Choisir un prénom… envers et contre tous!

 

 

Choisir un prénom… quel casse-tête!

Mon fils n’était même pas dans les pensées de son père (mais dans les miennes depuis loooooooongtemps!) que j’avais déjà des listes bien garnies de prénoms. Par contre, à la minute où je suis tombée enceinte, mes idées ont changé! Comme si mes choix n’étaient plus aussi bons une fois le temps de nommer cet enfant pour la vie arrivé. Parce qu’on va se le dire, c’est toute une responsabilité de choisir le prénom que notre bébé portera pour toujours! Mais s’il n’y avait que ça…

Il faut composer avec nos goûts et évidemment ceux de papa. On l’a fait à deux ce p’tit poulet-là, on va choisir à deux! Là-dessus, ça n’a pas été trop difficile. On avait plusieurs critères (ok, surtout moi…) : francophone, pas trop long, pas trop commun sans être trop original (lire : pas 6 qui ont son nom dans sa classe, mais pas seulement lui dans toute l’école secondaire…) et qui ne fait pas trop de diminutif. Bonus s’il y a un lien historique, car on adore l’histoire l’Homme et moi.

Papa ne voulait pas parler de prénom avant de connaître le sexe… et ça me rendait folle! J’avais besoin de me flatter la bedaine en me demandant s’il porterait mieux un prénom qu’un autre, s’il donnerait un coup de pied à un prénom en particulier… Alors la veille de l’échographie, j’ai fini par le convaincre d’en parler. Et on s’est rendu compte qu’on était sur la même longueur d’onde! Ok, sa liste était pas mal plus courte que la mienne, mais ses choix me plaisaient et son choix pour un garçon figurait dans ma liste : Hector. Pour une fille, mon premier choix était Élizabeth et il aimait bien. Il m’a suggéré Marion, et j’ai trouvé ça mignon. On est donc partis pour l’échographie, le lendemain, avec ces 3 prénoms dans la tête et le cœur. Quand la technicienne nous a annoncé qu’on aurait un fils, j’étais très contente d’avoir un petit Hector dans la bedaine!

Une fois à la maison, l’Homme a continué d’y penser et il m’a suggéré de nommer notre petit poulet Adrien. Je suis tombée sous le charme! On se laissait une petite porte pour un autre prénom, au cas où il n’aurait pas la binette d’un Adrien, mais je savais que c’était son nom! Je le sentais de tout mon cœur!

Il y en a eu des commentaires, quand on a commencé à en parler… plusieurs adoraient ça, certains semblaient mal à l’aise de nous dire que ça ne leur plaisait pas et d’autres (bien peu, il faut le dire) nous ont carrément dit que ça n’avait pas d’allure. Mais les autres, qu’ils aiment ou non, je m’en fous complètement et papa aussi. Et vous savez quoi? Il ne pourrait porter aucun autre prénom notre Adrien. C’est son nom à lui et on l’a choisi avec amour, envers et contre tous. Et ça, ça n’a pas de prix!

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(Vous voyez comme ça lui va bien? 😉 )

 

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AUDREE J.

 

