L’Halloween approche…

 

Cette fête de déguisements, de décorations et de friandises approche! On est contents! Nos petits poulets sont heureux, nous sommes heureux, la vie est belle! Le mieux dans tout ça : on est les premiers à piger dans la récolte pour assouvir notre « besoin » de sucre. Par contre, l’Halloween peut devenir une source de stress intense pour certains parents : ceux de petits poulets ayant des allergies! Le triage de bonbons suite à la récolte et les 1 000 répétitions de « NE PAS MANGER DE BONBONS AVANT QUE MAMAN LES AIT VÉRIFIÉS » peuvent s’avérer moins plaisants pour notre recherche de quiétude maternelle (ça existe la quiétude maternelle?!?).
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Source : www.dejouerlesallergies.com

Pour ceux et celles qui ne le savaient pas, il existe le programme #MaCitrouilleTurquoise, une idée tellement géniale qui favorise une fête d’Halloween sécuritaire pour les enfants allergiques. Regardez par ici : http://allergies-alimentaires.org/fr/nouvelles/voyages-et-fetes/participez-a-l-initiative-ma-citrouille-turquoise
Ayant un chum allergique et intolérant à plusieurs aliments ainsi qu’un petit poulet avec des intolérances alimentaires, donc vivant cette réalité, je trouve que ce projet vaut la peine d’être découvert et partagé! Le principe est fort simple, on offre des surprises non alimentaires de style : pâte à modeler, autocollants, colliers fluorescents, bulles, etc. Laissez aller votre imagination, les p’tits monstres vont assurément aimer! Ou bien, autre alternative, offrir des friandises sans allergènes. Et on peut s’entendre pour dire que ce n’est pas trop compliqué à repérer.
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Sources : Nestlé, Hershey, Freddofood.com, Twizzlers

De nos jours, plusieurs boîtes de friandises sont identifiées « sans arachides », par exemple. On peut aussi donner des croustilles, des barres tendres certifiées sans allergènes ou des compotes de pommes à boire (décorées à la Pinterest).
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Source : Pinterest

Afin que la population monstrueuse qui déambule dans les rues le 31 octobre sache que vous offrez des surprises sans allergènes, on vous invite à avoir une citrouille turquoise (que vous pouvez facilement peindre avec de la peinture acrylique du magasin à 1 $ par exemple) et à l’installer bien en vue évidemment. Vous pouvez aussi mettre une affiche suggérée par Allergies Québec que vous trouverez grâce au lien partagé un peu plus haut. Des directives à partager à vos amis et un concours s’y trouvent également!
Ce qui est bien aussi, c’est que l’on peut inscrire notre résidence afin que les parents de poulets et poulettes concernés puissent cibler les maisons « sécuritaires » à visiter. Vous pouvez le faire par ce lien : https://www.foodallergy.org/teal-pumpkin-project/fever-map#.V_KOvYjhBdi
Pour ma part, ma peinture est achetée, une citrouille turquoise élira domicile sur mon perron et j’aurai le bonheur d’offrir, encore cette année, la tranquillité d’esprit aux parents d’enfants allergiques et des surprises originales et amusantes aux p’tits poulets costumés!
Joyeuse Halloween!!!

ISABELLE

ISABELLE L.

 

 

La rage au volant…d’un panier d’épicerie

Plusieurs choses me donnent de l’érythème fessier (je voulais écrire le feu au cul, mais c’est beaucoup moins ladylike). La plupart d’entre elles se produisent dans un lieu que je fréquente chaque semaine à mon grand désarroi : l’épicerie. J’haïs faire l’épicerie. Heureusement, je peux remplir mon panier des articles nécessaires plus rapidement qu’un adolescent précoce remplit son Kleenex. Voici les raisons qui motivent ma haine pour cet endroit et ses usagers.
Nicole, dame début soixantaine qui s’est «donné une teinture bourgogne». Elle coche sa liste d’épicerie au-dessus de ses lunettes sur le bout de son nez. Celle qui fait l’inventaire de ce qui lui reste à mettre dans son panier qui est stationné en plein milieu de l’allée.
Le fameux frigidaire à lait. Il sent le louche, il y a des croûtes de ce qui a déjà été liquide et laisse les sacs de poches de lait mouillées. Je ne sais jamais si c’est du vieux lait ou juste de la condensation. Alors, je fais probablement le geste le plus étrange à faire en public : je sens mes doigts. Et je croise les doigts que ce soit la deuxième option parce que, t’sais, qui aime ça sentir du lait suri?

