Toi, mon p’tit dernier tant attendu. Ton frère avait si hâte de te rencontrer, toi, le bébé dans le ventre de maman.

Un p‘tit poulet si facile à vivre. D’un calme fou, mais avec un gros caractère. On dit souvent qu’il n’y a pas deux enfants pareils. C’est vrai. Liam était un bébé facile, mais un bébé à besoins intenses. Toi, rien ne te dérange. Tu pleures quand tu as faim, quand tu es fatigué ou quand tu es dû pour changer ta couche, c’est tout.

À Liam, j’étais très nerveuse, mais je m’écoutais. Pour toi, je me pose plein de questions. J’hésite beaucoup. Bref, je trouve ça stressant. Vu la façon dont vous grandissez, je n’ai pas à réagir ou interagir de la même manière.

Tu évolues à une vitesse folle. Tu manges comme je n’ai jamais vu manger un bébé. Il faut dire qu’avec ton frère qui mange comme un petit oiseau, ça fait tout une différence.

Quand je te regarde aller, je n’ai pas l’impression de revivre les moments que j’ai eus avec Liam. Non, car tu les vis à ta façon. Tu grandis à ta façon. Je dois dire que j’aime ça. Ça me permet de découvrir d’autres facettes de la maternité.

Je te dirais que ton entrée à la garderie m’angoisse beaucoup. Pourquoi, vas-tu me demander? Parce que je sais que tu feras ça comme un pro. Mon p’tit poulet indépendant. Je me rends compte que je n’aurai plus de bébé. Que je n’aurai plus de long congé avec mes boys.

Mon p’tit homme, merci d’être le bébé que tu es. Toujours souriant et si facile.
Sache que même si maman n’a pas autant de temps pour toi que j’en ai eu pour ton frère, je t’aime d’amour et plus encore. Quand je vous regarde rire ensemble mon cœur explose de fierté. Je sais que j’ai au moins réussi une chose dans la vie.

Allons profiter de nos dernières semaines ensemble avant le retour au travail de maman.

Et n’oublie jamais que je vous aime tous les deux d’amour égal.