Mon bébé casse-cou

Mon gars, c’est un bébé casse-cou. Dès qu’il a commencé à ramper, je savais que je courrais après lui ou que j’essuierais son nez plein de sang à plusieurs reprises.

Je ne me suis pas trompée, hélas. Des escaliers, il en a déboulés. Il est tombé des chaises, de la table, du lit, du divan, etc. À 22 mois, il a eu plus d’ecchymoses que moi en 34 ans. Le pire, c’est sa tête, ou plutôt, son front. Aussitôt qu’une « puck » part, il s’arrange pour en avoir une autre!

Combien de fois l’a-t-on retrouvé grimpé quelque part? Je ne sais plus, mais trop souvent…et il n’a pas encore deux ans. Je capote! Au début, je le faisais descendre d’où il grimpait et je l’avertissais que ça pouvait faire des gros bobos. Mais je me suis vite aperçue que je n’avais plus de vie à faire ça. Et lui non plus. Donc, j’ai choisi mes batailles et je l’ai laissé aller. Je savais que d’une manière ou d’une autre, il trouverait bien un moyen de grimper, que ça faisait partie de lui et de son apprentissage. J’ai un bébé singe, voilà!

Blake à 9 mois, déjà grimpeur avant même de marcher

Crédit : Genevieve Thibodeau

Cet été, il m’en fait voir de toutes les couleurs; en plus de grimper partout, il copie sa sœur de cinq ans non-stop! Ma p’tite poulette adore s’accrocher et jouer à la gymnaste sur notre module de jeux. Mon p’tit mec a donc décidé que lui aussi, il voulait faire la même chose et récolter des « ah! » et des « oh! » de la part de ses parents. Alors voilà donc que je l’aperçois, juché sur le module, à se balancer le corps d’avant en arrière, les p’tits pieds sur une tige grosse comme mon pouce. Le p’tit tabarouette ! (c’est pas vraiment ça que je me dis dans la tête, mais bon!) et je cours vers le module. Je le débarque en lui faisant comprendre que c’est dangereux. Mais pour lui, ce n’est qu’un jeu. À peine les deux pieds par terre et il s’en retourne s’accrocher comme un singe.

Sérieusement, je ne sais plus quoi faire. Vais-je passer le reste de mon été à côté du module au cas où? Si ce n’est pas là qu’il va grimper, ce sera ailleurs. On a un superbe érable sur le terrain avec des branches à cinq pieds du sol. Il va bien finir par s’en rendre compte aussi.

Est-ce que je laisse ma progéniture faire ses propres découvertes? Je n’étais pas grimpeuse ou casse-cou jeune, mais papa poule, oui. Ça coule dans les veines de notre fils ce goût du défi. Je ne peux toujours pas l’empêcher de découvrir. Mais il n’a même pas deux ans! Je m’en vais vers quoi? Ça me crève tellement le cœur quand il arrive en pleurant le nez en sang ou un bleu au front. Comment vais-je y survivre?

Et vous, avez-vous des bébés casse-cous?

 

GENEVIÈVE T.

Une EXPLOSION d’amour!

Voilà, c’est fait. Tu es né le 27 juin en après-midi. Je n’aurais pas pu avoir une journée plus parfaite pour te donner naissance. Les astres étaient alignés pour que ce soit « facile » (façon de parler, on s’entend). J’ai eu un très bel accouchement. D’après moi, j’ai eu un peu d’aide de quelqu’un là-haut… 😉

Et c’est alors que le docteur t’a déposé sur moi; aussitôt sorti, aussitôt dans mes bras. Ça, c’est toute une EXPLOSION d’amour!

Je n’ai pas pu dormir de la nuit; je t’ai contemplé de la tête aux pieds pendant des heures. Je me suis demandé à qui tu ressemblais le plus… je n’ai pas pu y répondre. Tu es unique mon amour.

Encore aujourd’hui, je te berce et je te regarde de la pointe des cheveux jusqu’au bout de tes si mignons petits orteils. Tes yeux en amandes percent mon regard. Ton nez tout rond n’est que parfait. Et que dire de ta minuscule bouche en forme de cœur?! Je ne me lasserai jamais de la scruter.