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Crédit : Sabrina Hurd

Pour ne pas nommer l’endroit, je fais mon épicerie dans un établissement où je pourrais croiser le capitaine du Romano Fafard. Ils ont la brillante idée de mettre les produits à rabais dans des gros paniers en milieu d’allée. La marchandise y est joliment exposée à la manière d’une tour abstraite dont l’équilibre semble aussi solide que des jambes d’adolescentes devant Justin Bieber.
Jean-Claude, quadragénaire qui tâte tous les morceaux de viande rouge pour faire son choix. Je soupçonne un lien de parenté avec Nicole pour des raisons de panier arrêté devant toutes les coupes de bœuf disponibles pour délimiter son territoire. Au moins, il ne fait pas pipi dessus!
Sandra, jeune femme en jogging et Uggs qui mâche sa gomme à grande yeule tout en parlant au cellulaire. Elle range son panier d’un swing aléatoire dans le tempo à panier. Pis tant pis pour les autres.
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Crédit : Sabrina Hurd

Les petits sacs à légumes. Ils sont à traiter comme une jeune vierge après sa première nuit d’amour. Ils ne s’ouvrent pas facilement et une fois que c’est fait, il faut être délicat. Sinon ils répandent leur contenu où bon leur semble : fond du panier, sacs réutilisables, tapis roulant à la caisse (pas la vierge là, les sacs).
Je suis convaincue de ne pas être la seule à détester certains lieux publics. Lesquels fuyez-vous et pourquoi?

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SABRINA H.

Maternité 2.0

 

 

Petite, il m’arrivait de regarder « Les Filles de Caleb » avec ma mère… Une fois adulte, je me suis « tapé » la série d’une traite, avec grand plaisir. Pour moi, c’était clair : élever une famille, ce ne serait pas toujours rose, mais ce serait somme toute assez facile… ERREUR!

 

Je me disais que, si les femmes de cette époque (pas si lointaine, il faut le dire!) arrivaient à élever 10-12 enfants pendant que l’Homme était au champ ou au bois, j’en serais capable aussi! C’était facile, les femmes s’entraidaient entre voisines, la mère était proche, tout comme les sœurs… De nos jours, force est de constater que c’est bien différent! D’accord, on n’élève plus 10-12 enfants, ou du moins, c’est plutôt rare. On ne connaît pas forcément son voisinage, et, si c’est le cas, on n’a pas nécessairement envie d’y faire appel… Notre mère, nos sœurs et nos amies travaillent bien souvent et sont occupées le jour, le soir, la fin de semaine… Je suis chanceuse, ma mère travaille peu et est très disponible (lire mon billet de mai, « Ma maman, mon héroïne »), et mes amies sont présentes, chacune leur tour, comme si elles se « relayaient » pour m’aider! Mais, bien souvent, je n’ose pas les déranger pour leur poser les 10 000 questions qui me hantent depuis la naissance de mon petit poulet! C’est LÀ que viennent à ma rescousse les réseaux sociaux!

 

Eh oui! Ces fameux réseaux sociaux, fléau des années 2000 pour certains, mais l’élément clé de ma santé mentale depuis que je suis maman! (Ok, j’exagère… à peine!) Et je ne parle pas seulement du fait que je puisse publier des photos de mon petit bonheur et les partager à tous, quoi que je le fasse très (trop!) souvent! Dans mon cas, Facebook et ses groupes de mamans sont mes plus grands alliés. Question concernant le dodo? Maman Poule X a un truc miracle. Inquiétude sur la quantité de lait bu par mon petit poulet? Maman Poule Y publie l’information pour me rassurer. Peur de ne pas assez stimuler mon fils adoré? Maman Poule Z est là avec les mots exacts pour que je me sente compétente. Bien entendu, la plupart de ces mamans ne sont que des « amies virtuelles », je ne les connais pas en personne. So what? Si on peut s’apporter support et réconfort entre nous, où est le mal? Auparavant, les mamans s’entraidaient « en personne »; on le fait maintenant aussi, mais par le biais du Net! Et mon fils ayant grandit, je peux à mon tour informer, consoler et supporter les autres mamans! N’est-ce pas merveilleux?

