avec papa. Mais il faut croire que l’expression «Faites c’que je dis, et non c’que j’fais» prend ici tout son sens…Parce qu’aucune de mes «prédictions» ne s’est avérées vraies! À 2 ans et demi  , mon (notre!) fils dort toujours dans mon lit (NOTRE lit! S’cusez!! Ahhh! J’ai d’la misère avec ça! Je suis possessive un peu:) ). En fait, si j’y pense bien comme il faut, je me demande s’il a même déjà dormi dans sa chambre… mais c’est tout à fait justifiable!!! Il y avait quand même 3 (immenses, incommensurables, éléphantesques!!!) mètres qui nous séparaient l’un de l’autre! Une distance qui m’apparaissait insupportable. Bon ok…Vous trouvez que je suis une maman folle? Je dirais plutôt une maman poule . Mais je demeure convaincue que plusieurs mamans se retrouveront dans mes écrits…

Dites-moi…êtes-vous une maman poule ?

 

**********CONCOURS********************

Pour gagner ce chandail maman poule nouvelle édition …. partage ce billet sur facebook et dit nous en commentaire (sur le blogue) pourquoi tu es une maman poule .

Tirage le 18 mars

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Jessica H.

 

Lettre à mon fils surdoué

 

Le verdict est tombé. On nous a confirmé que ta tête est beaucoup plus grosse et beaucoup plus lourde que le poids que tes petits souliers peuvent supporter. Ça fait longtemps que je le sais. Mais comment parler de ça avec les grands. Ils disent tous que leurs mignons sont brillants, intelligents et tout le tralala. Mais toi, c’est différent. Tu es doué. Surdoué même. Et ça, ça ne vient pas seulement avec une mémoire d’éléphant. Ça vient aussi avec des colères qui décollent comme des fusées. Avec des larmes qui tombent comme des confettis. Avec des mots qui cognent comme des marteaux.

Tel un funambule, ton petit corps cherche l’équilibre entre le monde des enfants et celui des grands. Il cherche à rester droit malgré sa maladresse. À rester fort malgré sa petitesse.

Ton cœur est un casse-tête. Ta tête, un océan rempli de trésors. Tu vagabondes ici et là entre les milliers de questions que tu te poses. Quand tu demandes, on soupire. Non pas parce que tu nous exaspères, mais seulement parce que nous, les grands, on n’a pas réponse à tout. Et les petits comme toi, d’habitude, se contentent des mots qu’on souffle dans le vent. Ou mieux, d’un sourire.

Mon tourment. Ma petite tempête. Ma grande tornade. Tes idées tournent comme un ouragan. Tu ruisselles lentement entre les gens. Calme. Paisible. Et pendant un temps, tu t’affoles. Incapable de suivre le courant.

Où iras-tu? Le poids de tes pensées t’empêchera-t-il d’avancer? Arriveras-tu à porter la main d’un ami et à délaisser le sort de l’univers?

Tu cherches ta place que tu sais si petite face à la grandeur de tout ce que tu connais. Arrête de la chercher. Ta place est dans le cœur de ceux qui t’aiment. Elle est aussi là où tu choisiras de la dessiner.

Mon petit enfant. Mon grand garçon. J’espère seulement que les grandes choses que tu réaliseras seront à la hauteur de ton cœur, et non toujours à la hauteur de ta tête.

La vie est douce fiston, mais amer aussi. Les gagnants ne sont pas toujours ceux qui méritent d’être premiers. Et les derniers ne sont pas toujours les perdants. C’est flou tout ça pour toi. Je sais. Mais ne cherche pas à comprendre. Dans la vie, certaines choses ne s’expliquent pas.

Et la chose la plus difficile à expliquer est comment gros je t’aime, et comment gros tu me remplis de fierté et de bonheur.

Je t’aime et je serai toujours là pour toi.

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KIM N.

 

