Passé trouble et maternité; faire la part des choses

Depuis que je porte la bedaine, je ressens les « spots » sur moi, une forme d’inquiétude omniprésente. Serait-ce mes propres peurs ?
Ce serait normal puisqu’il y a trois ans, j’ai réussi à vaincre mon alcoolisme et à avancer, telle que je suis, sans artifices, ni béquilles. C’est à travers deux désintoxications que je suis parvenue à me libérer de cette dépendance atroce et sournoise, qui envahissait toute l’espace dans ma tête et qui prenait lentement ma vie avec elle, et ce, sur une période de dix ans.
J’ai mené une vie assez « rock n’roll », marquée d’expériences douteuses, honteuses et même dangereuses.
Ainsi, les regards des autres s’intensifient sur soi lorsqu’on mentionne l’idée de vouloir des enfants un jour, et c’est tout à fait légitime, j’en suis consciente.
J’ai toujours été habitée par l’envie viscérale de procréer, d’aimer inconditionnellement un petit être, de passer le flambeau. Cela étant dit, il m’était inconcevable de faire vivre à un petit poulet les angoisses mal gérées de ma vie trépidante et en bout de ligne, avec du recul, si malheureuse.
À l’aube de mes trente ans, j’ai amorcé un 180 degrés dans ma vie. J’ai décidé de changer. J’ai passé beaucoup de temps à nourrir mon vide avec attention, narcissisme et complaisance. Maintenant je dois me « dénombriliser » et amener toute cette attention ailleurs, vers autre chose que le noir connu. Je dois nourrir ma nouvelle vie avec de nouvelles expériences, de nouveaux souvenirs et l’amour sain dans lequel je baigne.
Il plane quand même un amalgame de fierté et de doute envers mon nouveau rôle de mère. L’annonce de ma grossesse a suscité, bien que je sois sobre depuis quelques années, des réactions vives dans mon entourage.
Je dois avouer que, parfois, moi-même je me demande si j’assumerai avec brio et à la hauteur de mes propres attentes, ce nouveau chapitre de ma vie.
L’interrogation aux fonds des yeux des gens que j’aime est parfois lourde à porter, mais en même temps compréhensible. Je dois transformer les inquiétudes d’autrui en moteur positif et constructif pour moi, mon fils à venir et ma brute adorée : mon homme.

Souvent, je me réveille la nuit, en sueur, rêvant d’une manière si réaliste, de cette ancienne vie. Je dois me rendre devant un miroir et constater. Constater que je suis enceinte de 9 mois, que j’ai un homme dont je suis éperdument amoureuse dans mon lit et que je suis aussi sobre qu’une nonne.
Je dois parfois me pincer pour valider le chemin parcouru, mais aussi prendre conscience que c’est le fruit d’un travail sur moi acharné et que je dois maintenir cette attention particulière sur mes faiblesses.
À l’aube de ce moment tant attendu, donner la vie a mon fils; mon petit poulet chaud, plusieurs émotions se bousculent.
Simplement à l’anticipation de sa venue au monde, j’ai fait surgir toutes mes capacités de faire le bien, de le vivre et de le partager du mieux que je le peux.
J’ai envie de dire à toutes les mamans imparfaites qui se surpassent pour leurs p’tits mecs et pour leurs p’tites nanas, que vous m’avez inspirée et que maintenant, c’est avec fierté et certes quelques craintes que je me joins enfin au merveilleux monde de la maternité.

 

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AURÉ M.

Les soupers de famille (1re partie)

