À la recherche du sommeil perdu…

Voilà 21 mois que je n’ai pas connu une nuit complète. 600 jours exempts de huit heures de sommeil en ligne… Un luxe que je ne voulais me permettre dans « mon ancienne vie », car j’étais bien trop occupée à vouloir profiter de la vie. Cette dernière était bien remplie, principalement axée sur le travail. Je cumulais les heures supplémentaires et je profitais des moments de liberté pour me faire plaisir en passant du temps avec ceux que j’aime : 5 à 7 entre filles, journées de magasinage, journées au spa, soirées cinoche, nombreux voyages dans le sud… J’étais occupée, mais je trouvais toujours l’occasion de prendre soin de mon petit nombril.

Et puis, tu es arrivé… Toi, petit poulet (pas si petit que cela en fait)… Petit glouton de 9 livres et 2 onces, qui n’était jamais rassasié. Tu t’endormais et je n’osais pas fermer l’œil, en sachant que tu allais requérir ton lunch dans la prochaine heure. Je guettais… Et puis, les mois ont passé… Parfois, tu daignais faire un petit stretch et je me disais alors « Il y a de l’espoir! ». Je profitais de ces petits relents pour visionner des séries enregistrées, pour aller fouiner sur les réseaux sociaux ou simplement pour patauger dans un bon bain chaud. Awwwww!!!! Bonheur total! Des choses banales devinrent un luxe, ou plutôt, appréciées à leur juste valeur. Je n’ai qu’à penser aux escapades sous la douche à pouvoir me laver les cheveux (jouissance totale!). Moi, qui me lavais en 5 minutes, j’étirais le plaisir juste pour goûter plus amplement à ce moment de répit et de solitude! Sans oublier, la première VRAIE sortie… après des mois d’incubation à la maison parce que « mon précieux » ne pouvait survivre sans moi…. ou plutôt sans mon nectar des Dieux, mieux connu sous l’appellation de lait maternel. CE souper avec mes girls, bien arrosé de vino, que j’ai terminé en dormant sur la table…. Que voulez-vous? On dort où l’on peut… 😉

Je dors maintenant par épisodes, interrompus par les réveils de mon petit homme qui ne semble pas aimer les programmes longs…. Je suis parfois fatiguée et j’ai développé une amitié sincère avec Caféine, ma nouvelle collègue au bureau. Parfois j’aurais envie de mettre la routine sur pause et même d’appuyer sur mute afin d’avoir ma bulle et me retrouver. Cependant, lorsque j’entends mon fils se réveiller et dire tout doucement « mamannn », la poule se réveille en moi et n’a qu’une envie, celle de couver sa progéniture.
Et vous, le sommeil est-il le meilleur ami de votre petit poulet ou de votre petite poule?

annie

Annie

Le petit bonheur

C’est pour ça que tu t’appelles Félix, mon grand. Parce que lorsque nous avons su que nous allions vous adopter, ton frère jumeau et toi, on a aussi su que tu étais tout petit. Moi, je t’aimais déjà plus que n’importe quelle grande personne, avant même que tu sois sorti d’elle, avant même que je n’aie pu prendre tes 23 onces dans mes bras, avant même que tu ne poses tes grands yeux verts sur moi, je t’aimais. Je t’aimais déjà parce que même si je ne vous avais pas porté Oscar et toi, je vous avais porté quand même en quelque sorte, pendant longtemps. Je vous ai porté toute ma vie, dans mon cœur et mes trippes.

J’ai pris le petit bonheur, l’ai mis sous mes haillons.

Ça a été long avant qu’on comprenne, je veux dire, avant qu’on saisisse vraiment l’ampleur des dégâts et puis qu’on assimile le tout. Ça a été long, avant que je catche que le fait que ta mère biologique ait fumé du crystal meth et de l’héroïne tout au long de sa grossesse, t’avais tué à petit feu. Ça m’a pris tellement de temps, que même deux semaines après avoir entendu les mots paralysie cérébrale pour la première fois, je continuais de répéter que tu étais né prématurément de deux mois, que c’était normal que ça te prenne du temps comme ça, faire des choses toutes simples comme tenir ta tête. Puis, quand tu as commencé tes crises de convulsions, j’ai dû tout assimiler très vite. Les médicaments, les tests, les crises, le diagnostic. Spasmes infantiles. Dommages au cerveau. Ne marchera pas, ne parlera pas… espérance de vie : 3 à 5 ans.

