Une SUPER super maman!

Personnellement, je trouve que nous sommes toutes des « supers mamans ». On essaie chaque jour de jongler entre la garderie, notre boulot, les repas, le ménage, les commissions, les rendez-vous, etc.…  Mais il y a aussi les SUPER super mamans! C’est le cas de mon amie Catherine.

Mon amie Catherine est maman de deux petites poulettes. Son aînée qui a six ans est atteinte d’amyotrophie spinale. On donne le nom d’amyotrophie spinale (AS) à un groupe de maladies génétiques héréditaires caractérisées par la faiblesse musculaire. Elle s’attaque aux cellules nerveuses qui contrôlent les muscles volontaires et entraîne leur destruction.

Sa grande se déplace en chaise roulante électrique, car elle ne peut pas marcher. En fait, elle ne s’est jamais tenue debout, car elle en est incapable à cause de sa maladie. Parfois, je nous entends chialer, nous les super mamans, que nos enfants sont rendus à leur vingtième rhume de la saison et qu’on est à boute. Effectivement, c’est vraiment tannant et décourageant, message venant d’une hypocondriaque comme moi! Par contre, pour mon amie Catherine, quand sa fille attrape un rhume, c’est beaucoup plus stressant. En fait, ce petit rhume bien banal pour la plupart des enfants peut devenir assez dangereux pour elle, voire même la faire hospitaliser. Cette charmante demoiselle doit souvent se rendre à plusieurs rendez-vous médicaux. Ça fait partie de sa vie et de celle de sa maman aussi. J’ai une grande admiration pour mon amie Catherine. Je l’ai vu pleurer qu’une fois par rapport à la maladie de sa fille et c’est quand elle l’a apprise. Je ne l’ai jamais revue pleurer. Je ne dis pas qu’elle n’a jamais pleuré par rapport à cela par la suite, mais je ne m’en suis jamais rendu compte. Sa fille, qui est maintenant rendue à 6 ans, est la petite fille la plus souriante que je connaisse. Toujours enjouée, ricaneuse et avec une de ces joies de vivre! Mon amie Catherine est une inspiration pour moi. Ça aurait tellement été facile de s’apitoyer sur son sort, d’être négative et de déprimer. Mais non. C’est tout le contraire. Cette petite demoiselle a la chance d’avoir une maman ayant de grandes aspirations pour sa fille et une façon de voir la vie tellement de façon positive, malgré les embûches que la vie lui a mises sur son chemin.

C’est certain que d’avoir une maman si positive et présente, fait en sorte que sa grande agit comme sa maman. Catherine, tu n’as jamais abandonné et ne t’es jamais apitoyée sur ton sors en lien avec la maladie de ta fille. J’imagine parfois que ton cœur est gros par rapport à tout ça, mais chose certaine c’est qu’il est rempli d’amour. Tu ferais tout pour ta chaire. Reste comme tu es, car tes filles ont la chance d’avoir une « super » super maman.

 

VANESSA F.

Tu les fais pas garder?!

Non, je ne les fais pas garder. Pourquoi? La réponse est simple… je suis juste pas capable! Là-dessus, je suis la déesse de la maman poule incarnée!

J’ai tellement de la misère à les laisser, ça pas de sens. Et là, je vous entends déjà me dire que je les laisse à la garderie toute la semaine. Bien voilà! Toute la semaine! Pis quoi, faudrait que je les refasse garder le vendredi soir et le samedi toute la journée? Non merci!

Tu me dis : « Pis ton temps en amoureux, lui? » Et je te réponds que mes enfants se couchent tôt et habituellement (je touche du bois), ça va bien et aux alentours de 20 h, ça dort à poings fermés. Si on fait le calcul, ça nous donne 2 h grosso modo à mon chum et moi. On donne une go pour les tâches qui restent et après, on fait ce qui nous passionnent tous les deux : on Netflixe (oui, c’est un nouveau verbe que j’ai soumis à l’office québécois de la langue française). On plie du linge aussi en même temps, notre salon est vraiment beau à voir. Alors, dis-moi, pourquoi aller louer une chambre à 200 $ pour aller Netflixer dans des draps blancs? Moi, sérieux, ça ne me tente pas. Pis manger au resto, bien mon chum est intolérant au gluten (j’en parle ici) alors les restos sont pas mal bannis. Donc, en gros, nos sorties se font avec la marmaille.