C’est vendredi, enfin c’est le week-end! Je suis heureuse de passer du temps avec ma petite famille, du temps de qualité, mais surtout, sans le stress de la semaine. On oublie rapidement de mettre l’alarme sur le cadran, le stress d’habiller et de faire manger les enfants à temps pour partir au travail et on prend ça relax! Puis survient l’invitation au souper de famille! Enfin quelque chose qui fera sortir maman poule de la maison et par-dessus tout, qui lui évitera de faire le souper! Alléluia! Le fameux souper de famille est à la fois une bénédiction et une malédiction. Je comprends maintenant ce que mes parents ont dû endurer en nous amenant chez les grands-parents tous les dimanches pour ces fameuses réunions familiales. J’adore mes parents et ma famille et je suis chanceuse de pouvoir en dire autant de ma belle-famille, mais jamais je n’aurais cru un jour que le souper de famille serait pour moi une corvée!
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Je suis tellement contente quand je reçois l’invitation; je peux sortir de la maison, c’est une raison pour me « pomponner » un peu, je n’ai pas à me casser la tête avec la préparation du souper et je laisse aux autres le plaisir de faire la vaisselle! Maman imparfaite est bien contente de ce petit moment de détente supplémentaire, gratuit et entouré des gens qu’elle aime.
Tout à coup, je réalise que je dois préparer les enfants; choisir les vêtements, remplir le sac à couches de vêtements additionnels ainsi que de couches (j’utilise des couches lavables, alors tout ce qui sort revient à la maison) et habiller les enfants selon la saison, ce qui n’est pas de tout repos avec ma fille Lilyann qui a deux ans. Elle veut tout faire elle-même et se fâche rapidement quand ça ne fonctionne pas comme elle le veut! La plupart des mamans le savent, arriver à l’heure n’est plus une option quand on a des enfants!
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Tristan, mon petit poulet se joint à nous lors des repas depuis peu, par contre, avant je devais aussi prévoir son souper. Lilyann la tornade ne reste pas en place à table et je ne sais jamais si elle décidera de manger ou non avec nous! Devant les amis et la famille, moi et mon conjoint finissons par la laisser faire pour éviter les chicanes, les cris et les pleurs. Je croyais à tort que le souper de famille impliquait des gardiennes en permanence, ce qui n’est pas le cas!

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À bout de souffle, je finis par manger quelques bouchées et à m’incruster dans les conversations. Je n’ai pas vraiment suivi les sujets, je suis encore à mon premier verre de vin et les enfants courent partout en criant. Je suis épuisée, stressée, énervée et le dessert n’est même pas encore servi, j’ai besoin d’une tisane, j’aurais dû rester à la maison… Vive les soupers de famille!

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VALÉRIE B.

Les coïncidences… ou pas!

Il n’y a rien qui arrive pour rien.
Qui n’a pas déjà entendu cette célèbre phrase toute faite qu’à peu près tout le monde utilise. On l’entend tellement souvent qu’on n’y réfléchit même plus. C’est facile à dire qu’il n’arrive jamais rien pour rien, mais je réalise avec le temps que cette phrase n’a pas la même signification pour tout le monde.

Plusieurs croient que ce qui nous arrive n’est que le fruit du hasard, que ce ne sont que des coïncidences… BORING!!! D’autres qui ont lu un « certain » livre croient que nous attirons nous-mêmes les choses par la force de notre volonté. Ceux qui me connaissent savent que je bascule souvent du côté ésotérique des choses. Ce n’est pas de ma faute si j’aime croire que le monde se résume à plus que des explications logiques; si j’aime croire qu’il y a un peu de magie dans la vie… Ok, là c’est clairement la fan d’Harry Potter qui vous parle, mais ne vous inquiétez pas. Je ne vais pas vous imposer ma façon de penser en vous disant que c’est la SEULE qui est bonne.

Tout le monde a le droit à son opinion et je respecte ça, mais laissez-moi vous montrer comment moi je vois les choses.



Disons en partant, qu’il y en a qui sont plus chanceux que les autres. La vie est parfois plus injuste avec certaines personnes sur qui le malheur semble toujours s’abattre et qui subissent malchances après malchances. Pour d’autres, les choses se placent souvent d’elles-mêmes sans qu’ils aient à faire beaucoup d’efforts. Pour eux, rien n’est impossible, comme si quelqu’un veillait sur eux. Bref, ils font chier! Mais dites-vous que tout le monde, mêmes les malchanceux, vivent parfois ces moments magiques où tout est trop beau pour être vrai…

Que ce soit l’homme ou la femme de ta vie qui semble avoir été placé/e sur ta route juste au bon moment. Ou encore tomber enceinte quand tu décides de lâcher prise et que tu n’y crois plus. Que ce soit un job de rêve qui te tombe dessus quand le « timing » est parfait ou encore rencontrer une personne qui va te dire EXACTEMENT ce que tu as besoin d’entendre à un moment précis dans ta vie.
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Là où je veux en venir c’est que les belles choses arrivent trop souvent au bon moment pour que ce ne soit que des « hasards ». Allez-y, croyez que quelqu’un veille sur vous et vous aide à trouver ce dont vous avez besoin. Croyez-y, parce que c’est ça qui fait que la vie est belle. C’est d’apprécier ce que l’on a et de toujours croire que le meilleur est à venir. Parce que souvent, c’est le cas!