Lister sa vie

Je l’avoue, j’aime les listes! Comme plusieurs, j’ai une liste pour l’épicerie, une pour les repas et une autre pour les tâches à faire. Mais mon amour des listes est bien plus grand que cela! J’en fais pour tout! La popote qu’il faut faire pour le congélo, les achats de vêtements pour les enfants ou bien pour les projets déco. Ah! Il y a aussi les listes saisonnières : les courses pour l’Halloween, les cadeaux de Noël, la préparation du jardin ou pour ce qui reste à faire autour de la maison. Et celles pour le boulot. Certaines se retrouvent sur mon frigo, d’autres dans mon porte-monnaie ou encore dans ma voiture. Les listes sont toujours au cœur de ma vie, mais leur intensité est par contre variable. Vu sous cet angle, vous pensez probablement que je suis soit bien organisée soit un peu parano!!! De mon point de vue, je dirais que je suis un joli mélange de tout ça!
Mais faire des listes, c’est entre autres un temps d’arrêt. Ce petit flirt entre moi, le bout de papier et le crayon me fait un bien immense. Il me recentre sur moi, sur ma famille et me redonne un souffle nouveau pour affronter le quotidien. Pour être franche, les listes me rassurent, puisqu’avec elles, je connais le début et la fin de quelque chose. Elles sont mes fidèles alliées quand les semaines sont folles, elles m’épaulent lors des journées où je suis dans le « rush », que mon amoureux est absent et que les enfants sont à 10 sur l’Échelle de Richter. Elles me prennent par la main quand j’ai seulement envie de pleurer et m’obligent à mettre de côté la procrastination. Par contre, n’allez pas croire que je réussis à accomplir tout ce qui se retrouve sur ces divers « post-it ». Évidemment, les tâches qui me plaisent le moins se retrouvent en bas de liste et quelques fois, se transfèrent d’un papier à un autre! Bah! Quoi, je ne suis pas une maman parfaite!
Il m’arrive aussi d’avoir la liste sentimentale! La veille de l’anniversaire de mes enfants, je leur fais une grande liste. Il y a nos beaux moments de l’année, leurs réussites, ce que je souhaite pour la prochaine année, ce que je m’engage à faire pour favoriser leur épanouissement ou ce que je désire voir naître chez eux. Évidemment, il y a la traditionnelle liste du premier de l’an. Pour celle-ci, je regarde rarement derrière. Je focus sur ce qui arrivera et elle est habituellement diviser en quatre sphères : moi, mon couple, ma famille, mes projets. Cette dernière, je la garde précieusement dans mon carnet de travail, je ne la consulte pas régulièrement, mais je sais qu’en cas de besoin, elle fera son boulot et me remettra sur les rails!
Psst! Êtes-vous surprise si je vous dis que j’ai aussi une liste pour les sujets que j’ai envie d’aborder sur ce blogue?

 

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GENEVIEVE H.M

T’es dans ma bulle de Noël

 

Décembre! Cette période de l’année me rend tellement fébrile! J’adore tout, tout, tout du temps des Fêtes. J’apprécie les premières neiges tout comme les chansons de Noël dans les centres commerciaux où je vais probablement passer beaucoup trop de temps dans les prochains jours à préparer mes cadeaux… Il y a une nouvelle réalité que j’appréhende de plus en plus en tant que nouvelle maman avec l’approche des Fêtes, soit de me sentir envahie dans ma bulle de Noël!
Voilà, je m’explique… Déjà, depuis que nous avons notre p’tit poulet, beaucoup trop de gens ressentent l’insatiable besoin de toucher notre p’tit mec. Vous me direz que le toucher fait partie des cinq sens, moi je vous répondrai en tant que maman poule : NON juste NON! En fait, je vais doser mon NON. À la base, moi et mon conjoint ne sommes pas sauvages. Par contre, quand je suis au restaurant en pleine conversation, que mon garçon dort dans les bras de son papa et qu’une dame au passage décide de lui retirer sa tuque pour lui jouer dans les cheveux et tasser son manteau pour lui pincer les joues, disons que ça passe moins bien! En plus d’être ultimement impoli envers moi et mon conjoint, ça agresse mon poulet qui devrait se sentir paisible et protégé dans les bras de son papa poule! Le pire, c’est que quand on tente de faire réaliser à ces gens l’affront qu’ils font, NOUS sommes les fautifs à leurs yeux! Si nous simulons une situation inverse et que mon garçon, à l’âge de 5 ans disons, décide d’aller couper la parole à une dame qui discute avec son conjoint au restaurant pour lui demander ses confitures aux framboises, eh bien, ce sera mon poupou le « p’tit mal élevé » là-dedans.
Maintenant, comme les Fêtes sont synonymes de réjouissances et que les gens ont le cœur plus léger durant les festivités, j’ai une peur bleue juste à penser à la quantité de gens qui vont vouloir le toucher. Avec ce billet, une partie de moi veut aussi faire de la sensibilisation. Le temps des Fêtes, c’est aussi synonyme de microbes à profusion et je n’ai pas trop envie de subir durant mon congé en famille la grippe que mon p’tit poulet aura attrapée quand il se sera fait postillonné au visage ou bien la gastro qu’il aura attrapée grâce à la personne qui lui aura flatté les mains sans se laver les siennes en allant aux toilettes. Plus loin encore (ne vous inquiétez pas, je ne suis pas hypocondriaque), je pense auxs enfants allergiques et au matin, si inoffensif, où après avoir mangé du beurre d’arachide, quelqu’un décidera, sans y penser, de pincer les joues d’un chéri pour qui ça pourrait être fatal.
Je finirai avec un avertissement plus léger à VOUS-là, la p’tite madame qui le trouve bien « cute » mon poulet,… pensez-y deux fois avant de lui flatter les cheveux ou de lui enlever sa botte pour jouer avec ses p’tits pieds sans avertissement, car il est fort probable que son papa poule se mette à VOUS flatter les cheveux sans avertissement!