Ne jamais plus négliger la douche

Aucune raison, mis à part une douche en coin exigüe, ne valide la négligence de la prise de douche en duo.
Je me souviens, il y a de cela quelques années, j’étais en visite chez un ami et j’ai vu ses parents aller prendre leur douche ensemble; je lui ai dit : « Wow! Tes parents prennent leur douche ensemble! C’est tellement rare! »
Je me suis dit qu’ils étaient encore amoureux. J’ai trouvé ça beau.
Depuis un moment, mon amoureux et moi prenons notre douche ensemble presque tous les soirs. Je ne sais pas si c’est parce que nous sommes nus comme des vers, sans apparat aucun et nos complexes à l’air, mais je sais que nous y partageons de nos plus drôles conversations.
Je mentirais si je vous disais qu’Olivier ne s’amuse pas à m’étendre le mascara jusqu’en dessous du menton. Et il y a aussi quelques fois où je me suis retrouvée avec du savon dans l’œil quand il rinçait son luffa (parce que oui, mon chum se lave avec un luffa et pas moi). Et étrangement, on parle beaucoup de lutte dans la douche, sans aucune raison.
Chaque fois que nous nous donnons le hochement de tête du commun accord pour la douche, j’entends la musique de LOST lorsqu’ils partent tous à l’aventure. Parce que la douche, c’est une quotidienne où nous nous voyons toujours sous notre vrai jour, où nous nous embrassons sous l’eau comme dans la scène de la pluie de The Notebook, où nous rions et où nous partageons des folies.
Il y a une espèce de sincérité qui teinte ces scènes-là. On fait plus que se laver. On ne se regarde pas : on se voit. On se touche. On s’embrasse. On s’enlace. Juste pour se découvrir, pour mettre le doigt sur le grain de beauté en forme de point-virgule, normalement caché sous le chandail. Ou encore, relier d’une ligne imaginaire les taches de rousseur dans son dos.
Un petit moment volé dans le quotidien pour se (re)connaître… Et s’aimer.
Parce que l’Amour; ça s’entretient.

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KIM B.

Les Girouettes

Les fêtes et les anniversaires, ça pleut toujours, partout et souvent, ça rime avec panne d’idées cadeaux! Que ce soit pour grand-maman, papa, fillette ou même « à moi de moi », si vous ne connaissez pas cette entreprise québécoise, vous ne pourrez plus vous en passer.

L’entreprise Les Girouettes, sous la création artistique de Lisa Marie Masse, vous propose le net plus ultra du cadeau original. Joaillière de formation, c’est dans un esprit ludique, sans artifice, qu’elle crée, le plus simplement possible, des pièces uniques pour le plus grand plaisir de nos yeux.

Vous l’avez peut-être vu passer sur la page Facebook de P’tit mec P’tite nana, car cet automne, elle et notre créatrice Jessica Hartwell ont collaboré au plus-que-parfait pendentif mamannn poule.

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https://www.facebook.com/ptitmecptitenana/photos/pb.572946226150560.-2207520000.1455741124./722189291226252/?type=3&theater

Que ce soit pour une création unique et sur mesure ou bien pour profiter d’œuvres déjà créées, il faut considérer un délai de deux semaines pour la fabrication. En passant, elle peut même reproduire sur bijoux, les chefs-d’œuvre de vos enfants et ça c’est vraiment, selon moi, ce qui est le summum du cadeau durable et personnalisé.

C’est bien beau autant de talent me direz-vous, mais à combien tout ça se détaille-t-il? Et bien croyez-le ou non, pour un travail de cette qualité, gravé sur de l’argent sterling, c’est plus qu’accessible! Les prix vont de quarante-cinq dollars pour des boucles d’oreilles à environ soixante-cinq dollars pour un pendentif. Bien sûr, le prix peut varier selon vos demandes.

Gageons que je ne serai pas la seule à y avoir trouvé mon compte côté originalité pour le prochain anniversaire dans la famille.

Pour de plus amples informations, je vous laisse le lien vers la page Etsy de Les Girouettes. Bon lèche-vitrine!

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https://www.etsy.com/ca-fr/shop/lesgirouettes

 

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VÉRONIQUE  P.

 

Un site pour les jeunes, conçu par les jeunes ! :)

Le blogue de Sean : un site pour les jeunes, conçu par les jeunes !

Sean a 9 ans et presque toutes ses dents ! Il est en quatrième année. Depuis qu’il sait lire, il dévore les bouquins et se laisse transporter dans différentes aventures. C’est en lisant les tomes de la série Harry Potter que Sean a véritablement pris goût à la lecture. Depuis, il passe la majorité de ses temps libres à tourner les pages de tous les livres qu’il trouve sur son passage. L’objectif de son site? Partager sa passion au monde entier et donner à tout le monde l’envie de lire !

Pour découvrirez une foule de suggestions lecture pour les jeunes de 3 à 17 ans et pour en apprendre davantage sur vos auteurs favoris, visitez le www.lebloguedesean.com. Vous y découvrirez des livres, des jeux de sociétés et des capsules vidéos avec des auteurs et des personnalités inspirantes!

Visitez-nous aussi sur Facebook !

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KIM N.

 

La mode et la maternité…

J’ai toujours aimé m’habiller. Enfant, j’étais une vraie petite dictatrice avec ma mère à ce sujet. Pas de jeans, c’est inconfortable (dans les années 90 les jeans n’avaient aucun stretch!!), pas de cols roulés (dans les années 90, c’était la mode haha), le corduroy ce n’est pas beau (ok pas besoin de vous le dire à chaque fois, j’étais au primaire en 1992, OUI je vais bientôt avoir 30 ans) et la liste était vraiment longue.

