On a tous déjà entendu l’expression : La pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre. On va se le dire, c’est plus que vrai ça.

Tout d’abord, comment suis-je? Une maman poule qui vit avec de l’anxiété sévère. Je ne suis pas capable de vivre un jour, pas même une heure à la fois. Tout doit être planifié, sinon je suis méga contrariée. La routine, je déteste ça, MAIS demande-moi pas d’en sortir sinon je ne feel pas ben.

Ce qui m’amène à vous dire que mon 2 ans est tout comme moi. Un moindre pas en dehors de la routine, et oups, Liam est débalancé.

Tout ça a commencé lorsqu’il a débuté la garderie. Il n’avait que 10 mois. Laissez-moi vous dire que ça n’a pas été bien long avant qu’on sache que notre p’tit poulet était un petit anxieux. Dès que je partais, il pleurait. Les dodos, c’était horrible. Sommeil agité, refus catégorique de dormir dans un parc. On a essayé plein de façons et jusqu’à l’âge de 18 mois, il faisait ses siestes dans une petite chaise vibrante. Il s’est habitué et maintenant ça va. Je dois dire qu’on a une éducatrice en or.

L’été, la garderie est fermée. Je trouve ça plutôt cool moi, car j’ai aussi l’été de congé. Je peux en profiter pleinement avec mes enfants. On joue au parc, on va aux jeux d’eau, on voit des amis. Sauf que… qui dit garderie fermée, dit routine défaite. Les dodos redeviennent l’enfer (pire que ce ne l’est déjà). Les journées deviennent interminables. Il chigne, pousse son petit frère, ne veut pas partager, n’écoute pas les consignes… Bref, il se transforme.

Je dois être franche avec vous, après une semaine, je voulais m’arracher les cheveux. Je me demandais tous les soirs ce que je pourrais bien faire pour que ce soit une belle journée et que mon p’tit Liam se sente bien. Au début, on mettait ça sur le deux ans. Le fameux « terrible two », mais je n’y crois pas vraiment. Oui le 2 ans est difficile, autant pour nous les parents que pour eux nos petits poulets. Ils cherchent à ce qu’on les comprenne. Ils essaient de comprendre et de gérer leurs émotions. Alors, je me disais que c’était peut-être ça que Liam essayait de m’expliquer. Que lui aussi trouve ça dur de passer par 1 001 émotions. Il ne faut pas oublier que ce n’est pas seulement les bébés anxieux qui traversent cette passe. Tous les enfants peuvent traverser cette passe d’angoisse face à la gestion d’émotions.

Bref, après plusieurs nuits à y penser (merci anxiété et Malik, mon p’tit dernier, qui a souvent soif ces temps-ci) j’ai fini par allumer! Sa routine a changé de 50 % facilement. Juste le fait de ne plus avoir la routine de garderie, que j’essaie tant bien que mal de garder, ça le déstabilise. Mais en vacances, c’est difficile de garder cette routine. On fait des activités, les siestes ne sont plus aux mêmes heures. Les repas non plus. On essaie de la garder, mais papa a seulement deux semaines de vacances alors on veut en profiter.

Je ne dois probablement pas être la seule à avoir un p’tit poulet qui est fragile aux changements de routine, qui a eu des vacances assez riches en émotions. Nos enfants ont besoin de nous, de notre patience durant cette grande étape de leur apprentissage. Si c’est difficile pour nous, imaginez pour eux.