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CATHERINE B.

Noël sur Skype et comment bien s’en sortir

 

Notre premier Noël en Californie a été assez éprouvant. Ça faisait à peine 2 mois que moi et notre fiston de 9 mois avions rejoint papa pour la grande aventure : un travail à l’étranger.
J’ouvrais les dernières boîtes dans notre dispendieux et minuscule appartement de San José, j’étais pleine d’hormones, de stress constant, de solitude au quotidien, je souffrais de mon anglais très moyen et notre bébé nocturne ne passait pas aux oubliettes. J’attendais Noël (sur Skype) comme une bouée de sauvetage, un moyen de me sentir chez nous quelques minutes. Coup de chance, c’était la première fois depuis des années que même la famille élargie se réunissait chez ma sœur! Bref, mes attentes étaient hautes pour cette technologie si peu fiable…
Finalement, l’Appel tant attendu! À l’autre bout du continent, toute ma famille prend un moment pour nous, au milieu du party de l’année. La réception est mauvaise, le son coupe et l’image gèle régulièrement. Bébé ne veut plus rester dans mes bras, je laisse son père lui courir après avec soulagement. J’ai le cœur gros en comprenant avec délai que mon frère et sa douce attendent un nouveau bébé. J’ai du mal à les féliciter tellement la vidéo est mauvaise. Je les laisse à regret. Comme j’aurais aimé y être et faire vivre à notre fils un vrai party de Noël avec tout le monde! Qu’on s’entende, ça fait partie de notre choix d’être loin, mais c’est quand même avec un visage ruisselant de larmes que j’assume le tout. Un verre de vin s’impose!

La 2e année, une petite sœur s’était ajoutée à notre petite famille. Nous avions vécu au quotidien avec Skype dans le décor et connaissions déjà les limites de ses capacités. C’était encore un party monstre, nous nous sommes même habillés pour l’occasion. …j’étais maquillée avec des pantoufles!
Entendre « on aurait aimé que vous soyez là! » me donne la drôle d’impression d’être morte, mais avoir 2 petits en bas de 2 ans dans notre contexte, relativise amplement cette impression! Heureusement, le coup est moins dur cette fois. Avec un petit soulagement, je m’offre un bain chaud et je me couche tôt.