 

Ok, les réseaux sociaux ne remplaceront jamais la chaleur humaine, j’en conviens. Mais, bien sincèrement, les mamans rencontrées sur ces groupes m’ont grandement aidée à prendre confiance en moi et à trouver des idées, trucs et solutions pour alléger notre quotidien, à mon p’tit mec et moi. Et ça, chaleur ou pas, ça n’a pas de prix!

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AUDRÉE J.

 

Le lapin qui manquait d’amour

 

Ahhhh les toutous! On en a dix, on en a cent, on en a mille! Quand on les reçoit, ils ont tous un peu la même allure : pelage duveteux aux couleurs édulcorées, grands yeux miroitants, ventre rebondi et sourire sympathique. Ils sont cutes, mais il leur manque toujours quelque chose : de L’AMOUR! 

Voici donc un court tutoriel expliquant comment transformer visuellement vos toutous à grands coups de tough love! Toutes les techniques ont été testées et approuvées par le lapin de mon fils, que celui-ci a judicieusement baptisé Gros Lapin. Voici Gros Lapin lors de son arrivée à notre domicile :

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Gros Lapin Avant

Clairement, un toutou qui n’a jamais été cajolé. Afin de changer cette allure négligée, la première étape est de trimballer la peluche absolument PARTOUT. Épicerie, salle d’attente, voiture, parc; il ne doit jamais être laissé derrière! La place du toutou lors des repas doit être sur le coin de la table. Jamais à plus de 12 pouces de l’enfant propriétaire. En cas de spaghetti ou de toast à la confiture, c’est plutôt 6 pouces.

N’hésitez pas non plus à oublier le jouet dans un festival ou autre endroit public et le récupérer deux jours plus tard dans un bac d’objets perdus à l’hygiène douteuse. Si vous faites du camping, une nuit passée sur la table à pique-nique par temps de pluie contribuera nettement à la transformation rapide du petit protégé. Votre animal en peluche vous en remerciera!

Il se peut qu’un jour, le toutou présente une déchirure. N’allez surtout pas le jeter pour si peu! Utilisez vos talents de couturière, si piètres soient-ils, afin de repriser l’animal. Même avec un fil de couleur contrastante. Vous lui offrirez ainsi une cicatrice de guerre qui fera de lui le king du bac à jouets!

Grippe, gastro, virus inconnu? N’empêchez jamais votre enfant d’enfouir son petit visage morveux et ruisselant de sueur dans le cou de son toutou fétiche. C’est sa façon de lui donner de l’amour à grande dose! Points bonis en cas d’éclaboussure de vomi! 

Les élans artistiques de vos tout-petits ne doivent en aucun cas être freinés! Rien de tel qu’un maquillage improvisé aux Crayola ou qu’une coupe de cheveux artisanale pour renforcer le caractère unique de son animal rembourré! Souvenez-vous d’une chose : chaque tour dans la laveuse contribue à faire passer le fameux toutou du look « tablette de magasin » à un look « j’ai une famille qui m’aime »! Le rêve de toute peluche qui se respecte!

Voilà, vous avez maintenant toutes les cartes en main pour transformer vos toutous insipides en véritables boules d’amour ambulantes! Après près de quatre ans de ce traitement royal, voyez comment notre Gros Lapin a complètement changé d’apparence :

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Gros Lapin Après

 On peut dire que celui-là, il est aimé, et ça paraît!

 

MELISSA

MÉLISSA B.

 

Fils, tout n’est pas rose ou bleu, pis ce n’est pas grave.

 

 

L’autre soir, pendant que je m’affairais à bien appliquer les 10 couleurs de vernis à ongles minutieusement choisies par madame ta sœur a.k.a. la poulette de 5 ans, toi tu étais assis dans le salon avec papa et ton petit frère.
Tu expliquais à papa, du haut de tes 3 ans ½, que les gars ne mettent pas de couleurs sur leurs ongles. Que c’est pour les filles. Que les gars ont par contre le droit de mettre du « blanc ». (Lire : transparent)

Après avoir fini la manucure de la poulette, je t’ai offert de mettre du « blanc » sur tes ongles. Ça n’a pas pris 2 secondes que tu étais devant moi, heureux de passer, toi aussi, un petit moment chouchou avec ta maman.