Tu me dis : « Mais si t’as une soirée obligatoire, du genre mariage ou party de Noël, qu’est-ce tu fais, la mère? » Je te réponds que je demande à ma mère ou au fils d’une de mes meilleures amies. Mais je ne suis quand même pas bien dans mon corps quand je fais ça. C’est très difficile à expliquer, mais ça me chicote. À mon party de Noël, j’avais demandé au fils de mon amie et je m’étais arrangée pour faire souper les enfants à 16 h 30, comme ça pas de bouffe pendant qu’on n’est pas là, donc moins de risque d’étouffement (allo la folle!). J’ai aussi décidé de donner congé de bain (pas besoin de vous dire pourquoi, vous devez commencer à comprendre ma personnalité maintenant). Bref, tout était prêt, restait les pyjamas à mettre. Et on n’est pas revenu tard (moi oui, mais pas mon conjoint).

Vous pensez peut-être que je ne pense pas à moi ou que je m’empêche de sortir, mais moi, je me sens bien là-dedans. J’ai beaucoup de temps avec mon amoureux et nous en sommes très satisfaits. Les sorties qu’on se permet incluent souvent nos enfants. Nous aimons les trimbaler, que ce soit chez des amis, à l’épicerie ou au centre d’achat. Un jour, quand ils seront plus vieux, ils refuseront de nous suivre et je suis sûre que ça va me faire de la peine. Donc d’ici ce temps-là, ils nous suivent partout…ou presque!

 

GENEVIÈVE T.

Mon top 5 des indispensables pour nouveau-nés

La vie d’un nouveau-né tourne surtout autour de « boire, changer les couches, petite période éveillée, dodo »… Et tout ça nécessite beaucoup d’attention et peu de sommeil pour les parents. J’ai donc décidé de vous faire mon Top 5 des indispensables pour vous faciliter la tâche avec votre tout petit bébé adoré.

  1. Les dormeuses

La nuit, on change énormément de couches dans les premières semaines. Alors pourquoi se compliquer la vie à déboutonner et reboutonner mille fois les petits boutons à pression des pyjamas à pattes quand on peut s’éviter tout ça avec les dormeuses?

Pour moi, ce sont des MUSTS. J’en ai plusieurs et bébé doit obligatoirement en porter un à chaque nuit. Ils sont tellement pratiques pour vérifier si la couche doit être changée; et si elle doit l’être, ce sera fait en 2 temps 3 mouvements surtout quand on est à moitié endormis! Tant et aussi longtemps que j’aurai à changer bébé au moins 4 fois par nuit, il portera ses pyjamas très commodes. De plus, ceux de chez Electrik Kidz sont vraiment très très beaux!

À partir de 38.99$ sur www.electrikkidz.com

 

  1. Le lit portatif DockATot

Pour les adeptes du cododo comme moi, le lit DockATot est juste parfait! On le dépose sur notre lit et petit bébé sera en toute sécurité pour bien dormir entre chaque tétée. Évidemment, il faut suivre les règles de l’art pour un dodo sécuritaire (pas de Papa dans le lit, une bonne distance entre nous et bébé, et ne pas déposer bébé trop près du bord du lit non plus!). À mon premier enfant, je ne l’avais pas et je ne dormais que sur une oreille à chaque nuit. Maintenant, avec bébé #2, mes nuits sont vraiment reposantes comparativement à auparavant. Il coûte relativement cher, mais vaut vraiment le coût. De plus, il est multifonctionnel : on peut le trainer avec nous lors de voyage, l’utiliser pour les changements de couches, etc. Je le recommande vraiment!

À partir de 266.99$ + taxes sur www.charlotteetcharlie.ca

  1. Le liniment oléo-calcaire de chez Bébé Hibou

Pour nettoyer les fesses de bébé naturellement, c’est LE produit qu’il vous faut. Depuis que je l’ai essayé, je l’ai carrément adopté. Il n’est composé que d’huile d’olive biologique et d’eau de chaux. C’est ce qui fait en sorte que la peau de bébé est nettoyée, hydratée et protégée. Il est super facile à utiliser : on l’applique sur un coton ou une lingette lavable et on essuie les fesses; nul besoin de rinçage.

De plus, il  possède de multiples fonctions. Rendez-vous sur le site de Bébé Hibou pour en savoir davantage.