Cette année, nous en sommes à notre 3e Noël à l’étranger. Les petits sont plus vieux et cette fois, je m’entends à l’avance avec ma mère qu’une parade des robes et vestons avec un petit mot bref suffira. Les petits en seront aussi soulagés, parce qu’ils ne connaissent pas vraiment cette merveilleuse famille qui les salue de si loin, ils veulent seulement jouer et faire des mauvais coups!
C’est donc cette année que nous commençons nos propres traditions! Nous n’attendons ni visite, ni famille, ni amis. Nous avons un projet de taille : nous irons offrir à nos héros des gâteries faites à la main. C’est avec beaucoup d’excitation que l’on cuisine, décore et emballe de petites bouchées que nous irons livrer directement au poste de police et à notre caserne de pompiers préférée!
La magie de Noël revient chez nous, enfin!

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JOELLE M.

Le dernier

 

La journée est longue.
Après une nuit quasi blanche, tu es réveillé depuis 4 h ce matin.
Tu as un gros rhume et tu n’arrives pas à faire de sieste.
Avoir le rhume à deux ans, c’est pas si facile. Tu veux ta suce, mais tu as le nez trop bouché et tu tousses trop pour pouvoir la téter à ton goût.

D’ailleurs, cette fameuse suce, celle que tu as bien voulu prendre seulement qu’à 8 mois (quand tu as finalement accepté de lâcher « un peu » mes seins), il faudra te la couper bientôt… Tu as eu deux ans la semaine passée; tu t’en viens grand! Mais t’inquiète pas, maman n’a pas prévu ça prochainement.
Mon bébé, on dirait qu’avec toi, tout s’étire un peu plus longtemps…comme si bien souvent, inconsciemment, je voulais te garder encore tout petit.

Après toi, plus jamais mon bedon ne va être la maison d’un petit poulet ou d’une poulette. Mais c’est correct.
J’ai été choyée et tellement privilégiée de pouvoir le vivre 3 fois.
Reste que toi, t’es mon dernier.
Mon dernier bébé qui n’est plus un bébé, mais qui le restera toujours. Est-ce que ça fait du sens cette phrase-là?
Pour les mamans poules comme moi, sûrement.

J’ai toujours été nostalgique quand je rangeais vos vêtements trop petits. Quoique, pour ta sœur et ton frère, je savais que j’aurais la chance d’ouvrir à nouveau certaines des boîtes qui les contenaient. La peine que j’ai eue quand j’ai dû dire au revoir à tes premiers pyjamas trop petits. Tu étais le dernier à les porter…

Maintenant, tu as deux ans et je m’y suis (presque) habituée.

Quand j’ai décidé de te donner ton dernier biberon, j’ai étiré un peu le moment. Quand bien même que tu ne l’avais accepté qu’à un an (tout comme pour la suce; tu ne voulais que « maman »), ce fameux biberon, tu l’aimais!
Un matin où j’ai voulu de le donner (même si chaque jour précédent, je me jurais que tu avais eu le dernier), avant même que je ne m’exécute, tu es allé ouvrir l’armoire à verres/biberons qui est à ta hauteur et tu as sorti 3 verres. Un pour ta sœur, un pour ton frère et un pour toi. Pendant que tu me désignais quel verre était pour qui, mon cœur fondait littéralement, la maman poule que je suis était over fière et ma tête pensait.

Tu es grand mon bébé. Il faut que je continue de te laisser grandir… Parce que tu fais drôlement bien ça!
Plus tard, j’ai donc rangé la collection de bouteilles pour les donner, presque sans pincement au cœur.
Il n’y aura plus jamais de bébé dans mon ventre et c’est correct.
Mes trois bébés deviennent grands et c’est franchement correct. Vous le faites si bien, vous me rendez fière et au fond de moi, je sais que vous resterez toujours mes bébés.
Ta grande sœur de 5 ans me l’a prouvé dernièrement, quand elle a eu besoin de mes bras pour s’endormir, lorsqu’elle a eu ce gros rhume-là, un peu avant toi.
Comme tu es le dernier, je sais que je dois tout simplement en profiter. Je connais aussi tous les bonus et les « Je t’aime » qui viendront avec le temps qui passe si vite. Et tu sais quoi? Moi aussi je suis encore le bébé de ma maman.

