C’est drôle, je m’arrête aujourd’hui en pensant à mes amies nouvellement mamans et à celles qui le (re)seront sous peu et, c’est plus fort que moi, ça me ramène 2 ans en arrière… Ça me rappelle les plus beaux moments de ma vie, mais aussi ce qui aurait pu tuer mon bonheur d’être maman!

Se culpabiliser pour tout et pour rien

Est-ce qu’il a bu assez? A-t-il trop chaud? Devrais-je l’habiller plus? Est-ce que je le stimule assez? Peut-être que je devrais le laisser plus souvent sur le ventre… Que celle qui n’a jamais péché me jette la première pierre! Avouez que vous êtes toutes passées par là… plus d’une fois! C’est fou, la pression qu’on se met, quand on devient maman! On peut tu se faire confiance, deux minutes? Merci!

Croire que l’allaitement, c’est facile

J’étais certaine que j’allaiterais mon petit poulet. C’était écrit dans le ciel. Mais imaginez-vous donc que je n’ai pas un bon télescope! Écrit dans le ciel ou pas, mon fils n’était tout simplement pas capable de prendre le sein. On a tout essayé : consultations en clinique d’allaitement, téterelle, dispositif d’aide à l’alimentation, toutes les positions possibles, couper le frein de langue, efforts soutenus, support de ma marraine d’allaitement…  rien à faire! Bébé était très petit, il avait le palais creux, le menton moins sorti et maman était en train de couver une dépression à force de se mettre de la pression pour réussir son allaitement. L’allaitement, c’est merveilleux, j’en suis convaincue. Mais bon, il fallait le nourrir cet enfant-là, et c’est ce qu’on a fait… autrement!

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Croire qu’être maman, ça se fait tout seul

Dans ma tête, c’était tellement clair que la maternité, c’était facile…  un gros « fail » drette dans ma face! J’ai justement écrit un billet là-dessus en juin 2016. Non, mais, faut tu être assez naïve? La maternité, c’est la plus belle chose qui me soit arrivée! Mais c’est aussi la plus grande épreuve de ma vie, parce que je suis testée par mon fils à chaque instant, et que je me remets en question constamment!

Vouloir tout contrôler

J’ai toujours été une control freak. Une vraie de vraie. J’ai besoin de contrôler ma vie, mon environnement, les situations. Ça se travaille, c’est moins pire qu’avant, mais je suis faite comme ça. La maternité m’a appris qu’avec un bébé, on ne contrôle plus rien! J’étais rendue à écrire tout ce que bébé buvait, toutes les couches qu’il souillait, les heures où il mangeait/dormait/jouait…  Pour me rendre compte qu’à part me rendre folle, ça ne servait absolument à rien! Ok, très petit, quand je consultais en clinique d’allaitement, c’était nécessaire pour bien voir sa progression, mais rendu à 3 mois, vraiment, est-ce que c’était une obligation de connaître ses minutes de sommeil? Non. Et depuis cet épisode, j’ai appris qu’on ne peut pas tout contrôler dans la vie, et que c’est correct comme ça. Il paraît que ça s’appelle le « lâcher-prise » 😉

Écouter tous les conseils qu’on reçoit

La pire erreur que j’ai pu faire, quand petit poulet était un tout mini paquet, c’est d’écouter tous les conseils qu’on voulait bien me donner. Tu finis par te perdre, ne plus savoir quoi faire au lieu d’être rassurée. J’ai fini par me couper de tout ça, et de n’écouter que les réponses aux questions que je posais. Bien sûr, si ma maman me donnait un conseil, je le prenais, c’est quand même ma maman! Mais j’ai appris à en prendre et à en laisser. Même chose pour toutes les lectures que j’ai faites, soit dans le Mieux-Vivre ou sur le Net. Être maman, ce n’est pas inné, ça s’apprend, mais c’est surtout une question d’instinct. Et ça, personne ne peut te l’enseigner. Ça vient de toi. Et ton instinct, il est bon. Fais-toi confiance!