Du coin de l’œil, je te voyais bien reluquer les couleurs sur la table. Du bleu, du rose, du jaune, alouette; toutes les couleurs y étaient. Pis toi, tu me le dis souvent; ta couleur préférée, avant c’était le bleu, après le rouge et maintenant c’est le « mul-ti-co-lo-re ».
Avec tes yeux d’enfant, pas tes yeux de garçon, tu les vois toutes belles les couleurs.

Faque je t’ai proposé de colorer ton pouce.
Comme tu étais fier! Tes yeux étaient remplis d’arcs-en-ciel et ton sourire voulait tout dire. Pis là, j’ai vu un petit nuage passé.
L’air perplexe, tu m’as dit : « C’est pas grave, hein, maman?? »

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Crédit : Caroline Gauthier

Tu sais ce qui est grave mon poulet?
C’est quand les gens choisissent quelles couleurs on doit aimer. Quand les gens ne voient plus de nuances ni la magie/la folie et qu’ils voient seulement des différences. Quand ils choisissent ce qu’on doit être.

Quand tu avais environ l’âge de ton frère (18 mois) y a une grande personne qui riait parce que tu jouais avec des jouets de « fille ». Je n’ai jamais compris ce qui était si drôle.
Toi, tu jouais. Tout simplement.
#laissonslesenfantsêtredesenfants

Dernièrement, tu m’as dit : « C’est pas grave, hein maman, si la balançoire de bébé, dehors, elle est rose? »
Tu te rappelles de ma réponse?
« Est-ce qu’elle balance? Est-ce que bébé s’amuse? »
Tu as juste souri. Tu as compris, à 3 ans ½, pourquoi maman et papa n’en avaient jamais acheté une autre.

 

Jamais je ne vous empêcherai, ton frère et toi, de jouer à la poupée, de vous déguiser ou de jouer avec une cuisinette. Tout comme jamais je n’empêcherai votre sœur de jouer avec des voitures ou des superhéros.
Jamais je ne veux que tu t’empêches de t’amuser. Que toujours, tu sois toi.

Alors, non mon poulet, c’est pas grave.

Tu es un enfant et tu vois la vie avec des yeux d’enfant; tu la vois pleine de couleurs.
Ne perds jamais ça. Toi, ton frère et ta sœur continuez de toujours voir toutes les beautés de la vie, sans faire de différence. Soyez vous-mêmes, avec vos propres couleurs.

 

Peu importe où la vie te mènera, n’oublie jamais que ta couleur préférée a déjà été le multicolore. Quand ce sera parfois noir dans ta tête, promets-moi que tu vas t’en rappeler.

Mon fils, tout n’est pas rose ou bleu.
Pis c’est pas grave.

PhotoCarolineGauthier

CAROLINE G.

Dans l’temps

« En tous cas, dans notre temps on n’avait pas toutes ces affaires-là pour nous faciliter la vie! »
De dire à peu près n’importe qui d’une génération précédente au sujet de n’importe quelle gogosse pour bébé. La liste desdites gogosses est longue comme le bras de mon chum… Du chauffe-biberon électrique au tapis d’éveil, en passant par la poubelle à couches sans odeur et les lingettes pré-enduites de savon pour le bain. L’amélioration qui trône incontestablement sur la plus haute marche du podium est pourtant le porte-bébé….« ah t’es chanceuse, nous dans notre temps on en avait pas de t’ça ». I mean, really? Les femmes portent leurs bébés contre elles, dans un morceau de tissu depuis que le monde est monde! Peut-être qu’ils n’étaient pas aussi disponibles, accessibles et colorés au goût du jour, mais je peux vous confirmer que ça a toujours été là! Primitif? Peut-être. Nouveau? Absolument pas! Mais là n’est pas le point. Le point est que SOCIALEMENT, les attentes n’étaient pas les mêmes! Oui, j’en conviens, plusieurs articles (a.k.a gogosses) « n’existaient pas », mais leur nécessité n’était pas la même. Née au début des années 80, à part les bras de ma mère, je n’ai eu besoin que de ma bassinette, ma marchette et ma chaise d’appoint pour vivre une enfance heureuse. Si on recule un peu plus loin, on peut même soustraire tout ce qui n’est pas une bassinette ou une paire de bras! Aujourd’hui, en 2016, on dort avec nos poupons, on les allaite forever, on fait nos purées par soucis alimentaires et non par restrictions financières, on porte nos bébés partout et le plus possible, on se désinfecte les mains au Purell jusqu’aux coudes, on adopte des animaux hypoallergènes et on leur fait lire des petits mots sur des cartes aide-mémoire, à 5 mois. Eeee, ça va!?