Pour le moment, tu n’arrives pas à dormir. Mais je sais que ce soir, je pourrai te regarder t’assoupir dans mes bras (la suce au bec) et que tu en auras besoin. Comme toutes les fois où, tout mini, tu dormais contre moi des heures durant.
Et c’est correct comme ça.
Moi aussi j’en ai besoin.
Parce que t’sais…t’es le dernier.
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CAROLINE G.

 

Photo : Maman et bébé
Crédit : Izabel Paré

Je ne vais pas t’oublier

« Maman, tu ne vas pas m’oublier? »
« T’oublier à la garderie, mais non voyons, c’est impossible! »
« Mais quand mon petit frère va être là, tu ne vas pas m’oublier? »

Ouf… Cette petite question toute simple m’a alors frappée en pleine face. Voilà déjà quelques fois que tu me demandais si je n’allais pas t’oublier à la garderie. Je ne comprenais pas pourquoi tout d’un coup cela t’inquiétait. Mais c’est que du haut de tes 3 ans, tu avais déjà bien compris que bientôt, dans quelques semaines tu allais devoir partager ta maman. Et qu’évidemment, tu avais peur de perdre ta place. Tu avais peur que maman t’oublie.
Ce soir-là, alors que je te mettais au lit, j’ai essayé de me mettre à ta place. J’ai essayé de comprendre ce que c’est que de voir sa chambre toute chamboulée, le lit poussé dans un coin pour faire place à un deuxième petit lit, qui était d’ailleurs le tien. Les vêtements entassés ou déplacés afin de faire place à des petits pyjamas que tu as portés. De devoir te résoudre à l’idée que maman ne peut parfois plus te prendre dans ses bras, parce qu’elle a trop mal au dos à cause du bébé dans son ventre. Que parfois maman a moins de patience parce qu’elle est fatiguée et ne dort pas bien. Que maman s’enthousiasme quand elle parle de quelqu’un d’autre qui viendra… et que c’est aussi un petit garçon. Les fois aussi où les gens sur la rue ont salué le gros ventre de maman avant de te saluer toi.
Ce soir-là, j’ai compris que tu avais saisi bien plus de choses que je ne pouvais le penser. Toutes ces fois où tu m’as dit que j’étais belle, que tu as choisi maman plutôt que papa pour quelque chose d’aussi anodin que d’aller chercher une collation, ces fois, de plus en plus fréquentes ces derniers jours, où tu m’as appelée du petit téléphone rouge de la garderie. Mais aussi toutes ces fois où tu m’as demandé un plus gros et plus long câlin que d’habitude et que j’ai cru que ce n’était qu’une façon de repousser l’heure du dodo…
Et toutes les fois aussi, où on t’a demandé si tu avais hâte que ton petit frère arrive et que tu as répondu oui. Mais qu’au fond de toi il y avait peut-être un peu de peine même si tu ne comprends pas tout. Qu’au fond de toi, il y a un petit garçon heureux de devenir grand, mais aussi très triste à l’idée de devoir partager sa maman. Non, je ne vais pas t’oublier, comme tu le dis si bien: « Pomis! »

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MARYSE F.

Être photographe, pas père Noël!
En collaboration avec Sophie Lamoureux Photographe