J’ai dit faut pas qu’tu meurs viens t’en dans ma maison.

J’ai crié tellement fort, le visage enfoui dans mes oreillers, que j’en ai perdu la voix pendant presque deux jours. De savoir que la personne qui t’a mise au monde t’a aussi enlevé la vie, enlevé la chance d’être un petit garçon ordinaire, m’a rendue malade. Tu ne grandiras pas comme les autres, même pas comme ton frère jumeaux, et c’est de sa faute. Ça me tue en dedans, à chaque seconde depuis qu’on nous a appris la nouvelle, mais tu sais quoi? Tu n’en sauras rien. Coûte que coûte, ta vie sera merveilleuse. Je ne veux jamais que tu saches, à quel point j’ai de la peine pour toi et combien ça m’attriste de ne rien pouvoir faire d’autre que de te serrer contre moi chaque fois que tu as une crise de convulsions. Jamais. Je veux que tu vives chaque moment avec nous avec une esquisse de sourire sur les lèvres et puis si tu arrives à prendre assez de forces, tu me dessineras un vrai sourire.

Alors le petit bonheur, y’a fait sa guérison

Je ne suis quand même pas idiote, je sais très bien que le 75/80 % de dommage à ton cerveau ne guérira jamais, ne se réparera pas. Ce que je vais travailler, façonner, chérir et enlacer de toutes mes forces, c’est ton cœur, mon fils. Ton cœur qui n’a pas su ce que c’était que d’être créé dans l’amour et la paix, ton cœur qui est né malade et inquiet et qui sursaute et qui chigne et qui pleure pour un oui ou pour un non à chaque heure du jour ou de la nuit. Je vais aimer ton cœur, je vais le remplir d’amour et le toucher, le flatter et m’y blottir et puis, lorsque ton mal aura pris trop de place dans ton corps et qu’il sera temps pour toi de lâcher ma main, je veux que tu saches que jamais, jamais je n’aurais rêvé avoir un autre cœur à chérir, un autre enfant à accompagner dans la douceur et l’amour. Du haut de tes 8 mois tu m’as appris la patience, la tolérance et le don de soi. Je n’aurai jamais assez d’une vie pour te remercier d’avoir choisi notre main pour poser à ton front.
Sur le bord de mon cœur y’avait une chanson.

MELANIE M

MÉLANIE M.

La Tuque 2 en 1 de la Collection Mère Hélène vient à la rescousse de tous les parents pressés

En tant que maman imparfaite, j’ai beaucoup de chance d’avoir une petite poulette qui adore jouer dehors, mais aussi avec mes nerfs. Lorsque la température extérieure se refroidit et que le combo tuque/foulard/manteau est nécessaire, je dois m’attaquer à un nouveau défi : attacher la tuque avec de la broche et l’éternel combat du foulard flottant. Ma poulette n’est pas une groupie de ces accessoires estivaux et devient un véritable petit monstre en tentant de s’en débarrasser (surtout en voiture, cauchemar!).

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La Tuque 2 en 1 de la Collection Mère Hélène vient à la rescousse de tous les parents pressés, les mamans stressées et les gardiennes débordées! Cette invention géniale combine une tuque qui couvre la tête et les oreilles à un cache-cou qui s’étend sur le torse. Elle permet de sauver du temps et des crises de larmes tout en protégeant vos petits poulets contre le vent et le froid. Le matériel utilisé est doux pour le petit visage des enfants, permet de garder la chaleur au niveau de la tête et du cou et il est facile d’entretien, ce qui fait le bonheur des parents!
J’ai tout de suite eu le coup de foudre pour cette petite merveille qui a réglé bien des soucis et apaisé ma conscience de maman poule! La Tuque 2 en 1 de la Collection Mère Hélène est sécuritaire, fonctionnelle, abordable, amusante et simple. La compagnie a vite compris que cette tuque répond à plusieurs besoins essentiels ressentis tant au niveau des enfants que des parents. J’ai opté pour le modèle ourson noir et rose pour ma p’tite nana et ourson noir et gris pour mon p’tit mec. Ils sont tout simplement adorables lorsqu’ils portent leur tuque!
Photo Tristan et Maman
Photo Lilyann 2
La tuque se fait en deux grandeurs; 0-2 ans et 3-5 ans en plus d’être ajustable au niveau du visage. Trois modèles (ourson, lutin et dragon) ainsi que plusieurs couleurs sont offerts pour s’agencer plus facilement à vos ensembles d’hiver. Vous trouverez facilement la tuque de vos rêves en magasin ou sur le site Internet de Mère Hélène.
Photo Lilyann et Maman
Finalement, je n’ai que de bons commentaires à faire au sujet de cette Tuque 2 en 1 et je crois fermement que l’argent investi dans cet achat en vaut totalement la peine!
Valérie Béliveau

