Petite, il m’arrivait de regarder « Les Filles de Caleb » avec ma mère… Une fois adulte, je me suis « tapé » la série d’une traite, avec grand plaisir. Pour moi, c’était clair : élever une famille, ce ne serait pas toujours rose, mais ce serait somme toute assez facile… ERREUR!

Juin_Grosse famille_Audrée Jacques (pixabay_com)

Je me disais que, si les femmes de cette époque (pas si lointaine, il faut le dire!) arrivaient à élever 10-12 enfants pendant que l’Homme était au champ ou au bois, j’en serais capable aussi! C’était facile, les femmes s’entraidaient entre voisines, la mère était proche, tout comme les sœurs… De nos jours, force est de constater que c’est bien différent! D’accord, on n’élève plus 10-12 enfants, ou du moins, c’est plutôt rare. On ne connaît pas forcément son voisinage, et, si c’est le cas, on n’a pas nécessairement envie d’y faire appel… Notre mère, nos sœurs et nos amies travaillent bien souvent et sont occupées le jour, le soir, la fin de semaine… Je suis chanceuse, ma mère travaille peu et est très disponible (lire mon billet de mai, « Ma maman, mon héroïne »), et mes amies sont présentes, chacune leur tour, comme si elles se « relayaient » pour m’aider! Mais, bien souvent, je n’ose pas les déranger pour leur poser les 10 000 questions qui me hantent depuis la naissance de mon petit poulet! C’est LÀ que viennent à ma rescousse les réseaux sociaux!

 

Eh oui! Ces fameux réseaux sociaux, fléau des années 2000 pour certains, mais l’élément clé de ma santé mentale depuis que je suis maman! (Ok, j’exagère… à peine!) Et je ne parle pas seulement du fait que je puisse publier des photos de mon petit bonheur et les partager à tous, quoi que je le fasse très (trop!) souvent! Dans mon cas, Facebook et ses groupes de mamans sont mes plus grands alliés. Question concernant le dodo? Maman Poule X a un truc miracle. Inquiétude sur la quantité de lait bu par mon petit poulet? Maman Poule Y publie l’information pour me rassurer. Peur de ne pas assez stimuler mon fils adoré? Maman Poule Z est là avec les mots exacts pour que je me sente compétente. Bien entendu, la plupart de ces mamans ne sont que des « amies virtuelles », je ne les connais pas en personne. So what? Si on peut s’apporter support et réconfort entre nous, où est le mal? Auparavant, les mamans s’entraidaient « en personne »; on le fait maintenant aussi, mais par le biais du Net! Et mon fils ayant grandit, je peux à mon tour informer, consoler et supporter les autres mamans! N’est-ce pas merveilleux?

 

Ok, les réseaux sociaux ne remplaceront jamais la chaleur humaine, j’en conviens. Mais, bien sincèrement, les mamans rencontrées sur ces groupes m’ont grandement aidée à prendre confiance en moi et à trouver des idées, trucs et solutions pour alléger notre quotidien, à mon p’tit mec et moi. Et ça, chaleur ou pas, ça n’a pas de prix!

audrey

AUDRÉE J.