Dites-vous que la vie est une grosse vague qui vous porte là où vous devez être. Ne vous fatiguez pas à nager à contre-courant! Si vous surfez la vague, elle vous mènera toujours au bon endroit.

Mais ça, c’est juste mon opinion…

Et vous, croyez-vous aux coïncidences?
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PhotoCindy Tremblay Savard

CINDY T.

Ostéopathie Chambly

 

Dès que j’ai franchi la porte de la nouvelle clinique, je me suis sentie en paix. Récemment déménagée au 450 boulevard Brassard à Chambly, la clinique d’Ostéopathie Chambly accueille ses patients dans une ambiance calme. Les imprimés apposés aux murs confèrent à l’endroit une impression de grandeur.
Mes premiers rendez-vous en ostéopathie furent dans le cadre d’un trouble de l’adaptation avec humeur anxieuse. J’avais besoin de me recentrer sur moi-même et l’ostéopathie a su me reconnecter avec cette douceur qui s’était cachée loin à l’intérieur de moi. Puis j’ai poursuivi mes consultations pendant ma grossesse, pour soulager mes douleurs ligamentaires et préparer mon corps à l’accouchement. À chaque visite, j’ai été accueillie chaleureusement, je me suis toujours sentie écoutée et comprise. Après chaque traitement en ostéopathie, j’étais légère, soulagée, ouverte sur le monde.

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Quand notre fille a eu 4 jours, nous sommes allés la présenter au personnel de la clinique. Elle a aussi eu son premier traitement d’ostéopathie pour replacer les os de son crâne et s’assurer que l’accouchement ne l’avait pas trop affectée physiquement. La thérapeute en a aussi profité pour aider mon corps à bien se remettre de l’épreuve qu’il venait de vivre.

Nous avons également eu recours à l’acupuncture avec notre bébé. Pour le sommeil, entre autres, et la poussée dentaire. Aussi petit soit-il, le corps humain sait très bien gérer l’insertion de ces minuscules aiguilles. Il faut dire que les acupuncteurs de la clinique savent très bien comment s’y prendre avec les tout-petits et jamais ma fille n’a versé de larmes sous leur doigté habile. De toute façon, elle était bien trop occupée à jouer avec ce qui était mis à sa disposition!
Chez Ostéopathie Chambly, les traitements sont orientés vers le bien-être de toute la famille, pour tous les groupes d’âge. Je vous le dis, c’est une clinique de soins complets : l’ostéopathie (pédiatrique et pour adultes), l’acupuncture (bébés, enfants et pour adultes), la massothérapie (pour bébés et adultes), la physiothérapie (pédiatrique, périnéale et pour adultes). Il y a même des ateliers de massage maman-bébé! Une heure de massage pour bébé pendant laquelle vous apprendrez les différentes techniques afin de pouvoir reproduire le tout à la maison. La prise de rendez-vous est facile et peut se faire par Internet.

En plus, on m’offre toujours une tisane ou un café quand j’y vais!
http://www.cliniqueoc.com/

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MÉLANIE R.

Accoucher du coeur!!!

Plus tard, beaucoup plus tard. Des gens diront des choses horribles, méchantes, cruelles. Des gens diront que je ne suis pas votre mère et que papa n’est pas votre père. Plus tard, bien après que papa ait tenté de vous expliquer comment on fait les bébés et que maman ait dû confirmer ses dires parce que vous ne le croyiez pas, des gens vous diront que je ne suis pas votre mère parce que vous n’êtes pas sortis de mon ventre et que les bébés sortent du ventre de leur mère. C’est pour ça que je ne vous cacherai jamais d’où vous êtes sortis, pour que vous puissiez leur dire, à ces gens-là, que oui vous êtes sortis de moi, mais que vous êtes sortis de mon cœur. C’est facile vous savez, pour à peu près tout le monde, de faire pousser un bébé dans son corps… Mais de le faire pousser dans son cœur, ce n’est pas donné à tout le monde et ça prend encore plus de place! Tellement de place que papa aussi vous a porté, dans son cœur.