Pour plus d’information :
Site Internet de Mère Hélène : https://www.merehelene.com/fr/
Tuque 2 en 1 : https://www.merehelene.com/fr/Sortie-Hiver-Accessoires-pour-la-tete-et-le-cou-Tuque-2-en-1-c3723
BROSSARD
5840-D Taschereau
Brossard J4W 1M6
450-812-5522
REPENTIGNY
500-22 Iberville
Repentigny J6A 6H9
450-932-7257
SAINT-JÉRÔME
872 Montée Ste-Thérèse
Saint-Jérôme
450-592-7757

Photo Valerie Beliveau-2

VALÉRIE B.

Le réconfort, on en a jamais trop

Le réconfort, on en a jamais trop, que ce soit des bras tendus vers nous après une journée moche, un latte en flânant sur le Net ou du linge mou quand la santé décide de faire la grève. Bref, pour chacun, il a plusieurs facettes. L’une d’elles, pour moi, c’est une matière : la laine.

J’ai une paire de bas en laine de couleur rose paparmane qui a été tricotée par feue ma grand-mère Cécile pour ma maman Denise. Celle-ci me les a mises aux pieds après les avoir réchauffées dans la sécheuse, une journée où j’étais malade. Voilà, la magie avait opéré et ainsi était né mon amour fou pour la laine. Bien sûr, s’en est suivie une demande grandissante pour plusieurs articles tricotés par ma mère. À mon shower, elle a fait une belle couverture pour notre fille qui est clairement en lice pour le titre de doudou. J’ai compris que l’amour pour la laine l’avait conquise également. Alors comment une passionnée de la laine comme moi, mais sans coordination motrice, pouvait-elle s’épanouir sans accaparer ma pauvre mère?

C’est là qu’une artiste du fil paradisiaque s’est pointée l’aiguille! Marie-Pier est une fière maman de deux enfants qui ont été sa source de motivation primaire pour démarrer son commerce : Kidknitz. La recherche de créativité et de douceur se retrouve dans chacune de ses pièces et elle réussit avec brio à combiner confort, réconfort et style. Pour que vous ou vos cocos soyez bien au chaud à votre tour. Je vous l’assure, pour vous aussi, le mot laine rimera avec je t’aime!

 

PhotoMagaliLoiselle

MAGALI  L.

Éloge du mou

Avec la fameuse conciliation travail-famille, avouez que la vie est parsemée de petites joies : un café latte bien chaud, une tournée à l’épicerie en célibataire sans enfant ou un de mes favoris : porter du mou!

Je voue un culte au mou, communément appelé « l’éloge du mou »! Bien entendu, je ne parle pas de mon ventre de mère ou encore de mes cuisses de maternité, mais plutôt de vêtements! Rien de plus réconfortant que de se glisser dans des leggings et un gros coton ouaté un vendredi soir en écoutant Curieux Bégin, un verre de vin à la main. Vive 2016 : fini le temps où les joggings étaient réservés à la journée de peinture ou au jogging à -5 degrés!

À peine intense, on se demande parfois si nos voisins croient que Papa poule (communément appelé conjoint de fait/chum/père de mes enfants) a deux blondes : celle qui sort sa robe, son mascara et ses ballerines en léopard pour aller travailler du lundi au vendredi et celle qui enfile ses leggings et sa camisole de gym dès que le week-end se pointe le nez.

Ce qui est le plus beau dans toute cette histoire? C’est que le mou est devenu tellement trendy! On porte maintenant notre linge mou au quotidien : veste de jeans, bottes aux genoux, une couette et des Ray-Ban, voilà je suis partie pour la gloire!