Quand je vous regarde, Papa, ton frère et toi, ça me fait mal tellement je vous aime. Je deviens tout de suite émue et tellement fière de vous, ma famille d’amour. Je sais que nous avons fait la plus belle chose au monde de vous donner l’un à l’autre. J’espère de tout cœur que vous deviendrez de meilleurs amis James* et toi.

Mais comment ai-je pu me demander si j’allais être capable de t’aimer autant que ton frère quand j’ai su que tu étais dans mon ventre? Mais quelle question! Mon amour de maman ne s’est que multiplié davantage pour vous. Je comprends tellement mieux l’expression d’un « amour inconditionnel » depuis que James et toi êtes dans ma vie. Je me souviendrai toujours de votre première rencontre quand nous sommes revenus de l’hôpital. Quand j’y repense, ça me bouleverse tellement c’est beau et émouvant.

Enfin, je te promets, je vous promets, de vous donner le meilleur de moi-même, d’être la meilleure maman poule au monde, mais, bien sûr, qui ne sera pas toujours parfaite. Je vous promets de vous donner les souvenirs les plus extraordinaires, car ce sont des cadeaux qui n’ont pas de prix et surtout, ce sont les plus précieux.

Bienvenue dans notre famille mon P’tit Logan!

* James est mon fils aîné de 22 mois.

 

 

 

Trocmaison : des vacances comme à la maison

Il y a quelques années, j’ai écouté une émission de radio dont le sujet était l’échange de maison. J’ai tout de suite été intéressée. Le principe est simple, nous échangeons notre maison avec celle de quelqu’un d’autre, ainsi nous avons la chance de visiter un endroit et être hébergés sans frais.

Cette année, mon mari a eu envie de tenter cette expérience. Nous nous sommes donc inscrits sur le site Trocmaison.com et avons créé un profil incluant des informations sur notre demeure et notre famille. Peu de temps après, nous avons eu des offres d’échange d’un peu partout, d’Europe comme du Québec. Évidemment, partir dans les vieux pays nous tentait, mais notre poulet de 3 ans et demi bouge énormément, donc nous trouvions que le forcer à être tranquille dans un avion pendant 6 heures serait un supplice pour lui. Alors, nous avons accepté une offre d’une famille à Québec.

J’étais emballée par cet échange, je trouvais que ça ferait des vacances bien chouettes pour les enfants, ils auraient une grande cour, un salon et des tonnes de jouets. Par contre, j’avais oublié un petit détail : la maison devait être en ordre… notre sous-sol est toujours sens dessus dessous, les enfants adorent y jouer et comme on y va que pour le lavage j’ai lâcher-prise sur le rangement de cet endroit. Mon mari et moi avons travaillé très fort pour ranger tout le sous-sol en plus de nettoyer toutes les autres pièces de la maison. Il y a tellement de petits papiers et objets inutiles qui traînent …

Le jour J arrive enfin. J’étais très nerveuse. Il va avoir des étrangers dans ma maison. Honnêtement, je n’étais pas inquiète parce que j’ai correspondu quelques fois avec la famille visiteuse, mais les gens de notre entourage était pessimisme à votre échange. « Ça pas d’allure, vous pourriez vous faire voler, la maison pourrait être laide et sale …» J’avais hâte de voir. Finalement, tout était beau. La maison ressemblait un peu à la nôtre.

Nous avons passé une très belle semaine à Québec. Les enfants ont été très coopératifs et ont suivi comme des champions. Pendant la semaine, nous avons mangé de bons petits plats concoctés par papa et une seule fois seulement au restaurant. Nous avons profité de quelques activités gratuites grâce aux festivités du 150 ans du Canada et du 409ème anniversaire de la ville de Québec. Ce fut une expérience vraiment agréable. En plus, ces vacances n’ont pas été très dispendieuses.

À notre retour, la maison était propre et les visiteurs ont eu eux aussi de belles vacances. Ils ont été très bien chez nous et ont même profité des contacts de mon beau-père. Nous nous ne sommes pas croisés du tout, mais nous avons créé de beaux liens.

Bref, Trocmaison.com a été et sera un super allié pour des vacances mémorables. N’hésitez pas à visiter le site Internet. À mon avis, c’est la plus belle façon de voyager en famille et surtout à peu de frais pour se loger.

Québec ou à la maison, les enfants ont besoin de jouer dehors

Crédit : Eloise Van Doorn

 

 

Les proches: ces cadeaux du ciel!

