Dès le début de ma grossesse, avant même que j’aie eu le temps de me poser la question, on a commencé à me demander si je voulais allaiter ou non. Déjà, je sentais un malaise dans la réponse que je donnais, peu importe si je penchais d’un côté ou l’autre.
Après en avoir discuté avec mon conjoint et avoir lu sur le sujet, j’ai décidé que j’allais allaiter. Ça semblait si simple, empreint de tendresse et d’amour. Égoïstement, je trouvais ce choix économique, moins compliqué que de s’y retrouver dans les tonnes de sortes de lait et de biberons et je courrais beaucoup moins de risque de faire une syncope vis-à-vis la stérilisation que j’aurais voulu faire de façon un peu névrosée, c’est certain.
Puis, j’ai assisté à mon premier cours prénatal qui portait sur l’alimentation des petites poules et des petits poulets. J’ai été renversée et le mot est faible! Tant de jugements et de mépris envers les femmes qui ne désiraient pas allaiter. La seule et unique option, si tu veux être une mère digne de ce nom : l’allaitement ! Aux deux heures et ce n’est pas tout, ça doit être facile et sans douleur. Si tu ne réussis pas, tu n’es PAS une bonne mère. Voilà ce que j’ai retenu de cette rencontre. J’étais tellement révoltée de la pression qui était mise sur les futures mamans.
Quelques mois plus tard, après les débuts difficiles de l’allaitement, quand la fatigue a pris une pause, que mon corps s’est habitué à cette nouvelle tâche et que j’ai commencé à profiter des côtés pratiques de l’allaitement, on s’est mis à me demander quand je prévoyais arrêter?!? Car semble-t-il que c’est beaucoup trop grano d’allaiter au-delà d’un certain temps.
Alors, si vous avez envie de rire et de vous défouler un peu, voici une super réponse à donner aux gens qui vous questionneront sur le sujet: Répondez que puisque vous serez jugées que vous décidiez d’allaiter ou non, eh bien, vous avez choisi de ne pas nourrir votre p’tit mec ou votre p’tite nana! Attendez de voir les réactions, hilarant!!!

dom
Dominique
Maman poulet et imparfaite