J’ai cherché plusieurs titres à mon texte, mais tout semblait exagéré. J’ai donc opté pour un titre global qui ne décrit sûrement pas ce que vous vous attendez à lire. On va appeler ça le syndrome du titre blanc! Ha!

Mon fils a 6 ans. Il est en première année. Même si nous l’avons élevé loin des garderies puisque nous voyagions pour le travail à mon mari, il n’a pas été  »materné » comme un bébé gâté jusqu’à ce qu’il fasse son entrée au préscolaire. Il a eu sa phase ‘’pipi-caca-haha’’ comme la plupart des enfants de son âge (je pense?!).

Nos enfants disent des niaiseries. Parfois, on les rit, parfois, on les réprimande et parfois, on fait même les deux. Dans cette même ligne d’idée, je suis assez sévère (ou séverte, pour employer ses mots) sur les propos qui sortent de la bouche de mes gars.

Mais revenons à mon plus vieux de 6 ans. Je savais qu’en rentrant à l’école, je perdrais un peu le contrôle sur ses paroles et ses gestes pendant la journée, mais surtout, sur tout ce qu’il entendrait de 8 h à 15 h.

C’est aujourd’hui, au moment d’écrire ces mots, que la ligne de mon décourage-o-mètre a atteint un summum qui ne me permet pas d’être bien en tant que maman. En l’espace de quatre semaines, mon fils est revenu à la maison avec des propos plutôt inquiétants.

Il m’a expliqué le MOMO challenge et même la partie « de se tuer à la fin ».

Il a dit qu’il avait hâte de prendre de la drogue comme le père à son ami.

Il a dit que papa était tata (et m’a demandé du tac au tac ce que tata voulait dire) de laisser la porte du frigo ouverte.

Il dit que la violence est « cool ».

Tout ça sans compter les fois où il nous parle en mini-ado.

À certains moments, j’ai de la difficulté à croire que c’est mon propre fils que j’ai devant moi et je dois me pincer tant je ne le reconnais pas dans ses propos.

Il. A. 6. ANS!

Au secours?!