«Si tu as des frères et des sœurs, que rien n’altère jamais la paix entre vous ni l’affection que vous vous devez mutuellement. Vous êtes sortis des mêmes entrailles et le même lait vous a nourris. Est-il un lien plus fort et plus sacré que celui-là ? … »

Félicité Robert de Lamennais ; Le livre du peuple (1838)

Vingt-deux petits mois séparent mes fils. C’était tellement souhaité, voulu, espéré… Appelez ça comme vous voulez, mais avec beaucoup de chance et surtout beaucoup d’amour, ça a fonctionné.

Depuis la naissance de Poulet #2, ça n’a pas toujours été rose. Après la lune de miel qui a duré peut-être une journée, mon aîné n’était plus certain de vouloir partager ses parents avec un petit être qui ne faisait rien sauf boire dans les bras de Maman et dormir. Les premiers portraits familiaux le montrent : on voit à peine des sourires forcés de ce grand frère aux yeux tristounets. Ensuite, la passe Ne-me-quitte-pas-des-yeux-2-minutes-parce-que-je-vais-lui-faire-mal a commencé. Et il avait le tour à part de ça : il s’approchait tout doucement pour lui donner des bisous et CROUNCH, il lui mordait le bout du nez!

Mais les choses ont changé. Déjà.

Depuis quelque temps, Logan, du haut de ses 7 mois regarde son grand frère de presque 2 ans et demi avec tant d’admiration. C’est son idole! Les étoiles dans ses yeux le démontrent à chaque regard qu’il pose sur lui.

Et pour James, le grand de la famille, Logan est devenu le centre de son univers (ou presque). Dès qu’il se lève, il me demande où est son petit frère. Il adore l’amuser, le faire rire et croyez-le ou non, partager ses jouets avec lui.

La complicité entre les frères est née.

Chaque jour, je prends un plaisir fou à les regarder. Leurs sourires et rires me font tout simplement craquer. Ils sont si petits et ils s’aiment déjà énormément. J’ose espérer que ça va durer pour l’éternité!

Merci la vie de nous avoir accordé cet immense privilège d’être parents de 2 merveilleux êtres humains. Gratitude à l’infini.

(Hey Chéri, à quand le 3e? Almost ready!)