À partir de 11.00$ sur www.merehelene.com

  1. Porte-bébé Maman Kangourou

À mon premier garçon, je n’ai utilisé mon porte-bébé qu’une seule fois. Pourquoi? Tout d’abord, parce que j’avais en masse de bras pour un seul bébé; ensuite, car j’avais peur de mal l’utiliser. Avec le feuillet d’instructions, c’est facile de se perdre.

Cette fois-ci, ayant maintenant 2 bébés à m’occuper, je n’avais vraiment pas le choix de trouver un moyen de tenir mon nouveau-né et pouvoir m’occuper de mon plus grand de 22 mois en même temps. J’ai alors sorti mon porte-bébé Maman Kangourou de sa boite et je suis allée voir des vidéos sur Youtube. Par la suite, une experte en portage est venue me montrer comment bien mettre bébé dedans lors d’une matinée-rencontre de mamans/enfants.

Dorénavant, le porte-bébé est un élément essentiel dans mon quotidien avec 2 enfants à la maison.

À partir de 60.00$ sur www.clement.ca

  1. L’application Nursing Timer (L’horloge d’alimentation)

Dès la naissance de mes bébés, j’ai noté chaque tétée, pipi et caca sur une feuille pour en garder le suivi et me sécuriser (quantité de lait bu/fréquence). Avec la fatigue des nuits écourtées, je l’égarais souvent ou je perdais le fil. Dès ma découverte de l’application Nursing Timer, ma vie a changé! Simple à utiliser et gratuite, elle m’a servie pendant les 2 premières semaines de vie de mon nouveau-né. J’ai enfin pu dire « Bye bye! » aux bouts de papier qui trainaient un peu partout!

Gratuite sur l’App Store ou sur Google Play

 Et vous, quels sont vos indispensables pour vos nouveau-nés?

 

 

 

Ton livre d’enfance

Avant même d’avoir un locataire dans mon bedon, je me promenais dans la section pour bébé de la librairie pour y voir les livres dans lesquels on peut écrire l’histoire de notre bébé. J’avais hâte de pouvoir y inscrire les petites choses que tu ferais. Quand perdrais-tu ta première dent? Puis, un petit poulet s’est logé là où il fallait. Je me suis « garrochée » à la librairie pour acheter ton livre d’histoire. Même ton père ne comprenait pas tellement ma folie. J’ai commencé à y remplir les pages. Je t’ai raconté de long en large ma rencontre avec ton papa, en la rendant plus romanesque pour que tu veuilles vivre un jour un aussi beau rendez-vous toi aussi. J’y ai inscrit le moment où j’ai su que tu t’étais accroché à mon ventre. J’ai harcelé ton père pour qu’il y écrive lui aussi sa réaction à l’annonce de ton arrivée. J’ai collé les photos de tes échographies en y mettant la date précise pour que tu saches. J’y ai aussi mis des photos de ta future chambre et de ma grossesse pleine de toi. Ensuite, je me suis mise à feuilleter les pages. J’avais hâte de remplir ce livre… Comme j’avais envie d’y inscrire ton début d’histoire. Je me rappelais très bien avoir lu tant de fois le livre que ma mère avait fait avec beaucoup de détails de mon enfance. Je me souvenais qu’il était dans une petite boîte secrète cachée au fond de son garde-robe et que j’allais quelquefois le chercher pour le lire. Je revoyais le pétale de rose collé provenant du bouquet que mon père avait amené à ma mère après ma naissance. Je voulais que tu puisses faire la même chose, que tu puisses lire ce récit si précieux.

Puis tu es né. Après t’avoir apprivoisé une bonne semaine, j’ai tout de suite sauté sur ton livre d’enfance pour y écrire les derniers détails. J’ai pris soin de sélectionner chacune des photos durant tes siestes. Je me suis même mise au scrapbooking pour que tu puisses avoir le plus de photos possible. Puis les mois ont passé… Le déménagement, les purées, le lavage, le ménage, les promenades en poussette, tout ça a pris beaucoup de mon temps. J’essayais, quand j’y pensais, d’écrire un petit bout de phrase ou un événement marquant genre « ta première dent ». Les dates précises du début sont tranquillement devenues des « à-peu-près ». J’ai délaissé tranquillement mes ambitions. C’est à ce moment que ta sœur s’est logée à son tour dans mon bedon. Cette fois, je ne me suis pas « garrochée » pour acheter son livre d’enfance. C’est en te cherchant un cadeau de fête pour tes 2 ans que j’ai trouvé le livre de ta sœur. Je l’ai acheté et puis je l’ai laissé sur ma table de chevet en me disant que je pourrais peut-être commencer à le remplir. Juste avant que ta sœur n’arrive, j’ai pris vos deux livres et j’ai, après 1 an, rempli la section de ta première fête. J’ai aussi écrit les essentielles dans celui de ma p’tite nana (père, mère, frère, grands-parents, oncle, tante, parrain et marraine). Puis le vide… C’est ici, mon grand garçon que je te fais l’aveu que voici : ça fait 2 ans que je n’ai rien écrit dans ton livre. Je n’ai même pas eu le temps d’y inscrire tes premières vacances ou encore les mots que tu déformais si bien. J’y mets des petites piles de photos par moment en me disant : « Bientôt je vais les coller, ça va être beau ». Mais je ne sais pas ça va être quand. Et que dire du livre de ta sœur. Il ne possède aucune photo et ta sœur, elle a déjà 2 ans!

