Lire la partie 1

Bon, le méthotrexate… on va se le dire. C’est de la chimio. À faible dose dans mon cas, mais tout de même de la chimio. Donc, dans ma déprime, je feelais pas top mettons.

Si on se souvient bien, le 21 avril, on me fait mon curetage chimique. Le 26, je commençais une nouvelle job… avec une visite de la grand boss. Moi, jamais rien à moitié; ma mère me dit toujours ça. Tout arrive toujours en batch.

Je fais mon training (pendant ma convalescence, je devais être en arrêt jusqu’au 2 mai, mais avec la nouvelle job, pas le choix), j’ai l’estomac dans la gorge et tellement mal au ventre. J’essaie de paraître forte, tsé!!

Bref, j’suis verte pis j’ai d’la misère à suivre ma formation.

Quelques jours passent, ça se passe mieux. Le temps fait son œuvre, je guéris physiquement et moralement.

Chaque mois, l’arrivée de mes règles me terrorise. Les chances ont grimpé en flèche pour une récidive, j’ai peur.

On essaie toujours parce que cet enfant-là, on le veut. C’est la peur au ventre que j’attends mes règles. Je suis quasi soulagée à chaque fois que ça arrive. Même que ça me traverse l’esprit : si on laissait faire, on est bien juste nous deux.

Mais le temps panse les blessures. La douleur et la peur finissent par s’estomper. On recommence à y croire. Et me voilà à m’acheter des tests d’ovulation!!! L’espoir…

Ce matin-là du 5 novembre, un petit bonhomme sourire apparaît sur le test d’ovulation… Poupoupidou! Pis ce jour-là, j’ai eu un accident de char, rien de grave, un petit accrochage. Je me dis que si jamais ça pogne, ben on cancelle le projet…

Pis ma Léa, déjà bien accrochée de ces 24 heures de conception est arrivée 40 semaines plus tard. Bien en santé, et presque sans complications.