Il y a 4 ans, notre petite famille de 3 a quitté la mère patrie et tous nos repères pour s’installer en Californie. À nous s’est ajoutée notre petite dernière, née en terre d’accueil, loin de tous nos proches, mais cueillie à sa sortie par ma mère qui était venue nous aider.

Nous avons la chance inestimable d’avoir reçu plusieurs visiteurs, les mamies étant les plus fréquentes. Chaque fois, c’est un vent de fraîcheur et d’amour qui souffle sur notre maisonnée. Je ne le cacherai pas, être maman à la maison quand on est loin du monde qu’on aime, c’est accompagné de beaucoup de solitude principalement, mais aussi d’un soupçon de déception à chaque fête, lorsqu’on se résigne à inviter des voisins pour fêter les anniversaires de nos petits. Pas qu’ils soient méchants ces voisins, mais j’ai toujours un petit inconfort à savoir qu’ils ont rencontré notre fille avant mes frères et sœurs…

Heureusement pour nous, cet été nous avons ENFIN pu revenir en vacance au Québec et présenter notre fille à tout le monde. Elle aura 3 ans en octobre… Elle n’aura pas de photos à l’infini avec tous nos proches, mais au moins, elle et son grand frère auront passé des vacances de rêve à découvrir plein de gens qui les aiment. Trois mois et demi à faire un bain d’amour, à mettre des visages sur les voix du téléphone, à sociabiliser avec toutes sortes de monde, à rencontrer leurs cousins/nes et de nombreux amis qui les attendaient.

Nous sommes arrivés en mai, avec des petits qui étaient plutôt craintifs face aux étrangers, faute d’avoir pu fréquenter un grand nombre de personnes de confiance… Tellement craintifs en fait qu’il nous est, à ce jour, impossible de les inscrire à des cours de natation ou de gymnastique sans les voir fondre en larmes d’anxiété… et y céder. Parce que oui, la maman poule que je suis attend toujours d’offrir son amitié et sa confiance qu’une fois la méfiance et l’inconfort de l’inconnu partis. Quand tu n’es pas dans ta langue natale ni les mêmes règles sociales, ça demande du temps et de la flexibilité. Une sorte de gymnastique mentale qui essouffle parfois.

L’émigration : on a beau s’y préparer, remplir des tonnes de papiers, se qualifier médicalement comme professionnellement pour plaire aux critères de la terre d’accueil, être totalement autonome financièrement face aux gouvernements… on a tout de même quelques petits souvenirs d’enfance qu’on berce et qu’il nous est impossible de transmettre au loin.

Maintenant, à la veille de notre départ, je constate à quel point nos poussins ont maturé et pris de la confiance. Mon fils qui avait du mal à se faire comprendre devient de plus en plus habile et volubile. La petite, elle, est passée d’une peur terrible des chiens à un caractère de bon maître qui dicte au doigt et à l’œil le chien de sa mamie.

Ce n’est pas seulement beau à voir, mais c’est aussi tout un cadeau de revoir nos proches. Ils ont un plus gros impact sur nos vies qu’ils ne le sauront. Un grand MERCI à chacun de vous, pour votre hospitalité, patience, écoute, présence, pour les moments de répit tant appréciés et tous les petits bonheurs du quotidien.

Vous nous manquez déjà!

 

 

Pourquoi es-tu encore avec ce mec?

Veux-tu bien me dire pourquoi t’es encore avec ce mec? Je sais bien que ça ne me regarde pas et que ce n’est pas moi qui vis avec, mais je trouve tellement que tu serais plus heureuse sans lui. En fait, tout ton monde trouve ça. Tristement, parfois même toi… Vous avez eu des enfants très jeunes, vous vous êtes mariés, avez acheté une maison… Ouin pis? Je ne suis vraiment pas pour ça les couples qui se séparent pour la moindre niaiserie et qui ne font pas tout ce qui est en leur pouvoir pour essayer que ça fonctionne. Sauf que là…. Je veux dire… Toi tu essaies fort mon amie… Mais lui? Depuis que vos enfants sont là, vous ne faites quasiment jamais rien en famille et absolument rien en couple… Il n’aime pas sortir. Ok… Mais il ne se force même pas le cul pour aller à des événements amicaux et familiaux. Il n’aime pas être entouré de monde. C’est tellement le contraire de toi. Tu adores sortir et voir ton entourage. Souvent, tu le fais seule, avec vos enfants. Mais pas question que le soir tu sortes entre filles. Il n’aime pas ça. Il est jaloux… Très jaloux.  Ok… toi non plus tu ne donnes pas ta place. Tu as bien raison… Mais quand même… Pis je pense à ça, est-ce qu’il s’est déjà levé la nuit pour les enfants? Hum… Je ne pense pas.  Est-ce qu’il te complimente parfois? Non… Est-ce qu’il te dit des fois de dormir le matin et qu’il va s’occuper des enfants? Non jamais, c’est lui qui dort… Tu sais que tu travailles autant que lui et tu aurais aussi le droit de te reposer parfois, avoir du temps pour toi, en tant que femme!