Maintenant, c’est un troisième bébé qui s’est logé dans mon bedon. Voilà que j’en suis à 8 mois de grossesse et qu’il n’a toujours pas son livre d’enfance. Moi qui trouvais ça si important de noter les moindres événements. Voilà que je les vis à fond et que je ne laisse aucune petite trace écrite de tout ça. Il aura bien sûr son livre ce bébé-là aussi. Mais y a pas de raison de me « garrocher » à la librairie et de m’imposer tout ça. Je vous promets mes trois bambins que vous aurez des livres d’enfance aussi beaux que celui que ma maman m’a fait. Ils seront peut-être moins détaillés, mais vous y sentirez tout mon amour. Et je fais la promesse que vous les aurez quand vous saurez lire. Ben quoi?! Une fille se donne du temps.

 

MARIE-MICHÈLE A.

T’as l’air poqué!

T’as l’air poqué!

Ça fait quelques semaines que je te vois, matin et soir en allant porter mon loulou à la garderie. Je le vois que t’as l’air poqué, à boute. Ne te méprends pas! Je ne te juge pas, loin de ça. C’est plus fort que moi, chaque fois que je croise ton regard, je me sens mal. Clairement je ne la comprends pas, mais je la sens ta détresse, le creux dans ton cœur!

T’es froide, pire qu’un bloc de glace!

Je me souviens la première fois que j’ai croisé ton regard en te souriant. Tu es restée impassible. Les cinq premières secondes, j’ai pensé que tu avais eu une mauvaise journée. Ça n’a pas été long avant que je réalise que c’était plus que ça. C’est au plus profond de toi et ça bouille. Tu m’as tellement troublée qu’en arrivant chez moi, j’ai eu de profonds remords de ne pas avoir plus essayé. J’aurais dû être ta bouée. Depuis cette journée-là, chaque fois que je te croise, tu me marques pratiquement au fer rouge!

J’ai essayé, j’essaie et j’essayerai. C’est ce que je me répète chaque fois que tu balaies du revers de la main mon sourire ou que tu esquives mon regard qui cherche le tien.

La petite voix dans ma tête, je n’arrive pas à la faire taire et simplement t’ignorer.

Pourquoi? Je ne te connais pas après tout!

C’est simple… J’ai peur qu’un matin, en mettant le pied dans la garderie, tous les parents parlent affolés de la maman qui avait des idées noires. Celle qui a décidé qu’elle ne voulait plus voir le soleil briller. Je ne veux pas être le mouton qui va clamer haut et fort à quel point on ne s’en attendait pas et que tu semblais filer le parfait bonheur. C’est faux!

Tu l’as d’écrit dans le front que t’es à boute!

Crédit : Pixabay

Je ne suis pas parfaite! Moi aussi, j’éduque mon p’tit poulet de mon mieux et ça arrive que je doive le remettre à sa place. Dans ce genre de moments, notre douceur de mère finit souvent par s’entremêler au travers des représailles. Même choquée, fatiguée, épuisée, on peut ressentir tout l’amour qu’on leur porte dans notre timbre de voix. Toi, tu aboies après tes enfants avec une impulsion de violence qui fait mal à mon cœur de mère. Tu ne les regardes pas avec les yeux aimants d’une maman poule, mais bien plus avec dégoût et haine. C’est là que j’ai de la peine pour toi, comme pour eux.