Ahhhh le temps des Fêtes, saison de réjouissances, d’excès, de chandails quétaines de Noël et de traditionnelles séances de photos. Personnellement, c’est une période de l’année que j’adore et encore plus depuis que j’ai mon petit poulet, arrivé en décembre 2015. Nous avons justement eu le plaisir de faire un shooting photo en famille et c’est suite à cela que j’ai voulu discuter avec la photographe des implications que représente ce temps si achalandé.
Pas besoin de vous dire que je ne prendrais pas sa place! Pendant que nous attendions patiemment notre tour, j’ai tendu l’oreille pour espionner ce qui se disait un peu dans les autres familles (j’avoue je suis coupable!). J’ai entendu des choses qui m’ont profondément troublée en tant que maman inexpérimentée qui en est à sa première séance de Noël… Des parents ordonnaient à leurs enfants d’être parfaits au risque d’avoir une conséquence! D’autres s’insurgeaient d’avance que si le décor ne leur plaisait pas, ils allaient demander un remboursement! Certains exigeaient que la photographe remette les photos en 4 semaines puisque Noël approche (notez qu’ils ont choisi eux même, en connaissance de cause, un délai de 4 à 6 semaines)! Le summum pour moi, ç’a été une famille qui mentionnait qu’elle était mieux de respecter les poses qu’ils s’étaient imaginés et qu’ils avaient pratiqués à la maison!

Durant toute la séance, cela m’a trotté dans la tête! Est-ce moi qui suis trop naïve ou bien trop en amour avec Noël? Dans mon imaginaire à moi, une séance de Noël, ce n’est pas pour être parfait en prévision de faire le « cover » d’un magazine, mais plus pour envoyer quelques clichés, telle une vague d’amour à nos proches. Si mon p’tit mec est plutôt taquin et qu’il décide de faire une grimace, je serai au contraire ravie que la photographe me l’envoie, car cela reflète bien une partie de sa personnalité! J’en ai donc parlé avec la photographe qui m’a confirmé que j’étais effectivement trop sous le charme de Noël. En effet, il y a bien plus de clients exigeants que de clients sensés durant la frénésie des Fêtes.

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crédit photo: Sophie Lamoureux Photographe
Votre photographe, ce n’est pas le père Noël, ce n’est pas en criant très fort, en vous roulant par terre ou bien en le demandant mille millions de fois comme une enfant qui fait sa liste de cadeaux que cela va se réaliser. Votre photographe n’est pas surhumain, c’est une personne comme vous et moi qui passe bien moins de temps dans sa famille durant cette période pour créer des décors féériques et immortaliser VOS moments! Laissez-vous envoûter par la frénésie des Fêtes et donnez un peu de répit à la personne qui vous permettra d’être sentimentale dans 20 ans quand vous retrouverez les photos de Noël 2016 et que vous réaliserez que votre bébé rentre de l’université juste à temps pour fêter Noël en famille.

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CATHERINE B.

 

 

 

crédit photo: HelloMyNameIsMike

Quand Noël est une épopée!

 

Pour nous qui habitons en Australie, célébrer Noël avec notre famille au Canada est tout une épopée! Quand nous n’étions que deux, il n’y avait rien à notre épreuve; nous étions prêts à n’importe quel compromis : escales multiples, heures de vol ridiculement longues, nuits blanches, compagnie aérienne louche. Bref, n’importe quoi pour se rendre à la maison à temps pour Noël. Cette façon de voyager ne nous a jamais dérangés, l’aventure c’est l’aventure. Or, avec un bébé, on fait quoi?

Ma fille aura 12 mois lorsque nous rentrerons au Canada pour Noël et ce sera son 3e grand voyage en avion. Lorsque ma poulette avait 5 mois, nous avons voyagé pendant 6 semaines de l’Australie au Mexique et jusqu’au Canada, d’est en ouest. Et puis, je suis revenue seule avec mon bébé de 5 mois en me tapant le trajet le plus ridicule et long de toute ma vie : Ottawa, Calgary, San Francisco, Auckland, Sydney… pour un total épouvantable de 42 heures de vol porte-à-porte. En arrivant à Sydney (verte) je me suis juré de faire mieux la prochaine fois… parce que je savais que nous allions devoir refaire le trajet!