Au début, quand j’ai commencé à vous porter, vous n’étiez qu’une petite idée de rien du tout, une idée de fille qui rêvasse de grande famille et qui s’imagine assise au bout d’une grande table bordée d’enfants. Vous n’étiez qu’un rêve qui s’installait peu à peu, qui prenait de plus en plus de place. Vous étiez encore tout légers en moi, c’était facile de passer devant les boutiques de vêtements pour enfants sans pleurer, en regardant nonchalamment les mignons petits ensembles et en vous imaginant les porter. Au début, je vous portais comme on porte un châle de soie si léger à son cou qu’on peut à peine le sentir. Puis, quelque part au milieu de ma vingtaine, alors que je commençais à vous voir de plus en plus souvent dans mes rêves, dans mes mots et surtout, dans mon cœur, quelque chose s’est passé dans mon ventre et puis un grand mal a presque tout aspiré sur son passage. Dans mon ventre, là où je vous avais imaginés mille et une fois blottis l’un contre l’autre, s’était nichée une toile d’araignée géante qui bloquait tout. Qui bloquait vous.
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Plus le temps passait et plus il me devenait difficile de vous porter en moi, en sachant que je n’avais que si peu de chances de vous serrer contre moi. Lorsque par une belle journée de mars où il faisait un soleil magnifique j’ai dit oui à papa et j’ai troqué mon nom de famille contre le sien, votre présence m’éblouissait déjà si fort que je devais plisser les yeux pour réussir à voir devant moi et avancer sans tomber. Puis, papa aussi s’est mis à vous porter, dans son cœur. Papa s’est mis à vous porter si fort que parfois il pleurait lorsqu’une fois par mois je lui annonçais que je ne vous portais pas dans mon ventre. Il y a des choses que je ne pourrai pas vous dire avant plus tard, beaucoup plus tard. Je ne pourrai pas vous raconter comment lorsque les tests d’ovulation sonnaient tambours et trompettes, papa revenait du boulot en vitesse pour tenter coûte que coûte de vous faire apparaître. Je ne pourrai pas vous raconter avant longtemps, comment papa tenait les jambes de maman en l’air en calculant méthodiquement les minutes suffisantes pour vous rendre à destination. Les rendez-vous chez le médecin, les calendriers infernaux, les tests ridicules sur internet, l’acupuncture, les suppléments, les exercices, les superstitions. Presque deux ans à vous porter à bout de bras, à en avoir mal partout, à s’endormir inquiets de ne jamais vous rencontrer et se réveiller tristes de ne pas vous trouver à nos côtés.
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Puis, un jour de mai où il pleuvait tellement que la voiture laissait entrer l’eau par les portières sur l’autoroute et où papa et maman étaient assis par terre sur la grande véranda, à regarder la pluie tomber, nous avons appris que vous étiez là!
Jamais je n’aurais soupçonné que vous alliez pousser dans un autre corps et que je n’allais pas sentir vos coups à l’intérieur de moi, mais vous étiez bel et bien là, dans ce ventre qui menaçait déjà d’exploser et dans ce cœur qui ne savait quoi faire de vous. Mais nous, nous savions!
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Toutes ces années à vous porter envers et contre tous, à vous chérir, à vous imaginer et vous étiez là, bien réels! Nous avions si hâte de vous voir, de vous toucher, de vous aimer! La première fois que je vous ai vus à l’écran du moniteur d’échographie, vous aviez 30 semaines. Vous étiez si petits, mais déjà mon amour pour vous était plus grand que l’univers. Je vous ai touché, à travers la peau du ventre dans lequel vous avez grandi, tendue comme un tambour, et l’un de vous m’a donné un coup de pied et j’ai songé « faites qu’ils m’aiment ».
Lorsque j’attendais votre arrivée dans la salle d’opération avec mon bonnet ridicule et mes ongles rongés, j’accouchais moi aussi. Je vous donnais naissance. Je vous donnais la vie. Des années à vous porter dans mon cœur, dans mon âme et à vous emporter partout avec moi.
Lorsque fut le temps de passer aux choses sérieuses et d’aller se tenir bien droits devant madame la juge en espérant très fort qu’elle dise oui tout de suite et que vous puissiez porter notre nom, Félix dans mes bras et Oscar dans ceux de papa, j’ai accouché à nouveau. Lorsque le marteau a raisonné dans la salle et que la juge nous a demandé d’avancer pour pouvoir vous serrer dans nos bras, j’ai su que je ne m’étais pas trompée en vous attendant aussi longtemps, aussi fort. Lorsque les gens dans la salle ont applaudi, émue, j’ai remercié la vie de m’avoir entendue, et de vous avoir déposés sur ma route. Une histoire toute simple devenue un conte de fées, grâce à vous.