Je n’arrive même pas à m’imaginer ce qui dans ta vie te rend aussi malheureuse et je n’ai pas à le savoir. Le mieux que je puisse faire, c’est de te dire d’aller chercher de l’aide, par amour pour toi et tes enfants. Et moi, matin après matin, soir après soir, je continuerai à être le sourire dans ta journée, tu n’auras qu’à t’accrocher à lui comme on s’accroche à l’espoir d’une vie plus belle.

Crédit : Pixabay

Ce texte t’interpelle ? Tu as besoin d’aide ? Tel-Aide  (514 935-1101)

 

 

Vous voulez connaître vos enfants? Allez les reconduire à l’école!

Depuis que mes enfants ont l’âge d’aller à la garderie et maintenant à l’école, j’ai toujours pris le temps de les y reconduire, j’aime ça être avec eux. Depuis que je suis séparé de leur mère, voilà maintenant 5 ans, ce petit rituel du matin et de fin de journée a pris tout son sens.

Avec trois ados, dans trois écoles différentes, qui commencent et finissent à des heures différentes, je crois que j’ai passé plus de temps dans ma voiture qu’au bureau! Au cours de ces allers-retours, de 8 h 15 à 9 h 30 le matin et de 15 h 30 à 16 h 45 le soir, à écouter Bieber, The Weeknd, Flume, Drake et autres « playlists » du iPhone de ma poulette en chef, j’ai pu ouvrir d’innombrables discussions avec mes coquelets, les écouter et en savoir plus sur ce qui se passe vraiment dans leur petit cœur.

Certains matins, on jase beaucoup, on caquette en masse et certains matins, on est plus tranquilles. Mais pendant ces quelques minutes quotidiennes passées ensemble, j’en ai appris sur ce qui compte vraiment pour eux et surtout j’ai pu deviner ce qui ne va pas. Imaginez, au moins 15 minutes par jour, par enfant, tous les jours, pendant 5 années, ça en fait des heures accumulées et des bribes d’informations sur ce qui bouillonne dans la tête de mes adolescents.

Les allers-retours à l’école en voiture, c’est génial, car ça assure un moment journalier tricoté serré. Mais si vous ne pouvez aller les reconduire ou les chercher à l’école, donnez-leur des lifts le plus souvent possible. Il y a une chose que je ne refuse jamais à mes enfants, ce sont des lifts. Pour aller au karaté, chez des amis, au cinéma, au Dix30, au Centre Bell (mais oui, j’en ai qui ont 15 et 17 ans) ou partout ailleurs, peu importe l’endroit. Et des lifts avec des amis, ça vaut une mine d’or … Il s’en dit des affaires dans ma voiture lorsque ma fille et ses poulettes sont ensemble. Et avec un 7 passagers, ça crételle comme c’est pas permis. Lorsque j’ai le bonheur d’avoir mes enfants et leurs amis dans l’auto, j’ai le sentiment de prendre soin de ce que j’ai de plus précieux et de donner de l’importance à ce qui compte vraiment pour eux (et pour moi) : leurs amis.

Vous allez me dire : « Mon Dieu, mais ce père poule n’a pas de vie? ». Bien au contraire, j’ai toute une vie bien remplie, et en ajoutant à cela les deux plus jeunes cocos de ma fiancée et nos deux adorables chiens Harry & Potter, ceux qui comptent le plus pour moi savent que je serai toujours là pour eux.

 

 

Qui suis-je?

Je m’arrête un instant cet après-midi, avec un bon thé, pendant que Petit Poulet fait la sieste. Comme (trop) souvent, je me remets en question. Qui suis-je? Je suis la maman d’Adrien, la conjointe de Luc, la fille de Michel et Carole, la sœur d’Alexandre, Noémie et Laurianne… je suis la nièce, la petite-fille, la cousine de…  je suis l’amie, la confidente de…  l’employée, la collègue de…  la bénévole, la blogueuse…  mais la femme, elle, elle est qui?

Depuis que je suis maman, on dirait que ça me revient en plein visage trop souvent. Qui suis-je? Qu’est-ce que j’aime? Qu’est-ce que j’aimerais faire? J’adore mon rôle de maman, la maternité est ce que j’ai de plus beau, depuis toujours. Mais en dehors de mon rôle de maman, je suis qui? Depuis les 2 dernières années, on dirait que je me suis perdue. Je ne vis que pour ce petit être, qui devient plus grand et plus autonome chaque jour. Et voilà qu’à 36 ans, je me cherche comme on se cherche, ado, à 16 ans.

