Ma plus vieille amie d’enfance, je la connais depuis… toujours!  En fait, on vient d’un p’tit village à la campagne. T’sais le genre de place avec des champs, des fermes et des vaches. Elle, elle habitait la deuxième maison à gauche, en entrant dans le rang. Moi, j’habitais la deuxième maison à gauche en entrant dans le rang, mais à l’autre bout complètement. Quand on voulait se voir, on prenait notre vélo, tout simplement.

Ma belle amie, avec notre enfance dans le début des années 90, on a connu un tas de choses qui, à l’époque, étaient si exceptionnelles! Qui se souvient des fameux Polly Pocket? Non, mais j’aimais tu ça jouer avec des petites figurines la grosseur d’une nouille et la maison la grosseur d’une pomme… Il y a eu aussi les tamagotchis. On demandait à nos parents de s’en occuper pendant qu’on était à l’école pour pas que notre petite bête rende l’âme pendant le jour. Après ça, il y a eu la mode des toutous en sac à dos… Ah oui! Il ne faut pas que j’oublie les pogs!!! Les fameux pogs!!! Ehhh, je suis peut-être en retard là, mais ça servait à quoi au juste ? Est-ce qu’il y avait vraiment un jeu avec les pogs? Ah oui mon amie! On a eu aussi notre premier Discman… Un peu loin du téléphone intelligent, mais il faut dire que dans le temps, c’était ça la fine pointe de la technologie!

Bref, on a passé notre primaire ensemble et nos temps perdus à jouer. Ensuite est arrivé le secondaire. Ça n’a pas été facile au début, mais je pense qu’on en a appris beaucoup sur nous même et sur les autres.  C’est là que tu te rends compte que ce n’est pas tout le monde qui est capable d’être civilisé et humain… Le secondaire, c’est là où tu apprends à te découvrir, à savoir quelle personne tu es. Puis, on a gradué! « Cégep, here we come! » Ihhhh boy! On a beau être amies, mais ça ne veut pas dire que nous avions les mêmes intérêts comme champ d’études. Chacune de notre côté, on a gradué, encore une fois. Maintenant, c’est dans le monde des grands qu’on est. On a 30 ans toutes les deux et chose certaine, je t’apprécie énormément. On se voit minimum 6 fois par année (une moyenne d’une fois par deux mois, c’est pas si pire, non?). Même si on ne se voit pas autant que je l’aimerais, je sais que tu fais partie de ces amies qui seraient prêtes à accourir pour moi, même à 2 heures du matin. De l’amitié comme ça, je pense que ça vaut de l’or en barre! Et sais-tu quoi? Peut-être un jour, serons-nous retraitées, en train de se bercer sur le devant de notre chalet à nous raconter le bon vieux temps…