Plus tard, beaucoup plus tard, lorsque des gens qui ne comprennent pas comment on peut être un parent sans l’être de façon biologique voudront vous faire du mal avec leurs mots, rappelez-vous toujours que vous avez été portés plus que n’importe qui, dans toute l’histoire de l’humanité, que vous êtes plus désirés que quiconque et que le jour de votre naissance, c’est de notre cœur que vous êtes sortis.

MELANIE M

MÉLANIE M.

La dysplasie de la hanche : de kessé? – Partie 1

 

 

Parlez-moi d’un titre sexy!

Tout a commencé l’après-midi même de sa naissance. Ma petite poulette se fait examiner par un vieux pédiatre très gentil, et clic!, on entend un bruit lorsqu’il lui ouvre les jambes. « Dysplasie de la hanche droite », dit-il, d’un ton paternel et rassurant. Il ouvre encore. Clic! « Peut-être même de la gauche. »

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Est-ce grave docteur? «Non, non, ce n’est rien. Je vous réfère à Shriners, ce sont les meilleurs. Attendez leur appel. »

Mes points sont tout frais, ma tête est ailleurs. Il y a quelques heures, je suppliais le personnel médical de me faire une césarienne, en vain. Mes hormones s’écroulent, j’essaie d’agir normalement, mais tout ce que je voudrais, c’est avoir trois ans et me réfugier dans les bras de ma mère, si la vie me le permettait. J’entends que ce n’est rien, j’entends qu’on sera pris en charge et de ne pas nous inquiéter. Je replonge dans ma brume postnatale et j’oublie. J’oublie d’en parler lorsqu’on me demande comment va bébé, j’oublie le nom de cette « condition ».

Pas l’amoureux. Une fois retombé (un peu) sur ses pattes, il entreprend des recherches et me sort ça :
Crédit : https://andreacreighton.files.wordpress.com/2012/04/pavlik-harness.jpg
Note aux parents : votre enfant ne sera pas SI heureux de porter ça.

« Oh shit. Je crois que c’est ce qu’elle va devoir porter. Un harnais de Pavlik. »

Quoi? De kessé?!

Ah oui… Vague souvenir de l’hôpital, du diagnostic presque chuchoté du bout des lèvres. La dysplasie. Une dislocation de la hanche, des deux hanches pour notre poulette. En gros, il s’agit de la tête du fémur qui n’est pas bien encastrée dans l’os de la hanche, me disent les nombreux sites internet que je consulte alors. Cela peut mener une personne à boiter et à éprouver des douleurs. Environ un bébé sur 1 000 naît ainsi.

Par quoi la luxation de la hanche est-elle causée? Nul ne le sait réellement, mais on retrouve plusieurs facteurs communs chez les personnes atteintes :

le fait d’être de sexe féminin (sans commentaires!);
le fait d’être le premier né de la famille (bébé aurait pu manquer d’espace dans l’utérus);
le fait d’être caucasien (la dysplasie serait plus fréquente en Europe);
le fait d’être né en siège;
le fait d’avoir des antécédents familiaux (dispositions génétiques).