Mon coup de cœur du mou

Je porte du Lululemon, du Gap, et parfois, même du no name, mais il y a quelques semaines, je zieutais La Presse http://www.lapresse.ca/vivre/mode/201512/04/01-4927850-des-leggings-colores-pour-le-yoga.php) et je suis tombée sous le charme des vêtements Mandala  http://vetementsmandala.com) qui ont rapidement suscité mon intérêt. L’entreprise montréalaise propose des produits de haute qualité, qui s’adaptent à toutes les silhouettes (pour les Mamans poules de 100 à 210 lb) et qui sont plus qu’abordables (42 $, M-A-L-A-D-E!).
Et voilà qu’un mardi soir alors que le paquet était fraîchement sorti de la poste, je suis devenue accro en 2 minutes : pour la douceur, le confort, le look ( parfait en combinaison avec un chandail mamannn poule 🙂 ) et aussi pour la philosophie de cette créatrice québécoise, Cynthia Boucher.

mandala
Êtes-vous comme moi? De l’école qui croit que le mou gris est clairement plus confortable que toutes les autres couleurs?

 

JOANNICK

JOANICK B.

Purpura d’Henoch-Schölein et l’instinct paternel (Partie 1)

En tant que mère et chef de famille, j’ai toujours raison! TOUJOURS! Sauf une fois en 2014 …

Par un beau petit matin bien ordinaire, mon plus vieux de 3 ans à l’époque se réveille avec des p’tits queneuilles malades. Bon pas de panique, c’est un enfant qui forge tranquillement son système immunitaire, on va lui donner du Tylenol et le plugger devant la télé, il n’y a pas de meilleur remède! Après 6 épisodes de Dino Dan (Hahaha! C’est une blague, ça ressemble plus a 8.

Petit poulet : Mamannn, j’ai mal au ventre …. Trèssss mallll!

Maman imparfaite : T’as peut-être envie de faire un p’tit caca?

Je remarque alors des cloques sur ses mains et j’en trouve aussi sur ses pieds. La pédiatre en moi lui diagnostique du pieds-mains-bouche! Voilà, c’est réglé, pas de panique, c’est juste un « maudit virus »! Au bout de 3 jours, je commence à trouver ça intense ce virus-là … Pas de place en clinique, je vais au privé. Cent vingt bidous en moins, je retourne chez moi en attente d’une culture de gorge. Le lendemain, je me permets d’aller prendre soin de ma petite personne chez la coiffeuse et de laisser papa avec petit poulet, après tout, ça fait 3 jours que je ne dors pas!

Papa poule m’appelle : Ouin …. Le p’tit feel vraiment pas, il se tord de douleur et n’arrive pas à s’ouvrir les yeux. J’ai regardé sur le site Web de Ste-Justine, son truc ressemble à du Purpura d’Henoch-Schölein. Ça dit qu’il faut aller le plus vite possible à l’hôpital.

Maman imparfaite : Ben voyons! Je regarde sur le site et ça dit que ça touche 1 enfant sur 10 000, c’est rare, alors je ne pense pas que ça soit ça. (T’sais la pensée magique que ça arrive juste aux autre…)

Papa poule rappelle : Tu sais quoi, je vais suivre mon instinct et aller à l’hôpital parce que ça me stresse trop.

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Verdict : mon homme avait raison. Il a même dû tenir son « boutte » au triage en leur disant qu’il était certain que c’était ça et non la 5e maladie, comme ce que l’infirmier lui avait dit avant de le retourner dans la salle d’attente.
Après avoir passé de multiples tests (sanguin, urine, radiographie, etc.), mes hommes reviennent à la maison avec un long papier de rendez-vous. Cette nuit-là, j’ai cru faire un cauchemar les yeux ouverts. Mon loulou se réveille en hurlant de douleur et en se prenant la tête. Il avait tellement mal qu’il se tapait le coco sur le mur. P-A-N-I-Q-U-E !!! Ça y’est, il fait une encéphalite (je suis pédiatre, ne l’oubliez pas!) Rendu à l’hôpital, il n’arrive plus à marcher. JE CAPOTE.COM
Cette journée-là, je me souviens avoir éclaté en sanglots dans la salle d’attente avec mon fiston dans les bras qui s’était endormi tellement il était épuisé d’avoir autant souffert. Quand je repense à la « scène », je crois bien avoir traumatisé la salle d’attente au grand complet, il y avait un silence de mort!
À suivre …

MP

MARIE-PIER P.

Il était une fois des amoureux, avant la vie de famille.