Quand il y a des enfants, je sais que ce n’est pas facile. Tu es partie une fois, avec les enfants. Tu lui avais dit que c’était terminé. Pour faire une histoire courte, tu es revenue avec lui… Surtout pour les enfants et il t’avait dit qu’il changerait. Ça n’a pas vraiment duré longtemps. Quand je te demande si ça va bien avec, souvent tu me dis que bof… et quand tu me dis que ce n’est pas si pire ces temps-ci, je te dirais mon amie que tu ne gagnerais pas l’Oscar de la meilleure actrice. J’aimerais tellement qu’il soit une bonne personne avec toi, avec son entourage. De retrouver les papillons comme à vos débuts. Qu’il soit présent en tant que mari, papa et ami.  Qu’il t’aide au quotidien et te fasse sentir comme tu l’es vraiment : merveilleuse! Tu es tellement une femme exceptionnelle et malheureusement, je trouve que cet homme ne te le fait pas sentir. Toi aussi tu trouves ça, je le sais. Mais tu sais ma belle amie, qui suis-je pour juger ton couple? Qui suis-je pour juger ta situation familiale? La seule chose que je voudrais, c’est que tu sois heureuse dans ta vie, car elle file tellement à toute allure, qu’il ne faudrait surtout pas la laisser filer entre tes doigts. Je t’aime et tu peux toujours compter sur moi.

 

MAMAN POULE

Bébé 2

Bébé 2 arrivera bientôt. Quel moment de joie intense ce sera! Un beau petit bébé tout neuf, attendu depuis si longtemps en plus. Nous sommes fous de joie papa, petit poulet et moi. Mais – parce qu’avec la fille anxieuse que je suis il y a toujours un mais – je commence à appréhender ce moment. Comment se passera l’arrivée de cette petite poulette dans notre petite famille? Petit Poulet a 4 ans. Cela fait donc 4 ans qu’il a toute l’attention de son papa et de sa maman, qu’il a son papa poule et sa maman poule pour lui tout seul! Cela fait 4 ans qu’il reçoit tout notre amour. Et mon Dieu que je l’aime comme il n’est pas possible d’aimer quelqu’un! Je sais bien que je vais aimer autant et différemment sa petite sœur, ce n’est pas cela qui me fait peur. En fait, je l’aime déjà tellement cette petite poulette! Depuis le jour où j’ai su qu’elle était dans ma bedaine. 🙂

Mais en tant que maman, je doute souvent de mes compétences. Vais-je y arriver ? Vais-je survivre à toutes ces nuits blanches? À cette fatigue extrême? À ce don de soi si intense qu’on fait pour un nouveau-né, alors que je vais devoir continuer à prendre soin de mon petit homme? À bébé 1, je pouvais me consacrer uniquement à lui. Lui donner 100 % de mon temps et de mon attention, bien souvent au détriment de moi-même. Mais je ne pourrai pas cette fois. Je ne peux pas ranger mon 4 ans dans une garde-robe le temps de vivre tous ces moments! Comment vais-je faire??

J’ai la chance d’avoir un papa poule présent, je sais qu’il va m’aider beaucoup. Mais j’appréhende quand même l’entrée d’un nouveau membre dans notre cocon familial! On est si bien!!! Je sais que les mères le font depuis que le monde est monde, que je suis loin d’être la première maman à avoir un 2e enfant, mais c’est la première fois que MOI je vais le vivre et je l’avoue, ça me fou la chienne. Maudit TOC que j’ai, je veux que tout soit parfait du premier coup et réglé au quart de tour en tout temps ! Mes enfants vont m’avoir fait travailler tellement fort sur moi-même et je ne les remercierai jamais assez pour cela !