Je panique. Notre fille cumule 4 facteurs sur 5.

Ma p’tite nana va devoir porter ça? Elle n’a que deux semaines. Déjà, je suis persuadée qu’elle fait du reflux gastrique, qu’elle souffre peut-être d’une intolérance à la protéine bovine. Je m’épuise à essayer de calmer tous les jours des pleurs incompréhensibles, des crises interminables, pis en plus, on va devoir lui faire porter ça?

Son pédiatre nous répète : « Ce n’est rien, votre bébé ne s’en rendra pas compte! »

Heu… Non.

La suite dans un autre billet, mais sachez que ça finit bien. ☺

claudine

CLAUDINE N.

L’accouchement, la plus belle journée de ta vie… Vraiment??

 

Je trouve toujours ça drôle quand une femme dit : « Moi, mon accouchement c’est la plus belle journée de ma vie. » Ah oui? Tu es sûre?

Je veux qu’on se comprenne bien là, PHYSIQUEMENT expulser un humain de tes entrailles (!!) est la plus belle journée de ta vie??? Je comprends que théoriquement, sur papier, dans tes rêves les plus fous, oui, c’est THE day, mais pour vrai de vrai là, quand tu as le goût de vomir ou de t’évanouir (ou les deux en même temps) à chaque contraction, tu serais vraiment game de me dire, sur le vif, que tu trippes ta vie?? Que de tolérer une si forte douleur à vouloir en finir avec la vie (l’infirmière n’a pas voulu) est si amusant??? Jure-le-moi! (Pas le droit de croiser les doigts ou les orteils!) Rappelle-toi, quand tu as eu de la difficulté à t’asseoir pendant un mois, avais- tu le goût de recommencer, là, on the spot? Mais quoi, c’était si beau? Non?

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Photo Barbie accouchement – Crédits Pixabay

Là, je sais que certaines femmes vont me dire qu’elles ont eu à peine le temps de tousser et que leur p’tit mec ou leur p’tite nana est sorti/e seul/e dansant dans un champ de pâquerettes… Que vous n’avez pas eu besoin de points de suture, pis toute. Ben vous, vous ne comptez pas!

Moi là, l’image de la plus belle journée de ma vie est quelque peu différente que d’avoir les pieds dans des étriers à se faire crier : «POUUUSSSEEEE, ÇA Y EST PRESSSSSQQQUUUUEEE! », qu’on se le dise. Je pense plus à quelque chose comme : moi sur une plage à Hawaï, un p’tit drink alcoolisé à la main, qui regarde mon chum, David Beckham, faire du surf! Les enfants qui crient en arrière- plan, mais ce ne sont pas les miens, ils sont restés au Québec! ÇA, c’est du rêve, mes amis!

 

Que tu me dises que le fait d’avoir concrètement créé un humain, que de recevoir de l’amour inconditionnellement, d’aimer à en avoir mal jusqu’en dedans et de le voir évoluer à la vitesse de l’éclair est l’expérience la plus éprouvante, mais ô combien la plus enrichissante de ta vie, LÀ, je suis d’ accord avec toi! Mais que tu me dises que la journée où tu as accouché est la plus belle journée de ta vie, j’te crois juste pas!

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CATHERIEN M.

Jour de pluie

Avez-vous déjà été intimidé par la prestance d’un enfant? Moi oui, par un p’tit mec de 4 ans que l’on a surnommé Mowgli. Première rencontre, un jour de printemps, j’entends un brouhaha à l’extérieur (à l’intérieur, la seule source de bruit provenant de mon logis était le ronflement nasal de qualité bovine de mon chien). En regardant par la fenêtre, je l’ai vu dans toute sa splendeur, criant, une épée de mousse à la main, à vélo vêtu seulement d’un short cargo avec ses dreads au vent. Oui, vous avez bien lu, des dreads! La mâchoire inférieure pendouillant, me croyant victime d’hallucinations à saveur du film Cœur vaillant, j’ai regardé mon café chaud (je n’avais pas encore de petite poulette à l’époque). Premier réflexe de pensée : l’insalubrité de sa tignasse! Ensuite, j’ai imaginé que ses parents devaient vraiment avoir perdu le contrôle pour laisser un enfant de 4 ans copier Bob Marley. Bref, j’ai tellement jugé cette famille-là gratuitement et chaque apparition flamboyante de Mowgli ne faisait que me scier les jambes; toujours les pieds nus et noirs, du gazon dans les cheveux, dehors du matin au soir qu’importe la météo. Le croiser sur le trottoir me rendait inconfortable, il avait une personnalité forte et assumée.