En décembre, nous repartirons encore une fois pour un voyage essoufflant qui nous mènera de l’hémisphère Sud à l’hémisphère Nord et d’est en ouest du Canada. Pour passer Noël avec nos familles et revenir à la maison, il nous faudra affronter 28 heures d’avion, 36 heures d’escales et 6 vols. Pas reposant le temps des Fêtes.

Ma fille sera complètement décalée, elle se réfugiera dans mes bras comme un petit animal timide devant toutes ses personnes nouvelles qui auront si hâte de la prendre et de la cajoler. Papa voudra bien donner un coup de main, mais poulette n’aura d’yeux que pour mes seins. Je sais que mes nuits déjà courtes seront encore plus courtes. Je devrai insister pour annuler des soupers qui n’en finiront plus de s’organiser sans notre consentement (parce qu’on a intérêt à ce que bébé se repose!), refuser des cadeaux par manque d’espace, dire non. Et puis, lorsque bébé aura retrouvé un semblant de routine, il faudra déjà repartir. Ce sera de nouveaux visages, de nouveaux grands-parents à apprivoiser, de nouveau le sentiment de ne pas avoir assez de temps pour tout le monde…

Bref, malgré ce marathon épuisant, j’ai hâte. J’ai tellement hâte que la musique de Noël joue en boucle depuis le 1er novembre. Je suis une fan finie du temps des Fêtes, des Noëls blancs et froids, des biscuits de mes grands-mères et du sapin qui accroche le plafond chez mon père. Je ne pourrais pas me résigner à ce que les Noëls de ma fille soient chauds et ensoleillés tous les ans. Et puis, je suis complètement folle de joie à l’idée de voir la réaction de ma poulette lorsque ses petits doigts d’Australienne toucheront la neige froide pour la première fois.

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MARIANNE L.

Idées cadeaux Noël

Que le temps file. Toujours impressionnant de voir la vitesse à laquelle Noël arrive. L’Halloween est tout juste passée, que nous en sommes déjà à faire le compte à rebours des dodos, avant l’arrivée de ce bonhomme joufflu au rire contagieux, qu’est le père Noël.

Avouer qu’il est plutôt difficile de ne pas succomber au charme de Noël? Du temps des Fêtes? Les décorations, la musique, l’ambiance… De voir la magie s’installer tranquillement dans les yeux et le cœur des enfants. Mais qui dit Noël, dit cadeaux. Eh oui, difficile de passer à côté de ce léger, voire tout petit détail.

Avec l’arrivée des achats en ligne, plusieurs possibilités s’offrent à nous. Il nous est maintenant possible d’acheter québécois, et ce, dans le confort de notre foyer. Magique que de pouvoir faire son shopping, assis bien chaud, café à la main. En évitant foule et cohue des centres d’achats. Sans parler des stationnements bondés, voire inexistants.

Vous êtes à la recherche d’un cadeau original? Qu’on ne retrouve pas en boutique de type grande surface? Qu’à cela ne tienne… Parents, famille et ami, ETSY vous offre de beaux produits de qualité faits avec amour. Loin derrière, l’époque des trucs bizounés à la main, de type « arts and crafts ». En naviguant sur le site, vous y trouverez une grande sélection. Il ne suffit que de choisir la catégorie recherchée et la situation géographique idéale.

Pour l’occasion, et en renouant avec son cœur d’enfant, C2FILLES vous propose une sélection de cadeaux québécois et design, ayant tous une double fonction. Ils plairont aux enfants, certes, d’où l’intérêt initial d’offrir un cadeau à nos cocos. Mais ils sauront aussi égayer le décor des chambres des principaux intéressés. Pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable? Pensez design ce Noël… Pensez produits québécois!