Devenir maman, ça m’a amenée à me remettre en question maintes et maintes fois. J’en ai même changé d’emploi, 6 semaines après mon retour au travail, et quel changement! J’ai changé de domaine complètement, et je m’y plais! J’ai changé de coupe de cheveux et j’ai pris un virage pour mon look (merci pour les conseils d’une super styliste que j’ai rencontrée, et que je tente de mettre en pratique à chaque séance de magasinage!). Et là, je me surprends à avoir des projets pour moi! Oui oui, JUSTE pour moi! Dans la liste : reprendre et terminer mes cours de conduite (mis de côté il y a vraiment trop longtemps!), prendre un cours universitaire et j’ai des envies de chant, de théâtre, de sport…  oui oui, de sport! L’écriture m’intéresse depuis fort longtemps, j’aimerais aussi m’y mettre de façon plus assidue et, pourquoi pas, être un jour publiée comme auteure!

Finalement, je le sais qui je suis. Je suis la maman d’Adrien, la conjointe de Luc, la fille de Michel et Carole, la sœur d’Alexandre, Noémie et Laurianne… je suis la nièce, la petite-fille, la cousine de…  je suis l’amie, la confidente de…  l’employée, la collègue de…  la bénévole, la blogueuse. Mais je suis d’abord et avant tout Audrée, la femme pleine d’énergie et de projets. Celle qui aime s’impliquer dans sa communauté, prendre un verre de vino ou un café avec ses chums, aller au parc avec son fils, s’exprimer par le chant ou l’écrit…  Bref, je suis MOI!

Et toi, Maman Poule, sais-tu qui tu es?

 

AUDRÉE J.

Un certain manque de curiosité

Je te trouve banal. Désintéressé. Détaché. Ordinaire. Incurieux. Incu-quoi? Sache mon ami que l’incuriosité, du latin incuriosus, existe pour vrai. Dans le dictionnaire, on parle même d’une indifférence à s’instruire.

Le latin, c’est mort man. Je dirais plus qu’il s’est métamorphosé, dude. Le français, l’italien, l’espagnol, le portugais, tu penses que ça vient d’où? Pis oui, j’ai eu des cours de latin au secondaire, et c’est bien plus tard où j’ai enfin compris que ça allait tellement au-delà de savoir décliner par cœur le « rosa, rosa, rosam … ».

Le dico-quoi? Me lanceras-tu d’un air blasé. Voilà où je veux en venir.

C’est la faute à mon papa. Quand je lui demandais le sens d’un mot, il me répondait inévitablement « Va chercher dans le dictionnaire! ». Il était un inconditionnel des mots croisés, ce n’était donc pas par ignorance qu’il me renvoyait vers ce bouquin volumineux. C’était plutôt pour que je prenne l’habitude de m’y référer automatiquement. Et pour y trouver la réponse par moi-même. Mais j’étais une ado, ça m’énervait tellement! Pourquoi ne pouvait-il pas juste me l’expliquer? Il avait la tête dans le dictionnaire tout le temps anyway.

Crédit : Giphy

Mais à quand remonte la dernière utilisation de ton dictionnaire? Par curiosité, j’ai posé la question à des amis. Les enseignants l’utilisent, les auteurs pas du tout, et encore moins les professionnels de la santé. Aucune zone grise. Noir ou blanc. Certains m’ont même avoué ne pas savoir où leur dictionnaire était rendu!

Je comprends que cette brique n’incite pas à la consultation. Ça pèse lourd sur les genoux, ça se transporte mal, c’est écrit trop petit.

Pis on va se l’avouer, ça se produit parce que les ressources en ligne sont les premières consultées, au détriment du comparse en format papier. Alors que les moteurs de recherche de ce monde dominent et influencent nos habitudes de recherche, on en oublie parfois le bon vieux dictionnaire. Ou le bon vieux livre de recettes. Et parfois même le bon vieux « système D ».

Crédit : Giphy

Il y a de ces gens qui me font penser à ma fille de 6 ans, heureuse graduée de la maternelle. Par leur candeur, mais aussi par leur manque de curiosité. Au-delà du « Qu’est-ce qu’on peut faire comme petite activité maman? » ou «  Qu’est-ce qu’on mange comme collation maman? », il y a des gens qui profitent des réseaux sociaux pour poser une question. Parce que « c’est long et c’est plate » d’avoir à chercher. Ça demande un effort.