Les moms parlez-moi de vos histoires de bébé 2, 3, 4, 5 ou 6 (!) pour me rassurer. Cela me ferait le plus grand bien du monde!!!

 

FIFI B.

Le fameux service de garde

Le choix d’un service de garde pour nos poulets est loin d’être une tâche facile. On apprend qu’on est enceinte et déjà que le coco est inscrit sur la liste d’attente centralisée et qu’on attend l’appel du CPE! On commence aussi nos recherches avec notre belle liste de critères et c’est tellement correct, parce qu’il faut en avoir! Malheureusement, pour plusieurs parents, la recherche est longue, ardue et le résultat est souvent juste pas pire. Tant mieux pour ceux qui réussissent à avoir leur coup de cœur! C’est vraiment hot! Mais pour les autres, ça fini souvent par donner une enfilade de services de garde et des adaptations pouet pouet pour les poulets…

Là où je veux en venir, c’est plus que ces recherches sont basées (avec les meilleures intentions du monde entier) sur NOS critères de parents… Alors qu’il faudrait peut-être plus les starter selon les besoins et le tempérament de nos enfants. Loin de moi ici l’idée de vous réprimander, parce que je serais la première à blâmer! Ayant eu accès facilement à une place en CPE, mon chum et moi ne nous sommes JAMAIS posé la question à savoir si c’était LE meilleur milieu pour notre coco… Eille!!! C’est tellement LE casse-tête de tous les parents! La fameuse chasse au trésor du service de garde! La nôtre avait été plus que simple et nous allions l’accepter!

Crédit : Giphy

En plus, on y voyait plusieurs avantages! CPE en milieu de travail, je peux voir mon poulet quand je veux, pas de stress de place d’ici l’entrée à la maternelle! Sauf que suite à 2 années de fréquentation au CPE, on s’aperçoit que notre poulet n’est pas nécessairement dans son élément, malgré tous les beaux privilèges qu’un centre de la petite enfance peut apporter.

Pis ben, c’est aussi avec le temps qu’on apprend à connaître nos enfants, leur tempérament, leurs préférences, leurs limites… eh bien aujourd’hui, on en est venu à un constat qu’un service de garde en milieu familial est plus adapté à ses besoins. Même si c’est une autre réalité pour nous. Par contre, notre focus est actuellement sur les besoins de notre poulet! Un sensible, un solitaire, un affectueux, un routinier (vive la stabilité 😛 ). Ça peut sembler quand même étrange, j’en conviens, de retirer un Troizans d’un CPE (place qui semble si convoitée) et j’ai parfois l’impression de cracher sur ce que plusieurs veulent, mais je me dis tant mieux pour celui qui va prendre sa place, si ça répond à son besoin!

Vous autres, ça s’est passé comment votre recherche de service de garde? Suis-je la seule à avoir fait le switch ? Et pourquoi le fait-on?

 

ISABELLE H.-L.

Iglou! Iglou! Votre enfant boit-il suffisamment?

Les enfants oublient de boire lorsqu’ils sont trop occupés à jouer, s’amuser et courir. La soif est le premier signe de déshydratation alors, offrez à votre enfant à boire fréquemment tout au long de la journée surtout lorsqu’il fait chaud, qu’il pratique une activité physique ou qu’il est malade.

La quantité?

Un enfant devrait boire 7 à 10 petits verres de liquide par jour (125 ml) dont 3 à 4 au minimum doivent être de l’eau. Cette quantité remplace l’eau perdue dans l’urine, les selles et la transpiration. Votre enfant a un petit estomac qui se remplit vite, pour arriver à combler ses besoins en liquides, il faut multiplier les occasions de lui offrir à boire.

Les aliments contribuent également à hydrater votre enfant, car ils renferment de l’eau; en particulier les fruits et les légumes. Saviez-vous que la pastèque est le fruit hydratant par excellence! L’eau représente 92 % à 95 % de son poids. C’est pour cette raison que l’on l’appelle le « melon d’eau ».

Malgré leur contenu en eau, les aliments ne suffisent pas à combler les besoins, les liquides sont essentiels.

 La variété?