« Dans le temps », y’avait aussi les 5 ou 6 plus vieux qui aidaient avec les tâches ménagères et tout le monde fumait dans la maison (et pendant la grossesse!). On s’entend que les choses ont changé?
C’est toujours la même chose au fond, être maman. Et puis non, le tapis d’éveil ne me rend pas du tout la vie plus facile… Au contraire même! Je conviens que c’est un merveilleux outil, mais SOCIALEMENT maintenant, « on se doit » presque d’en avoir un, sous peine de ne pas avoir, selon nos pairs, le nécessaire.
C’est rushant, 2016! Avec la venue des médias sociaux, on est toujours là à se comparer, se questionner, se demander si on a tout ce qu’il nous faut… On voit les exploits des enfants de nos amis et on compare nos rejetons, on angoisse, on google des trucs ridicules chaque jour « à quel âge un bébé parle?», « poids normal pour un enfant de 14 mois », « premiers signes d’autisme ». La liste est longue comme son autre bras!
Parfait. Tout doit être parfait parce que tout est scruté à la loupe, tout est exposé, découpé, comparé. Avant, je veux dire, dans le temps où les marchettes étaient encore légales au Canada (p.s. : Elles le sont aux USA, et pour celles/ceux qui croient qu’il s’agit d’un outil merveilleux, elles sont facilement en commande en ligne 🙂 ), dans le temps où on avait un peu moins de règles à suivre, les gogosses n’étaient peut-être pas inventées, mais personne ne scrutait à la loupe depuis son salon ou son cellulaire, notre quotidien, nos agissements, notre routine. Les informations ou plutôt les statistiques précieuses sur les autres bébés et les « comment ça marche » étaient obtenus chez le docteur, à l’église ou lors d’une soirée party Tupperware!
Alors non, dans votre temps, vous n’aviez pas tous ces trucs pour vous faciliter la vie, mais il n’y avait pas non plus tout un monde internet pour vous la compliquer!
Sans rancune, générations précédentes!

MELANIE M

MÉLANIE G.

SOS Microbes…

Quelqu’un connaît une firme chasseuse de microbes? Si oui, vite! Donnez-moi leur numéro que je booke un rendez-vous as soon as possible!!!
Ti-poulet a été ébranlé solidement côté santé depuis son arrivée. Laryngite striduleuse, otites à répétition, bronchiolite, pneumonie, conjonctivite, rhume incessant, gastro… C’était presque un miracle quand notre petit homme passait un mois sans être sur le carreau. Sans parler des cochonneries que nous avons attrapées, nous, ses parents…
Pourtant, notre charmante progéniture est allaitée depuis sa naissance, et l’est toujours… ET il mange très bien, en respectant le guide alimentaire canadien, ses trois repas par jour : légumes variés, viande et substituts, fruits frais, produits laitiers et céréaliers… Notre petit poulet est bien développé pour son âge et il a la « shape » d’un joueur de football, on lui donne beaucoup plus vieux que son âge réel. Malgré tout, il est loin d’être invincible!!!
C’est décourageant et surtout désolant de vivre une telle réalité… On se sent tellement impuissant quand on voit notre enfant souffrir. Heureusement, dès que les antibiotiques font effet, notre petite tornade sur deux pattes retrouve sa belle énergie contagieuse et c’est comme si de rien n’était. Soulageant, mais déstabilisant quand nous sommes également malades et qu’on a l’impression qu’un dix-huit roues nous a frappés de plein fouet… Dans ce temps-là, on est heureux qu’il se porte mieux… mais on aurait envie qu’il passe au mode « relaxation » ou « pause » pour un moment.
Bref, je crois qu’il est quasi impossible d’avoir le contrôle sur l’aspect santé de notre petit poulailler… On a bien beau vouloir offrir ce qu’il y a de mieux à notre enfant, le fait qu’il se retrouve à la garderie fait en sorte que le risque qu’il tombe malade est décuplé. Tous les médecins nous l’ont dit : dès qu’il y a plus de cinq enfants, c’est comme si c’était un village… Alors, difficile d’éviter le pire… En fait, on pourrait améliorer les choses si certains parents gardaient leur poule ou leur poulet avec eux, à la maison, quand ils ne vont pas bien… Oui, cela fait mal au portefeuille et cela a un impact sur le travail, mais malgré tout, la priorité est claire à mes yeux : quand p’tit poulet ne va pas bien, maman poule reste à la maison avec lui!
Heureusement, avec le temps, la maladie se fait plus rare! Elle doit maintenant avoir peur des super pouvoirs de fiston ;)….
Et vous, avez-vous eu plus de chance?

