J’étais au secondaire, jadis (bon, il y a treize ans), et mes amies m’appelaient maman poule parce que je les surprotégeais. Je leur disais de bien fermer leur manteau avant d’aller dehors, je partageais mon repas si je trouvais que leur lunch n’était pas assez gros… J’étais déjà abusivement protectrice. Vous pouvez donc imaginer qu’avec mon fils, je suis une maman poule exposant mille. Si je pouvais, je l’envelopperais dans du papier bulle jusqu’à ses dix-huit ans (et plus encore?!).

J’essaie de le protéger de tout; virus; apportez de la vitamine D, voiture; que moi ou mes parents qui conduisons la voiture, marche trop haute; je me place devant lui et je lui tiens les deux mains, jouets qui traînent par terre; misère… Je n’ai pas encore trouvé de solution miracle…

Bon, bref,  je le protège de tout! Mais son plus grand danger, je ne l’aurais jamais cru, c’est moi! Moi! Sa maman. J’ai toujours été maladroite, mais disons que depuis que je suis mère, les choses ne vont pas en s’améliorant. Au contraire, c’est la cata! Et plus j’essaie d’être prudente…

Chassez le naturel et il revient au galop, et au gros galop! Des exemples? J’en ai plein. Un matin, lorsque mon poulet était encore bébé, je lui donnais le sein et je le regardais s’endormir quand le téléphone a sonné. En voulant répondre rapidement, mais délicatement, je lui ai échappé le cellulaire sur le front. Réveil brutal et crise de larmes.

Une autre fois, je lui donnais son bain. Mon poulet adore l’eau. Je le savonnais, je prenais mon temps pour qu’il profite de ce moment et alors que je voulais le rincer, j’ai pris le petit bol d’eau qui était sur le bord du bain, depuis la veille, et je l’ai aspergé… L’eau était bien entendu extrêmement froide! Crise de larmes.

Mais la pire fois… En sortant mon mini de la voiture, évidemment je lui accroche la tête sur le bord de la portière. Mais ce n’est pas tout; après l’avoir déposé par terre, je tente de replacer mon sac à couche sur mon épaule et ce faisant j’assomme (oui, oui, j’assomme complètement) mon poulet qui se renverse sur le dos. Le pauvre, en pleurs, assis sur le gazon et moi qui hésite entre rire, pleurer ou bien pleurer de rire!

Alors à toutes les mamans et tous les papas de ce monde qui ont deux mains gauches comme moi, je vous le dis : la maladresse ne s’améliore jamais. Désolée. Cependant, si quelqu’un, un jour, invente un habit fait de milliers de petites bulles indestructibles et qui peut évoluer avec nos poulets, je suis plus que prête à investir!

D’une Maman complètement découragée d’elle-même!