Rien n’est allé en s’améliorant parce que j’ai ensuite passé ma vie à dire à tout le monde autour de moi comment s’habiller. Ça tombe bien, c’est aujourd’hui mon métier. Bien que je me suis cherchée longtemps, dans mon livre de FPS en secondaire 5, j’avais déjà inscrit comme choix #1 Marie Victorin pour faire du design de mode. J’ai finalement choisis un autre chemin, mais ça c’est une autre histoire…

Bon, assez parlé de mon parcours. Je veux aujourd’hui aborder le sujet de la mode maternité! Beaucoup de femmes n’aiment pas s’habiller lors de leur grossesse. Pour moi, c’était un défi super cool et amusant. J’ai complètement adoré styler ma nouvelle silhouette et cette belle grosse bedaine! En plus, je la pavanais dans les corridors de l’École Supérieure de Mode de Montréal, ce n’est pas rien!
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Mon secret? Éviter les vêtements de maternité le plus possible et en cas de besoin : H&M (parce que c’est vraiment moins cher là et plus tendance)! Les boutiques spécialisées offrent des produits super cool (soutiens-gorge d’allaitement, jeans, pantalons, bas-culottes et chandails basics), mais pour le reste, je ne trouvais rien qui était à la hauteur de mes attentes.

Je dois admettre que depuis 2 ans, l’offre s’est grandement améliorée du côté des vêtements de maternité, mais je vais quand même utiliser les mêmes trucs pour ma prochaine grossesse. Mon astuce #1 pour avoir un beau style durant votre grossesse : LES ROBES!

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Je portais presque toujours des robes. J’adore porter des robes en général, mais enceinte c’était encore plus joli! J’achetais seulement quelques tailles plus grandes qu’à l’habitude que je portais avec des collants ou des leggings de maternité – ce qui permet également de les porter durant l’hiver avec des bottes et un manteau long. J’aimais particulièrement les robes t-shirts du H&M, super abordables et disponibles à l’année, à manches longues ou courtes. Elles sont également très stretch, alors elles m’ont suivie de 3 à 8 mois et demi et elles mettent très bien en valeur les belles rondeurs de femmes enceintes. C’est facile de les rendre plus sport ou plus habillées selon la façon qu’on a de les agencer avec des superpositions. Vous pouvez les porter avec un gros collier et un blouson de cuir pour un look plus de soirée ou avec une grosse veste en laine ou une chemise (même empruntée au papa pour un look plus décontracté) pour le jour. Sinon, les possibilités sont infinies, tant qu’elles vous fassent au niveau du ventre et de vos autres nouvelles formes. De plus, une robe ample est très pratique pour la taille post accouchement! Voici une galerie de photos de certains de mes ensembles préférés tirées de mon propre Instagram et d’une séance photo de maternité que j’ai stylée :

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( Psttt.. paniquez pas c’est un 7 up grenadine.)

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Et vous? Qu’est-ce que vous pensez de cette idée?

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JULIE B.

 

À la recherche du sommeil perdu…

Voilà 21 mois que je n’ai pas connu une nuit complète. 600 jours exempts de huit heures de sommeil en ligne… Un luxe que je ne voulais me permettre dans « mon ancienne vie », car j’étais bien trop occupée à vouloir profiter de la vie. Cette dernière était bien remplie, principalement axée sur le travail. Je cumulais les heures supplémentaires et je profitais des moments de liberté pour me faire plaisir en passant du temps avec ceux que j’aime : 5 à 7 entre filles, journées de magasinage, journées au spa, soirées cinoche, nombreux voyages dans le sud… J’étais occupée, mais je trouvais toujours l’occasion de prendre soin de mon petit nombril.

Et puis, tu es arrivé… Toi, petit poulet (pas si petit que cela en fait)… Petit glouton de 9 livres et 2 onces, qui n’était jamais rassasié. Tu t’endormais et je n’osais pas fermer l’œil, en sachant que tu allais requérir ton lunch dans la prochaine heure. Je guettais… Et puis, les mois ont passé… Parfois, tu daignais faire un petit stretch et je me disais alors « Il y a de l’espoir! ». Je profitais de ces petits relents pour visionner des séries enregistrées, pour aller fouiner sur les réseaux sociaux ou simplement pour patauger dans un bon bain chaud. Awwwww!!!! Bonheur total! Des choses banales devinrent un luxe, ou plutôt, appréciées à leur juste valeur. Je n’ai qu’à penser aux escapades sous la douche à pouvoir me laver les cheveux (jouissance totale!). Moi, qui me lavais en 5 minutes, j’étirais le plaisir juste pour goûter plus amplement à ce moment de répit et de solitude! Sans oublier, la première VRAIE sortie… après des mois d’incubation à la maison parce que « mon précieux » ne pouvait survivre sans moi…. ou plutôt sans mon nectar des Dieux, mieux connu sous l’appellation de lait maternel. CE souper avec mes girls, bien arrosé de vino, que j’ai terminé en dormant sur la table…. Que voulez-vous? On dort où l’on peut… 😉