ML

J’avais l’œil critique typique de la grande personne avec des verres qui ne voient qu’en surface et pour qui l’extravagance déstabilise voire même irrite. Ma vision normale m’est revenue un jour de pluie. Je regardais par la fenêtre et je l’ai vu, toujours avec son short et pour une fois les pieds vêtus de bottes de pluie. Il jouait seul à sauter dans les flaques d’eau. J’ai eu un flash, de mon frère et moi sautant dans une gigantesque flaque qu’un égout pluvial bouché avait créé, riant à gorge déployée le visage tourné vers le ciel pour goûter à la fraîcheur de la pluie. Le genre de souvenir qui gonfle le cœur et qui ramène les mêmes sentiments ressentis à ce moment-là de façon vive et claire. J’ai baptisé ce souvenir dans ma tête : liberté. Je suis devenue nostalgique de la petite fille que j’avais été; celle qui n’avait pas peur du regard des autres, celle qui ne cherchait pas à plaire, celle qui avait des comptes à rendre qu’à 2 seules personnes : Papa et Maman. Je me souviens qu’à cette époque, si je rentrais sans branche d’arbre dans les cheveux, ce n’était pas une bonne journée. Mowgli m’a ramenée à mon cœur d’enfant et depuis, je ne peux plus poser mes yeux sur lui sans ressentir un élan de gratitude. Grâce à lui, j’ai envie d’être une maman poule qui s’émerveille à nouveau devant la simplicité de ce qui nous entoure. Je souhaite de tout cœur que Mowgli ne soit pas étouffé dans ce monde aux contours rigides et que ma fille jouisse de ce sentiment de liberté, de préférence les dreads en moins! J’ai quand même une limite ;).

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Magali L.

Mes suggestions en préparation d’une fête d’enfant

Mon fils vient d’avoir 1 an! Le premier anniversaire de bébé était pour moi synonyme de GROS party. Si c’était juste de moi, on aurait repris la liste intégrale des invités de notre mariage pour les convier à célébrer la première fête de notre garçon. Je me suis retenue à 3 mains pour ne pas booker un clown, un magicien, un château gonflable, des feux d’artifices, une chorale, un gâteau de la taille de notre maison pis tout ce qui est vraiment too much pour un si jeune enfant qui ne l’appréciera pas vraiment… On a donc réduit (de beaucoup) la dimension des festivités. J’ai ainsi fait des recherches afin de rendre cette fête mémorable sans pour autant devoir hypothéquer notre maison…
Voici donc mes musts/coups de cœur pour une fête d’enfant qui, on l’espère, sera réussie!
1) Chandail à l’effigie de l’âge de l’enfant de Whistle & Flute

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Photo t-shirt crédit : Sarah Boisvert
Ça évite la confusion sur l’âge et l’identité du fêté! 😉
2) Coussin en chiffre de Cyan (style ballon mylar)

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Photo coussin crédit : Sarah Boisvert
Nous avons d’abord acheté un gros ballon Mylar en forme de « 1 » gonflé à l’hélium, mais je dois avouer que j’ai un faible pour ce coussin. C’est encore plus cool et ça résiste au temps de même qu’aux petites dents!
3) Ballons piñata de Nouwee

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Photo ballons crédit : Sarah Boisvert
Gros coup de cœur pour cette entreprise québécoise qui propose des ballons transparents remplis de confettis. Ils sont donc beaux lorsqu’ils sont gonflés, mais la magie opère surtout lorsqu’on les fait exploser, a.k.a. une pluie de confettis! Ouiiiiii!!!!!
4) Affiche personnalisée de Chalk mind

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Photo affiche crédit : Sarah Boisvert
En plus d’être un bel élément décoratif, c’est également un beau souvenir à conserver. En plus d’être une très belle idée de cadeau à offrir.
5) Tatouages de fête de Pico Tatoo

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Photo tatoo crédit : Sarah Boisvert
Les tatouages temporaires de Pico n’ont plus besoin de présentation, mais savez-vous qu’ils offrent des tatoos sur le thème de l’anniversaire? C’est trippant pour les petits comme pour les plus grands!