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ANNIE B.

Trois ans et demi

Trois et demi que mon petit bonhomme, le Charlie de mon cœur, vit avec moi la plupart de son temps. À partir d’un an et demi, je n’ai malheureusement pas eu le choix de l’inscrire à la garderie…

J’étais seule avec lui avant même sa naissance et je voulais lui offrir les meilleures conditions de vie possibles, ce qui impliquait que je me trouve un emploi.

Un an après sa naissance, j’ai consulté une avocate afin de faire une demande de garde exclusive (que j’ai obtenue). Mon petit cœur va tout de même chez son papa, du dimanche au mardi midi (jours correspondant aux congés de travail de celui-ci).

Puis, cet été, une sonnerie à ma porte a fait basculer un matin plutôt banal, en un matin horrifiant. Le pire matin de mon existence.

Un huissier me remettait une demande de modification de garde; son père veut avoir la garde une semaine sur deux. Je me suis effondrée en sanglots. Je sais, vous vous dites que c’est aussi son fils, qu’il a le droit de le voir autant que moi…mais pour moi, je ne peux même pas m’imaginer ne pas voir mon petit bébé pendant une semaine entière. Il part 2 jours et demi et mon cœur est gonflé de bonheur à son retour. Je suis impatiente de le retrouver, de le coller, de l’entendre rire…

Il fait partie de moi, comme je fais partie de lui; et je ne peux me sentir complètement heureuse quand il est absent.

Nous avons notre routine, nos histoires d’avant dodo, nos berceuses et nos petits bisous.

Je n’ai pas envie d’être sa maman à temps partiel; je n’ai pas envie de devoir partager celui qui a poussé dans mon ventre avec celui qui ne savait même pas s’il le désirait vraiment. Parce que moi, je l’ai toujours désiré. Je ferais tout pour lui.

Et puis, en décembre, je devrai me battre en cour pour prouver que notre accord va bien; que Charlie est bien dans cette routine qui perdure depuis 2 ans et demi déjà. Je devrai me battre pour avoir le droit d’aimer mon bébé à temps plein.

Je t’aime Charlie, encore plus gros que le soleil.

Et je serai toujours, toujours ta maman.

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KIM B.

Qui veut adopter mes deux Poulettes?

 

Moi, la mère imparfaite, oui il m’arrive parfois (et en spm souvent), de rêver secrètement à faire adopter mes deux petites poulettes. Elles ont respectivement deux ans et demi et 14 mois. Je rêve de chercher quoi faire de ma journée un samedi matin, je rêve d’être efficace pour une fois et réussir à vider le lave-vaisselle du premier coup. Je rêve que ma maison sente un doux parfum de lavande au lieu d’une constante odeur d’alimentum et de m…. Je rêve d’aller magasiner et non pas d’aller acheter des couches et du lait. Mais par-dessus tout, je rêve de DORMIR. Cette activité vitale devenue si rare, trop rare. J’ai déjà lu que durant la première année de vie d’un enfant, les parents perdent environ 600 heures de sommeil. J’y crois! En plus, ça fait deux ans de suite que je vis des premières années de vie de bébé. J’imagine que mon nombre d’heures de sommeil perdu se situe maintenant dans les 4 chiffres. Juste à y penser, je vais me mettre à faire de l’insomnie.
Bien que mes petites poulettes sont adorables et que je les aime de tout mon cœur et plus encore, elles sont ENVAHISSANTES. Elles sont toujours là! J’ai l’impression d’être un pokémon à attraper dans Pokémon Go. Où que j’aille, quoi que je fasse, elles me poursuivre! Aux toilettes, dans la douche, dans mon lit. Puis, si elles ont le malheur d’être à ma recherche sans succès pendant plus de 3 secondes…commence l’interminable chant du : Mamannnn?, mamannn??, mamaaannn???, maaaaammmmaaaannn????, maaaaaammmmaaaaaaannnnnnn????? Pire que le supplice de la goutte!
C’est très souvent Mamie Lulu qui finit par jouer le rôle de mère adoptive. Elle vole à mon secours de mère désespérée ou qui sait, au secours de ses petites poulettes aux prises avec une mère imparfaite et surtout impatiente. Alors, le temps d’une journée ou mieux d’une nuit, je me la coule douce et me fait croire que ma vie ressemble à Sex and the City!
Suis-je la seule qui rêve à l’adoption ?

