Pour beaucoup de mamans, la rentrée en maternelle est synonyme de nostalgie. Pour moi, elle rime avec fierté, excitation, fébrilité, joie et j’en passe. Ma grande fille, mon premier bébé, s’est traîné les pieds jusqu’à la garderie ces derniers mois. Pour différentes raisons, ses trois amies ont quitté notre milieu familial en l’espace d’un seul mois au printemps dernier. Deux sont déménagées tandis que l’autre est partie au camp d’été avant sa propre entrée à la maternelle dans une école différente de la nôtre. Tout d’un coup, ma grande fille de cinq ans et demi s’est retrouvée avec une gang de bébés dont sa petite sœur de pas tout à fait deux ans est l’aînée! Alors, laissez-moi vous dire que l’entrée à l’école était attendue de pied ferme ici. On comptait tous les dodos!

Dès l’arrivée de la liste d’effets scolaires, mon chum s’est empressé de courir au Bureau en gros le plus près pour acheter tous les articles au gros prix. Bien trop énervé pour attendre les spéciaux! J’ai commandé des petites étiquettes fancy (merci Colle à moi) et on s’est fait tout un plaisir d’étaler le stock sur la table de cuisine et de coller des millions d’étiquettes partout. Deux vrais bébés!

Les vacances ont été douces. Il a fait super beau et chaud. On a pu faire en masse de camping, voir des amis, faire plein d’activités extérieures et passer du bon temps en famille. Cet été-là, on l’a savouré à quatre et on en a profité pleinement avant de s’embarquer dans ce périple qu’est le parcours scolaire.

Puis, le jour fatidique est enfin arrivé. Notre première rencontre de parents à vie! On était assis sur les minuscules chaises de la classe de maternelle de notre fille. On tripait de voir son prénom inscrit sur sa table, de rencontrer enfin son enseignante. On ne pouvait pas s’empêcher de se chuchoter toutes les réflexions qui nous passaient par la tête et moi je prenais plein de photos. Deux vrais enfants d’école!

Le jour de la rentrée, on avait tous les deux pris congé pour accompagner notre fille. La foule devant l’école l’a un peu intimidée, mais une fois dans sa classe avec les amis tout autour, son beau sourire est revenu. Elle était si fière et on l’était tout autant. C’est tout un feeling en tant que parents de vivre cette expérience pour la première fois. De regarder son enfant devenue si grande avec la vague impression d’avoir accouché la veille. On se rend compte tout d’un coup à quel point le temps passe vite. On le savait déjà, mais là ça frappe.

Alors on est parti pour la gloire avec notre grande fille de presque six ans qui adore l’école, qui se fait des amis plus vite que l’éclair, qui nous raconte ses journées tout en trimbalant son sac à dos plus gros qu’elle. Une grande épopée qui a duré trois jours! Car au moment d’écrire ces lignes, notre fille me demande si elle peut rester à la maison demain. Elle dit qu’elle ne se sent pas assez bien pour aller à l’école. Je ne suis plus certaine si ça va si bien tout à coup? On s’en reparle, ok?