La vie c’est plein de surprises. Des bonnes, des moins bonnes.

La vie, c’est plein d’imprévus. Des imprévus qui nous rendent malheureux, d’autres qui nous comblent de joie que nous allons finalement appeler des surprises. Il y a de ces surprises ou de ces imprévus que l’on ne peut contrôler. Il y en a même qui, lorsqu’elles arrivent, nous chavirent à un tel point que nous ne pouvons plus réfléchir avec la tête. Les décisions se prennent alors avec le cœur. Finalement, il y a de ces imprévus qui s’avèrent être de petits miracles. Comme mon petit poulet.

Lorsque je suis tombée enceinte et que mon amoureux m’a quitté, je savais que ça allait être difficile et on me l’a tellement répété… Mais je crois que seule ou pas, on ne peut pas imaginer à quel point ça va être difficile par moment. Il est alors inutile de me répéter que j’ai « choisi » d’avoir un enfant, que j’ai « choisi » de l’élever seule, que j’ai « choisi » cette vie.

Oui, depuis que je suis toute petite, je rêvais d’être maman, mais pas de cette façon. Un petit bourgeon s’est retrouvé dans mon bedon et ce fut le plus merveilleux des imprévus. Non, je n’ai pas « choisi » de le garder. J’ai choisi de saisir à deux mains le cadeau que la vie me faisait et de donner la vie. Non, je n’ai pas « choisi » de le faire seule. J’ai choisi de prendre ma fierté à deux mains et de laisser partir dignement celui que j’aimais, mais qui ne voulait pas vivre cette aventure avec moi. Non, je n’ai pas « choisi » de vivre la maternité hors des standards de notre société. J’ai choisi de prendre mon courage à deux mains et de vivre cette belle aventure à ma façon. Mais surtout, j’ai choisi de prendre mon mini à deux mains et de le couvrir de bonheur, d’amour et de tendresse.

Alors oui, parfois j’ai les mains pleines. Parfois j’ai envie de me mettre en boule et de pleurer. Parfois je perds patience parce que je suis fatiguée. Oui, parfois je trouve ça difficile d’être une maman, mais qui, en couple ou non, ne se retrouve pas dans cette situation? Lorsque je vois l’évier déborder de vaisselle, le linge en montagne que je dois plier, les jouets qui sont éparpillés partout dans le salon, je me dis que ce serait peut-être plus facile à deux. Que l’un pourrait faire le ménage alors que l’autre pourrait faire les repas du lendemain… Mais lorsque je pense à la scène un peu plus longtemps, j’imagine la querelle qui va s’en suivre parce que les deux sont fatigués et n’ont pas envie de ramasser ou de bouger.

Non, je n’ai pas « choisi » tout ça. Mini est arrivé et je choisis de vivre une journée à la fois, je choisis d’assumer mes sautes d’humeur, je choisis de couvrir mon petit bourgeon d’amour, du mieux que je le peux.

C’est ÇA que JE choisis.