Alors que l’on vit dans une société qui valorise le « tout-de-suite-maintenant », la rapidité et l’efficacité au détriment d’une certaine nonchalance et de l’apprentissage juste pour le plaisir. On devient paresseux, on n’a plus besoin de faire de vraies recherches,

juste à demander sur un forum ou dans un groupe Facebook. On sait que quelqu’un quelque part connaît la réponse. Du moins, quelque chose qui permet en partie de répondre à notre question. Ceci étant dit, réponse oui, mais à savoir si elle est exacte ou non, ça reste parfois un grand mystère.

Y’a pas que de mauvais côtés à cette rapidité intellectuelle. Loin de là. Je me demande juste, pour l’avenir de nos enfants, si l’incidence de cet empressement ne leur donnera pas l’excuse parfaite pour rester paresseux. Parce qu’au-delà de la réponse, il reste tout le processus de recherche et d’apprentissage. Et puis je m’interroge. Est-ce que nos habitudes de consommation ne dicteraient pas nos habitudes de recherche d’information?

La prochaine fois où l’envie te prend de poster un statut Facebook à savoir quoi faire avec un restant de poulet pour nourrir une armée, va donc voir dans ton livre de cuisine. Il te remerciera. Au lieu de répondre par un émoji à ton ami, emploie donc un nouveau mot trouvé dans ton dictionnaire. Lui aussi te remerciera.

Pis l’ami, il date de quand ton dictionnaire?

 

ANNIE B.

Pénis contre vagins ou vasectomie VS accouchement

La vasectomie, c’est cette intervention chirurgicale mineure qui semble être aussi importante qu’une opération à cœur ouvert pour certains. Pourtant, à part s’assoir sur des petits pois pour apaiser ses petites noix, ça ne vient pas avec un grand lot de souffrance. Je sais messieurs, je ne peux donc pas comprendre vu que je n’ai pas de petites sacoches molles qui me pendouillent entre les jambes… Mais j’ai quand même été éventrée pour sortir mon fils de mon ventre. Et les femmes ayant accouché par voie vaginale ont quand même expulsé un bébé de plusieurs livres par leur vagin. Mais messieurs, vous ne pouvez pas comprendre… Vous n’avez pas de vagin. Faque on est quitte!

Les cicatrices

Mon ami a montré sa cicatrice à ses chums de gars. On s’entend tu qu’il n’y a aucune fille qui droperait ses pantalons, s’écarterait les deux jambes en l’air pour dire : « Checkez ça les files, 11 points pour ma déchirure au 2degré! »

La durée 

10-15 minutes dans le cas de la vasectomie sans bistouri. Le tout avec très peu de douleur. En moyenne, la période de travail d’un premier accouchement est évaluée à 8 heures. Nous travaillons tous environ ça 8 heures par jour… Ben imaginez souffrir durant une journée de travail complète! Et on parle ici de moyenne, ce qui veut dire que des accouchements de 17 heures, ça existe!

Les instruments de torture

Accouchement :

-Ventouse

-Forceps

-Mains de divers inconnus

-Crochet pour percer la poche des eaux

-Aiguilles, scalpel, cathéters

 

Vasectomie (sans bistouri) :

-Élastique et pinces pour tenir le pénis hors du « chantier »

-Pinces, aiguille

Crédit : Giphy

Les méthodes de soulagement

Pour les hommes, seulement une anesthésie locale sur le scrotum pour l’intervention. Ensuite, acétaminophène ou ibuprofène et caleçons moulants pour aider à apaiser l’enflure. Pour les femmes, on parle d’épidurale ou d’une anesthésie rachidienne qui nous gèle de la poitrine aux pieds durant des heures. Ça fait qu’on doit nous installer une sonde parce que nous ne pouvons pas nous déplacer pour simplement aller faire pipi. Sinon, il y a toujours d’autres options. Le super bain pour se détendre (s’il est disponible, fonctionnel et propre puisque c’est un ou deux bains pour l’étage au complet). Le fucking ballon d’exercice (les professionnels vous le présentent comme votre sauveur, mais c’est le démon). Des points de pression (qui font vraiment mal, mais ailleurs). La méditation (mais ça ne se prend pas en pilule).