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LIENS ETSY

MARLON: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/raplapla?ref=l2-shopheader-name
POUPÉE EN TISSUS: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/NotSewStrange?ref=l2-shopheader-name
ÉCHELLE DE CROISSANCE: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/AbricotineMTL?ref=l2-shopheader-name
CHARLOTTE LE CHAT: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/VeilleSurToi?ref=l2-shopheader-name
COUSSIN PUG: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/JulienEmilyDesign?ref=l2-shopheader-name
ENSEMBLE FUSÉE ET ÉTOILES: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/AtelierSaintCerf?ref=l2-shopheader-name
MOBILE: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/LesFolichonneries?ref=l2-shopheader-name
PETITE MAISON ÉTAGÈRE: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/MaPetiteMaisonMtl?ref=l2-shopheader-name
CHAISE POUR ENFANT: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/CowboySamForKids?ref=l2-shopheader-name
AFFICHE À COLORIER: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/AtelierRueTabaga?ref=l2-shopheader-name
FORMES ET MOTS EN LAINE: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/geetrikot?ref=l2-shopheader-name
BEAN BAG: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/Cyandegre?ref=l2-shopheader-name
TIPI LUMBERJACK: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/VIOetCO?ref=l2-shopheader-name

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NATHALIE B.

C2 filles

Les coins ronds

 

Je tourne les coins ronds. De plus en plus. Ça m’a frappée l’autre matin, quand je me suis surprise à épousseter l’évier avec un kleenex mouillé et du savon à mains. Le tout sans aucune intention de revenir finir la job « pour vrai ». Je fais ça aussi avec le miroir, mais c’est moins fiable, ça laisse des petites poussières.
Je réchauffe les plats au four micro-ondes à coup de deux assiettes par tour. Bon, ça implique que je mange mon lunch à la température des purées, donc tiède, mais hey! c’est déjà beau de pouvoir manger en même temps que bébé!
Dans mon autre vie (lire « avant les enfants »), on consacrait une journée entière au ménage, CHAQUE semaine. J’aurais pu me mirer dans mon grille-pain tellement il étincelait. Je passais des heures à chercher LA recette de mon samedi soir, et autant pour la réaliser. Je prenais des cours de dégustation de vin (!!). J’étais abonnée au théâtre (!!!).
Fastforward de trois ans et demi, cette fille-là maintenant, elle lorgne les stands de revues à l’épicerie, t’sais celles qui te promettent des repas délicieux en quinze minutes avec trois ingrédients. Cette fille-là lave sa porte-patio next to jamais et elle ne se sent (presque) plus coupable. À quoi bon, elle sera pleine de traces de doigts dans 20 minutes de toute façon…
Pourquoi « coinsronds-je » ainsi ? C’est peut-être parce que je vieillis et que le temps rapetisse. C’est vrai que quand t’as une heure de temps solo par jour qui t’honore, t’as comme intérêt à te concentrer sur l’essentiel et à considérer que le trouble, c’est une option et non une obligation.
J’ai donc fait la paix avec certains constats :
– Jamais mes enfants n’auront de lunchs en forme de face de chat;
– Pinterest, c’est ton ami ET ton pire ennemi. Faut savoir doser;
– Un aspirateur robot peut être un merveilleux cadeau de Noël (GIF À INSÉRER)
http://giphy.com/gifs/arrested-development-roomba-vaccum-pGXE0gPquSpRm
– Il y a une règle immuable de l’Univers qui veut que la paperasse s’accumule. Point;
– Les plantes ont une stupéfiante capacité d’adaptation à la sécheresse. Et au pire, elles meurent;
– C’est correct si toi et tes enfants vous brossez les dents moins d’une minute trente;
– Les kleenex peuvent être d’acceptables chiffons.
Même si selon moi, certains raccourcis ne sont pas acceptables (genre la paresse intellectuelle, l’intolérance, l’étroitesse d’esprit), soyons claires. Je ne te juge pas fille si ton tiroir de culottes est classé en dégradés de couleur. Mais chez moi, je m’en tape.
Dans le fond, je les aime plus ronds mes coins parce que c’est doux et lisse. Comme une joue de bébé. Et on n’a jamais trop de joues de bébé dans la vie.

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MAUDE B.