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Il y a bien des choses que je déteste sur la planète et l’une d’entre elles est la pâte à tarte sans gluten! Ça se travaille pas ben, ça colle partout et tu finis par faire une job moyenne et devoir passer la balayeuse partout.

On cuisine sans gluten chez nous et c’est vraiment pas par choix; mon chum est intolérant. Ça fait deux ans qu’il l’est et je commence à prendre le tour, mais ça pas toujours été le cas.

Ça a commencé quand il se plaignait de pas bien digérer et tout ce qui va avec (je vous épargne les détails). Il a fait plein de recherches, même si je lui disais de pas aller sur Google (hypocrite! Comme si tu ne le fais pas, toi !) Il y est allé pareil et il m’est arrivé avec l’intolérance au gluten. Moi, je voulais juste pas. Je voulais qu’il aille de quoi d’autre : stress, syndrome du côlon irritable, la maladie de Krohn (oui, j’exagère, je sais). Je voulais juste pas qu’il soit intolérant au gluten et me donner de l’ouvrage pour les repas.

Ben le p’tit torieu, il a fait le test de tout éliminer le gluten dans sa diète et guess what? Pu de bobos! Ah bin tabarouète! Et le médecin de famille qui confirme le diagnostic…voilà le début de ma descente aux enfers (encore une fois, j’exagère, je suis mélodrame).

Il a fallu tout changer ou presque : pain, céréales, nouilles, sauce à spag, sauce brune, soupe aux tomates, etc. Mais le plus frustrant, ça été la mautadine farine tout usage! Parce qu’elle n’est pas pareille. Et ça change d’une compagnie à l’autre. Il y en a qui utilise de la farine de riz brun ou de riz blanc, de la farine de patate, de betterave, de tapioca, de pois chiches, de maïs. Bref, tu peux faire de la farine avec n’importe quoi, ça d’l’air! Après plusieurs essais (et erreurs), j’utilise une telle pour faire des biscuits, une autre pour des crêpes, une autre pour de la sauce et ainsi de suite. Mais la pâte à tarte, c’est mon pire ennemi. Je ne suis juste pas capable, peu importe ce que je fais, ça casse, ça brise, ça colle et ça me frustre. Finalement, j’écrase l’abaisse du fond à même l’assiette pis la 2e abaisse, ben je joue à Tetris et je mets mes morceaux au fur et à mesure. C’est laid, mais au moins, c’est mangeable et ça « fera pas de bobos au ventre de papa » comme dirait gentiment ma fille.

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Alors je me dis que c’est bien rien qu’une intolérance et que ça pourrait être pire. On a encore notre homme avec nous et c’est pas toutes les p’tites familles qui peuvent en dire autant. Malgré nos adieux aux beignes et aux pizzas, on est encore ensemble, et il y a juste le blé qui a pris le bord!

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Geneviève T.

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