                                                                 Crédit photo : Jessika Robitaille Photographe

Bienvenue au 21e siècle où les enfants sont les premières victimes du divorce. Les fameux « enfants du divorce ».

J’en suis moi-même une. Je me suis toujours juré de tout faire avant d’en arriver là, pour que mes p’tits poulets ne souffrent pas ainsi.

Mes parents ont divorcé quand j’avais 7 ans. J’ai très peu de souvenirs d’eux ensemble, et de nous, en famille. Ça m’aura pris bien des années et tout un cheminement personnel pour accepter cette fatalité.
Selon les réputées statistiques, 1 couple sur 2 se sépare. C’est énorme! Ça veut donc dire 1 famille sur 2 qui est brisée.
Une séparation, pour un enfant, c’est tout un bouleversement intérieur. C’est toute une routine et une façon de vivre qui est rejetée pour une nouvelle formule. Pourtant, nos histoires d’enfance racontent toujours qu’un papa et une maman s’aiment toute leur vie?
Certes, dans certains cas, il vaut mieux que les parents se séparent. Quand le respect, l’admiration et le désir laissent place aux cris, à la violence mentale et physique, il est temps de protéger les enfants.
Mais avant d’en arriver au dégoût de l’autre, n’y a-t-il pas certaines choses à préconiser?
Je crois que oui.
Avant l’arrivée de mon premier p’tit mec, ma mère me disait toujours une chose « il faut entretenir le couple, c’est important ». Je l’ai toujours cru. Sans amour dans le couple, il n’y a plus de famille. C’est le fondement de la cellule familiale.
Quand un couple n’a pas encore d’enfants, c’est facile. Une soirée, vous avez envie d’aller au cinéma? Pas de problème! Vous avez le choix entre 7 soirs par semaine!
C’est drôle, ça me rappelle de vagues souvenirs lointains! Blague à part, je n’échangerais pour rien au monde la venue de nos enfants. Ils nous ont rapprochés dans un certain sens. Je vous l’accorde, pas dans leurs deux premiers mois de vie, mais, ça passe si vite! Un p’tit rappel? Fatigue, nuits blanches, stress et pleurs incompréhensibles d’un p’tit mec que nous apprenons à connaître sur le tas!
Comment entretenir le couple? C’est assez simple en fait.
D’abord, il faut se le dire, y croire et s’en parler.
Ensuite, il faut identifier ce qui entretient votre couple. Une soirée au restaurant? Une soirée en gros bas de laine devant un foyer à lire un livre?
Après, il faut se garder du temps à deux et se prévoir des sorties afin de s’exiler temporairement du cocon familial pour mieux revenir.
Mon amoureux et moi, on est même allé jusqu’à se donner de vrais rendez-vous. Avec la demande par message, le lieu, et en arrivant chacun de son côté. Essayez! C’est assez drôle et ça fait du BIEN!
À travers les journées folles, il est facile de s’oublier en tant que couple.
Au risque d’être franche, nous, les femmes, nous avons une fâcheuse manie. On donne toute notre énergie, notre temps, nos rires, notre dévouement à nos enfants. C’est normal. Mais cela se fait au dépit de notre conjoint. Comme si, une fois la venue d’un enfant, plus rien d’autre ne compte. J’ai déjà entendu des histoires d’horreur à ce sujet où l’homme en était presque jaloux. Se faire prendre sa place dans le cœur de sa bien-aimée par un p’tit humain! Imaginez! C’est sans compter les effets de la maternité sur le corps de la femme. La perte de libido, la fatigue, les maux de ci et de là, etc.  Ce sont des choses réelles.

Malheureusement, tout ça n’entretient pas le couple.
Prendre soin de l’amour qui nous habite, c’est une belle façon d’entretenir la famille indirectement et d’assurer aux enfants qu’ils ne seront pas les victimes du divorce. Pour ma part, nos p’tits poulets aiment nous voir amoureux. C’est un prix inestimable à mes yeux.
Quand on a des enfants, je crois que nous leur devons de tout essayer pour préserver l’amour dans le couple. De prévenir la destruction de la famille. De ne pas sombrer dans la facilité et le rejet. D’accepter l’autre, d’accorder le pardon, de se donner à l’autre, et de communiquer quotidiennement. De respecter les valeurs de l’engagement finalement.
Et vous, les mamans poules, prenez-vous soin de votre couple?