Il ne manque plus qu’un gâteau et beaucoup de ballons partout! Évidemment, une fête d’enfants peut très bien être un succès sans tous ces éléments, mais avouez que c’est quand même pas mal cool! 😉 Amusez-vous!

Quels sont vos musts de party de fête d’enfants? (je le ajouterai volontiers à ma liste pour l’année prochaine!)

PhotoSarahBoisvert

SARAH

Photo cover crédit : Naomie Gagnon

Pico

L’autre jour, en donnant la douche au plus vieux, mon beau brun veut frotter une tache rouge et jaune sur son p’tit bras, ce qui lance une crise de bacon : « NONNN PAPA! VOYONS! C’est mon tatoo des Flames de Calgary! » Et papa qui lui répond : « Pfff, voyons, c’était évident! »
Eh lala! Nous, on trouve ça « ben laite » des tatouages de Spiderman, de Flash McQueen ou bien d’équipes de hockey sur nos p’tits mecs. En moins d’une journée, ils ont toujours l’air de belles grosses taches malpropres. Mais eux, ils aiment donc ça, les tatoos, et surtout, ils trouvent ça tellement cool de les garder le plus longtemps possible.

Ça m’a tout l’air que deux autres jeunes mamans poules partageaient mon opinion sur ce qu’on retrouvait sur le marché du tatouage temporaire au Québec.
En effet, il y a trois ans, après plusieurs recherches, Marie-Pier et Léonie, deux mamans graphistes, se sont lancées les deux pieds dans le vide afin d’offrir un produit de qualité qui met leur créativité à l’avant-plan.

J’ai connu les tatouages Pico grâce à mon amie Krykette et maintenant j’en suis « addict »; j’en mets partout! J’ai même pensé que l’an prochain, le père Noël pourrait s’en servir pour identifier les cadeaux des enfants, ce qui tromperait notre plus grand qui s’amuse à brasser les boîtes lui étant destinées.

Pour ajouter encore plus d’originalité, Marie-Pier et Léonie se sont associées à d’autres créateurs québécois afin d’offrir la collection Pico signature. Nous pouvons y retrouver les dessins de Julie Cosette, que l’on connaît pour les doudous Olé hop que mon p’tit mec adore (psst.. c’est devenu mon cadeau préféré à offrir pour un shower de bébé). On trouve aussi des dessins signés Mini Bohème, qui est connue pour ses magnifiques poupées, ainsi que des créations de plusieurs autres artistes (parce que oui, ce sont des artistes, et c’est beaucoup trop magnifique ce qu’ils font).

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Comme mentionné plus haut, j’ai connu les tatouages Pico pendant une séance shopping avec mon amie Krykette qui a acheté des tatoos de culottes colorées afin d’encourager sa petite poulette lors de l’apprentissage de la propreté. J’ai par la suite testé les tatouages de légumes déguisés en super-héros avec notre grand mec de 7 ans. Moi qui croyais qu’il m’aurait trouvée nounoune avec mes tatoos. Ben non! Les légumes ne sont pas très populaires auprès de Félix, mais il les a trouvés délicieux lorsqu’il a pu manger les mêmes que ceux qu’il venait de se tatouer sur le bras! On a aussi tatoué son petit frère de 9 mois, et ce, sans aucune crainte, car les tatouages Pico ne contiennent que des colorants de grade alimentaire et sont hypoallergènes.

IMG_0798Mélanie Potvin

Pour voir ces super tatouages, allez visiter la page Facebook ou le site Web de Marie-Pier et de Léonie :

Facebook : https://www.facebook.com/pico.tatoo/?fref=ts

Site Web : http://www.picotatoo.com

En prime, elles offrent plein d’autres beaux produits!

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MÉLANIE P.