Toi qui gâches le moment présent, toi qui nuis à la mémoire et à l’intelligence, toi qui fais augmenter ma dopamine. Je ne t’aime pas, mais je suis accro. Je suis accro et toutes les notifications suggérées, je les refuse. Je préfère la surprise aux annonces continues. Ça rend l’expérience encore plus « agréable ».

J’ai le cellulaire collé à la main quasi 24/7. Je perds mon temps dans un rectangle numérique partout, tout le temps. Dans les transports en commun, en voiture (passager), en marchant, en attendant plutôt que d’admirer le paysage, lire ou rire gentiment de la faune urbaine (c’est pas méchant, mais y’a du drôle de monde parfois!). Vivre au rythme des « j’aime » sur les réseaux sociaux, prendre une photo et se dire « je vais la mettre sur Instagram celle-là », sont rendus des réflexes, et sincèrement, je n’aime pas ça.

Ma dépendance à mon cellulaire et tout ce qu’il contient me perturbe. Cette obsession sonne une prise de conscience. Dans ma vie, je suis pourtant plutôt old school, le cellulaire est ma plus grande contradiction. J’écris mes notes dans un cahier, j’ai encore un agenda papier, j’écris à la main des petits journaux destinés à mes enfants, je fais des listes papier et je croule sous les post-it au travail!

Sommes-nous vraiment plus heureux depuis l’avènement de cet « outil de communication »? Ne nuit-il pas à l’aspect social si important à notre santé mentale? Quand je nous vois tous tête baissée, l’image me perturbe. Quand je vois les enfants dans les salles d’attente sur les tablettes à côté de leurs parents sur leur cellulaire, ça m’exaspère.

Malgré tout ça, mon cellulaire est devenu une sorte de prolongement de moi-même.

Mon humeur devient exécrable quand je passe trop de temps le nez rivé dans ce petit écran lumineux. Mon attention aux gens qui m’entourent diminue. Mon chum déteste mon iPhone plus que mon ex! Mes amis me narguent de ma trop grande proximité avec l’appareil. Le summum réside dans le fait que ma fille me le ramène quand je le laisse loin de moi. « Tiens, Maman, t’as oublié ton téléphone ». Je crois que ce sont des signes non négligeables.

Je m’engage donc à me désintoxiquer de l’emprise néfaste du cellulaire. Voici mon plan de traitement :

  1. Mettre la charge de l’appareil hors de la chambre à coucher.
  2. Laisser le cell dans mon sac lorsque je suis avec la famille, les amis ou au travail.
  3. Actualiser mes fils d’actualité à la pause du matin, à l’heure du dîner et une fois les enfants couchés. Pas plus.

Une psychologue m’a dit que 3 changements à la fois étaient la limite afin de réussir à changer un comportement. Alors, commençons par ça! Revenons à la base.