Je dors maintenant par épisodes, interrompus par les réveils de mon petit homme qui ne semble pas aimer les programmes longs…. Je suis parfois fatiguée et j’ai développé une amitié sincère avec Caféine, ma nouvelle collègue au bureau. Parfois j’aurais envie de mettre la routine sur pause et même d’appuyer sur mute afin d’avoir ma bulle et me retrouver. Cependant, lorsque j’entends mon fils se réveiller et dire tout doucement « mamannn », la poule se réveille en moi et n’a qu’une envie, celle de couver sa progéniture.
Et vous, le sommeil est-il le meilleur ami de votre petit poulet ou de votre petite poule?

annie

Annie

Le petit bonheur

C’est pour ça que tu t’appelles Félix, mon grand. Parce que lorsque nous avons su que nous allions vous adopter, ton frère jumeau et toi, on a aussi su que tu étais tout petit. Moi, je t’aimais déjà plus que n’importe quelle grande personne, avant même que tu sois sorti d’elle, avant même que je n’aie pu prendre tes 23 onces dans mes bras, avant même que tu ne poses tes grands yeux verts sur moi, je t’aimais. Je t’aimais déjà parce que même si je ne vous avais pas porté Oscar et toi, je vous avais porté quand même en quelque sorte, pendant longtemps. Je vous ai porté toute ma vie, dans mon cœur et mes trippes.

J’ai pris le petit bonheur, l’ai mis sous mes haillons.

Ça a été long avant qu’on comprenne, je veux dire, avant qu’on saisisse vraiment l’ampleur des dégâts et puis qu’on assimile le tout. Ça a été long, avant que je catche que le fait que ta mère biologique ait fumé du crystal meth et de l’héroïne tout au long de sa grossesse, t’avais tué à petit feu. Ça m’a pris tellement de temps, que même deux semaines après avoir entendu les mots paralysie cérébrale pour la première fois, je continuais de répéter que tu étais né prématurément de deux mois, que c’était normal que ça te prenne du temps comme ça, faire des choses toutes simples comme tenir ta tête. Puis, quand tu as commencé tes crises de convulsions, j’ai dû tout assimiler très vite. Les médicaments, les tests, les crises, le diagnostic. Spasmes infantiles. Dommages au cerveau. Ne marchera pas, ne parlera pas… espérance de vie : 3 à 5 ans.

J’ai dit faut pas qu’tu meurs viens t’en dans ma maison.

J’ai crié tellement fort, le visage enfoui dans mes oreillers, que j’en ai perdu la voix pendant presque deux jours. De savoir que la personne qui t’a mise au monde t’a aussi enlevé la vie, enlevé la chance d’être un petit garçon ordinaire, m’a rendue malade. Tu ne grandiras pas comme les autres, même pas comme ton frère jumeaux, et c’est de sa faute. Ça me tue en dedans, à chaque seconde depuis qu’on nous a appris la nouvelle, mais tu sais quoi? Tu n’en sauras rien. Coûte que coûte, ta vie sera merveilleuse. Je ne veux jamais que tu saches, à quel point j’ai de la peine pour toi et combien ça m’attriste de ne rien pouvoir faire d’autre que de te serrer contre moi chaque fois que tu as une crise de convulsions. Jamais. Je veux que tu vives chaque moment avec nous avec une esquisse de sourire sur les lèvres et puis si tu arrives à prendre assez de forces, tu me dessineras un vrai sourire.

Alors le petit bonheur, y’a fait sa guérison

Je ne suis quand même pas idiote, je sais très bien que le 75/80 % de dommage à ton cerveau ne guérira jamais, ne se réparera pas. Ce que je vais travailler, façonner, chérir et enlacer de toutes mes forces, c’est ton cœur, mon fils. Ton cœur qui n’a pas su ce que c’était que d’être créé dans l’amour et la paix, ton cœur qui est né malade et inquiet et qui sursaute et qui chigne et qui pleure pour un oui ou pour un non à chaque heure du jour ou de la nuit. Je vais aimer ton cœur, je vais le remplir d’amour et le toucher, le flatter et m’y blottir et puis, lorsque ton mal aura pris trop de place dans ton corps et qu’il sera temps pour toi de lâcher ma main, je veux que tu saches que jamais, jamais je n’aurais rêvé avoir un autre cœur à chérir, un autre enfant à accompagner dans la douceur et l’amour. Du haut de tes 8 mois tu m’as appris la patience, la tolérance et le don de soi. Je n’aurai jamais assez d’une vie pour te remercier d’avoir choisi notre main pour poser à ton front.
Sur le bord de mon cœur y’avait une chanson.

MELANIE M

MÉLANIE M.