L’arrivée d’un bébé n’est pas de tout repos. Pour tout dire, j’ai été en mode survie les premières semaines, car j’apprenais à connaître ma poulette en même temps que de me remettre du plus gros workout jamais fait, c’est-à-dire accoucher. En bonne perfectionniste que je suis, je voulais bien évidemment faire de mon mieux dans mon nouveau rôle de maman. Je voulais respecter toutes les belles recommandations du merveilleux Mieux-vivre avec son enfant ainsi que tous les conseils judicieux des cours prénataux et de toutes les belles personnes de mon entourage… Pas de suce avant un certain nombre de semaines, pas trop de couvertures dans le moïse, l’allaitement oui… mais dans telle position, à telle heure…bref, bien évidemment, à vouloir suivre tout ça, j’ai frappé mon mur.

Je ne me sentais pas moi-même dans tout ça. Ma fille avait besoin d’être rassurée. Et moi, j’avais envie de nourrir l’attachement qui s’établissait peu à peu entre elle et moi. La voir super insécurisée couchée dans son petit moïse a été mon élément déclencheur. Et si je choisissais de partir de ses besoins ? Et si je lui laissais le privilège de me montrer comment être une maman?

Petit à petit, j’ai changé mes façons de faire. J’ai commencé à faire du cododo dans mon lit avec elle. J’ai commencé aussi à la mettre en portage pour qu’elle soit collée contre moi, mais aussi pour me permettre de retrouver un peu d’autonomie dans mes journées. J’ai décidé de prendre mon bain avec elle, question qu’on passe un beau moment, collées les deux ensemble, dans l’eau chaude. Et surtout, j’ai pris le temps de m’arrêter, de l’observer et d’essayer de comprendre ce qu’elle voulait me dire par ses gestes et ses réactions.

Ça n’a pas été facile au début d’aller à contre-courant comme ça. Certains m’ont dit que j’allais créer un précédent, que ce serait un enfant qui allait toujours chercher à être dans les bras de ses parents et qui ne sortirait jamais de notre grand lit sous peine de crises et de pleurs. Malgré tout, j’ai suivi ma petite voix qui disait que je devais répondre à ses besoins afin qu’elle se sente rassurée. Je sentais que c’est de cette façon qu’elle allait s’apaiser et développer peu à peu son autonomie de bébé.

Depuis quelque temps, mon copain et moi avons remarqué de beaux changements. Elle est tellement plus calme et souriante. Je peux la déposer sans problème sur son tapis d’éveil et préparer le souper en l’entendant gazouiller. Elle s’endort même seule dans son moïse malgré que parfois je choisisse de la garder avec moi en fin de nuit, juste pour le plaisir. Mais surtout, elle semble heureuse et ça, ça vaut tout l’or du monde pour un cœur de maman. Une question de chance? J’en ai aucune idée, seul l’avenir me le dira. Mais moi, je me sens épanouie dans mon rôle de maman et, c’est ça, le plus important.

Écoutez votre petite voix mes chères mamans. C’est tellement gratifiant de voir que la solution, on la connaît déjà. Ça vaut tellement plus que n’importe quel conseil pris à gauche et à droite… parole de maman poule!

Crédit photo: Guillaume Prégent