 

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ALEXIA M.

Le coloriage pour adultes, c’est Yay ou Nay?

Allez-y, jugez-moi! J’ai succombé aux cahiers à colorier pour adultes! Bon, tout d’abord, je dois vous expliquer que je suis loooooin d’être une artiste. J’ai souvent de bonnes idées, mais je ne suis pas très habile pour les réaliser. (J’ai d’ailleurs plusieurs « Pinterest Fails » à mon actif, mais je vous garde ça pour une autre fois…) Alors que faire du coloriage à l’intérieur des lignes, ÇA c’est à la hauteur de mes compétences! Quand j’étais petite, je passais des heures à aiguiser chacun des 64 Crayola de ma boîte, puis à peser très fort dessus alors que je remplissais chaque page de mes livres à colorier de Barbie. Il n’est donc pas surprenant, qu’après avoir colorié la moitié de l’affiche Rue Tabaga de mon fils, sous prétexte qu’il est encore un peu jeune et qu’il a besoin que je lui montre comment faire (yeah right!), que je me sois laissée séduire par un album à colorier pour adultes avec des dessins de café, de mode, de barbus et de bouffe vraiment fou!

 

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Crédit : Sarah Boisvert

Pour certaines, c’est faire des mots croisés et pour d’autres c’est tricoter, moi c’est le coloriage. Bon je l’avoue, mon temps libre est plutôt rare, voire inexistant, alors ça me paraît un peu utopique de m’accorder du temps pour remplir un dessin de couleurs pendant qu’une pile de linge sale m’attend ou encore que mon plancher aurait besoin d’un bon coup de vadrouille… Heureusement, je peux cesser de culpabiliser, car à mon grand bonheur, cette forme d’art-thérapie qui s’apparente à la méditation est bénéfique pour le cerveau et diminue le stress. En fait, pour moi, c’est un moment pour décrocher, réfléchir et me recentrer. L’avantage de ce passe-temps, c’est que je peux être interrompue à tout instant sans problème. Contrairement à la lecture d’un livre ou à la préparation d’une recette, je peux stopper tout ce que je fais sans perdre le fil et m’y remettre à tout moment (que j’aie 2 minutes ou 1 heure de lousse).

 

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Crédit : Sarah Boisvert

Au travail, j’ai les yeux rivés sur un écran de 8 h à 17 h et je suis cognitivement très sollicitée toute la journée et sinon dans mes moments de « pause » (lire ici dans la voiture en transit entre la maison et le boulot), je planifie dans ma tête les repas, les commissions et l’horaire du week-end.
C’est donc l’activité no-brainer toute indiquée pour moi! Pendant quelques minutes, je retombe en enfance et je peux m’évader, ne penser à rien et laisser mon p’tit hamster se reposer.
Autre avantage, en tant qu’adapte du multitâche, je peux facilement jumeler une mini-séance de coloriage à un moment dans une salle d’attente. Et en plus, c’est une activité que je pourrai bientôt partager avec mon fils (ce qui me plaît beaucoup plus que de jouer aux p’tites autos, je dois l’avouer) aussitôt qu’il cessera de mettre systématiquement tous les crayons dans sa bouche.
Que faites-vous pour vous détendre quand vous avez un gros 2 minutes à vous? Êtes-vous adeptes du coloriage pour adultes? Trouvez-vous cette tendance farfelue?

PhotoSarahBoisvert

SARAH B.

Chéri, est-ce qu’on oublie quelque chose?


cindy

Quand notre famille habite à 200 km de distance, une réalité à laquelle on doit souvent faire face, c’est voyager avec les enfants. Et qui dit voyager dit faire les bagages. C’est le moment où nos talents au jeu Tetris nous servent enfin. Ça relève du domaine du miracle de faire entrer dans un coffre de voiture : un parc, une poussette, un Bumbo, des couches pour une semaine, des vêtements, des biberons, le bain de bébé, les doudous, les jouets, etc. Et mon homme qui voulait aller faire de la planche à neige… « Je suis désolée chéri, il y a juste assez de place pour tes mitaines et ta tuque, si tu les portes en route bien entendu. » Dans ce cas là, tu as deux solutions; soit tu changes de voiture, soit tu repenses tes bagages en fonction de l’espace dont tu disposes. Personnellement, j’ai opté pour la deuxième option. Après sept mois à faire la navette entre Québec et Chicoutimi, on est passé maître dans l’art de faire des bagages. Comme M. Miyagi l’a fait avec Daniel San, laissez-moi vous transmettre mon savoir.

