Mon apprenti cuistot

Y a-t-il plus grand plaisir dans la vie d’une famille que de cuisiner avec son (ou ses) enfant? Ok, je dois l’avouer, il s’agit d’un parmi plusieurs. Mais je crois pouvoir dire, sans me tromper, que de cuisiner avec mon fils de 4 ans figure au top de la liste.

Gestes écolos, no problemo!

Je ne suis pas là pour te faire la morale. Ni te faire sentir coupable. Je ne suis pas plus là pour te dire de te construire un bunker et d’amasser des rations pour survivre 10 ans. Je suis là juste pour te proposer des idées non seulement faisables, mais faciles et logiques. C’est sûr que je te conseille de réduire l’utilisation de ta voiture, mais la réalité c’est que bien des situations ne le permettent pas. Pis tu sais quoi? Ce n’est pas grave. Tu peux faire autre chose ailleurs qui peut aider.

Mon CPE d’amour

D’entrée de jeu, je dois vous avouer que jamais, JA-MAIS, je n’aurais pensé dire ça, un jour. J’étais une anti-CPE! Je voyais ces installations comme étant le fruit du diable, ou presque. Quand je sais ce qui en est, maintenant, je le regrette tellement!

Je voulais absolument un milieu familial pour mon fils, pour qu’il soit le plus possible comme à la maison. J’aurais tant voulu rester à la maison avec lui, mais mon besoin de me réaliser dans une vie professionnelle était fort et, il faut le dire, les besoins financiers aussi. Il a ainsi débuté sa vie de garderie en milieu familial avant de se retrouver devant une impasse, du jour au lendemain : plus de garderie. Et par je ne sais quelle chance, une place en CPE s’est libérée tout juste pour lui!

Enfin novembre!

Enfin, le mois de novembre est parmi nous! Pourquoi suis-je si emballée par son arrivée? Parce que je nous donnais, à ma famille et moi, un bon 2 mois pour nous adapter à notre nouvelle routine de vie (semi) scolaire. Mes enfants n’ayant jamais fréquenté de garderie à temps plein, j’étais quelque peu angoissée à l’idée que mon aîné aille à la prématernelle 3 jours par semaine. Aujourd’hui, à l’écriture de ce billet, un mois et demi plus tard, je ne regrette en rien le fait de l’avoir inscrit. Je me trouve même un peu niaise d’avoir eu peur que ce soit trop pour lui. 

La pression sociale

Ton fils a un an, il doit manger seul. Ton enfant a un an et demi, il doit marcher. Ta fille a deux ans, elle doit parler. Trois ans, vite, elle doit dire des phrases de trois mots et plus. « Quoi? Toi, ton enfant ne fait pas partie de ces normes préétablies par la société? As-tu pensé consulter? En as-tu parlé à ton médecin? Moi, mon enfant n’a aucun retard… Il est même en avance sur tout. »

Non, mais pour vrai, à quel point ces commentaires et cette pression constante sont désagréables? Je comprends qu’à quelque part, nous, les nouveaux parents, avons besoin de nous référer à quelque chose ou quelqu’un. Comme je suis de nature très anxieuse, je me pose beaucoup de questions afin de savoir si mon fils est sur la bonne voie. Je vais me référer à la bible du Naître et Grandir au besoin. Par contre, les commentaires des petites Germaines de ce monde me font peur et me culpabilisent énormément. Je sais que je devrais les ignorer, mais c’est difficile.

#FuckLeCancer

Aujourd’hui, le 14 octobre c’est la date du Thanksgiving canadien. What I am thankful for? La santé! Sans contredit, la santé! Simon, je pense à toi depuis deux jours, la date à laquelle tu as quitté notre petite planète bleue. La date où le cancer a fait de toi un ange.

Ça fait des années qu’on ne s’est pas vus. Quand on était petits, on se voyait par-ci par-là, car nos parents sont amis.  Quand l’adolescence est arrivée, on a arrêté de suivre et on s’est perdu de vue.  J’avais des nouvelles de toi, car ma maman m’en donnait.  On s’est ajouté sur Facebook et je me souviens de m’être dit comment tu semblais respirer le bonheur sur tes photos avec ta petite famille. On avait le même âge, un amour de notre vie et deux enfants.  La vie quotidienne, la routine… Il y a un peu plus de deux ans, quand ma mère m’a dit que tu avais eu un diagnostic de cancer, ça m’a frappé de plein fouet. Ben voyons! Le cancer à notre âge! Quéssé ça?! J’ai compris que la maladie n’a pas d’âge. Avec la technologie qui continue de faire des progrès, j’avais confiance pour toi. Je pense que tu avais des bouts où ça allait bien et d’autres moins…

L’empathie, ça s’enseigne?

On dit que l’empathie varie selon les enfants.

Est-ce que je peux vous dire que mon grand n’a aucune sensibilité à ce niveau-là?

Je vous explique.

Son frère tombe sur le sol. Il pleure. Mon grand le regarde et continue son chemin.

Son frère tombe sur le sol et a les genoux ensanglantés. Bon. Il panique un peu parce qu’il a horreur du sang, mais il continue tout de même son chemin.

C’est normal, c’est son frère, me direz-vous. Nope. Il est comme ça avec pas mal monsieur et madame tout le monde. C’est peut-être aussi mélangé avec de la nonchalance.

La Dame de la Mancha

Tout le monde connaît un peu l’histoire de Don Quichotte, Seigneur de La Mancha. Chevalier sans peur qui préférait vivre une vie de rêve parsemée de quêtes, de magie et d’aventures, plutôt que vivre une réalité triste, grise et misérable. Ce fou qui transforma à l’aide de son imagination les moulins à vent en ogre à combattre, le pot de barbe en chapeau d’or et une auberge en château. Accompagné par son fidèle ami Sancho, il a vécu ses malheurs quotidiens en les transformant pour qu’ils deviennent des bonheurs immenses et remplis d’espoir.

La perte de cheveux

As-tu déjà perdu tes cheveux? Pas normal là, tsé une CHUTE, une VRAIE??

Moi oui, pis c’est paniquant en ti-pépère. Déjà que j’en ai pas trop, trop d’avance. La première fois que ça m’est arrivé, c’était après avoir eu la brillante idée de me faire installer des rallonges en tresses dans ma très jeune vingtaine. C’était la mode tsé!

À l’époque je m’en foutais un peu, j’avais essayé un traitement, zéro assiduité pis ça s’était (semi) replacé. Mes cheveux sont toujours restés très fragiles après ça.

La deuxième chute a été plus brutale, parce que je ne comprenais pas pourquoi. Savais-tu qu’un stress ou un choc émotionnel peut te faire perdre tes cheveux ? Et que ça arrive 3 mois après ledit événement?

MOI, JE L’AI COMPRIS, appris sur le tas comme on dit.

Quand tout s’écroule

Être maman seule et à temps plein me comble de bonheur. Cependant, il faut se le dire, je reste humaine et surtout une femme. Je rêve d’une belle histoire d’amour, d’une charmante petite vie de famille, mais par-dessus tout, je rêve de donner un petit frère ou une petite sœur à mon petit poulet. Je restais prudente. Je ne souhaitais pas faire entrer n’importe qui dans nos vies, dans la sienne surtout.