Le rétablissement

Accouchement :

-Aller faire pipi avec une bouteille d’eau pour apaiser la brûlure

-Porter une couche pour contenir tout le sang post-accouchement (on est loin des caleçons serrés)

-Marcher pliée à cause de la cicatrice de la césarienne

-Faire des chapelets (même si on n’est pas ben chum avec le p’tit Jésus) pour le premier caca post-accouchement

Vasectomie :

-5 jours pas de sexe (avec partenaire ou avec soi-même)

-Masturbation suggérée pour « faire sortir le méchant » et s’assurer de tirer à blanc

-S’asseoir sur du frette

Je ris là, mais je sais très bien que les deux ne se comparent pas. Je trouvais juste ça drôle de voir que la vasectomie a le même effet que la fameuse grippe d’homme… Une chance que vous n’avez pas de menstruations en plus messieurs!

 

Sources

votrevasectomie.ca

www.cua.org

www.babycenter.fr

 

SABRINA H.

Mon tout-nu!

Je ne pensais jamais qu’un jour je ferais face à cela, oui j’avais entendu ce genre d’histoires : « Quand tu étais petit, tu te promenais toujours tout nu! » Oui, sauf que ces histoires-là, la plupart du temps se passent dans la maison… mais pas pour moi!

Je dirais que le premier épisode (ou du moins celui qui m’a marquée) s’est produit alors que mon fils avait 3 ans. Cet après-midi-là, je suis allée le chercher à la garderie, comme à l’habitude. À mon arrivée, je vois que son éducatrice a un sourire en coin! Hé merde! Qu’est-ce qu’il a fait encore?! Heureusement les anecdotes sont la plupart du temps toujours drôles, mais je ne m’attendais pas à si drôle ou si malaisant!

Mon fils fréquente un milieu familial, à 2 maisons de chez nous, donc la responsable nous la connaissons très bien. Il arrive que des membres de sa famille passent au cours de la journée. Ce jour-là, sa maman qui gardait sa petite-fille est passée faire coucou! (bref, la nièce de l’éducatrice, tu comprends?).

En voyant la petite descendre de la voiture, mon fils a accouru vers elle (il ne l’avait jamais rencontrée), les bras ouverts en criant: « Ève, mon amourrrr!» (What the hell?!). Déjà, on s’entend, la petite était un brin intimidée! Mais elle est tout de même allée rejoindre les autres enfants dans la cour.

L’éducatrice de mon fils discutait avec sa mère tout en surveillant les enfants du coin de l’œil jusqu’à ce qu’elle entende « Il reste juste mes bobettes!!!!! ». Oui, c’est ce que tu penses…. mon fils se tenait fièrement les bras ouverts devant la petite Ève! Et tu auras compris qu’il en était presqu’à la toute fin de son premier strip-tease! Les fesses qui se dandinaient, les bobettes de Mickey caressant le vent aux yeux de tous les autres enfants!

Crédit : Maryse Filion

Ça fait que c’est ce jour-là où pour la première fois, j’ai ri à en pleurer oui, mais j’ai aussi eu envie de me cacher sous le tapis! Principalement quand elle m’a demandé : « Est-ce que ton chum fait ça à la maison? » Hé sainte!!!  ‘image de mon chum ben écarté, les bobettes encore en place qui m’enligne avec un regard séducteur louche, tout ça devant mon fils? Seigneur NON!

Tu comprendras que si je t’explique que ça a commencé comme ça, c’est parce qu’il y a eu d’autres épisodes! Des nus, des complètement nus!

Comme cette fois où j’étais seule avec les 2 petits (3 ans et 5 mois) et que je les préparais pour le bain. Évidemment, mon grand était nu prêt à aller dans l’eau et il farfouillait le temps que je déshabille son frère qui était sur la table à langer. Pis tout d’un coup, alors que je suis prise (c’est-à-dire que je ne peux pas quitter mon « poste » sous peine que mon petit marmot roule par terre!), j’entends la porte d’entrée s’ouvrir….. Ce que je redoute va se produire je le sens, car j’entends la petite voisine de 7 ans jouer dans sa cour! Eh Oui! « Chloééééééé!! Chloééééé  hou hou! Salut!!! »

Je pense que cet épisode-là était le pire parce qu’en allant chercher mon nu vite qui se faisait aller la brindille dans le cadre de porte, mon regard a croisé celui du papa qui était aussi dehors! Un regard fuyant qui a aussi un peu honte, un regard qui refuse ce qui est en train de se passer! Je me suis faite à l’idée que ce genre d’épisodes feraient partie de ma vie… je lâche prise, je lance la serviette (ta pogne tu?).

Et toi ton enfant, son linge, il le garde?

 

MARYSE F.