Conseil #1 : Fais-toi une liste! Faire une liste complète de tout ce qu’on doit apporter permet non seulement de s’assurer qu’on aura tout ce dont on a besoin, mais aussi qu’on n’oublie rien chez nos hôtes. Parce qu’oublier LA doudou dont votre petit poulet a besoin pour dormir ou LE toutou préféré de votre petite poulette, ÇA NE PARDONNE PAS! Vous pouvez même faire une liste suprême de laquelle vous ferez des photocopies pour ne pas avoir à la refaire chaque fois.

Conseil #2 : Réduis tes options au strict minimum! Oui, oui fille, t’as pas le choix! On aimerait toutes avoir autant de vêtements qu’il existe de conditions météo. Un kit s’il fait soleil, un s’il pleut, un au cas où un front chaud rencontrerait un front froid… C’est bien beau les options, mais on finit toujours par trop en apporter. Faire du lavage c’est aussi une option intelligente.

Truc de pro (en boni) : Quand on va souvent chez nos parents éloignés, il est sage de laisser un kit de base de ce dont on a besoin chaque fois : savon, shampoing, déodorant et brosse à dents, ça fait déjà ça de moins à traîner. Personnellement j’ai un parc, un bain de bébé et des jouets chez mes parents. Tout l’espace de coffre que je gagne, ça n’a pas de prix.

Alors les mamans poules, la prochaine fois que vous faites vos valises, faites ça comme de vraies pros!

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PhotoCindy Tremblay Savard

CINDY S.

L’introduction à la garderie et la culpabilité d’être heureuse d’avoir du temps pour soi

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Dans quelques jours, ma petite dernière commencera la garderie à temps plein. C’est parce que je suis si poule que je la gardais encore 3 jours par semaine avec moi, jusqu’à ses 18 mois.
Même que son grand frère, je l’ai gardé avec moi jusqu’à ses 2 ans.

J’ai un gros sentiment amour-haine envers la garderie.
En fait, ce n’est pas avec la garderie, mais plutôt avec ma pensée que pour être une maman parfaite, je devrais être capable et surtout heureuse de m’occuper de mes enfants 7 jours sur 7. Oui, c’est dit, ce n’est pas bien, mais c’est ce que mon cerveau pense, malheureusement. Blame it on Instagram et les blogues de mamans parfaites. Ou sur mon incapacité à me foutre de ce que les autres pensent, même si j’essaie fort.

La vérité, c’est que des fois, souvent, ça m’emmerde de jouer aux autos, d’habiller les enfants pour aller jouer dehors, de faire semblant que je n’ai pas froid, de les rentrer de force parce qu’ils ne veulent jamais rentrer.

J’aimerais tellement être heureuse d’être avec eux, s’il n’y avait que ça dans ma vie. Si seulement tous les projets qui cognent à ma porte pouvaient aller voir ailleurs sans que ça me fasse un pli. Si mon iPhone n’agissait pas comme un aimant toutes les 7 minutes (ou moins, ark!).

À force de faire tout à moitié, je me sens coupable tout le temps.
Je réponds à mes courriels pendant la collation, je vais prendre une marche en poussette au lieu de faire les modifications sur un dossier, j’ai hâte qu’elle fasse une sieste pour pouvoir plancher sur une création. Je veux tout et je n’ai pas de plaisir.

Maintenant je vais pouvoir compartimenter.
Travailleuse de jour, à la maison, rien pour m’aider à ne pas me sentir coupable de les « chasser » de leur habitation/mon bureau.
Maman de soir.
Maman tout le temps en fait, et travailleuse autonome aussi de soir.
Est-ce que ça va faire une différence finalement?

Cette semaine, j’essaierai de savourer, sans culpabilité, cette rentrée à la garderie. Je me laisse une journée pour verser quelques larmes (emo much). Pour le reste, j’ai prévu de la lecture, des rencontres de clients, un dîner avec une amie, une grève de lavage et même une réunion de travail dans un bar.

 

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Photo : Tania Lemieux

On verra si c’est la bonne solution pour nous.
Pour l’instant, je jubile à penser que j’aurai tout ce temps à consacrer à mes projets.

 

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GENEVIÈVE L.