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DOMINIQUE P.

La fois où j’ai regretté d’avoir fait lire un livre de bébé à mon chum

 

Mon p’tit mec, Léon le « léonceau », dormait environ 4-5 heures d’affilée : «  Génial pour un nourrisson de 3 mois » me dis-je. Ensuite , les nuits rapetissaient au lieu de s’allonger. Je me demandais ce qui se passait, je consultais d’autres mamans qui pour plusieurs vantaient les nuits de rêve de leurs poulets et poulettes de l’âge du mien . C’est certain que lorsqu’on se compare à une maman qui a un bébé qui dort 12 heures d’affilée, nos nuits semblent d’autant plus merdiques. Enfin il était temps d’écouter les conseils des autres, de prendre des notes, d’appliquer une solution; pour lui et pour nous . Mais voilà que les solutions sont multiples et surtout partagées, mais que voulez-vous, il faut essayer pour obtenir un changement.

En nous réveillant aux heures depuis une semaine, ma brute, l’homme de ma vie, et moi étions cernés jusqu’au nombril et avons donc ouvert nos oreilles aux discours de parents qui EUX avaient trouvé la solution divine : LA TECHNIQUE DES 15 SECONDES!!!!!

La plupart des mamans connaissent la technique des 15 secondes. Plusieurs n’ont que d’éloges à propos de cette façon de faire afin d’obtenir des nuits de sommeil complètes. Nous le voulons certes tous, mais à quel prix? Le petit livre de 150 pages d’une auteure que je ne nommerai pas, suggère une technique ferme et finale pour que l’enfant fasse ses nuits. Simple : coucher l’enfant avant l’endormissement, le laisser apprendre à se calmer et s’endormir seul. La technique est de laisser bébé pleurer à son paroxysme durant 15 secondes avant de le prendre dans nos bras, sans lui parler, sans le bercer, puis le reposer dans son lit.

Ensuite, quand il recommence a hurlé a s’en brouiller la voix, on repart le chrono pour 15 secondes additionnelles et ainsi de suite. Chaque fois qu’il se remet à crier comme si on le vaccinait sur tout le corps, on recommence… Et ce, durant toute la nuit s’il le faut.

Alors munie de mon chronomètre, de mon petit tableau pour cocher le temps écoulé et mon chum à mes côtés, j’étais prête. Enfin je croyais. Mon expérience a été désastreuse.
En fait, elle a été d’une durée de 3 heures de pure torture, après quoi j’ai abdiqué sous peine de finir moi-même en boule à me cogner la tête sur un mur.

Léon, mon petit poulet, ne pleure pas habituellement et l’entendre hurler de la sorte a brassé beaucoup de choses et je me suis mise à remettre solidement en doute ladite technique : et si ce n’était pas SI bon? Il ne semblait même plus se calmer dans mes bras après un certain temps, mais simplement continuer à pleurer et à chercher son souffle; l’horreur!

Malheureusement, j’avais poussé pour que ma brute lise le guide, ce qu’il a fait à mon grand désarroi, puisqu’il suivait « un peu trop à la lettre » la façon de faire. Je sais, je sais, c’est peut-être lui, Madame 15 secondes et plusieurs autres parents qui ont raison, mais hier c’était Léon et moi qui n’en pouvions plus. Même si mon chum essayait de me réconforter, même s’il avait lu comment aider maman à ne pas faillir, j’ai littéralement craqué après un crescendo d’émotions déplaisantes. J’étais crispée sur le divan, ne pouvant pas me résoudre à appliquer la technique. J’ai donc pris mon garçon dans mes bras, contre ma poitrine, et après une minute, il s’est endormi en faisant des gazouillis de bonheur : AMEN.

Peut être que je reprendrai cette façon de faire avec mon fils, dans quelque mois, mais pour l’instant je ne m’en sens pas capable. Il est petit et je suis une maman poule.

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AURÉ M.