De l’eau tout au long de la journée : « Ah nooon pas de l’eau! C’est plaaaate!!! » Cette phrase vous est familière? Mission EAU EN MODE SÉDUCTION : des verres colorés avec des pailles en serpentins, un pichet d’eau froide à table aux repas, des bouteilles à l’effigie des personnages préférés de vos enfants sur la route ou durant leurs activités sportives. Aromatisez l’eau naturellement en y ajoutant : des fraises, des concombres, des tranches d’agrumes, de la menthe, du basilic, du romarin, etc. Vous pouvez également ajouter des glaçons contenants des fruits congelés.

Crédit : Pixabay

L’important est d’avoir de l’eau fraîche disponible et à la vue de votre enfant.

Du lait de vache, une boisson de soya enrichie ou des smoothies maison aux repas et collations. Si vous avez un petit mangeur, limitez les liquides une heure avant le repas et offrez le lait ou l’eau une fois qu’il commence à manger.

Les boissons sportives et les jus?

Les boissons sportives contiennent l’équivalent de 4 ou 5 cuillères à thé de sucre par tasse et des électrolytes. Elles sont intéressantes pour hydrater ceux qui s’entraînent plus d’une heure. Pour les enfants qui n’en ont pas besoin, ces boissons peuvent contribuer à l’embonpoint et à l’obésité et nuire à la santé dentaire.

Les jus de fruits sont encore plus sucrés. Si votre enfant pratique une activité d’une durée d’une heure, excluant le temps assis sur le banc, l’eau est amplement suffisante.

Voici une belle affiche À l’eau créée par l’équipe de nos petits mangeurs, un précieux aide-mémoire à imprimer!

Chin-chin!

 

 

Le premier deuil du petit poulet

Ce soir, j’ai le cœur gros. Une petite bombe est venue chambouler ma vie de maman poule et le quotidien de mon petit poulet. C’était pourtant un jour comme les autres, avec tout ce qu’il apporte de routinier. Jusqu’à ce que je récupère mon fils à la garderie et que je remarque le petit sourire timide et inhabituel de son éducatrice qui l’avait, comme à son habitude, collé tout contre elle. J’ai pris mon bébé dans mes bras et il s’est mis à pleurer. Pour la première fois. Jamais, depuis son entrée à la garderie, il n’a pleuré à mon retour.

Doucement, celle à qui j’ai confié, pendant cinq mois, ce que j’ai de plus précieux au monde m’a annoncé qu’elle quittait. Que, lorsque nous allions partir, mon fils ne la reverrait plus. C’est avec regret, mais le cœur déjà gonflé d’amour pour le petit être qu’elle porte, que Donia quitte la vie de mon fils et celle de ses autres protégés. Elle a un bébé à faire pousser dans son bedon et c’est une merveilleuse nouvelle.

Mais petit poulet pleure quand même dans mes bras. Il ne comprend pas que sa Donia a une petite crevette dans son bedon. Il ne sait même pas qu’elle ne sera pas là demain et qu’elle lui donne un dernier bisou. Mais il le sent. Il vit son premier au revoir, son premier deuil.

Les 50 mètres qui nous séparent de la maison sont bien longs à marcher aujourd’hui. Petit poulet ne pointe pas les fleurs, ne pointe pas la maison, ne sautille pas dans mes bras. Il se colle contre moi et regarde par-dessus mon épaule sa Donia s’éloigner et lui envoyer des bisous. Après ce qui me semble des kilomètres, je mets enfin le pied dans la maison et je laisse aller mon chagrin. Et je dérape…

Et si la nouvelle éducatrice ne donne pas de bisous? Et si elle ne fait pas de câlins à mon fils qui en demande tellement? Et si elle ne l’appelle pas « mon petit prince charmant » comme Donia? Comprenez-moi bien, dans ma tête, il n’y a que Donia pour prendre soins de mon fils en mon absence. C’est à elle que je l’ai confié la première heure, il y a cinq mois. C’est avec elle qu’il grandit cinq jours par semaine. C’est de sa Donia qu’il reçoit toute l’affection dont il a besoin quand maman et papa sont au travail.

Je dérape et je m’inquiète. Un sentiment de déjà vu. Un peu comme la veille de sa première journée. Mais ce soir, je ne suis pas la seule en deuil, petit poulet l’est également. Mais, ça va aller…

Non?!

 

 

Une clôture dans la tête

C’était le début de l’été, déguisé en fin de printemps. Notre jardin, bien modeste, était prêt à recevoir des plants de tomates, de fèves et de courges. Dans un élan de bonheur devant le retour du soleil, j’avais dévalisé (modestement) le magasin de la piastre pour y dénicher des activités distrayantes pour mes enfants. Avoir un petit terrain en ville, c’est comme un parc exclusif mais avec des toilettes propres.

Le bas du duplex voisin était abandonné depuis un certain temps. Le haut lui, était habité. Notre terrain séparé du leur par une clôture. De jeunes gens, fin de l’adolescence ou début vingtaine, profitent du terrain laissé vacant (et du cabanon du fond de la cour) pour vaquer à des activités qui semblent illicites. Non. C’est illicite. On comprend vite qu’un d’eux habite au haut du duplex.  Ils pouvaient donc être présents n’importe quand.

Ils ont même décidé un beau midi de chiller dans mon entrée, ma voiture étant stationnée en bordure de rue. Je sortais de chez moi. Sur le coup, je suis restée saisie. Ils étaient 4, j’étais seule. J’ai ignoré cette invasion, mais rendu devant la garderie, dans mon auto, j’ai pleuré. À mon retour, bien sûr, ils étaient partis.

Je vous épargne la liste de niaiseries perpétrées par ces grands flancs mous, sauf celle où on doit expliquer aux enfants pourquoi un inconnu boit à même notre boyau d’arrosage. Sur notre terrain. Clôturé. C’est ma 4 ans qui nous avertit qu’un « monsieur boit de l’eau à notre maison ». Mon chum va vérifier, mais le jeune repart probablement aussi vite qu’il était arrivé.

  • « Pourquoi il est chez nous? »
  • « Visiblement, il avait soif et il est venu boire ici … mais il n’a pas d’affaire à être chez nous! » (Vous notez que la maman est un peu sur le nerf et fâchée de cet incident.)
  • «  Mais s’il avait soif Maman, il a le droit de boire? »
  • « Oui, mais on doit demander avant de prendre quelque chose à quelqu’un, hein? Vois-tu, s’il me l’avait demandé poliment, je lui aurais offert un grand verre d’eau froide! Tu ne peux pas prendre quelque chose qui ne t’appartient pas, à moins de demander la permission avant! C’est comme si quelqu’un emprunte ton lapin sans te le dire pour jouer avec lui, tu serais fâchée hein?

Je ne m’attendais pas à parler de consentement et de politesse à mes enfants cette soirée-là!

Ah pis la fois où y en a deux qui, visiblement intoxiqués, se sont ramassés sur le toit du cabanon abandonné. Encore là, mes enfants sortent dehors et demandent à leur père « pourquoi les garçons sont sur le toit? ». Essayez dont vous, de parler de drogues sans parler de drogues concrètement, à des enfants de quatre et six ans! « Des fois les gens font des choses vraiment bizarres et imprudentes! ».

Le soir ça allait, mon chum était à la maison. Mais le reste du temps, du moins durant la journée, les enfants n’étant pas là, y avait que moi. Mon appartement sombre (avec rideaux fermés) devenait ma prison. Je me sentais démunie et envahie à la fois.  Mes clôtures étaient dans ma tête.

Y a fallu que je me parle. Souvent. Longtemps. J’aurais pu être leur mère. J’étais une mère. Je suis une mère.

Tranquillement, j’ai commencé à enlever ma barrière mentale. J’ai commencé par sortir dehors pour m’occuper du jardin. Cinq minutes. Sortir sur mon balcon pour lire un livre. Jamais trop longtemps, juste pour m’habituer. Pour vaincre cette peur qui me tenaillait. Les amies à qui j’en ai glissé un mot m’ont beaucoup aidé aussi. Verbaliser nos peurs, c’est important. Ça les remet en perspective. Ça nous aide à les identifier pour mieux les anéantir. À grands coups de poteaux à clôture.

Puis, coup de théâtre, le duplex a été vendu. Ceux du deuxième étage sont partis. Les jeunes ont tenté de revenir, mais en vain. Des rénovations étaient en cours, pas de place pour les délinquants. Moi j’ai retrouvé la paix. Mes clôtures mentales ont disparu. Le voisinage a retrouvé son calme « d’avant-tempête ».

Puis vous, c’est quoi les clôtures qui vous empêchent d’aller plus loin?

ANNIE B.